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Les musées, acteurs crédibles du développement durable ?
« Disons-le franchement : les musées n’ont pas encore fait leur révolution écologique. Alors, faut-il arrêter de faire des expositions ? Non, bien sûr, mais il serait peut-être temps de changer certaines pratiques, en privilégiant par exemple les prêts d’œuvres en circuit court ou en recyclant les éléments de scénographie, car s’il fait frais dans les musées, cela peut un jour se mettre à chauffer pour eux »1.
Voilà ce qu’on lisait dans l’Œil, il y a juste deux ans. Heureusement, parmi les observateurs critiques des musées, certains voient aujourd’hui, entre « musée et écologie, un tournant majeur ! la transition écologique est en route : longtemps pointées du doigt, les institutions culturelles s’activent pour réduire leur empreinte carbone »2.
La pandémie, en effet, a marqué un tournant. Dès les premières fermetures de mai 2020, plusieurs dirigeants de musées ont pris la plume pour exprimer eux-mêmes leur désir de mettre fin au « productivisme », au turn-over rapide d’exposition d’œuvres ayant un long parcours de transport à leur actif et rappeler que nombre d’équipes, dans les musées, n’avaient pas attendu la crise sanitaire et les leçons de vertu pour agir. Le discours est devenu très audible, car tous les professionnels, dans un mouvement de résilience partagé, ont alors aspiré à prendre leur part de la reconstruction du musée de demain, responsable et durable. A ICOM France, un cycle de débat sur plateforme, hâtivement monté et efficacement conduit, porte témoignage de ces volontés de changement, émanant de tous les acteurs de tous les musées, grands et petits3. Porté par des professionnels, ce débat trouve aussi sa véritable ampleur et ne se focalise pas sur les expositions, activité certes la plus visible pour le grand public, mais pas seule concernée par l’enjeu de l’éco-responsabilité : transport, climatisation des réserves, et même déplacements des publics … sont à prendre en compte dans leur bilan carbone !
Les désastres climatiques de l’été 2021 ont accéléré le sentiment d’une urgence, face à laquelle une mobilisation d’envergure s’imposait. Le développement durable s’est invité sur le devant de la scène, au sens le plus large de l’agenda 2030 : construire une société économiquement et socialement viable. Les musées ont compris qu’ils pourraient en être des acteurs-clés. L’ICOM avait déjà, lors de son assemblée générale de septembre 2019, adopté la résolution « Développement durable et mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, Transformer notre monde ». Ce programme, mis en place par l’ONU en 2015 et signé par la majorité des états membres lors des Accords de Paris, inclut les 17 Objectifs du Développement Durable, qui visent à répondre aux défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés, notamment ceux liés aux inégalités, au climat, à la dégradation de l’environnement et viser à la prospérité économique, à la paix et à l’éducation…. L’ICOM invite ses musées adhérents à suivre cette voie. Un groupe de travail (Working Group on Sustainability) a été créé en septembre 2018 pour permettre un accompagnement méthodologique.
A notre tour, à ICOM France, nous avons décidé, mi-2021, de contribuer à cette mission et d’y impliquer ses membres : lancement d’un questionnaire et constitution d’un groupe de volontaires, sensibilisés aux enjeux ou déjà impliqués dans des actions concrètes de leurs établissements. La réponse a été forte dès le mois d’août. Elle a permis de recenser de nombreuses expériences et pratiques organisationnelles, qu’il est vite apparu opportun de partager, de valoriser et d’enrichir.
C’est le premier objectif de la soirée-débat déontologie du 17 février prochain.
Le deuxième objectif est prospectif : quelle part incombe aux musées, au-delà de l’adoption de pratiques vertueuses, pour contribuer collectivement aux objectifs de l’agenda 2030 ?
Robert Janes le formule ainsi dans un article titré « Museums in perilous times » :
« Les musées sont éminemment qualifiés pour aborder le changement climatique pour diverses raisons, en plus de leur vision profonde du temps qui passe. Ils sont ancrés dans leurs sociétés ; ils sont un pont entre la science et la culture ; ils témoignent en rassemblant des preuves et des connaissances qu’ils ont la charge de faire connaître ; ils sont des conservatoires des pratiques durables qui ont guidé notre espèce pendant des millénaires ; ils sont compétents pour rendre l'apprentissage accessible, engageant et amusant, et enfin, ils sont parmi les environnements de travail les plus libres et créatifs au monde »3.
Lors du G20 centré sur la Culture réuni à Rome l’été dernier, le Président d’ICOM - seules deux ONG étaient conviées, dont ICOM et son intervention figure dans la déclaration finale - a positionné à son tour les musées comme des acteurs-clés en tant qu’institutions parmi les plus crédibles.
La responsabilité qui incombe aux musées, en raison de leur crédibilité, est d’agir pour informer et convaincre leurs visiteurs, influencer leurs perceptions et leurs comportements. Comment est-ce intégré aujourd’hui dans la conception des expositions futures et de la programmation culturelle associée ? Le débat n’a pas de frontière et les musées forment un réseau mondial très dense, structuré depuis trois-quarts de siècle par l’ICOM, qui peut avoir un impact fort si les efforts convergent. On invitera les professionnels de tout le réseau d’ICOM à en témoigner et à présenter leurs projets. Certains conçoivent déjà des musées entièrement dédiés aux « problématiques environnementales, au développement durable et aux solutions possibles » (Climate Museum de New York, créé en 2016), beaucoup œuvrent à de leurs de nouvelles présentations.
Enfin, on s’interrogera, avec l’INP, sur les dispositifs de formation à l’œuvre et sur l’enjeu de sensibilisation des futurs professionnels de musées.
JRD, janvier 2021
(1) Fabien Simode,, « Le mauvais bilan carbone des expositions », L’Oeil-Le Journal des arts, 30 septembre 2019.
(2) Mailys Celeux-Lanval, « Musées et écologie : un tournant majeur », Beaux Arts magazine, 22 octobre 2021.
(3) Version originale : « In addition to their deep view of time, museums are eminently qualified to address climate change for a variety of reasons. They are grounded in their communities and are expressions of locality; they are a bridge between science and culture; they bear witness by assembling evidence and knowledge, and making things known; they are seed banks of sustainable living practices that have guided our species for millennia; they are skilled at making learning accessible, engaging and fun, and last, they are some of the most free and creative work environments in the world. » dans Museum Management and Curatorship, Volume 35, Issue 6: Museums and climate action, ICOM, 2020, pages 587-598.
Information pratiques
Le débat se tiendra en ligne sur la plateforme zoom. Pour participer au débat, connectez-vous sur le lien suivant :
https://us02web.zoom.us/j/
ID de réunion : 897 7810 5958
Code secret : 196488
Le réseau NEMO offre cinq adhésions
En 2022, le Réseau européen des organisations muséales (NEMO) accordera cinq adhésions à titre d'essai pour permettre aux musées et aux organisations muséales curieux de connaître NEMO de profiter des avantages offerts par l'adhésion à NEMO - gratuitement.
Les demandes d'adhésion à titre d'essai pour un an sont acceptées jusqu'au 11 février 2022.
Les adhésions à l'essai offrent la possibilité de participer aux activités de formation de NEMO et d'entrer en contact avec des personnes partageant les mêmes intérêts en rejoignant l'un des groupes de travail thématiques de NEMO. Les membres à l'essai recevront deux billets gratuits pour la conférence européenne des musées NEMO.
En outre, l'adhésion à NEMO vous met en relation avec la communauté muséale européenne en facilitant les échanges et la mise en réseau. Les membres obtiennent de l'aide pour établir des collaborations transfrontalières et à se tenir au courant des politiques et des financements de l'UE. En tant que membre, vous participez également à la promotion des revendications politiques auprès de l'Union européenne.
Les musées et les organisations à vocation muséale ayant un intérêt et une expérience dans les domaines de la diversité, de l'inclusion et de l'action climatique sont invités à participer. Cependant, l'opportunité est ouverte à tous les musées, réseaux de musées, organisations et prestataires de services intéressés et éligibles.
Seuls les musées ou les organisations situés dans les États membres du Conseil européen seront pris en considération. Les personnes individuelles ne sont pas éligibles pour rejoindre NEMO. Cet appel sera le premier de trois
cycles. Les prochains appels seront publiés en janvier 2023 et janvier 2024.
En savoir davantage sur l’adhésion offerte
À propos de NEMO
Le Réseau des organisations européennes de musées (NEMO) est un réseau indépendant d'organisations nationales de musées représentant la communauté des musées des Etats membres de l'Union européenne.
NEMO veille à ce que les musées fassent partie intégrante de la vie européenne en promouvant leur travail et leur valeur auprès des décideurs politiques et en fournissant aux musées des informations sur leurs activités et en fournissant aux musées des informations, des réseaux et des opportunités de coopération.
Ensemble, les membres de NEMO représentent plus de 30 000 musées dans 40 pays d'Europe.
Le récolement decennal
Une nouvelle journée nationale intitulée "Le 2e récolement décennal : point d’étape et perspectives" est organisée par le Service des musées de France (Direction générale des patrimoines et de l'architecture) le vendredi 11 mars 2022, au musée Guimet à Paris (sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire).
Thème de la journée
Cette journée sera l'occasion de faire un bilan d’étape sur l'avancement du 2e exercice du récolement décennal institué par la loi sur musées. Les propriétaires et tutelles des institutions porteuses de l'appellation « Musée de France » sont concernés par cette obligation légale et permanente.
La journée se focalisera plus particulièrement sur les collections en grand nombre en histoire et en archéologie.
La recherche de provenance : enjeux et méthodes
Porter la recherche de provenance pour les œuvres spoliées principalement aux familles juives pendant la Seconde Guerre mondiale est un engagement important du musée du Louvre. Ce travail concerne à la fois les œuvres désignées par l’acronyme MNR ou «Musées Nationaux Récupération», pour lesquelles des recherches sont menées de manière systématique par les départements du musée, mais aussi les acquisitions d’œuvres ou d’objets culturels par les musées nationaux à partir de 1933, dont la chaîne de transmission de propriété est examinée à l’aune des ordonnances allemandes et des lois de Vichy. L’objectif étant de lever assurément le doute sur les suspicions de spoliation antisémite.
Forts de cette mobilisation, les départements du musée du Louvre et en particulier ceux des Antiquités égyptiennes et des Objets d’art présenteront l’avancement des travaux menés sur leurs fonds. En regard, le Musée de la musique évoquera les grandes lignes du colloque international sur la recherche de provenance des instruments spoliés prévu en avril 2022.
Ce panorama sera complété d’une intervention de la maison de ventes aux enchères publiques Sotheby’s pour présenter sa méthodologie sur la traçabilité des objets culturels et d’une autre sur les missions du service de diligence Art Loss Register. Ils aborderont chacun la question sensible de la recherche de provenance et les enjeux qui président aujourd’hui à l’acquisition des œuvres d’art.
Plus d'informations
Les substituts numériques des expositions
Le GRIPIC et le Centre Norbert Elias organisent une journée d'étude «Les substituts numériques des expositions» le 4 février 2022 à la Maison de la recherche de Sorbonne Université.
Propos
Plateforme Culture chez nous, visites à distance de lieux culturels et patrimoniaux, mise en ligne d’expositions n’ayant pas pu être montrées au public : si les opérations de médiatisation de l’exposition ne sont pas récentes, la crise sanitaire actuelle et les périodes de confinements successifs ont constitué un accélérateur pour les politiques de numérisation en cours dans les institutions patrimoniales depuis les années 1990 (Couillard, 2019).
Cette rencontre propose d’explorer les formes et formats éditoriaux des projets de numérisation d’institutions culturelles et patrimoniales pendant deux journées d’études qui auront lieu en février et juin 2022. Ces journées visent à clarifier la classification de ces productions numériques afin de mieux comprendre les choix éditoriaux dans cette fabrication d’un complexe texte-média, parfois présentée comme une alternative à la visite.
La journée d’étude du 4 février vise à interroger les formats non dans une logique de rupture et de nouveauté, mais dans une approche par les filiations entre les formes médiatiques et culturelles.
Informations pratiques
La journée d’étude a lieu à la maison de la recherche de Sorbonne Université, 28 Rue Serpente, 75006 Paris.
L’accès à la journée est gratuit mais sur inscription.
Prix CIMUSET
CIMUSET - le comité international de l'ICOM pour les musées et les collections de science et de technologie - souhaite célébrer et mettre en avant les pratiques exceptionnelles et innovantes au sein des musées de science et de technologie et des centres scientifiques. Le prix CIMUSET est fondé sur la conviction que les musées de science et de technologie et les centres scientifiques peuvent changer les gens et les sociétés et contribuer ainsi à la création d'un monde plus égalitaire, durable et pacifique.
Le prix : objectifs et projets éligibles
Le monde tel que nous le connaissons évolue rapidement. Nous sommes confrontés à des défis d'une ampleur que l'humanité n'a jamais connue auparavant. Nous devons agir et créer ensemble une société plus durable sur le plan économique, social, environnemental et culturel. Le prix CIMUSET est basé sur l'agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable et les projets nominés doivent rendre compte de la manière dont le projet est lié aux ODD des Nations Unies.
L'objectif du prix est de mettre en lumière des projets innovants qui présentent de nouvelles pratiques muséologiques hybrides susceptibles de faire passer les musées et centres scientifiques et technologiques au niveau supérieur et de placer ainsi les institutions scientifiques au cœur de la transformation des pratiques dont le monde a désespérément besoin.
Les projets nominés éligibles au Prix CIMUSET doivent avoir moins de 2 ans au moment de la nomination. Ils peuvent couvrir tous les domaines de la pratique des musées et des collections, notamment l'exposition, l'éducation, la conservation, la recherche, la gestion, les nouveaux modèles commerciaux, le design et l'architecture, l'art, l'éthique, le service au public et la planification stratégique.
Tous les musées et collections scientifiques et technologiques et les centres scientifiques sont éligibles, quels que soient leur emplacement, leur type ou leur taille. Ils ne doivent pas nécessairement être membres de CIMUSET.
Les projets nominés doivent démontrer comment ils répondent aux critères suivants :
- Comment le projet est-il développé et réalisé en partenariat avec différentes institutions et/ou citoyens, qui représentent des connaissances et des compétences diverses et interdisciplinaires ?
- Comment le projet est-il co-créé ?
- Comment le projet a-t-il contribué par de nouvelles méthodes à engager des communautés marginalisées et diverses ?
- Comment le projet a-t-il permis aux citoyens et aux communautés locales de s'engager dans la science et la technologie d'une manière nouvelle ?
- Comment le projet a-t-il affecté l'institution au niveau organisationnel ? 6.
- Comment la conception du projet assure-t-elle la durabilité du projet en accord avec les perspectives sociales, économiques, environnementales et culturelles ?
- Comment le projet aborde-t-il spécifiquement les ODD de l'ONU ?
Comment postuler ?
La personne qui propose le projet doit remplir le formulaire de candidature :
Formulaire Plus d'informations
En cas de problème, veuillez contacter : cimusetaward@gmail.com
Dates limites : Les candidatures doivent être envoyées avant 15 heures (CET) le 31 mars 2022.
Évaluation des nominations
Les projets nominés seront examinés par un comité d'évaluation composé de sept membres au maximum. Le comité est composé de 1 à 2 membres du conseil d'administration de CIMUSET, de 3 à 4 membres d'un musée des sciences et des technologies ou d'un centre scientifique, et d'un membre extérieur au secteur des musées. Le comité validera les nominations en fonction des critères.
La décision du comité est définitive ; aucune explication ne sera donnée lors des discussions ou de la correspondance.
Trois projets seront annoncés comme nominés pour le prix CIMUSET deux mois avant l'annonce du projet gagnant, qui sera annoncé lors de la conférence générale annuelle de CIMUSET.
Prix CIMUSET
CIMUSET - le comité international de l'ICOM pour les musées et les collections de science et de technologie - souhaite célébrer et mettre en avant les pratiques exceptionnelles et innovantes au sein des musées de science et de technologie et des centres scientifiques. Le prix CIMUSET est fondé sur la conviction que les musées de science et de technologie et les centres scientifiques peuvent changer les gens et les sociétés et contribuer ainsi à la création d'un monde plus égalitaire, durable et pacifique.
Le prix : objectifs et projets éligibles
Le monde tel que nous le connaissons évolue rapidement. Nous sommes confrontés à des défis d'une ampleur que l'humanité n'a jamais connue auparavant. Nous devons agir et créer ensemble une société plus durable sur le plan économique, social, environnemental et culturel. Le prix CIMUSET est basé sur l'agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable et les projets nominés doivent rendre compte de la manière dont le projet est lié aux ODD des Nations Unies.
L'objectif du prix est de mettre en lumière des projets innovants qui présentent de nouvelles pratiques muséologiques hybrides susceptibles de faire passer les musées et centres scientifiques et technologiques au niveau supérieur et de placer ainsi les institutions scientifiques au cœur de la transformation des pratiques dont le monde a désespérément besoin.
Les projets nominés éligibles au Prix CIMUSET doivent avoir moins de 2 ans au moment de la nomination. Ils peuvent couvrir tous les domaines de la pratique des musées et des collections, notamment l'exposition, l'éducation, la conservation, la recherche, la gestion, les nouveaux modèles commerciaux, le design et l'architecture, l'art, l'éthique, le service au public et la planification stratégique.
Tous les musées et collections scientifiques et technologiques et les centres scientifiques sont éligibles, quels que soient leur emplacement, leur type ou leur taille. Ils ne doivent pas nécessairement être membres de CIMUSET.
Les projets nominés doivent démontrer comment ils répondent aux critères suivants :
- Comment le projet est-il développé et réalisé en partenariat avec différentes institutions et/ou citoyens, qui représentent des connaissances et des compétences diverses et interdisciplinaires ?
- Comment le projet est-il co-créé ?
- Comment le projet a-t-il contribué par de nouvelles méthodes à engager des communautés marginalisées et diverses ?
- Comment le projet a-t-il permis aux citoyens et aux communautés locales de s'engager dans la science et la technologie d'une manière nouvelle ?
- Comment le projet a-t-il affecté l'institution au niveau organisationnel ? 6.
- Comment la conception du projet assure-t-elle la durabilité du projet en accord avec les perspectives sociales, économiques, environnementales et culturelles ?
- Comment le projet aborde-t-il spécifiquement les ODD de l'ONU ?
Comment postuler ?
La personne qui propose le projet doit remplir le formulaire de candidature :
Formulaire Plus d'informations
En cas de problème, veuillez contacter : cimusetaward@gmail.com
Dates limites : Les candidatures doivent être envoyées avant 15 heures (CET) le 31 mars 2022.
Évaluation des nominations
Les projets nominés seront examinés par un comité d'évaluation composé de sept membres au maximum. Le comité est composé de 1 à 2 membres du conseil d'administration de CIMUSET, de 3 à 4 membres d'un musée des sciences et des technologies ou d'un centre scientifique, et d'un membre extérieur au secteur des musées. Le comité validera les nominations en fonction des critères.
La décision du comité est définitive ; aucune explication ne sera donnée lors des discussions ou de la correspondance.
Trois projets seront annoncés comme nominés pour le prix CIMUSET deux mois avant l'annonce du projet gagnant, qui sera annoncé lors de la conférence générale annuelle de CIMUSET.
Protéger le patrimoine dans les zones de conflit et de guerre
Le 31 janvier 2022, au Louvre, à Paris, l’ICOM et l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) ont signé un protocole d’accord portant sur l’objectif commun de ces organisations de protéger le patrimoine, en particulier dans les zones de conflit et de post-conflit.
L’ICOM et l’ALIPH ont déjà créé une relation solide, en travaillant notamment sur divers projets opérationnels, en particulier dans le cadre du plan de soutien au secteur de la protection du patrimoine face à la pandémie COVID-19. Avec le soutien de l’ALIPH, le secrétariat de l’ICOM a eu l’opportunité de soutenir en 2020 des musées du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Nigeria en coopération avec ses comités nationaux. Actuellement, le département de protection du patrimoine de l’ICOM met en œuvre un projet de suivi avec ICOM Burkina Faso et ICOM Mali pour renforcer les musées de la région du Sahel et lutter contre le trafic illicite de biens culturels.
Les menaces qui pèsent sur le patrimoine sont nombreuses et, compte tenu de la crise climatique et de l’évolution des dynamiques géopolitiques dans de nombreuses régions du monde, ces menaces se multiplient. C’est pourquoi il est impératif que les musées renforcent leurs capacités en matière de préparation aux situations d’urgence, qu’ils sécurisent leurs collections par une conservation préventive et une documentation renforcée, qu’ils veillent à ce que leurs locaux soient protégés contre les intrusions et que la sécurité de leur personnel et de leurs visiteurs soit garantie par une formation accrue du personnel. À cet égard, l’ICOM continuera à soutenir ses membres à travers le monde pour atteindre ces objectifs.
Le protocole d’accord, signé par les représentants de l’ICOM et de l’ALIPH à l’occasion de la deuxième conférence des donateurs de l’ALIPH, représente un renforcement important d’une relation déjà solide. Selon les termes du protocole d’accord, l’ICOM et l’ALIPH continueront à répondre aux besoins des musées dans les zones de conflit ou de post-conflit, en mettant en œuvre des projets de protection et de conservation.
En reconnaissance de la force et de l’unicité du réseau de l’ICOM, qui compte près de 50 000 musées membres, les deux organisations poursuivront l’échange d’informations et de connaissances afin de garantir la protection des musées dans les zones de conflit et de post-conflit et de lutter contre le trafic illicite de biens culturels. En outre, les deux organisations continueront à renforcer leur coordination lors de réponses communes aux situations de crise auxquelles sont confrontés les musées dans les zones de conflit ou de post-conflit.
L’ICOM se réjouit de poursuivre son partenariat étroit avec l’ALIPH et d’accompagner les musées et les comités nationaux de l’ICOM dans leurs projets de protection du patrimoine.
Ecoutez le nouveau podcast "ICOM Voices"
ICOM Voices Podcast est maintenant disponible sur Spotify, Google Podcasts, et Apple Podcast !
Après le succès de notre espace éditorial ICOM Voices, ICOM lance un podcast dédié au partage d’expériences inspirantes dans le domaine des musées.
Afin de vous apporter davantage de contenu sur les coulisses de notre communauté muséale internationale, l’équipe d’ICOM Voices lance un nouveau podcast unique en son genre, où des praticiens et des penseurs du monde entier discuteront de leurs inspirations, stratégies, innovations et défis.
Dans cet épisode pilote, notre hôte Mathieu Viau-Courville s’entretient avec les créateurs du podcast ICOM Voices, discutant de la motivation derrière le projet, et donnant un aperçu de ce que vous pouvez attendre de la saison 1. Les épisodes du podcast seront dans l’une des langues officielles de l’ICOM (anglais, français et espagnol) et ils comprendront tous une transcription avec les traductions.
Alors, que vous soyez un professionnel chevronné des musées, un étudiant en muséologie ou un amateur de culture curieux, écoutez l'épisode pilote pour avoir un aperçu des épisodes passionnants à venir !
Transcription en français de l'épisode.
HÔTE
Mathieu Viau-Courville est directeur de l’Office de coopération et d’information muséales (OCIM), France. Né au Canada et élevé en Grèce, il s’intéresse aux études interculturelles des musées dans les contextes contemporains. Il considère que les musées, quels qu’ils soient, sont des espaces inclusifs qui favorisent la diversité et génèrent des expériences sociales significatives. Depuis plus de 15 ans, Mathieu a travaillé dans et autour de musées nationaux et d’universités au Canada, en Espagne, aux Pays-Bas, en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg. Il a également mené des recherches approfondies sur le terrain en Amérique du Sud, principalement en Bolivie, où il a passé un total de six ans, ainsi qu’au Brésil, où il travaille depuis 2014 à la conception d’initiatives d’enseignement et d’engagement communautaire. Il développe également des collaborations de recherche et des ateliers en Espagne depuis 2012, notamment en Catalogne et au Pays basque. Il a obtenu son doctorat à l’école d’études des arts du monde et de muséologie de l’université d’East Anglia, au Royaume-Uni.
LES INVITÉES DE CET ÉPISODE
Aedín Mac Devitt dirige le département des publications et de la documentation de l’ICOM. Après avoir travaillé dans le secteur de la presse et de l’édition en Irlande et en France, elle a rejoint l’équipe de l’ICOM à Paris en 2010. Elle est passionnée par l’idée d’aider les professionnels et les chercheurs émergents des musées à faire publier leurs travaux dans des publications internationales.
Alexandra Fernández Coego est la responsable de la communication et les relations publiques de l’ICOM, où elle dirige la stratégie de communication de l’organisation. Avant de rejoindre l’ICOM, Alexandra était correspondante étrangère à Paris pour le journal espagnol La Voz de Galicia, et elle est titulaire d’un master en journalisme d’investigation de l’Institut européen de journalisme.
Laetitia Conort est coordinatrice de la communication numérique au sein du département communication et relations publiques de l’ICOM. Après un master en muséologie à l’Ecole du Louvre et en gestion de projets culturels à Paris 8, sa carrière s’est orientée vers la communication et la coordination de projets dans les domaines du spectacle vivant, de la culture et du patrimoine. Elle est actuellement en charge des plateformes numériques de l’ICOM, dont 52 sites web, dans le but d’améliorer l’expérience utilisateur et l’accès aux contenus et services.
Virginie Lassarre est coordinatrice éditoriale au département des publications et de la documentation de l’ICOM. Après avoir obtenu une licence en langue et littérature anglaise et un master en édition et communication, elle a travaillé dans le secteur de l’édition scolaire pendant 3 ans. Elle a rejoint l’ICOM en 2020, désireuse de participer à la transmission des connaissances et des expériences culturelles à l’échelle internationale.
Journée internationale des musées 2022
Les musées ont le pouvoir de transformer le monde qui nous entoure.
Lieux de découverte incomparables, ils nous renseignent sur notre passé et ouvrent notre esprit à de nouvelles idées – deux étapes essentielles pour construire un avenir meilleur. À l’occasion de la Journée internationale des musées 2022, qui aura lieu le 18 mai, nous voulons explorer le potentiel des musées à apporter des changements positifs dans leurs communautés à travers trois optiques :
- Le pouvoir d’aller vers la durabilité : Les musées sont des partenaires stratégiques dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable des Nations unies. En tant qu’acteurs clés dans leurs communautés locales, ils contribuent à une grande variété d’objectifs, qui comprennent la promotion des circuits courts et de l’économie sociale et la diffusion d’informations scientifiques sur les défis environnementaux.
- Le pouvoir d’innover en matière de numérisation et d’accessibilité : Les musées sont devenus des terrains de jeu innovants où les nouvelles technologies peuvent être développées et appliquées à la vie quotidienne. L’innovation numérique peut rendre les musées plus accessibles et plus attrayants, en aidant les publics à comprendre des concepts complexes et nuancés.
- Le pouvoir du renforcement de la communauté par l’éducation : Grâce à leurs collections et à leurs programmes, les musées tissent un tissu social essentiel au renforcement des communautés. En défendant les valeurs démocratiques et en offrant à tous des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, ils contribuent à façonner une société civile informée et engagée.
Pour cette édition de la Journée internationale des musées, nous vous invitons à rejoindre des milliers de musées dans le monde pour libérer le pouvoir des musées !
A PROPOS
Le Conseil international des musées (ICOM) a créé la Journée internationale des musées en 1977 pour sensibiliser le public au rôle des musées dans le développement de la société, et elle n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis. En 2021, la célébration a amplifié son impact par le développement d’activités hybrides dans le monde entier, touchant 89 millions d’internautes par le biais des médias sociaux, d’articles d’actualité, de billets de blog, de podcasts et plus encore !
LE POUVOIR DES MUSÉES : ICOM PRAGUE 2022
Le pouvoir des musées sera également le thème de la prochaine conférence générale de l’ICOM : ICOM Prague 2022. La conférence générale triennale, qui en est à sa 26e édition, est l’un des événements mondiaux les plus importants consacrés aux musées et à leurs professionnels. Depuis 1948, un nombre toujours croissant de participants de tous les continents se réunissent pour discuter et partager des idées sur les questions d’actualité auxquelles sont confrontés les musées. Pour la première fois dans l’histoire de l’ICOM, ICOM Prague 2022 explorera un nouveau format de conférence hybride, offrant aux participants du monde entier un accès à distance complet au programme scientifique d’ICOM Prague 2022.
