
Recherche
Résultats de la recherche
2400 résultats trouvés
Appel à contribution - Journal de l'UMAC
L'UMAC, le Comité international de l'ICOM pour les musées et les collections universitaires, a entrepris en 2020 et 2021 une étude sur "l'éthique du rapatriement et de la restitution" en partenariat avec d'autres groupes de l'ICOM (ETHCOM, ICME et ICOM Australia), et avec UNIVERSEUM, le réseau européen des musées universitaires.
Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'engagement de l'ICOM à rechercher et à traiter les questions de décolonisation. Il a abouti à un projet de lignes directrices destinées à aider les universités sur la question de la restitution et du rapatriement et à compléter le code d'éthique de l'ICOM.
Le projet a aussi permis de découvrir de nombreux exemples intéressants de rapatriement dans le secteur de l'enseignement supérieur dans le cadre des stratégies de décolonisation des universités. Nous cherchons maintenant à les capturer pour une édition thématique de la revue University Museums and Collections Journal.
Puisque la question du rapatriement va dominer les pratiques muséales de la prochaine ou des deux prochaines générations, nous pensons qu'il est important de saisir les détails de certains des premiers efforts de rapatriement des universités. Les universités doivent aborder la question du patrimoine entaché d'histoires de violence, d'occupation forcée, d'oppression, d'exploitation, de recherche non éthique et de guerre. De plus, nous devons aller au-delà des musées universitaires, au plus profond de nos départements, laboratoires et instituts qui regorgent d'objets incarnant des vérités dérangeantes.
Les propositions sont à envoyer au plus tard le 31 décembre à l'adresse suivante: umacjeditor@gmail.com
Les institutions du patrimoine face au changement climatique
La COP26 – la conférence des Nations unies 2021 sur le changement climatique – a touché à sa fin. Les dirigeants mondiaux et les représentants de la société civile se sont réunis à Glasgow pour discuter des progrès réalisés et de ce qu’il reste à faire pour lutter contre le changement climatique. L’ICOM a été présent le 11 novembre avec d’autres organisations internationales de la culture et du patrimoine pour discuter du rôle des institutions patrimoniales dans l’action climatique.
La COP26 s’est distinguée par une présence sans précédent de la culture et des représentants d’organisations culturelles locales et internationales. Cela est dû en partie à l’attention portée à la culture par les gouvernements britannique et italien (l’Italie avait déjà accordé à la culture un rôle de premier plan dans les discussions du G20 sur la crise climatique), qui ont organisé respectivement la COP et la pré-COP, mais aussi aux années de travail d’innombrables organisations et professionnels, notamment le Climate Heritage Network et le projet Reimagining Museums for Climate Action.
Mais qu’est-ce que la COP et pourquoi est-il si important d’inclure la culture dans la lutte contre le changement climatique ?
COP est l’abréviation de Conférence des Parties. Les parties sont les gouvernements signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), un traité conclu en 1994. Chaque année, les 197 signataires (196 pays et l’Union européenne) se réunissent pour surveiller et examiner la mise en œuvre de la CCNUCC.
Selon Sir David Attenborough, l’urgence climatique se résume à un seul chiffre : la concentration de dioxyde de carbone dans notre atmosphère, une mesure qui détermine en grande partie les températures mondiales. Les concentrations de dioxyde de carbone augmentent principalement en raison de la combustion de combustibles fossiles.
C’est pourquoi, depuis 2015, une autre référence internationale en matière d’action climatique est l’Accord de Paris, un traité international juridiquement contraignant sur le changement climatique adopté lors de la COP21. Son objectif est de réduire les émissions de carbone afin de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2° C, et de préférence en dessous de 1,5° C, par rapport aux niveaux préindustriels.
En l’état actuel des choses, cependant, les gouvernements n’ont pas pris de mesures suffisamment décisives pour atteindre ces objectifs et, sans transformations économiques et sociales majeures, les effets du changement climatique seront graves et disproportionnés dans les différentes régions du monde.
L’action climatique exige la justice climatique
La lutte contre le changement climatique est indissociable de la lutte contre les inégalités, tant sociales qu’économiques. En effet, les pays et les groupes qui ont le moins contribué au changement climatique sont aussi ceux qui sont le plus durement touchés par ses effets, et les grands émetteurs n’ont pas encore assumé leur pleine responsabilité et pris des mesures suffisantes pour inverser le problème. En outre, les voix des groupes les plus vulnérables, notamment les pays du Sud, les peuples autochtones et les jeunes, sont encore largement exclues du débat sur le changement climatique.
Dans la lutte contre le changement climatique, l’égalité sociale, l’autonomisation et l’inclusion des communautés locales sont essentielles pour assurer une transition qui ne laisse personne de côté. Notre dernier MOOC sur la création de pratiques muséales significatives et inclusives traite justement de ce sujet. Et c’est l’un des domaines où la culture et les musées peuvent jouer un rôle clé.
Pourquoi la Culture est importante
L’article 6 de la convention de la CCNUCC vise à réduire l’impact du changement climatique en permettant à la société de faire partie de la solution. Cet article se traduit par des programmes de travail appelés “Action for Climate Empowerment”, qui reposent à leur tour sur six éléments clés : l’éducation, la formation, la sensibilisation du public, la participation du public, l’accès du public à l’information et la coopération internationale.
Il n’est pas difficile d’imaginer le rôle que les musées peuvent jouer dans ce domaine, et il existe de nombreux exemples de musées qui ont pris l’initiative et montrent l’exemple au secteur. La culture a un rôle clé à jouer pour favoriser les solutions innovantes, amplifier la voix des militants et des peuples autochtones et impliquer tous les membres de la société dans la lutte contre le changement climatique.
Bien entendu, les musées peuvent également apporter une contribution directe en réduisant leurs émissions de carbone et en atteignant le niveau “net zéro”, et il existe là aussi de nombreux exemples de musées innovants dans le monde entier.
L'ICOM à la COP26
Pour aider les musées à mener toutes ces actions, l’ICOM a créé et est soutenu par son groupe de travail sur la durabilité, ainsi que par un réseau croissant de partenaires et de collaborations internationales, notamment le panel qui a eu lieu le jeudi 11 novembre 2021 dans le pavillon de l’UE à la COP.
Ce panel a abordé la manière dont les institutions, les praticiens et les décideurs du patrimoine culturel répondent à l’urgence climatique, et comment nous pourrions parvenir à une action plus intégrée et radicale.
Appel à candidature - OFAJ
L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) est une organisation internationale au service de la coopération entre la France et l’Allemagne, implantée à Paris, à Berlin et Sarrebruck. Chaque année, il permet à près de 200 000 jeunes de participer à ses programmes d’échanges. L'OFAJ organise et subventionne des séjours professionnels avec la Direction générale des patrimoines – Service des musées de France et département des Affaires européennes et internationales (DGP, SMF-DAEI) et la Stiftung Haus der Geschichte der Bundesrepublik Deutschland (HdG).
Pour qui ?
- Personnel scientifique : conservatrices, conservateurs, attachés, assistantes et assistants de conservation du patrimoine, responsables scientifiques de collections (candidates et candidats français)
- Possédant un diplôme universitaire ou équivalent en gestion culturelle et/ou justifiant d’une expérience professionnelle (stages) en milieu muséal
- L’équipe de médiation et responsables de services culturels et pédagogiques
- Les équipes de restauration et de régie et professions techniques
- Personnels de documentation
Pourquoi ?
- Pour découvrir les pratiques muséales en Allemagne
- Pour découvrir les pratiques muséales en Allemagne
- Participer au développement de la coopération entre musées
Conditions de participation
- Jusqu’à 30 ans révolus (35 ans sur dérogation)
- Résider de façon permanente en France
- Avoir des compétences de base en langue allemande (niveau A2 du CECR conseillé - Cadre Européen Commun de Référence pour les langues)
- Exercer une activité professionnelle dans un musée ou dans un service muséographique, ou s’apprêter à y prendre des fonctions
- Être disponible pendant toute la durée du programme (de mi-avril jusqu’à fin juin)
Comment déposer un dossier de candidature?
Les candidatures sont à adresser, avant fin décembre, au ministère de la Culture – Direction générale des patrimoines à virginie.desrante@culture.gouv.fr, accompagnées des documents suivants :
- CV avec photo en français et en allemand
- Autorisation de l’employeur français
- Lettre de motivation en français et en allemand précisant le type de musée souhaité (histoire, ethnologie, archéologie, beaux-arts, patrimoine scientifique, technique, culturel, etc.), la nature des collections, le domaine d’activités recherché (collections, conservation, restauration, expositions, accueil des publics, régie, documentation)
- Engagement écrit de participation active au programme dans son intégralité
- Si vous envisagez de réaliser votre séjour professionnel dans un musée précis, veuillez indiquer trois musées par ordre de préférence et ne pas limiter votre choix à Berlin.
À savoir : Si l’accueil dans ces trois musées n’est pas possible, la DGP et la HdG vous proposeront une alternative. Compte tenu des impératifs dans les musées/institutions d’accueil, il n’est pas exclu que les candidates et candidats soient informés de leur lieu d’affectation dans la quinzaine précédant le début du séjour professionnel.
Comment se déroule le programme
- Séminaire d’introduction binational (informations sur les objectifs du programme)
- Cours binational de préparation (linguistique, interculturel, professionnel)
- Séjour professionnel de deux mois dans un musée en Allemagne
- Séminaire binational d’évaluation
L'aide de l'OFAJ prévoit :
- Une bourse de 900 € par mois aux candidates et candidats de France s’ils ne perçoivent pas de rémunération durant leur mise en disponibilité ; dans le cas de maintien de rémunération, la bourse s’élève à 700 €
- Prise en charge des frais de voyage sur une base forfaitaire et d’une assurance complémentaire (maladie, responsabilité civile et accident) pour la durée du séjour dans le pays d’accueil
- Cours binational de préparation : prise en charge des frais de voyage, de cours, d’hébergement et de restauration sur une base forfaitaire
- Séminaires : frais de voyage et de séjour sur une base forfaitaire
Pratiques muséales innovantes dans les pays anglo-saxons
Cette formation a pour objectif de faire un recensement des pratiques muséales nouvelles développées par les musées anglais et américains afin d’offrir des pistes de réflexions aux praticiens français. Les musées anglo-saxons ont une approche résolument innovante de leurs missions. Peu ou pas financés par l’argent public, ils ont développé une vraie expertise et font preuve de beaucoup d’inventivité pour augmenter leurs financements, attirer un public plus large, fidéliser leurs membres, s’adapter à une société en pleine évolution… Ce programme, à travers des exemples concrets, cherche à présenter un panorama des « bonnes pratiques » anglo-saxonnes.
Coordonnatrice : Docteur Christel de Noblet, juriste, chargée de cours en droit comparé du patrimoine en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis (Sciences Po Paris, Sorbonne Université, École du Louvre/Université Paris XI - Musée du Quai Branly, Sorbonne Abu Dhabi, IESA Paris)
Public concerné : conservateurs du patrimoine et des bibliothèques, administrateurs territoriaux ou civils, responsables administratifs d’établissements patrimoniaux, documentalistes, chargés d’études documentaires, bibliothécaires, régisseurs des collections, attachés de conservation, assistants de conservation, adjoints du patrimoine, ingénieurs de recherche, ingénieurs d’étude, responsables de fonds patrimoniaux, personnels de l’Etat, des collectivités territoriales et du secteur privé.
Inscriptions
Prix : 690 euros (voir les conditions d’inscription) - Nombre de places : 25
Télécharger le bulletin d’inscription (PDF)
Bulletin d’inscription à envoyer à Sandrine Erard (formation.permanente.conservateurs@inp.fr) – Institut national du patrimoine – 2 rue Vivienne, 75002 Paris.
Renseignements au 01 44 41 16 51
Photographie documentaire des objets patrimoniaux
Ce stage théorique et pratique a pour objectif de comprendre les principes de base de la photographie et leur mise en œuvre, de connaître les outils et le flux de production en photographie numérique de la prise de vue à la gestion des fichiers.
Il permettra notamment de :
- préparer une campagne de prises de vue documentaire in situ,
- mettre en œuvre et réaliser une campagne photographique documentaire d'un objet patrimonial en deux dimensions ou en volume,
- aborder la gestion des fichiers et les traitements basiques de l'image.
Après une session théorique, les participants travailleront en groupes restreints sur plusieurs postes de prise de vue reproduisant les problématiques rencontrées dans la prise de vue d'objets patrimoniaux en environnement contrôlé et non contrôlé (réserve, salle de musée, objet en vitrine, centre de documentation, etc.). Ils seront amenés à réaliser des photographies d'objets pédagogiques dans un souci de reproduction fidèle de la couleur, de la géométrie et des détails de surface.
Dans une seconde partie du stage, la gestion des fichiers (editing, renommage, indexation) et leur postproduction (recadrage, correction de la luminosité et du contraste, retouche basique, etc.) seront abordés et mis en œuvre dans le cadre d'exercices pratiques.
Pour cette formation principalement pratique, les participants sont invités à apporter leur matériel professionnel ou personnel :
- appareil photographique numérique et accessoires associés (batterie, chargeur et carte mémoire),
- trépied,
- ordinateur portable avec installation du logiciel libre XnView MP.
Cette formation s'adresse à tous les professionnels du patrimoine et de la conservation-restauration amenés à documenter des objets patrimoniaux par la photographie numérique dans l'exercice de leurs missions : régisseurs d'œuvres d'art, restaurateurs, documentalistes scientifiques, chargés d'inventaire ou de récolement, conservateurs, etc. Niveau pré-requis : débutant – amateur.
Inscriptions
Prix : 460 euros (voir les conditions d’inscription) - Nombre de places : 12
Télécharger le bulletin d’inscription (PDF)
Bulletin d’inscription à envoyer à Charles Brun (formation.permanente.restaurateurs@inp.fr) - Institut national du patrimoine département des restaurateurs – 124, rue Henri Barbusse 93300 Aubervilliers. Renseignements au 01 49 46 57 92
Les matériaux de conservation et le conditionnement des œuvres
Quels sont les objectifs d’un conditionnement en fonction du contexte (mise en réserves, mouvement…) ? Comment l’adapter à une œuvre individuelle ou à une collection ? Comment choisir les matériaux de conservation les plus adaptés par rapport au projet de l’établissement et à ses moyens humains et économiques ?
Cette formation a pour objectif d’apporter aux responsables de collections patrimoniales les connaissances fondamentales sur les propriétés physiques et chimiques des matériaux de conservation et leurs interactions avec les matériaux constitutifs des collections.
Les techniques élémentaires de mise en œuvre des différents supports seront abordées sous forme de cas pratiques adaptés à différentes typologies de collections et de situations afin d’être en mesure de protéger une œuvre quel que soit son contexte de conservation ou de transport.
Coordonnatrices : Nathalie Palmade - Le Dantec, restauratrice, consultante en conservation préventive, adjointe au directeur des études du département des restaurateurs, chargée de la formation permanente, Inp Frédérique Vincent, consultante en conservation préventive, restauratrice d’objets ethnographiques
Public concerné : conservateurs du patrimoine et des bibliothèques, chargés d’études documentaires, attachés de conservation, assistants de conservation, régisseurs d’œuvres d’art, ingénieurs d’étude et de recherche, restaurateurs, professionnels du patrimoine d’Etat, professionnels en charge des collections, des collectivités territoriales et du secteur privé.
Inscriptions
Prix : 690 euros (voir les conditions d’inscription) - Nombre de places : 25
Télécharger le bulletin d’inscription (PDF)
Bulletin d’inscription à envoyer à Muriel Marcellesi (formation.permanente.conservateurs@inp.fr) – Institut national du patrimoine – 2 rue Vivienne, 75002 Paris. Renseignements au 01 44 41 16 52
L’exposition de A à Z
Depuis la définition d’un sujet à l’attention d’un public, jusqu’à la dernière œuvre rendue à un prêteur à l’issue de l’événement, quelles sont les compétences mobilisées autour d’un projet d’exposition temporaire ? La conception, la production et l’animation d’une exposition nécessitent des savoir-faire variés et bien coordonnés. Régie des œuvres, documentation, médiation et programmation culturelles, scénographie, édition, finances, communication : cette formation a pour objectif de présenter les différentes composantes d’un projet d’exposition, de manière précise et pragmatique. En insistant sur l’importance d’une bonne coordination générale, ces trois jours fourniront des méthodes et des outils qui pourront être adaptés aux contextes et aux projets de chaque professionnel.
Coordonnatrice : Sophie Mouton, conservatrice du patrimoine, responsable de la Maison Bergès
Public concerné : conservateurs du patrimoine et des bibliothèques, médiateurs, responsables de services des publics, chargés d’études documentaires, attachés de conservation, assistants de conservation, responsables de collections patrimoniales, scénographes, muséographes, professionnels du patrimoine d’Etat, des collectivités territoriales et du secteur privé.
Inscriptions
Prix : 690 euros (voir les conditions d’inscription) - Nombre de places : 25
Télécharger le bulletin d’inscription (PDF)
Bulletin d’inscription à envoyer à Nathalie Moulin (formation.permanente.conservateurs@inp.fr) – Institut national du patrimoine – 2 rue Vivienne, 75002 Paris. Renseignements au 01 44 41 16 14
Ateliers du management dans le secteur culturel (1er module)
Cette formation organisée en deux modules complémentaires et obligatoires, de trois jours chacun, a pour objectif de former les agents aux enjeux et aux techniques du management. Elle doit permettre aux participants d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de leurs futures missions à la tête de services ou d’établissements patrimoniaux ou en situation de haute responsabilité dans ces services.
Le second module se déroulera les 23, 24 et 25 mai 2022.
Si la dimension scientifique demeure un socle nécessaire pour les cadres du secteur patrimonial et culturel en général et pour le métier de conservateur du patrimoine en particulier, il est attendu que ces professionnels assument pleinement les responsabilités managériales et les fonctions d’encadrement inhérentes à leurs statuts et ce de façon permanente ou ponctuelle, de façon hiérarchique ou transversale.
Les enjeux de ces cadres sont multiples :
- enjeux d’efficience comme dans toute politique publique,
- équipes pluridisciplinaires, composées de statuts et de métiers variés,
- expertise scientifique à articuler avec des facettes sociales, économiques, juridiques et administratives,
- statut du cadre supérieur qui requiert une vision stratégique de l’organisation humaine à la hauteur de la vision du fonds patrimonial.
Dans un contexte marqué par la complexité croissante des situations et de tension accrue sur les ressources, face aux attentes toujours plus fortes des employeurs, des agents et du public vis-à-vis de l’encadrement supérieur, il importe que ces agents soient en mesure d’encadrer des équipes dans la réalisation de leurs missions, d’organiser et piloter l’activité de leurs services en vue d’améliorer la performance, d’agir en managers responsables au sein des organisations ou encore de piloter un projet nécessitant ponctuellement une prise de responsabilité d’ordre managérial mais non hiérarchique.
Contenu de la formation et méthodes pédagogiques :
- être un manager responsable ;
- fixer des objectifs et savoir déléguer ;
- piloter l’activité et les projets de service ;
- conduire un entretien ;
- animer une réunion, en augmenter la légitimé et l’efficacité ;
- prévenir et gérer les conflits ;
- accompagner le changement ;
- savoir négocier.
La formation privilégiera la pédagogie active reposant sur des exercices pratiques et des mises en situation et sera adaptéeau contexte d’exercice des agents du secteur patrimonial et culturel.
Coordonnatrices : Alix Casset, consultante associée, société fondation(s) ; Hélène Vassal, conservatrice du patrimoine, adjointe au directeur des études du département des conservateurs, chargée de la formation permanente, Inp
Public concerné : conservateurs du patrimoine et des bibliothèques, chargés d’études documentaires, attachés et assistants de conservation, régisseurs d’œuvres d’art, restaurateurs, architectes, professionnels du patrimoine d'État et des collectivités territoriales, cadres du service public ou du privé dans le secteur patrimonial et culturel en position d’encadrement ou en situation de prise de fonctions managériales.
Inscriptions
Prix : 760 euros par module soit 1520 euros les deux modules (voir les conditions d’inscription) - Nombre de places : 10
Télécharger le bulletin d’inscription (PDF)
Bulletin d’inscription à envoyer à Sandrine Erard (formation.permanente.conservateurs@inp.fr) – Institut national du patrimoine – 2 rue Vivienne, 75002 Paris. Renseignements au 01 44 41 16 51
Peut-on parler d'une Europe des musées?
Programme
Ouvertures
- Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine
- Juliette Raoul-Duval, présidente d’ICOM France
- Terry Nyambe, vice-président d'ICOM international
Intervenants
-
Pauline Chassaing, responsable des relations internationales de l’Institut national du patrimoine;
-
Pierre Chotard, responsable des expositions du Château-musée d'histoire de Nantes
-
Audrey Doyen, docteure en muséologie, chercheuse associée au CERLIS - Université de Paris
-
Vincent Droguet, sous-directeur des collections, service des musées de France, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
-
Bruno Maquart, président d'ECSITE (réseau européen des musées et centres de sciences) et président d'Universcience
-
Mikael Mohamed, responsable des relations internationales du Mucem - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
-
Pia Müller-Tamm, directrice de la Kunsthalle de Karlsruhe
-
Luís Raposo, président d'ICOM Europe;
-
David Vuillaume, président de NEMO (réseau des organisations muséales européennes) et directeur général de l'association allemande des musées
Rencontre animée par Alexandre Chevalier, président d'ICOM Belgique et Juliette Raoul-Duval et conclue par Christian Hottin, directeur des études, département des conservateurs de l'Institut national du patrimoine.
Captations vidéos en français - Première partie
Captations vidéos en français - Deuxième partie
Podcast en anglais
Podcast en espagnol
Peut-on parler d'une Europe des musées ?
Propos de la soirée
À quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne, nous avons choisi d’inviter les professionnels de musées à débattre ensemble de ce que signifie aujourd’hui, pour un musée, « être européen ».
Ouvrir cette question, c’est s’interroger sur les valeurs que nous avons en commun - ou désirons partager - au sein d’une région du monde aussi variée sur le plan culturel, politique, économique… La période se prête à cette réflexion pour les membres de l’ICOM, car notre organisation est traversée par des questionnements sur son identité – qu’est-ce qu’un musée, quels termes peuvent le définir de manière recevable et pertinente en tout point de la planète, en englobant tous ses domaines, de l’art à la science ? Cette aspiration à nommer - ou plutôt à renommer - est légitime tant les musées se sont multipliés et diversifiés en vingt ans ; et les crises de ces vingt derniers mois mettent déjà chacun en situation de penser ce que sera l’après : nous sommes conscients, à ICOM, que l’enjeu de se définir est celui de notre unité-même.
Le « modèle » des musées européens, dans ce contexte, est particulièrement interrogé. L’Europe se perçoit comme le berceau des musées – Krzysztof Pomian le fait naître à Rome au début du XVème siècle, d’autres rappellent que museion est le nom du temple dédié aux muses, bâti il y a plus de 2000 ans sur la colline de l’Helicon à Athènes – et notre propre organisation, créée il y a juste 75 ans conjointement par les Etats-Unis et la France, est aujourd’hui composée à 84 % de membres européens. Ce ratio impressionnant invite cependant à la prudence, car l’image des « musées européens » au sein du monde muséal n’est pas aussi consensuelle que nous le voudrions. Tout le secteur de la culture est bousculé par des questionnements sur ses fondements-mêmes et sur ses ressorts, celui des musées l’est notamment par les incitations pressantes à clarifier la provenance de ses collections. Les sociologues Vincenzo Cicchelli et Sylvie Octobre nous avertissent : « le monde culturel risque la marginalisation s’il se contente de brandir l’étendard de l’universalisme sans tenir compte des nouvelles préoccupations des jeunes »*. La place des communautés, l’appel à la décolonisation … s’imposent désormais dans toute vision prospective.
Les musées européens ont, dans leur ensemble, traversé la crise sanitaire avec plus de résistance qu’ailleurs. Leurs gouvernements ont pris des mesures protectrices, le « quoiqu’il en coûte » français et le plan de relance européen en sont deux exemples. Aujourd’hui, nombre de musées peuvent rouvrir et reprendre leur activité, alors que dans d’autres régions du monde, le manque de recettes et les départs de personnels entrainent des fermetures durables : en Amérique du Nord, ce sont 13 % des musées qui ne rouvriront pas. En outre, les professionnels européens ont rapidement adopté les innovations numériques émergentes. Sur le continent africain ou dans les petits états insulaires, le numérique est accessible à 5% de la population, rappelle souvent la directrice générale de l’UNESCO…
Face à ces fractures, l’ICOM a mis en place un dispositif de solidarité et ICOM France a co-engagé un cycle de dialogue avec des partenaires d’Europe du Nord et du Sud. Nous le mesurons, le caractère d’organisation professionnelle de l’ICOM a prouvé ici tout sa pertinence. Ce qui lie ses membres, c’est l’aspiration à exercer un métier, leur métier, quelle que soit leur place dans leur organisation, la place de leur organisation dans le monde, le domaine muséal concerné. Ce lien, celui de la compétence et de la volonté d’exercer, c’est ce que reprend le Code de déontologie adopté par les 50 000 adhérents des 135 pays membres. De professionnalisme, les musées en Europe sont largement pourvus, du fait de systèmes de formations et de qualification de haut niveau, d’une place de la recherche en leur cœur et de l’excellence des pratiques de conservation et de restauration. Le débat de décembre, au sein et avec l’Inp, vise à le cerner et à renforcer les comparaisons internationales. Au sein de l’Europe, l’enjeu de mobilité est central ; à l’international, il s’agit de solidarité et de partage : les musées européens, leurs organismes de formation et associations professionnelles ont une force de mobilisation de plus en plus réactive lors par exemple d’événements climatiques, de conflits ou d’accidents.
Penser possible une « Europe des musées » est peut-être audacieux. Pourtant, après ces mois de crise sanitaire et un été d’incendies et d’inondations, la culture apparaît comme centrale pour réparer, reconstruire et redonner sens à la vie collective. « Les musées sont parmi les lieux les plus crédibles », a affirmé le président de l’ICOM en juillet, lors de la réunion des ministres de la Culture préparatoire au G 20 et ses propos ont été retenus dans la déclaration finale. Ce message est encourageant, il est surtout un appel à notre sens des responsabilités. Oui, les musées sont crédibles. Cette confiance oblige les professionnels de musée à l’exemplarité et à la créativité en matière de pédagogie pour sensibiliser et former les citoyens aux enjeux du développement durable.
Le débat sur « l’Europe des musées » s’inscrit ainsi dans une double actualité pour les membres d’ICOM France et pour l’Inp :
- D’une part, appréhender ensemble les enjeux européens,
- D’autre part, se saisir de ce « moment politique » pour exprimer nos attentes en la matière aux dirigeants européens.
* Une jeunesse crispée : le vivre ensemble face aux crises globales, ed. l’Harmattan, cité par Michel Guerrin dans le Monde, 6 novembre "le monde culturel au défi de la jeunesse".
Programme
Ouvertures
- Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine
- Juliette Raoul-Duval, présidente d’ICOM France
- Terry Nyambe, vice-président d'ICOM international
Intervenants
-
Pauline Chassaing, responsable des relations internationales de l’Institut national du patrimoine;
-
Pierre Chotard, responsable des expositions du Château-musée d'histoire de Nantes
-
Audrey Doyen, docteure en muséologie, chercheuse associée au CERLIS - Université de Paris
-
Vincent Droguet, sous-directeur des collections, service des musées de France, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
-
Bruno Maquart, président d'ECSITE (réseau européen des musées et centres de sciences) et président d'Universcience
-
Mikael Mohamed, responsable des relations internationales du Mucem - Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
-
Pia Müller-Tamm, directrice de la Kunsthalle de Karlsruhe
-
Luís Raposo, président d'ICOM Europe;
-
David Vuillaume, président de NEMO (réseau des organisations muséales européennes) et directeur général de l'association allemande des musées
La rencontre sera animée par Alexandre Chevalier, président d'ICOM Belgique et Juliette Raoul-Duval.
Elle sera conclue par Christian Hottin, directeur des études, département des conservateurs de l'Institut national du patrimoine.