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Soutien à l'Ukraine
Appel à la solidarité avec les professionnels des musées ukrainiens réfugiés en Pologne
Chers collègues, chers amis,
En ces jours dramatiques pour l'Ukraine, ICOM Pologne sollicite votre soutien dans ses efforts pour aider les professionnels des musées ukrainiens.
Au cours de la troisième semaine de l'agression russe contre l'Ukraine, la Pologne a accueilli plus de 1,7 million de réfugiés, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. La population polonaise, les collectivités locales et l'État offrent une aide considérable pour leur venir en aide. Ces derniers arrivent souvent avec peu ou pas de biens et ont besoin d'un abri, de nourriture, de fournitures médicales, etc.
En Ukraine, les gens ne se contentent pas de combattre l'agresseur, ils essaient également de protéger et de sauver le patrimoine culturel : musées, bibliothèques, monuments, patrimoine architectural. Les musées polonais et le ministère de la culture et du patrimoine national organisent l'aide aux musées et aux institutions culturelles dans de nombreuses villes ukrainiennes.
Que faisons-nous ?
L'ICOM Pologne a décidé de se concentrer sur les besoins du personnel des musées qui ont trouvé refuge dans notre pays. Avec l'aide du Secrétariat Général de l'ICOM, nous avons constitué une équipe parlant ukrainien et avons commencé à localiser les personnes dispersées dans les villes polonaises. Nous prévoyons de fournir des bourses individuelles de 3 mois aux professionnels de musée qui en feront la demande. Ces bourses devraient les aider à répondre à leurs premiers besoins.
Dans le même temps, notre équipe servira de point de contact entre les bénéficiaires et les musées et institutions culturelles polonais, afin qu'ils puissent trouver un emploi et un milieu professionnel accueillant. L'État polonais a déjà simplifié au maximum les formalités d'embauche nécessaires.
Afin de fournir ces bourses (environ 850 euros par mois), nous devons collecter des fonds dans le milieu international. Nous comptons sur le soutien de toutes les organisations qui s'occupent de musées, de patrimoine culturel, d'histoire de l'art et d'aide humanitaire.
Comment nous contacter ?
Nous sommes ICOM Poland : https://icom-poland.mini.icom.museum/kim-jestesmy/
une ONG enregistrée en Pologne au registre du tribunal du pays KRS : 0000894842.
Adresse : Pl. Malachowskiego 3, 00-916 Varsovie, Pologne
Contact : helpukraine@icompolska.eu
Nom de la banque : Santander Bank Polska
Adresse : al. Jana Pawła II 17, 00-854 Warszawa, Pologne
Nom du titulaire du compte : POLSKI KOMITET NARODOWY MIĘDZYNARODOWEJ RADY MUZEÓW ICOM
Numéro IBAN (compte en EURO) : PL85 1090 1056 0000 0001 4994 4413
Code SWIFT : WBKPPLPP
Titre du paiement : Help Ukraine
Piotr Rypson, président d'ICOM Pologne
Journée Wikimédia culture et numérique
Wikimédia France, en partenariat avec les Archives nationales, le Club Innovation & Culture CLIC France et l’INHA vous invite le 26 avril 2022 à l’INHA de 9h à 17h30 pour assister à la restitution officielle du tout premier rapport open content en France : « L’Open Content dans les institutions culturelles en France - État des lieux des pratiques numérique et d’ouverture de contenus des institutions culturelles. »
Cette journée aura intégralement lieu en présentiel.
Une édition exceptionnelle
Alors que de nombreux publics sont encore privés des numérisations d’œuvres appartenant au domaine public, on voit émerger depuis quelques années en France une reconsidération de la valeur des images d’œuvres et des documents par les institutions culturelles. Ces pratiques, déjà observées à l’international, sont menées de manière hétérogène par quelques GLAM en France et n’étaient jusqu’ici ni analysées sur le plan national ni étudiées pour en faire ressortir les enjeux fondamentaux et les conditions de mise en place.
C’est ce que propose ce rapport sur les pratiques open content des institutions culturelles. Dresser un premier état des lieux en France et proposer un outil de compréhension du contexte de ces démarches, de leurs contraintes, de leurs avantages et de leurs perspectives pour l’avenir.
Wikimédia France a donc choisi de faire une édition exceptionnelle de la "Journée Wikimédia culture et numérique" qui s’ouvrira sur une présentation officielle du rapport proposé par Wikimédia France et l’agence Phare.
Des discussions et échanges informels auront lieu l'après-midi, autour de l’open content et de son implication concrète au sein de projets collaboratifs comme Wikimedia Commons, Wikidata et Wikipédia.
Une opportunité rare pour rencontrer de nombreux professionnels de la culture et placer l’open content au centre des débats sur les politiques culturelles.
Journée d'étude "Bien dans son musée"
Les élèves du Master 2 Médiation du Patrimoine et de l'Exposition de l'Université Sorbonne Nouvelle vous invitent à la journée d'étude "Bien dans son musée : comment l’institution prend-elle soin de ses publics ?" au Musée Carnavalet.
Bien-être, confort, mieux-être, art-thérapie… Que signifient ces termes que l'on entend de plus en plus dans les institutions ? Si cette tendance s’observe depuis un certain temps outre Manche, les professionnels de la culture en France semblent à leur tour s’emparer de la question.
Rendez-vous le samedi 2 avril au Musée Carnavalet (l'entrée se situe au 14 rue Payenne, 75004 Paris).
Programme
- 13 h - Accueil
- 13 h 30 - Présentation et introduction
Avec les étudiants du Master Médiation du Patrimoine et de l'Exposition; Mme Valerie Guillaume, directrice du Musée Carnavalet; Mme Nathalie Bondil, directrice du musée et des exposition à l'Institut du Monde Arabe.
- 14 h - Table ronde # 1 : Le musée, lieu de confort ?
Mme Noémie Giard, cheffe du service des public du Musée Carnavalet; Mme Viviana Gobbato, doctorante en muséologie et chargée d'enseignement à l'Université Sorbonne Nouvelle.
- 15 h - Table ronde # 2 : Le musée, lieu de mieux-être ?
Mme Gaëlle Piton, auteure, sophrologue et instructrice en médiation de pleine présence; Mme Lucille Chastre, médiatrice et chargée des publics au Musée de la Libération de Paris - Musée du Général Leclerc - Musée Jean Moulin; Mme Anne-Sophie Grassin, cheffe adjointe du service culturel et de la politique des publics au Musée de Cluny.
- 16 h - Table ronde # 3 : Le musée, lieu de soin ?
M. Pierre Lemarquis, neurologue; Mme Nadine Amorim, art-thérapeute au Centre Hospitalier des Quatre Villes; Mme Juliette Barthélémy, chargée du développement des actions de médiation au Palais des Beaux-Arts de Lille.
- 17 h - Conclusion et remerciements
Webinaire francophone - Nouvelle définition du musée / 4e consultation
L’actualisation de la nouvelle définition du musée entre dans sa dernière phase.
La quatrième - et dernière - consultation est en cours. Nous avons maintenant 5 propositions de rédaction soumises à votre choix, dans les trois langues officielles de l’ICOM.
Comme nous nous y étions engagés lors de notre séminaire du 15 octobre dernier, nous vous proposons d’en débattre entre membres francophones de l’ICOM.
L’enjeu est que la définition soit pertinente et surtout qu’elle ait le même sens pour tous, quelle que soit la langue dans laquelle elle est utilisée. C’est pourquoi vous trouverez, à la fin de cet article, un lien vers les définitions dans les 3 langues. Mais bien sûr, notre débat du 28 mars portera sur les versions françaises.
Le moment est propice car c’est maintenant que se concentre le processus de choix de la définition qui sera présentée au vote des membres lors de la conférence de Prague.
C’est pourquoi nous vous proposons de tenir un échange en langue française, ouvert à tous les membres francophones, que le français soit leur langue officielle ou celle dans laquelle ils sont le plus à l’aise pour s’exprimer.
Bruno Brulon (locuteur en langue française), et Lauran Bonilla-Merchav, co-pilotes du groupe DeFine, nous exposeront l’état des lieux et les étapes restantes afin de vous y associer le plus étroitement possible.
Votre participation est importante car chaque mot compte, et aussi chaque voix !
Vidéo de la séance
Documentation complémentaire
Nature en soi, Nature en droit
Théorisée dès les années 1970, la question de la relation de l’Homme à la Nature fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle approche juridique qui s’inspire des principes de vie et de gouvernance des peuples autochtones. Elle propose d’accorder aux écosystèmes exceptionnels un droit à exister, à se régénérer et à se défendre en les reconnaissant comme sujets de droit. Encouragées et débattues dans les plus hautes instances internationales, des initiatives se multiplient partout dans le monde, et depuis peu en Europe.
À travers l'exposition Nature en soi, Nature en droit, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère propose une immersion dans la beauté d'écosystèmes européens où ces démarches émergent. Corto Fajal, auteur-réalisateur, et Valérie Cabanes, juriste et essayiste, à l’initiative de cette mise en lumière, sont allés à la rencontre de citoyens, de peuples autochtones et d’artistes afin de comprendre leur démarche et d’explorer les écosystèmes aquatiques et forestiers qu’ils souhaitent protéger.
Dans le cadre de la saison culturelle départementale « l’Appel de la forêt en Isère », le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, musée départemental d’histoire et de société, invite le visiteur à une rencontre sensible, immersive et pédagogique avec la Nature et ses gardiens.
Dans le cadre de « l’Appel de la forêt », porté par le Département de l’Isère
Un événement labellisé Grenoble Capitale verte
En partenariat avec la Fondation Danielle Mitterrand
Code de Déontologie de l’ICOM : deux nouvelles normes
Le Comité permanent de l’ICOM pour la Déontologie (ETHCOM) a publié deux nouvelles directrices qui viennent à compléter le Code de Déontologie de l’ICOM pour les musées.
Normes sur l'inscription à l'inventaire du Conseil International des musées
Les lignes directrices suivantes précisent les principes du Code de déontologie de l’ICOM pour les musées relatifs à l’acquisition et à l’inscription à l’inventaire des objets des collections des musées, notamment : « La mission des musées est d’acquérir, de préserver et de valoriser leurs collections afin de contribuer à la sauvegarde du patrimoine naturel, culturel et scientifique. Leurs collections constituent un important patrimoine public, occupent une position particulière au regard de la loi et jouissent de la protection du droit international. À cette mission d’intérêt public est inhérente la notion de gestion raisonnée, qui recouvre les idées de propriété légitime, de permanence, de documentation, d’accessibilité et de cession et de dispositions responsables. »
Normes sur l'inscription à l'inventaire
Normes sur la levée de fonds du Conseil International des musées
Les normes suivantes précisent les principes du Code de déontologie de l’ICOM pour les musées relatifs à l’accroissement des ressources financières d’un musée grâce à une levée de fonds. Dans le présent document, « l’aide financière » désigne les fonds obtenus par un musée auprès de sources extérieures, telles que des personnes, des organisations philanthropiques, des fondations, des entreprises et des organismes publics. Les musées doivent en toutes circonstances observer les lois en vigueur relatives à la levée de fonds pour leurs activités et faire du Code de déontologie de l’ICOM pour les musées la pierre angulaire de leurs politiques en la matière.
Nouvelle déclaration de l'ICOM concernant l'invasion russe en Ukraine
Suite à l’invasion russe en Ukraine, le Conseil international des musées (ICOM) rappelle le rôle des musées, de la culture et de la coopération internationale dans la construction d’une paix durable entre les nations.
Le 24 février, l’ICOM a condamné l’invasion russe de l’Ukraine et a demandé à toutes les parties de respecter les conventions internationales pour la protection du patrimoine et des musées en période de conflit. Alors que nous poursuivons notre travail pour aider nos collègues ukrainiens à assurer leur sécurité, ainsi que celle de leurs musées et de leurs collections, nous souhaitons exprimer notre gratitude à la communauté muséale internationale, qui a manifesté un grand soutien à l’Ukraine, et notre solidarité avec les citoyens russes qui expriment leurs préoccupations, souvent au prix de risques personnels importants.
L’ICOM est né en 1946, à une époque où les appels au pacifisme et à l’unité donnaient naissance à de nombreuses organisations internationales dans le but de construire une paix durable entre les nations au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le conflit était terminé, mais le chemin de la réconciliation était encore long. Les membres fondateurs de notre organisation avaient compris que les musées et la culture avaient un rôle central à jouer dans la création d’un terrain commun pour la compréhension mutuelle et le dialogue. Ces idéaux qu’ils ont insufflés à l’ICOM restent des valeurs fondamentales que nous défendons encore aujourd’hui.
“1. nous croyons qu’il est de la plus haute importance pour chaque nation que la connaissance des cultures des différents pays faisant partie d’un même monde soit plus largement diffusée ; 2. par ce moyen, il y aura un terrain plus large de compréhension mutuelle, car par l’échange de connaissances culturelles, il y a un terrain commun pour la paix ;” – 1ère Assemblée Générale de l’ICOM, Mexico, 8 novembre 1947
Face à la terreur et à la tragédie, nous devons choisir l’unité et la solidarité. Comme nous l’avons fait dans le passé, l’ICOM et la communauté muséale mondiale se joignent aux efforts pour protéger le patrimoine, maintenir les relations culturelles entre les communautés muséales de différentes nations, et défendre la culture comme moyen de construire une paix durable, en Ukraine comme dans toutes les autres nations du monde.
Webinaire francophone - Nouvelle définition du musée / 4e consultation
L’actualisation de la nouvelle définition du musée entre dans sa dernière phase.
La quatrième - et dernière - consultation est en cours. Nous avons maintenant 5 propositions de rédaction soumises à votre choix, dans les trois langues officielles de l’ICOM.
Comme nous nous y étions engagés lors de notre séminaire du 15 octobre dernier, nous vous proposons d’en débattre entre membres francophones de l’ICOM.
L’enjeu est que la définition soit pertinente et surtout qu’elle ait le même sens pour tous, quelle que soit la langue dans laquelle elle est utilisée. C’est pourquoi vous trouverez, à la fin de cet article, un lien vers les définitions dans les 3 langues. Mais bien sûr, notre débat du 28 mars portera sur les versions françaises.
Le moment est propice car c’est maintenant que se concentre le processus de choix de la définition qui sera présentée au vote des membres lors de la conférence de Prague.
C’est pourquoi nous vous proposons de tenir un échange en langue française, ouvert à tous les membres francophones, que le français soit leur langue officielle ou celle dans laquelle ils sont le plus à l’aise pour s’exprimer.
Bruno Brulon Soares (locuteur en langue française), et Lauran Bonilla-Merchav, co-pilotes du groupe DeFine, nous exposeront l’état des lieux et les étapes restantes afin de vous y associer le plus étroitement possible.
Votre participation est importante car chaque mot compte, et aussi chaque voix !
Accès à la séance
ID de réunion : 825 5197 3490
Code secret : 148498
Journée régionale d'étude "Patrimoine spolié entre 1933 et 1945"
La Direction régionale des affaires culturelles Centre-Val de Loire organise le 28 avril 2022 à l'Auditorium du musée des Beaux-Arts d'Orléans la journée d'étude intitulé "Patrimoine spolié entre 1933 et 1945 : recherche de provenance en Centre-Val de Loire".
Afin de donner un nouvel élan à la politique de réparation de la spoliation des biens culturels subie principalement par les juifs entre 1933 et 1945, spoliation qui s'inscrit dans le processus général des persécutions antisémites et de la Shoah, le ministère de la Culture a crée en 2019 un service chargé de piloter cette politique, de poursuivre et d'amplifier les efforts nécessaires pour faire la lumière sur les biens culturels à la provenance douteuse conservés par les institutions publiques : œuvres dites « Musées nationaux récupération » (MNR), livres spoliés mais aussi œuvres entrées dans les collections permanentes. Il s'agit d'affirmer une véritable politique publique de réparation et de mémoire, qui doit être assumée en tant que telle et rendue visible.
Inscription gratuite sur réservation : musees.centre@culture.gouv.
Programme
- 9h15 : Accueil
- 9h30 : Présentation de la journée par Diana Gay, conseillère pour les musées, DRAC Centre-Val de Loire
- 9h45 : "La recherche de provenance pour identifier et restituer les œuvres spoliées", David Zivie, chef de la mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945, ministère de la Culture, secrétariat général
- 10h30 : Questions-réponses
- 11h30 : Etude de cas : " Les musées Nationaux Récupération (MNR) déposés au musée des beaux-arts à Orléans", Olivia Voisin, directrice des musées municipaux
- 12h30 : Déjeuner libre
- 14h : Table-ronde " Musées / Archives / Monuments historiques ", Françoise Reginster, responsable scientifique du château-musé de Gien; Florence Margo-Schwoebel, directrice des musées et du patrimoine historique à Bourges; David Chanteranne, directeur du musée Bertrand à Châteauroux; Jean-André Assié et Delphine Allannic, chargés de la documentation et des archives au musée départemental Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt; Hélène Lebédel-Carbonnel, conservatrice régionale adjointe des monuments historiques DRAC Centre-Val de Loire; Annaig Lefeuvre, responsable du Cercil-musée-mémorial des enfants du Vél d'Hiv - Mémorial de la Shoah
Modérateur : Didier Schulmann, conservateur général honoraire, ancien directeur de la bibliothèque Kandinsky au musée national d'art moderne.
- 15h : Questions-réponses
- 15h15 : Etude de cas : "Les œuvres déposées par le musée du Louvre en Centre-Val de Loire", Sophie Marmois et Emmanuelle Polack, musée du Louvre, direction de la recherche et des collections
- 15h45 : Questions-réponses
- 16h : Etude de cas : "Les MNR du musée des beaux-arts à Tours", Hélène Jagot, directrice des musées et du château
- 16h45 : Questions-réponses
- 17h : Synthèse par Diana Gay, conseillère pour les musées, DRAC Centre-Val de Loire
Approches sensorielles et sensibles des patrimoines
Les élèves conservatrices et conservateurs de l’Institut national du patrimoine (INP) et de l’Institut national des études territoriales (Inet) ont choisi d’explorer les rapports entre sensorialité et patrimoines à l’occasion d’une journée d’étude organisée le 4 avril 2022 dans l’auditorium du musée de la Musique.
Le colloque montrera comment l’attention portée aux différents sens renouvelle l’étude et l’appréhension des sites, des monuments, des musées et des archives. L’évolution des interdits associés aux lieux et objets patrimoniaux (« Ne pas toucher », « Ne pas s’asseoir », « Ne pas manger »…) ont, depuis le XIXe siècle, largement contribué à cantonner la compréhension du patrimoine au seul sens de la vue. De nombreuses initiatives dans les domaines de la recherche, de la restitution aux visiteurs ou de la création contemporaine remettent aujourd’hui en cause ce primat d’une approche visuelle et cognitive.
Du point de vue scientifique, l’affirmation d’une histoire des sensibilités comme champ à part entière des études historiques interroge la conservation et la présentation au public d’une histoire de l’ouïe, du toucher, de l’odorat ou du goût. Parallèlement, les sens inspirent de nouvelles initiatives à destination des publics pour présenter le patrimoine sous l’angle de l’expérience. Il s’agira donc d’explorer les sens en tant qu’objets patrimoniaux et modalités d’accès à ceux-ci.
Les conférences auront lieu de 9h00 à 18h00 à l’auditorium du musée de la Musique (221 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris)
Entrée libre sur inscription – Inscrivez-vous
Les inscriptions sont ouvertes 1 mois avant le début de chaque manifestation.
Pour plus d'informations, contacter : manifestations.scientifiques@inp.fr
Intervenant(s)
Arlette Farge, historienne, directrice de recherche au CNRS, rattachée au Centre de recherches historiques de l’EHESS; Dominique Frère, professeur d’histoire et d’archéologie antique (CNRS); Lily Martinet, docteure en droit, chargée de recherche à l’Institut Max-Planck (Luxembourg); Géraud Buffa, conservateur du patrimoine, région Provences-Alpes-Côte-d’Azur; Éric Sutter, président de la Société française de campanologie, membre de la commission nationale du Patrimoine et de l’Architecture; Mylène Pardoen, archéologue-musicologue, chercheuse à l’Institut des sciences de l’homme (université de Lyon-Saint-Étienne), chercheuse associée au CNRS et à l’EHESS; David Howes, professeur au département de sociologie et d’anthropologie de l’université de Concordia (Montréal, Canada) et directeur du Centre for Sensory Studies; Mathilde Castel, docteure en muséologie, chargée de mission auprès du parfumeur Cartier; Vincent Blech, muséographe à la Cité des sciences et de l’industrie; Marion Bernard, directrice des archives départementales de Charente
Jérôme Glicenstein, professeur au département Arts plastiques de l’université Paris VIII, rédacteur en chef de la revue Marges; Anne Both, docteure en anthropologie.