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Jouer et actionner les instruments des collections patrimoniales
La valeur patrimoniale des instruments de musique et des objets des musées réside autant dans leur matérialité, qu'il faut préserver, que dans les interactions et les pratiques culturelles dans lesquels ils sont ancrés. Pour certains, une dimension « performative » particulièrement forte peut exister, puisque l’objet est l’outil qui permet d’accomplir une action. Les instruments de musique, les véhicules, les horloges, les machines et les instruments scientifiques sont des exemples de ce type d'objets dont on ne comprend pleinement la fonction que lorsqu'ils sont joués ou actionnés.
Depuis des décennies, les politiques de conservation des musées tiennent compte de la nécessité de mettre en mouvement ces objets et du risque que cela peut représenter pour leur conservation. La mise en avant des différences et des points de rencontre qui existent entre les pratiques de plusieurs collections, musées et pays permettra de mieux comprendre les enjeux éthiques et techniques qui sont à l’origine de ces politiques.
Le colloque se tiendra en l'anglais. Une traduction simultanée de l'anglais vers le français est prévue.
Comité scientifique :
Frank P. Bär (CIMCIM)
Gabriele Rossi-Rognoni (CIMCIM)
Ech-cherki Dahmali (CIMUSET)
Juliette Raoul-Duval (CIMUSET)
Johanna Vähäpesola (CIMUSET)
Stéphane Vaiedelich (Cité de la musique - Philharmonie de Paris)
Thierry Maniguet (Cité de la musique - Philharmonie de Paris)
Marie-Pauline Martin (Cité de la musique - Philharmonie de Paris)
Emmanuel Hondré (Cité de la musique - Philharmonie de Paris)
Organisation :
Mathilde Thomas (Cité de la musique - Philharmonie de Paris)
Coproduction Philharmonie de Paris, International Council of Museums (ICOM), Comité international pour les musées et collections d'instruments et de musique (CIMCIM) et International Committee for museums and collections of science and technology (CIMUSET)
Lancement de l'antenne régionale AFROA
PROGRAMME
10h00 : Café d'accueil
10h30 : Présentation de l'AFROA et des antennes animée par des membres du
bureau de l'AFROA dont Claire Vasdeboncoeur
11h30 : Questions / Réponses
12h00 - 13h00 : Pause déjeuner
13h15 – 13h45 : Présentation du chantier de déménagement du Musée National du
Sport de Paris à Nice
14h – 15h15 : Visite des réserves avec Hélène Barbiero, responsable du Pôle
Collections du Musée National du Sport
15h30 – 16h : Présentation des chantiers actuels du musée en réserve et de ses
problématiques (conservation préventive des matériaux contemporains,
réaménagement des réserves, marquage et récolement, etc.)
ADRESSE
Musée National du Sport
Boulevard des Jardiniers
06200 Nice
Marchés publics en conservation-restauration. De la conception à l’exécution.
Cette journée d’étude se propose d’observer comment les prestations de conservation-
restauration sont définies et décomposées pour passer dans le filtre des marchés publics.
Ces retours d’expériences devront permettre d’analyser ce qui a été pertinent dans la
conception, de ce qu’il ne l’a pas été, confronté aux réalités du chantier, à travers plusieurs
types de marchés public, concernant plusieurs typologies de collections et des structures aux
fonctionnements variés. Le but de cette journée est d’en tirer des grandes lignes
d’enseignement pour améliorer les pratiques.
Pour mieux faire connaître cette diversité et améliorer les pratiques en se fondant sur des
retours d’expérience, le musée du quai Branly - Jacques Chirac et la Fédération
française des professionnels de la conservation-restauration (FFCR) organisent une journée
de rencontres autour de ce thème.
Il est possible d’y assister gratuitement, dans la limite des places disponibles et sur
inscription auprès d’Éléonore Kissel.
La restitution des biens culturels
PROPOS
"La restitution des œuvres d’art est une question qui revient régulièrement dans la presse, le plus souvent à l’occasion de la rétrocession de biens spoliés durant la seconde guerre mondiale ou issus de pillages. Récemment, cette question a pris un tour et une ampleur inédits. La présidence de la République française a commandé un rapport sur la question de la restitution du patrimoine africain subsaharien à Bénédicte Savoy et Felwine Sarr. Ce rapport a relancé le débat par ses préconisations très radicales : restitution de toutes les collections dont les musées ne pourraient justifier provenir d’une cession librement consentie par son propriétaire
originel.
La constitution des collections et la circulation des biens culturels sont un immense champ de recherche. Les circonstances de l’acquisition de certaines œuvres peuvent apparaître contestables aujourd’hui alors qu’elles étaient licites autrefois. La circulation des biens culturels est encadrée par un corpus juridique important et complet. La restitution d’une œuvre intervient principalement lorsque l’on peut démontrer sa sortie illicite du territoire du pays d’origine (après 1970) ou sa provenance frauduleuse (vol ou spoliation).
Le colloque reviendra sur l’histoire des restitutions dans un cadre plus large que celui du seul art africain. Il abordera des cas qui ont eu lieu au sein d’un même pays ou entre des contrées étrangères, pour des biens allant de l’antiquité à la période contemporaine. La situation des spoliations nazies et des MNR sera observée avec attention, car elle représente un bon exemple du travail de recherche des provenances et des propriétaires de biens incontestablement volés. Enfin, la situation de l’art africain dans les musées européens sera largement analysée. Une présentation de l’histoire des collections permettra de montrer qu’elles ne sont pas toutes issues de pillages et que les problèmes qu’elles soulèvent méritent d’être traités avec nuances.
La question des restitutions et du rapport Savoy-Sarr n’est pas anodine pour nos sociétés. Elle renvoie directement à l’identité des musées et de notre rapport au reste du monde. Proposer de restituer toutes les collections d’art africain subsaharien en arguant qu’un musée n’a pas de légitimité à exposer autre chose que sa production nationale revient à tendre vers un dangereux isolationnisme intellectuel et un communautarisme bien éloigné des principes d’humanisme et d’universalité des musées."
Léonard de Vinci : l'expérience de l'art
L’exposition « Léonard de Vinci » au musée du Louvre et l’achèvement du projet
IPERION-CH (Integrated Platform for the European Research Infrastructure On Cultural Heritage) sont l’occasion de présenter à un large public les études, menées depuis une dizaine d’années par différentes institutions, des œuvres de l’artiste.
La journée sera consacrée à la présentation de ces résultats inédits, susceptibles de faire mieux comprendre la pratique singulière de Léonard de Vinci.
Comité d’organisation scientifique :
Vincent Delieuvin, musée du Louvre
Louis Frank, musée du Louvre
Michel Menu, C2RMF
Bruno Mottin, C2RMF
Élisabeth Ravaud, C2RMF
En collaboration avec le C2RMF, le CNRS, E-RIHS, IPERION-CH
Montrer & interpréter la vigne et le vin
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Le chantier cathédral en Europe
Le chantier cathédral en Europe
Diffusion et sauvegarde des savoirs, savoir-faire et matériaux du Moyen Âge à nos jours
Après l’inclusion des savoir-faire de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg à l’Inventaire national du Patrimoine culturel immatériel en France (2017), la reconnaissance de la démarche de sauvegarde des savoirs, des compétences techniques et des pratiques sociales des ateliers de cathédrales a progressivement fédéré les ateliers de cinq pays européens (Allemagne, Autriche, France, Norvège, Suisse). En mars 2019, ils ont déposé auprès de l’UNESCO, pour le Registre des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, une candidature commune : « Les techniques artisanales et les pratiques coutumières des ateliers de cathédrales, ou Bauhütten, en Europe : savoir-faire, transmission, développement des savoirs, innovation ». Ces dix-huit ateliers se consacrent tous à la réservation de cathédrales et de grands édifices, ainsi qu’à la recherche, à la documentation et à la transmission des savoirs associés. Comme d’autres en Europe, ils forment un réseau transfrontalier et vivant au sein de la plus large association européenne d’architectes et le responsables d’ateliers de cathédrales, le Dombaumeister e.V., fondé en 1988, qui promeut la transmission du travail en atelier et les pratiques qui y sont mises en œuvre. Ces ateliers abritent une communauté de travail, mais aussi une communauté vivante avec ses rituels, ses fêtes et des formes de communication bien établies. Ils conservent les traditions coutumières des ouvriers du bâtiment, ainsi qu’une mine de connaissances intellectuelles et techniques, transmises à la fois oralement, d’artisan à artisan, par l’imitation et l’observation, et par écrit, grâce à de nombreuses archives en particulier.
L’existence de ces chantiers permanents autour des cathédrales a préservé des techniques artisanales, un savoir traditionnel ou nouvellement acquis et des coutumes liées à la construction et à la préservation d’édifices nécessitant un entretien constant. Elle a aussi créé les conditions d’une transmission des techniques, des formes et des thèmes et d’une circulation et d’une émulation des savoirs à grande échelle. Ces deux dernières décennies, les avancées de la recherche en histoire de l’architecture et en histoire et anthropologie des techniques ont fait sensiblement progresser les connaissances sur l’institution des chantiers de cathédrales, sur le fonctionnement des métiers en leur sein et sur la circulation des savoirs et des hommes d’un chantier à l’autre. Les travaux ont cherché aussi à expliciter les causes et les conséquences, au plan politique, culturel, économique, mais aussi administratif et statutaire, de ces transferts techniques et artistiques sur la production architecturale, puis sur l’histoire de la restauration monumentale, à l'échelle européenne. Pour autant, il n’en a été proposé que peu de synthèses à l’échelle européenne, surtout sur le temps long, y compris jusqu’à nos jours, pour en faire émerger les constances et les ruptures, les points de convergence et les spécificités, et ainsi mieux qualifier le contexte d’élaboration de la culture architecturale et technique autour des cathédrales européennes, replacées dans leur contexte.
Les contributeurs de ce colloque européen étudieront durant ces trois jours la spécificité du fonctionnement des chantiers et des métiers impliqués dans la construction des cathédrales hier et dans leur restauration aujourd’hui ; ils mettront en valeur les sources, écrites ou figurées, autorisant la recherche en ces domaines et la façon dont elles ont été exploitées ces toutes dernières décennies ; enfin, ils questionneront les phénomènes de circulation et d’échanges des savoirs et des compétences que l’on connaît depuis le Moyen Âge autour des chantiers des cathédrales et ces pratiques de conservation inscrites dans un processus de transfert durable des connaissances.
COORDINATION
Le colloque est organisé par :
- le département du Pilotage de la recherche et de la Politique scientifique, direction générale des Patrimoines, ministère de la Culture (Isabelle Chave)
- le Centre André-Chastel (Dany Sandron)
- le labex « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (Étienne Faisant)
avec le soutien de :
- l’Institut national du Patrimoine
- l’Observatoire des patrimoines de Sorbonne Université
- l’Office allemand d’échanges universitaires — Deutscher Akademischer Austauschdienst
COMITÉ SCIENTIFIQUE
Christophe AMSLER, architecte du patrimoine, Lausanne
Flaminia BARDATI, Université La Sapienza, Rome
Dr. Sabine BENGEL, Fondation de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg
Philippe BERNARDI, CNRS
Isabelle CHAVE, ministère de la Culture / direction générale des Patrimoines
Étienne FAISANT, Sorbonne Université / Centre André-Chastel / labEx EHNE
Prof. Christian FREIGANG, Freie Universität, Berlin
Étienne HAMON, Université de Lille
Pascal LIÉVAUX, ministère de la Culture / direction générale des Patrimoines
Mathieu LOURS, Université de Cergy-Pontoise
Caroline PIEL, ministère de la Culture / Inspection générale des patrimoines
Dany SANDRON, Sorbonne Université / Centre André-Chastel / labEx EHNE
Dr. Barbara SCHOCK-WERNER, Zentral Dombau-Verein zu Köln / Dombaumeister e. V.
Prof. Dr. Eva-Maria SENG, Université de Paderborn
Roger SOMÉ, Université de Strasbourg
Dipl.-Ing. Wolfgang ZEHETNER, Dombauhütte St. Stephan, Wien / Dombaumeister e.V.
Les musées universitaires et leurs publics
Les musées universitaires connaissent, depuis le début du XXIe siècle, un véritable regain d’intérêt : fondation d’un réseau européen UNIVERSEUM (2000) et du Comité international pour les musées et collections universitaires (UMAC) au sein de l’ICOM (2001), rénovation de l’Ashmolean Museum à Oxford (2009) reconnu comme premier musée universitaire (1683), création de nouvelles réserves accessibles et rénovation du Conservatoire national des arts et métiers à Paris (2000). Ces quelques initiatives semblent incarner la volonté des acteurs universitaires de donner un nouveau sens à leurs structures muséales mais aussi le besoin d’une reconnaissance officielle par la communauté internationale des professionnels des musées ; alors que le grand public semble se sentir moins concerné.
Aujourd’hui, l’Embarcadère du Savoir s’associe au Séminaire de Muséologie de l’Université de Liège pour l’organisation d’un colloque relatif aux publics des musées universitaires qui aura lieu du 5 au 7 novembre 2019. Ce colloque bénéficiera du soutien de l’UMAC.
Pourquoi se pencher sur les publics ?
Les musées universitaires actuels sont fréquentés par un public encore trop restreint (limité aux chercheurs/étudiants/professeurs, quelques familles ou amateurs avisés). Cela nous incite donc à évaluer, à l’occasion du colloque, les raisons de cette conjoncture et à questionner les pratiques contemporaines de nos institutions universitaires : discours élitiste ? scénographie poussiéreuse ? inadaptation des modes de communication vers les publics ? vitrine de l’université ? collections trop méconnues et hétérogènes ? Ainsi, ce colloque a pour objectif d’inviter les autorités universitaires et les gestionnaires de collections à mener une réflexion globale sur leur politique d’accueil des publics.
Au programme de ce colloque sur « Les musées universitaires et leurs publics », sept problématiques seront envisagées et ce, à partir de plusieurs questionnements relatifs :
- Pourquoi le public ne se rend pas au musée universitaire ?
- Quels modes de communication pour le public des musées universitaires ?
- Le musée universitaire peut-il être un lieu de démonstration de la recherche académique ?
- Marketing du musée universitaire : représente-t-il une vitrine potentielle de l’Université ?
- Quelle expographie pour le musée universitaire ?
- Comment assurer une inclusion sociale et culturelle au musée universitaire ?
- Musées universitaires et étudiants/chercheurs : quelle place pour un lieu de formation ?