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Appel de fonds pour les professionnels des musées ukrainiens
Le Conseil international des musées (ICOM) tient à saluer l’importante mobilisation de la communauté muséale mondiale en faveur de la protection et de la promotion du patrimoine culturel ukrainien depuis l’invasion de l’Ukraine par les forces armées de la Fédération de Russie.
L’ICOM exprime sa gratitude face aux nombreuses offres d’aide reçues depuis le début du conflit, témoignant de la solidarité des acteurs du monde culturel en général et des professionnels des musées en particulier.
Dès le 24 février, l’ICOM a pris position en condamnant fermement l’invasion russe de l’Ukraine dans une déclaration officielle, puis en rappelant le rôle fondamental de la culture et des musées dans la construction d’une paix durable entre les nations lors d’une seconde déclaration officielle le 9 mars.
Tout au long de cette période, le Secrétariat de l’ICOM a été en contact étroit avec les comités nationaux de la région pour tenter de répondre aux besoins immédiats des professionnels de musées ukrainiens. À cet égard, il faut souligner que le réseau de l’ICOM restera disponible pour soutenir ses membres et les institutions muséales tant que cette crise durera.
Dans la continuité de ses déclarations, l’ICOM s’est rapidement mobilisé pour participer aux initiatives internationales de coordination organisées par ses comités nationaux ainsi que par certains partenaires institutionnels internationaux. Ces diverses réunions ont permis de partager les informations disponibles sur les nombreuses initiatives mises en œuvre par la communauté muséale mondiale pour tenter de sauvegarder le patrimoine culturel ukrainien ainsi que pour accueillir des professionnels de musées contraints de fuir leur pays.
À cet égard, l’ICOM a particulièrement soutenu les efforts de son comité national en Pologne en mettant à disposition une première aide d’urgence.
Il est important de souligner que la mobilisation de l’ICOM pour la protection du patrimoine culturel de l’Ukraine s’inscrit dans la lignée des activités menées depuis plusieurs décennies par l’organisation en réponse à des conflits dans différentes parties du monde.
L’ICOM a notamment mis en place des outils tels que les Listes rouges des objets culturels en danger, visant à lutter contre le trafic illicite de biens culturels dans des pays marqués par des conflits comme l’Afghanistan (2006), l’Irak (2003 et 2015), le Mali (2016) ou encore le Yémen (2018). Par ailleurs, plusieurs projets de renforcement des capacités des musées au Sahel sont mis en place en coordination avec ICOM Burkina Faso et ICOM Mali (2019 et 2022) dans le cadre d’un protocole d’accord avec l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH).
Aujourd’hui face aux très nombreuses offres d’aides directes reçues, il est nécessaire de donner une nouvelle dimension à l’entraide que peuvent apporter les membres de l’ICOM et les musées en général.
L’ICOM a décidé d’ouvrir un appel de fonds spécifique afin de permettre une aide opérationnelle coordonnée et efficace au niveau international. Si, en tant que membre ICOM, vous souhaitez y participer, vous pouvez faire un don via l’Espace Membre :
Cet appel de fonds pour soutenir les musées et les professionnels des musées ukrainiens est un pas supplémentaire de l’ICOM pour soutenir la protection du patrimoine, posant ainsi les jalons d’actions futures en ce sens à travers le monde.
Deuxième convoi en faveur des musées ukrainiens
Le deuxième camion comportant 15 tonnes de matériel de sauvegarde des collections donné par les musées français et convoyé par Chenue est bien arrivé à Przemysl (frontière entre Pologne et Ukraine) mercredi 6 avril.
Il a été immédiatement transféré en Ukraine à l'orgnisation HERI (Heritage Emergency Response Initiative).
Le chargement sera redistribué principalement vers le museum of theater, music and cinematography art (Kyiv), Regional local Lore museum of Zaporizhzhya et le Rzhyshchiv archeological and local history museum (Kyiv region).

Liste des établissements faisant partie du deuxième convoi :
musée Ingres Bourdelle de Montauban ; musées municipaux de Narbonne ; Département du Tarn ; museum d'histoire naturelle de Toulouse ;
Musée de la résistance et de la déportation ; Isabelle Devergne Conservation-Restauration ;
Archives Départementale de la Haute-Garonne ; Fonds d'art contemporain - Paris Collections; Paris Musée - Réserves mutualisées ; musée du Petit Palais - Paris ; musée Carnavalet ; musées de la ville de Strasbourg ; Crédit municipal de Paris ; BNF ; Centre Pompidou ; Collège de France ; palais des Beaux-Arts de Lille, .
Nous vous informerons aussi rapidement que possible sur le prochain convoi.
Nous actualiserons également la liste du matériel dont les musées ukrainiens ont besoin.
Retrouvez sur le site d’ICOM France l’ensemble des initiatives mises en place par les associations participantes : https://www.icom-musees.fr/solidarite-ukraine.
Les comités européens de l’ICOM se concertent pour porter secours au patrimoine ukrainien
Le 6 avril 2022 au matin, à l’initiative de Luis Raposo, président d’ICOM Europe, les responsables des comités nationaux européens d’ICOM et le secrétariat général international de l’ONG se sont réunis en visioconférence avec pour ordre du jour le soutien à la protection du patrimoine ukrainien, fortement affecté par l’attaque militaire russe.
Conscients de l’importance de coordonner leurs actions de solidarité et de la nécessité de répondre finement aux besoins de leurs collègues sur le terrain, ils se sont rassemblés autour de deux représentants d’ICOM Ukraine, avec la participation d’ICOM Pologne et d’ICOM Roumanie, premiers concernés sur le front de l’aide aux musées ukrainiens.
Le témoignage poignant d’Anastasia Cherednychenko[1], vice-présidente d’ICOM Ukraine, a mis en lumière la situation critique du patrimoine sur le terrain.
158 sites et monuments ont à ce jour été détruits ou endommagés, dont 13 musées ou réserves de musées.
Le musée d’histoire locale d’Ivankiv a ainsi été incendié, le musée Vasyl Tarnovsky d’antiquités ukrainiennes sévèrement éventré, et nombreux sont ceux qui portent désormais des traces durables des bombardements.
Représentant les musées de leurs pays respectifs, les comités nationaux européens d’ICOM ont assuré leurs collègues ukrainiens de leur soutien. Ils ont conjointement décidé d’agir concrètement à court, moyen et long terme, car il est indispensable que la vague de solidarité ne s’essouffle pas.
Les engagements suivants ont été pris :
- Agir fortement à court terme en apportant une aide matérielle aux musées ukrainiens, notamment par l’envoi de matériel de conservation et de protection des œuvres ;
- Anticiper les moyen et long termes, face à l’ampleur de la restructuration qu’il faudra soutenir. Cela signifie de s’engager dès maintenant pour :
- La protection du patrimoine, en repérant au fur et à mesure les patrimoines détruits, en prévenant les pillages et destructions, en prévenant également le trafic illicite d'œuvres d’art volées ;
- La restauration des oeuvres et des bâtiments endommagés ;
- La reconstruction des équipements détruits, mais aussi des équipes, avec les nouveaux besoins engendrés par cette situation exceptionnelle.
- Mettre en place une plateforme d’information mutuelle sur les besoins des musées ukrainiens et les convois de matériel réalisés, pour coordonner les initiatives de solidarité et de sauvetage.

Contact : presidence@icom-musees.fr / tél : 01 42 61 32 02
[1] La présentation de la situation des musées ukrainiens au 6 avril 2022 par Anastasia Cherednychenko, Vice-présidente d’ICOM Ukraine est disponible ici.
Peut-on parler d'une Europe des musées ?

Une Europe des musées est-elle possible ?
Ouvrir cette question, c’est s’interroger sur les valeurs que nous avons en commun - ou désirons partager - au sein d’une région du monde aussi variée sur le plan culturel, politique, économique… La période se prête à cette réflexion pour les membres de l’ICOM, car notre organisation est traversée par des questionnements sur son identité – qu’est-ce qu’un musée, quels termes peuvent le définir de manière recevable et pertinente en tout point de la planète, en englobant tous ses domaines, de l’art à la science ?
Au sein de l’Europe, l’enjeu de mobilité est central ; à l’international, il s’agit de solidarité et de partage : les musées européens, leurs organismes de formation et associations professionnelles ont une force de mobilisation de plus en plus réactive lors par exemple d’événements climatiques, de conflits ou d’accidents.
Penser possible une « Europe des musées » est peut-être audacieux. Pourtant, après ces mois de crise sanitaire et un été d’incendies et d’inondations, la culture apparaît comme centrale pour réparer, reconstruire et redonner sens à la vie collective.
Le débat organisé le 9 décembre 2021 par ICOM France en collaboration avec l'Inp a permis d'une part, d'appréhender ensemble les enjeux européens en matière de politique culturelle des musées ; d'autre part, de se saisir de ce « moment politique » pour exprimer les attentes des musées.
Retrouvez les interventions de Pauline Chassaing, Pierre Chotard, Audrey Doyen, Vincent Droguet, Bruno Maquart, Mikael Mohamed, Pia Müller-Tamm, Luís Raposo, David Vuillaume.
La rencontre a été modérée par Juliette Raoul-Duval et Alexandre Chevalier et s'est conclue avec une synthèse de Christian Hottin.
Retrouvez ci-dessous les actes de la soirée.

Forum culturel pour l’Ukraine
Alors que l’Ukraine est envahie, la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie (RMM) et l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), appuyés par le Musée du Louvre, le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, la Bibliothèque nationale de France (BnF), le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), l’ICOM France, l’École du Louvre, le Comité français d'histoire de l’art (CFHA), l’association générale des conservateurs des collections publiques de France (AGCCPF) les associations d’Amis de musées (AMAR, AMMD), la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Normandie, ont pris l’initiative d’ouvrir un forum culturel pour faire vivre la culture et le patrimoine ukrainiens menacés.
Tous les mercredis se tiennent au Musée des Beaux-Arts de Rouen des conférences sur les arts, l’histoire et le patrimoine d’Ukraine, elles sont ensuite reprises à l’INHA. Chaque rendez-vous fait l’objet d’une captation créant ainsi une collection audiovisuelle accessible à tous les publics francophones, qui propose un accès à ce que l’Ukraine a apporté de plus précieux à l’humanité.
Les personnalités invitées, conservateurs et conservatrices de musées, historiennes et historiens de l’art ou du cinéma, écrivaines et écrivains, cinéastes, artistes visuels, etc., font entendre d’autres voix que celles des armes, en rappelant la richesse et la diversité de l’apport culturel de l’Ukraine au patrimoine universel, qui résulte d’échanges et de dialogues permanents, y compris au sein des conflits qui ont marqué ces « terres de sang ».
Elles s’engagent en faveur d’un arrêt des combats, de la souveraineté de l’Ukraine sur son territoire et de la préservation des vies et des biens culturels, matériels et immatériels.
Dates des rencontres
Vendredi 15 avril à 18h30 (Paris, INHA, salle Giorgio Vasari)
- L’Ukraine moderne et contemporaine au musée par Nicolas Liucci-Goutnikov (conservateur au Musée national d'art moderne, chef de la Bibliothèque Kandinsky)
Mercredi 20 avril à 14h30 (Rouen, musée des Beaux-arts)
Et le vendredi 22 avril à 18h30 (Paris, INHA, galerie Colbert, auditorium Jacqueline Lichtenstein)
- Le mythe cosaque de l'Ukraine par Iryna Dmytrychyn (INALCO)
Mercredi 27 avril à 14h30 (Rouen, musée des Beaux-arts)
et jeudi 28 avril à 18h30 (Paris, INHA, galerie Colbert, auditorium Jacqueline Lichtenstein)
- « L’icône ukrainienne au XVIIIe siècle : les ateliers de Kiev » par Olga Medvedkova (CNRS)
La suite de la programmation sera annoncée ultérieurement.
Monuments et documents de l’Afrique ancienne
Ce séminaire, qui s'inscrit dans une cycle de trois rencontres (la première organisée le 13 avril à l'INHA), teste et confronte hypothèses et méthodes pour montrer comment les sciences humaines écrivent aujourd’hui le passé de l’Afrique.
L’objectif est de présenter et discuter les recherches en cours sur l’Afrique ancienne, entendue dans un sens très large de la Préhistoire jusqu’au précontemporain, prenant en compte aussi bien les régions au sud du Sahara que celles qui sont au nord. Il s’agit non seulement d’établir une veille sur les tendances actuelles de la recherche, mais surtout de voir comment celle-ci peut se faire en situation de pénurie documentaire dans une interdisciplinarité en acte.
Ce séminaire permet aussi de mobiliser et rassembler les recherches sur l’Afrique précontemporaine pour créer un lieu d’échanges et dynamiser le champ.
Cette séance sera consacrée aux métamorphoses de trônes bamoun : collections, projections, assignations.
Intervenante
Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA)
A propos du séminaire
En 2021-2022, le séminaire fait la part belle à la jeune recherche, et s’organise autour de trois modules thématiques :
- Le premier rassemble différents jeunes chercheurs autour de questions d’écriture de l’histoire et d’histoire de la justice;
- Le deuxième revient sur les rapports entre histoire et archéologie au long du deuxième millénaire de notre ère ;
- Le troisième présente les recherches en cours sur les archives scientifiques et les recherches liées à l’acquisition d’objets en Afrique par des Européens au cours du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle.
Monuments et documents de l’Afrique ancienne
Ce séminaire, qui s'inscrit dans une cycle de trois rencontres (la première organisée le 13 avril à l'INHA), teste et confronte hypothèses et méthodes pour montrer comment les sciences humaines écrivent aujourd’hui le passé de l’Afrique.
L’objectif est de présenter et discuter les recherches en cours sur l’Afrique ancienne, entendue dans un sens très large de la Préhistoire jusqu’au précontemporain, prenant en compte aussi bien les régions au sud du Sahara que celles qui sont au nord. Il s’agit non seulement d’établir une veille sur les tendances actuelles de la recherche, mais surtout de voir comment celle-ci peut se faire en situation de pénurie documentaire dans une interdisciplinarité en acte.
Ce séminaire permet aussi de mobiliser et rassembler les recherches sur l’Afrique précontemporaine pour créer un lieu d’échanges et dynamiser le champ.
Cette séance présentera la collection d’instruments de musique rapportés d’Afrique par Victor Schoelcher et l’écriture des premiers savoirs ethnomusicologiques en Europe. Elle sera également l’occasion de se pencher sur l’histoire, les populations et territoires au prisme des collections du Gabon conservées en France.
Intervenants
Alexandre Girard-Muscagorry (EHESS - Cité de la musique – Philharmonie
de Paris), Margaux Lefevre (EHESS - IMAF)
A propos du séminaire
En 2021-2022, le séminaire fait la part belle à la jeune recherche, et s’organise autour de trois modules thématiques :
- Le premier rassemble différents jeunes chercheurs autour de questions d’écriture de l’histoire et d’histoire de la justice;
- Le deuxième revient sur les rapports entre histoire et archéologie au long du deuxième millénaire de notre ère ;
- Le troisième présente les recherches en cours sur les archives scientifiques et les recherches liées à l’acquisition d’objets en Afrique par des Européens au cours du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle.
Collections d’écrivains voyageurs
À travers deux exemples marquants d’écrivains voyageurs, cette séance se propose de mettre en lumière deux collections constituées en période coloniale, au gré des voyages de ces auteurs. Les maisons respectives de Pierre Loti (1850-1923) et Alexandra David-Néel (1868-1969), en cours de rénovation ou récemment rénovée, ont été l’occasion d’études renouvelées de ces fonds et de leur contexte de constitution.
Intervenantes
Nadine Gomez (musée Gassendi - maison Alexandra David-Néel, Digne-les-Bains), Claude Stefani (musée Hèbre de Saint- Clément - maison Pierre Loti, Rochefort), modération Émilie Salaberry (musée d’Angoulême)
A propos de ce séminaire
Les collections dites extra-occidentales conservées dans les musées publics ou les collections privées, disséminées tant dans des musées d’art, d’ethnologie que dans des muséums d’histoire naturelle, sont encore trop peu connues. Leur étendue est souvent beaucoup plus grande que ce que les œuvres exposées au public laissent supposer, mais elles sont aussi souvent peu documentées, ce qui laisse place à l’incertitude et bien souvent à un malaise quant à leur provenance. La nécessité d’engager un programme d’études spécifiques sur ces collections, qui était déjà reconnue par les responsables de collections et les chercheurs, devient dans le contexte actuel une priorité scientifique, culturelle et politique.
Ce séminaire a pour objectif de faire état de travaux de recherche aboutis ou en cours, en France et dans le monde, sur des typologies de collections variées tant par leur nature que par leurs provenances géographiques. Il a par ailleurs vocation à offrir outils méthodologiques et données aux conservateurs, aux chercheurs et aux étudiants qui se sont engagés ou veulent s’engager dans cet effort nécessaire d’une connaissance affinée de ces collections.
La famille après la spoliation : mémoire et identité
Après deux séances en 2020 et 2021 consacrées à l’effet de la restitution sur les descendants et aux recherches qu’ils peuvent eux-mêmes mener au sujet de l’histoire familiale, cette séance permettra de revenir sur les conséquences de l’apparition ou de la réapparition de l’objet spolié, bien des années plus tard: comment la famille réagit-elle, quelle mémoire l’objet spolié et restitué réveille- t-il, quelles interrogations personnelles apparaissent alors ? La découverte de traces parfois connues, parfois oubliées ou tues, n’est pas sans conséquence pour les familles et les ayants droit.
Marion Bursaux-Mérel et Tina Irisarri-Bernachon, arrière-petites-nièces de Mathilde Javal dont la demeure fut pillée pendant l’Occupation, évoqueront les effets de ce surgissement et les réflexions que suscite la restitution.
Intervenantes
Marion Bursaux-Mérel et Tina Irisarri- Bernachon (arrière-petites-nièces de Mathilde Javal)
A propos du séminaire
Ce séminaire, qui existe depuis 2019, offre désormais un rendez-vous régulier pour exposer et discuter la recherche relative à la spoliation des biens culturels, à la provenance des œuvres d’art et aux conséquences de la perte et de la disparition de ces biens.
En 2022, la programmation a été élaborée en collaboration avec la Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 du ministère de la Culture et avec l’Institut national du patrimoine.
Elle poursuit le champ d’investigation déjà élargi au contexte, à la signification et aux conséquences des recherches de provenance et des restitutions d’œuvres d’art. Les questions restent nombreuses : pourquoi recherche-t on les œuvres d’art ? Pourquoi s’intéresse-t-on aux œuvres d’art plus qu’à d’autres biens spoliés ? Quelles sont les conséquences d’une restitution pour les descendants de personnes spoliées ? Qu’est-ce que restituer veut dire, pour les descendants des spoliés, qui se retrouvent aux prises avec une mémoire parfois difficile à affronter ; ou pour les musées, qui voient partir une œuvre jusque-là exposée au public ?
Le séminaire s’intéresse également aux artistes et écrivains inspirés aujourd’hui par les thèmes de la spoliation, de la disparition et de la recherche des traces.
Au côté des chercheurs de provenance, des historiens de l’art, des historiens et des juristes, ces créateurs font vivre le souvenir des hommes et des femmes qui furent spoliés, à travers leurs œuvres.
Guerres et exils, 1917-2022
Face à la situation de guerre en Ukraine et à l’invasion du pays, le Palais de la Porte Dorée organise une soirée exceptionnelle, en partenariat avec la revue Esprit, autour des violences de guerre et de l’exil, depuis les révolutions de 1917 jusqu’à l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe en février 2022.
Programme :
Une soirée en trois temps avec deux tables rondes et une lecture performée d'extraits littéraires, de carnets, lettres et poésies.
- Une histoire de violence et d'exil
Retour sur un siècle de relations entre la Russie et l’Ukraine, marqué par différentes formes de violence : guerres, répression politique, déportations, famine (Holodomor). Avec, à chaque événement, l’entrelacs de ces violences, de l’exil et des déplacements forcés
Avec Catherine Gousseff, historienne, directrice de recherche au CNRS et Alain Blum, directeur de recherche à l’INED, directeur d’études associé à l’EHESS.
- Une destinée européenne
Entre Kyiv et la France, le géographe Ivan Savchuk témoignera des premiers jours de la guerre sur place et de son exil, qui l’a mené à traverser plusieurs pays européens, avant de s’arrêter à Paris.
Céline Schmitt, porte-parole de l’UNHCR en France, évoquera les procédures mises en place en urgence par les institutions internationales et les politiques d’accueil dans les différents pays européens.
- Lectures performées
Par Sophie Lewisch et Nikita Gouzovsky de la Compagnie Hors Jeu.
Une soirée présentée et animée par Marianne Amar, historienne, responsable de la recherche au Musée national de l’histoire de l’immigration.