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2471 résultats trouvés

Les collections patrimoniales ont-elles un avenir ?

Date limite d’envoi des propositions : 16 janvier 2019

Depuis le dix-huitième siècle ont été amassées, inventoriées, étudiées et cataloguées d’innombrables collections patrimoniales. Soigneusement stockées et conservées, et en partie exposées au public par des monuments, des archives, des bibliothèques et surtout des musées, elles représentent un fardeau envahissant et d’autant plus coûteux que, depuis une cinquantaine d’années, la patrimonialisation n’a cessé d’élargir son domaine d’action. 

En France où elles sont, pour une grande partie d'entre elles dit la loi, inaliénables et imprescriptibles, et partout ailleurs dans le monde,  quelle est donc leur utilité au moment où, du moins en apparence, seules les grandes expositions temporaires, réalisées à grand frais pour de courtes périodes, sont susceptibles d’attirer un public nombreux ? Les collections, notamment celles que les musées par principe (selon la définition jusqu'il y a peu consensuelle, diffusée par l’Icom) sont obligés de détenir, représentent-elles encore pour ces derniers un avantage déterminant ?Dialectiquement, et même si cette proposition semblera à certains sacrilège, ne faut-il pas envisager de se défaire des collections ? Ou, comme on le fait dans une bibliothèque, de les « désherber » périodiquement en mettant au pilon des pans entiers de collections, des séries, ou de multiples exemplaires identiques devenus encombrants, démodés ou inutiles ? Les musées doivent-ils accepter sans discussion les legs des collectionneurs ou les collections des différents musées qui décident de fermer ? 

Les collections sont au cœur des politiques patrimoniales et muséales. Mais on n’en parle qu’assez peu. Il aura fallu que la loi impose aux établissements labellisés « Musées de France » la production d’un projet scientifique et culturel (ou son renouvellement) puisque le volet scientifique concerne surtout la gestion des collections, pour que les responsables des musées soient contraints de retravailler cette ardente obligation. Les chercheurs contemporains en muséologie, dès la période où ils se sont davantage centrés sur les publics et les médiations, ont cessé de s’intéresser aux collections : elles demeurent en arrière plan de la réflexion muséologique comme une sorte d’impensé ou de non-dit. Certes, les musées ont des collections, mais ce ne sont plus elles qui constituent le levier de leur réputation internationale et le fer de lance de leur politique culturelle en direction des publics. Il faut cependant remarquer que l’univers des collections, sur le plan professionnel, a vécu deux petites révolutions. Il a d’abord été décidé qu’il était indispensable au XXIe siècle qu’elles soient numérisées afin que leurs listes - et les fichiers correspondants - soient mises en ligne ou versées dans des bases de données générales ou spécialisées. Et par ailleurs, à l’occasion de déménagements ou de rénovations, on a décidé de les transférer en sécurité dans des réserves le plus souvent aménagées dans de nouveaux bâtiments, dans l’idéal visitables. C’est, entre autres, le cas du CNAM ou du MUCEM, mais aussi du Museon Arlaten et son CERCO, de Confluences, du Schaudepot du Campus Vitra, et bientôt du Louvre. De facto, la numérisation des collections et la transformation des caves et greniers en réserves dûment climatisées sont les deux seules innovations qui ont traversé le monde clos et opaque des collections patrimoniales. 

Pourtant, on observe un certain frémissement dans la vie et surtout la politique scientifique et culturelle des grandes institutions patrimoniales. C’est le cas notamment du musée du Louvre qui a délibérément réorienté sa politique d’expositions temporaires en privilégiant la mise en valeur de ses propres collections. Mais d’autres tendances viennent secouer ou malmener le monde des collections patrimoniales. Faut-il conserver tous les vestiges archéologiques mis au jour lors de fouilles dites de sauvetage qui se sont multipliées ? Comment intégrer dans les réserves les objets qui n’ont pas de matérialité ou de présence physique telles les performances de l’art contemporain ou les résultats de collectes de témoignages oraux conduites par les musées des sciences et des techniques ou ceux d’ethnologie ? Faut-il choisir, et si oui au nom de quelle politique, entre les collections nobles et dignes et celles qui, parce qu’elles sont sales, dangereuses, honteuses et indignes, ne le mériteraient pas ?

Suite de l'appel à proposition

Envoi des résumés
Merci d’adresser vos propositions d’articles sous la forme de résumés (5000 à 7000 signes) par courriel avant le 16 décembre 2019 à : Daniel Jacobi (danieljacobi[a]orange.fr), avec copie à culture-et-musees[a]univ-avignon.fr et Marie-Christine Bordeaux (marie-christine.bordeaux[a]univ-grenoble-alpes.fr).

Les résumés comporteront : 

  • un titre, 
  • 5 références bibliographiques mobilisées dans le projet d’article, 
  • les noms, adresse électronique, qualité et rattachement institutionnel (université, laboratoire) de leur auteur.e., ainsi que des références bibliographiques pour chaque auteur.e (5 environ par personne) Ils détailleront : 
  • l’ancrage disciplinaire ou interdisciplinaire de la recherche, 
  • la problématique, 
  • le terrain ou le corpus, 
  • la méthodologie employée 
  • le cas échéant, une première projection sur les résultats 

Calendrier

  • Octobre 2019 : diffusion de l’appel à propositions d’articles : 16 décembre 2019 : réception des propositions (résumés) Mi- janvier 2020 : réponses aux propositions (résumés) Mi-avril 2020 : réception des textes complets Mai-juin 2020 : expertise en double aveugle Début septembre 2020 : réponses définitives aux auteur.e.s et propositions éventuelles de modifications Novembre 2020 : réception des versions définitives Novembre-décembre 2020 : début du processus éditorial Juin 2021 : publication 

Contact
Daniel Jacobi
danieljacobi[a]orange.fr
Avignon Université
74 rue Pasteur
84029 Avignon 

Appel à contribution / projets
Adhérent ICOM
Revue Culture & Musées
Revue Culture & Musées
mar 01/10/2019 - 12:00
jeu 16/01/2020 - 12:00
Off
Appel à proposition - Culture & Musées
Appel à proposition d'articles - Culture & Musées

Tourisme de masse, tourisme international, de nouveaux défis pour les musées

Le 9 janvier 2020 à l'INHA (75002 Paris)

Cette journée professionnelle est le second temps que l’association consacre au Tourisme après celui organisé à Bordeaux le 8 février 2019 ayant pour thème : Musée et tourisme, une cause commune ? Elle s’adresse aux professionnels des musées et du tourisme, aux universitaires, étudiants et toute personne intéressée par le sujet.

Programme

Coordination : Christophe VITAL, conservateur en chef honoraire, administrateur de l’AGCCPF

Entrée gratuite, nombre de places limitées, inscriptions auprès d’Adrien Foucquier, agccpf[a]yahoo.com

Congrès ICOM France
Adhérent ICOM
INHA - 2 rue Vivienne (75002 Paris)
AGCCPF
jeu 09/01/2020 - 12:00
Off
Programme journée professionnelle AGCCPF
Journée professionnelle organisée par l’AGCCPF

Le musée en scène : regards critiques sur la muséographie 1969-2019

Date limite : 16 décembre 2019

Depuis une cinquantaine d’années, la présentation des collections muséales est devenue une question centrale tant au niveau pratique que théorique, aussi bien dans le cadre muséal qu’universitaire. Plusieurs musées ont promu des muséographies expérimentales ou proposé la restitution plus ou moins fidèle d’anciens dispositifs d’exposition temporaire. Toutes ces reconstructions ont recueilli un grand succès public.
Plusieurs projets de recherche examinent les enjeux précis des dispositifs anciens dans l’histoire de la contemplation muséale, ou proposent une histoire des paradigmes qui ont présidé au développement de la muséographie au cours de l’histoire. Les débats des années 1970 entre muséologie « officielle » et muséologie contestataire se sont également ouverts à la dimension sociale des sciences humaines, avec la sociologie, la sémiologie et le courant des Visual Studies ; de nos jours cette ouverture englobe également les témoignages issus des neurosciences ainsi que les expériences virtuelles.
Le musée du Louvre, quant à lui, n’a cessé de produire des événements sur le sujet pour accompagner ses grands travaux depuis l’ouverture de la pyramide en 1989. En France, depuis lors, le ministère de la Culture a promu une architecture muséale ambitieuse, qui ne se réduit plus à un simple équipement, mais qui est propre à mettre en scène le rapport entre l’art et le grand public. Ces changements institutionnels ont favorisé le rôle croissant de l’architecte et/ou du scénographe dans l’élaboration d’un dispositif muséographique.

Aujourd’hui, un bilan s’impose, pour prendre la mesure des grandes transformations intervenues durant les cinquante dernières années dans ce domaine, et pour réfléchir aux perspectives nouvelles qui se dessinent au XXIe siècle.

Tel est le projet de ce colloque international, organisé par l’École du Louvre et le musée du Louvre (Centre Vivant Denon), les 23 et 24 avril 2020, pour débattre des enjeux muséographiques soulevés par l’exposition de l’objet de musée, en veillant à diversifier les spécialités et les continents (musées d’archéologie, d’art ancien, d’art moderne, des arts extra-européens, de civilisation, d’histoire naturelle…), sans oublier l’art contemporain qui a radicalement transformé la nature de la muséographie et nous engage à analyser comment la création artistique la plus récente a induit de nouveaux modes d’« expographie », comment elle a modifié jusqu’à notre rapport à l’objet et notre expérience de la visite au musée.

Télécharger l’appel à communication :
en français
en anglais

Date limite de dépôt des propositions de communications :

Les propositions de communications (400 mots maximum) en anglais ou en français peuvent être adressées à :
cecilia.hurley-griener[a]ecoledulouvre.fr
ou
colloques[a]ecoledulouvre.fr

avant le 16 décembre 2019
Les frais de voyage et d’hôtel seront à la charge des organisateurs.

Comité d’organisation :
Cécilia Hurley Griener,

HDR, responsable du pôle patrimonial, Université de Neuchâtel
professeure, Université de Neuchâtel, École du Louvre
membre de l’Équipe de recherche, École du Louvre
Françoise Mardrus,
cheffe de service, Centre Dominique-Vivant Denon, Direction de la recherche et des collections, musée du Louvre professeure, École du Louvre

 

Comité scientifique :
Bruce Altshuler,
directeur du programme en études muséales, New York University

Laurence Bertrand-Dorléac,
professeure d’histoire de l’art, Sciences-Po Paris, École du Louvre

Blandine Chavanne,
conservatrice générale du patrimoine honoraire, professeure, École du Louvre

Octave Debary,
professeur, Université Paris Descartes

Cécile Debray,
conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de l’Orangerie

Cécile Degos,
scénographe

Philippe Durey,
conservateur général du patrimoine honoraire, ancien directeur de l’École du Louvre

Dominique de Font-Réaulx,
conservatrice générale du patrimoine, directrice de la médiation et de la programmation culturelle, musée du Louvre

Jérôme Glicenstein,
professeur, Université de Paris 8

Thierry Leviez,
directeur scénographie, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris

François Mairesse,
professeur, Université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle, École du Louvre

Néguine Mathieux,
conservatrice du patrimoine, directrice de la recherche et des collections, musée du Louvre

Marielle Pic,
conservatrice générale du patrimoine, directrice du département des antiquités orientales, musée du Louvre

Appel à contribution / projets
Adhérent ICOM
Ecole du Louvre
École du Louvre et musée du Louvre
jeu 23/04/2020 - 12:00
ven 24/04/2020 - 12:00
Off
L'Ecole du Louvre lance un appel à communication pour un colloque international

Rebondir après le drame : patrimoines et résilience

Le 29 janvier 2020 à l'INHA

Le Comité français du Bouclier  Bleu organise un colloque sur le thème "Rebondir après le drame : patrimoines et résilience" le jeudi 19 décembre 2019 à l’amphithéâtre Colbert de l’INP.

Après un sinistre, un conflit armé ou une catastrophe naturelle, comment surmonter la crise et retrouver un équilibre, une forme de normalité ? Le patrimoine culturel est-il « simplement » un enjeu, n’est-il pas aussi un facteur de résilience ? Ce colloque, après avoir défini la notion de résilience, illustrera, par des exemples pris dans le monde puis sur le territoire national, quelques propositions ayant permis à des populations ou des établissements culturels de rebondir après le drame. Où l’on voit que l’anticipation et la culture du risque sont des clés pour la construction d’un patrimoine résilient.

Inscription obligatoire 

Programme à télécharger

 

Colloque
Partenaires
Auditorium de l’INHA, 2 rue Vivienne - Paris
CFBB - Comité français du Bouclier Bleu
mer 29/01/2020 - 12:00
Off
Programme - détaillé
Programme - Résumé
Colloque du CFBB - Comité français du Bouclier Bleu

Les Journées RéMuT 2019

Les 2 et 3 décembre au Cnam - Conservatoire national des arts et métiers

Depuis décembre 2009, 430 musées ont adhéré à RéMuT, répartis sur l’ensemble du territoire. La diversité des thématiques, des statuts et dimension des collections et des institutions représentées reflète la richesse de notre patrimoine technique. Richesse que RéMuT a pour mission de faire connaître et reconnaître auprès de tous les publics. De concert, RéMuT représente un lieu d’expression et de mutualisation, qui nous permet de confronter nos expériences, de tisser des liens et de favoriser des rapprochements, pour construire une structure qui apporte du soutien et du conseil professionnel, qui suscite et favorise la mutualisation de moyens et le développement de partenariats.

L’un des moments forts de ce réseau est sa journée annuelle de rencontre : la Journée RéMuT est le rendez-vous essentiel pour l’animation et le développement du réseau. Temps de partage des idées, des pratiques et de nos expériences multiples, il nous permet de réfléchir aux problématiques de nos musées, d’éclairer nos pratiques respectives pour organiser et construire ensemble des solutions. À l’anniversaire des 10 ans de RéMuT, la Journée nationale devient le moment privilégié pour définir et décider ensemble  la feuille de route du réseau et ses actions stratégiques : la participation du plus grand nombre est particulièrement importante.

Nous vous proposons donc une rencontre riche en discussions, formelles et moins formelles, ateliers, conférence et table ronde, ainsi bien sûr que notre réunion plénière le mardi 3 décembre matin.
Les Ateliers sont animés par des membres de RéMuT et des structures partenaires, et sont organisés sur deux durées : 2h00 et 3h30. Faites vos choix !

Inscription

Programme

Congrès ICOM France
Adhérent ICOM
CNAM
RéMuT
lun 02/12/2019 - 12:00
mar 03/12/2019 - 12:00
Off
Programme
Journées annuelles 2019 du réseau des musées et collections techniques

Le sens de l'objet

Le mercredi 29 janvier 2020 à l'Auditorium Colbert - Galerie Colbert

« OBJETS INANIMÉS,
AVEZ-VOUS DONC UNE ÂME
QUI S’ATTACHE À NOTRE ÂME
ET LA FORCE D’AIMER ? »

Alphonse de Lamartine

Inscription

Dans la définition du dictionnaire, l’objet est « toute chose concrète, perceptible par la vue et le toucher ».

Pour des professionnels de musée, le mot d’objet revêt un sens singulier : il désigne de manière générale ce que le musée conserve, qu’il s’agisse d’une institution muséale de beaux-arts, d’histoire, d’histoire naturelle, de sciences et techniques, d’art contemporain, etc. On peut parler d’objets virtuels, objet et abstraction ne s’opposent pas. 

Pourtant, le vif débat de cet été lors de la conférence générale de l’ICOM à Kyoto sur la « nouvelle définition des musées » a semé le doute : d’objets, il n’était pas question, ni de collections ou d’œuvres, ou seulement en arrière-plan d’un « lieu polyphonique et inclusif » que devrait être pour certains le musée de demain. La position des professionnels français a été consensuelle pour échapper à cette banalisation. 

Quatre mois plus tard, la sixième soirée-débat organisée avec l’INP, sur le « sens de l’objet », vise à revenir au cœur des métiers et de la matière des musées.

  • L’objet a-t-il un sens en lui-même ? « Le musée est un dictionnaire dans lequel les objets sont les mots […]. Non-inscrits dans un propos, dans un discours, ils perdent leur sens »1. 

C’est précisément le travail des professionnels de musée de donner un sens, un langage, une interprétation à l’objet qu’ils conservent ; l’objet est un témoin préservé pour transmettre la mémoire des arts, des sciences, des sociétés. Le conserver est la mission première. S’il est blessé, par le temps ou les guerres, perd-il son sens ou en prend-il un autre ? Les cicatrices font partie du témoignage dont il est porteur. À quelles conditions – traçabilité, réversibilité… – restaure-t-on le sens de l’objet ? C’est le cœur des missions de l’INP. 

  • Sous l’angle de la déontologie, on peut parler d’objet de connaissance, dont il faut rendre le récit le plus juste possible. Garante de l’authenticité, c’est la part du travail scientifique des musées. On l’a vu au cours d’un autre débat vif de l’année 2019, sur les « restitutions » : la recherche sur les collections et leur provenance est ardue, jamais achevée et n’épuise pas les questions du « sens de l’objet » : œuvres d’art porteuses de valeurs esthétiques ici, objets rituels porteurs de valeurs spirituelles pour leurs créateurs 
  • Le sens de l’objet est-il séparable de son contexte ? Pierre Soulages dit cela : « la peinture c’est une chose, mais ce qui importe c’est l’art et ce qui, dans un objet, nous transporte dans des zones de ce que nous sommes et que nous ne connaissons peut-être pas »2.
  • Le sens de l’objet est-il « durable » ? Pour la directrice du Louvre-Lens, le sens et l'interprétation d'une œuvre d'art « ne sont pas définis une fois pour toute par l'artiste ni son époque, mais ils sont enrichis par chaque regard, chaque visiteur »3. 

Se peut-il aussi qu’ils soient enrichis par les technologies, numériques, 3D, IA… ? Que l’objet répliqué, reproduit, numérisé, partagé, « démocratisé », comme on le lirait dans le rapport Musée du XXIe siècle, porte en lui-même un sens ? 

Dans plusieurs musées, les publics sont invités à choisir - parfois dans les réserves - les objets qui vont être exposés. Quel retour sur ces expériences de contextualisation a posteriori, voire d’inversion des rôles entre commissaires et publics ? Quels sens neufs apportent-ils à l’objet ?

D’autres questions, certains paradoxes viendront encore dans le débat, par exemple : un musée sans objets, est-ce un musée ? Une installation, une œuvre éphémère, sont-elles des objets ?

En trois heures, on ne pourra pas tout dire… Sur toutes ces interrogations techniques et scientifiques, mais aussi philosophiques, le débat sera ouvert et non refermé. En effet, il intervient à un moment-clé de dialogue entre les 135 pays membres de l’ICOM, sur ce qu’est l’objet-même du musée, aujourd’hui, demain, de par le monde ? 

Cette soirée débat préfigurera ainsi la journée que nous tiendrons le 10 mars à Paris avec nos homologues de l’ICOM qui ont souhaité poursuivre avec nous la réflexion prospective sur la « définition du musée » .

1. Jacques Hainard, « L’expologie bien tempérée », in quaderns-e, 2007
2. Propos de Pierre Soulages dans Béatrice Gurrey, « Pierre Soulages : Dans ma centième année, j’ai toujours du plaisir à peindre », in Le Monde, 24 novembre 2019
3. Propos de Marie Lavandier (directrice du musée du Louvre Lens) dans Nicolas Delesalle, « Comment regardons-nous les œuvres d’art ? », in Télérama, 1er février 2018

mer 29/01/2020 - 12:00
Programme - Le sens de l'objet
ICOM France
Soirée-débat déontologie à l'Institut national du patrimoine
Non

Appel à autoriser l'azote pour la protection du patrimoine culturel

Les musées, les institutions de mémoire et les professionnels du patrimoine de l'Union européenne ont une dernière chance d'annuler un règlement de l'UE interdisant l'utilisation d'azote généré in situ. 

En tant qu'organisations professionnelles consacrées à la protection du patrimoine culturel, l'ICOM et l'ICOMOS encouragent toutes les parties prenantes du patrimoine culturel dans un appel commun à faire entendre leur voix et à expliquer pourquoi, à leur sens, le règlement de l'UE interdisant l'utilisation d'azote généré in situ dans le traitement anoxique (https://echa.europa.eu/regulations/biocidal-products-regulation/legislation) met en danger la protection du patrimoine culturel. 

L'azote généré in situ est couramment utilisé pour la préservation de collections et d'objets culturels d'une valeur inestimable. Par rapport à d'autres méthodes beaucoup plus dangereuses et toxiques, l'utilisation de l'azote présente de nombreux avantages : cette méthode peut être utilisée pour le traitement de presque tous les objets culturels et présente le profil environnemental et sanitaire le plus favorable (l'azote/N2 représente 78 % de l'air que nous respirons !). L'azote peut être appliqué à des objets fabriqués à partir de matériaux qui ne peuvent pas être soumis à d'autres traitements tels que la congélation ou les traitements thermiques, et en particulier à des objets faits de matériaux organiques ou combinés. Il n'existe pas d'alternative viable au traitement anoxique qui serait compatible avec les exigences de conservation.

Suite à la demande de dérogation de l'Autriche au titre de l'article 55, paragraphe 3, du RPB, la Commission décidera s'il y a lieu d'accorder ou non une dérogation. Pour ce faire, elle doit analyser la justification fournie par l'Autriche ainsi que d'autres informations disponibles ou fournies par les parties intéressées, notamment en ce qui concerne les solutions de remplacement disponibles  (En savoir plus, En savoir plus).

À cette fin, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a lancé une consultation publique, invitant les parties intéressées à fournir des informations sur les alternatives potentielles disponibles pour la protection du patrimoine culturel. Les informations recueillies dans le cadre de la consultation publique seront prises en compte pour décider d'accorder ou non une dérogation.

C'est peut-être la dernière chance offerte à la communauté de la conservation pour se mobiliser sur ce sujet. La date limite pour soumettre votre déclaration est le 18 janvier 2020 !

Merci de soutenir notre appel à l'utilisation de l'azote produit in situ dans le cadre de la consultation publique de l'UE, disponible sur le site web de l'ECHA (Agence européenne des produits chimiques) :
Contexte : 

Soutenir l'appel

Pour participer à la consultation publique : 

Consultation publique


À cette fin et pour faciliter vos efforts, l'ICOM et l'ICOMOS ont rédigé une brève lettre, que vous trouverez ci-contre. Vous pouvez l’utiliser comme vous le souhaitez (les institutions participantes et les particuliers doivent ajouter leur papier à en-tête à la lettre et la télécharger en format PDF) et la soumettre au processus de consultation publique en tant que IV. Attachments  - Non-confidential information.

mar 10/12/2019 - 12:00
sam 18/01/2020 - 12:00
Modèle de lettre - PDF
ICOM international
Appel commun de l'ICOM et de l'ICOMOS
Oui

Le rôle des collections dans les musées de musique

Date limite de contribution : 10 février 2020

La prochaine conférence annuelle du CIMCIM se tiendra du 6 au 10 septembre 2020 à Londres, et sera accueillie par le Royal College of Music Museum et le Horniman Museum & Gardens. Elle sera suivie d’une visite post-conférence du St. Cecilia’s Hall à Édimbourg. Ces trois musées ont récemment subi d'importants réaménagements, qui seront présentés par leurs équipes respectives.

Le sujet de la conférence annuelle est
"Beyond the Object and Back: the Role of Collections in Music Museums".

Un appel à contribution est lancé par le CIMCIM.
Date limite d'envoi des propositions : 10 février 2020 à l'adresse de Marie Martens, secrétaire du CIMCIM (Marie.Martens@natmus.dk)

Sujet :
Une même collection s'avère souvent capable de raconter des histoires profondément différentes. Des collections d'instruments de musique ont été déployées pour soutenir des propos divers, du récit évolutionniste au récit de la décolonisation, de l'organologie systématique aux récits mettant en évidence les contextes, privilégiant parfois la conservation, la recherche universitaire, l'exposition ou la jouabilité de l'instrument. 

Alors que certaines collections reflètent les goûts et les intérêts individuels, d'autres représentent des idées collectives et des grandes tendances, les méthodologies et les priorités culturelles de leur époque. En tant que tels, ils sont de puissants miroirs d'une époque - et indiquent la nature de la relation entre la musique et la société elle-même.

Aujourd'hui, l'évolution des attitudes vis-à-vis du public et le rôle culturel et social attribué aux musées, l'équilibre entre le patrimoine matériel et immatériel et l'accès aux technologies numériques comptent parmi les nombreux facteurs qui influencent la manière dont les musées collectent ou éliminent les objets, choisissent les éléments à exposer ou à préserver, et gèrent les objets qui ne peuvent pas être présentés. Les agendas culturels et politiques, l'intérêt public et les idées préconçues ont souvent joué un rôle majeur dans la définition de ce qui doit et ne doit pas être montré. Dans certains cas, la pertinence des collections dans les musées a même été complètement remise en question, alors que le rôle central des objets dans les expositions a été reconsidéré, et tandis que l'espace de stockage s'est révélé comme un défi de plus en plus complexe.

Cette conférence vise à présenter des perspectives critiques sur la façon dont les collections de musique représentent - ou peinent à représenter - les ambitions et les objectifs des institutions qui les gèrent, hier et aujourd'hui. Comment les collections de musique répondent-elles aux changements d'identité des musées ? Que cela implique-t-il au niveau de la préservation et de la conservation des collections ? Qu'est-ce qui motive ou entrave ces changements ? De quelles manières les collections historiques peuvent-elles encore être utilisées pour représenter des idées actuelles ?

Peuvent-être soumis des articles aux formats suivants :

  • Articles complets - intervention de 20 min.
  • Articles brefs - intervention de 10 min.
  • Tables rondes - jusqu'à 60 min.

Dans le cadre du programme, une session abordera les sujets ci-dessus en se référant spécifiquement à la collecte et au jeu d'instruments à clavier historiques ; une session traitera spécifiquement de la conservation. Une autre sera réservée à de courts articles (7 min), visant à présenter des projets en cours et des mises à jour dans le domaine des musées de musique, pas nécessairement liés au thème de la conférence.

Merci d'envoyer des résumés de maximum 300 mots pour les articles complets, ou 200 mots pour les articles courts, en spécifiant clairement votre nom complet, votre institution, votre adresse et en joignant une brève biographie (max 100 mots) à Marie.Martens@natmus.dk d'ici le 10 février 2020.

Les résumés acceptés seront publiés sur le site Web de la conférence, peu de temps après. Une version plus longue des textes et des images sera demandée d'ici fin juillet pour une publication dans les actes numériques de la conférence. Les articles doivent être présentés à la conférence par l'auteur en personne, (ou l'un des auteurs cités, si l'article a été rédigé par plusieurs auteurs).

 

Appel à contribution / projets
Comités internationaux
Londres - Royal College of Music Museum and the Horniman Museum & Gardens
CIMCIM
jeu 19/12/2019 - 12:00
lun 10/02/2020 - 12:00
Off
Appel à contribution pour la conférence annuelle du CIMCIM

Marketing Planet 360° - Musée POLIN : Marketing et recherche en pratique

Du 2 au 3 mars 2020 au Musée POLIN, Varsovie (Pologne)

Du 2 au 3 mars 2020, le service Marketing et Communication du Musée POLIN partagera ses connaissances et ses retours d'expériences à travers des présentations, des ateliers et des discussions.

Programme provisoire

Informations

Date limite de candidature : 1er février 2020  
Les candidatures seront examinées par le bureau exécutif de NEMO et par le comité d'organisation de la conférence. Toute candidature doit être composée de :

  • la preuve de son adhésion à NEMO
  • une lettre de motivation, exprimant les attentes du candidat
  • un CV

L'échange d'apprentissage (NEMO Learning Exchange) est gratuit pour les membres de NEMO, sous conditions de candidature validée. Les participants se verront rembourser leurs frais de voyage, d'hébergement et de séjour, par une somme forfaitaire fixe de 600 euros.
 

Formation
Partenaires
Musée POLIN - Varsovie (Pologne)
NEMO, le Musée POLIN & l'Association des musées juifs européens
jeu 19/12/2019 - 12:00
sam 01/02/2020 - 12:00
Off
Programme provisoire
Conférence - formation co-organisée par NEMO

La fabrication du luxe

Du 29 juin au 3 juillet 2020 au Château de Versailles

À vos agendas ! 

La conférence annuelle de COSTUME, comité international de l'ICOM, se tiendra du 29 juin au 3 juillet 2020 au Château de Versailles sur le thème "La Fabrication du luxe".

Château de Versailles
Auditorium - Pavillon Dufour
78000 Versailles 

  • Programme à venir
  • Information et contact : corinne.thepaut-cabasset[a]chateauversailles.fr

Appel à communication - avant le 20 février 2020

Dans la mode, le luxe est tout d’abord associé avec les plus riches. Rois, princes et aristocrates rivalisaient grâce à leurs vêtements indiquant directement leur statut et leur fortune. Cependant, chacun, même quelqu’un de pauvre, avait sa propre conception du luxe auquel il aspirait. Pour une dame de la cour un châle en cachemire de la meilleure qualité était un luxe, tandis que pour une femme de la classe moyenne un châle de coton brodé imitant le châle de cachemire pouvait être l’objet de luxe.  Le château de Versailles est le meilleur endroit pour approcher les aspects variés de la création, du luxe et de la mode.

Les communications sur les sujets suivants seront particulièrement bien reçus, mais n’hésitez pas à appréhender d’autres aspects du luxe dans la mode tout au long de son histoire jusqu’au 21e siècle :

  • Concurrence entre monarques, ou comment éclipser les autres ?
  • Luxe et extravagance
  • Matériaux luxueux, techniques sophistiquées et innovations au service de la mode
  • Les réseaux et circuits de la production du luxe, commerce et consommation
  • Le luxe de tout un chacun, copies et imitations de vêtements luxueux et d’accessoires de mode                  
  • Comment s’habiller pour l’église ou la fête du village ? 

Plus d'informations 

Conférence
Comités internationaux
Château de Versailles - Auditorium - Pavillon Dufour 78000 Versailles
COSTUME
ven 26/06/2020 - 12:00
ven 03/07/2020 - 12:00
Annulé
Off
Conférence annuelle de COSTUME / Annulée

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