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Rencontre "A qui appartiennent les collections ?"
La journée professionnelle 2022 d’ICOM France, organisée le 23 septembre au musée du quai Branly-Jacques Chirac, avait pour thème : « A qui appartiennent les collections ? ».
Sous de multiples angles, la période actuelle invite les professionnels de musée à s’interroger sur la question des « collections » : en France, les 20 ans de la loi Musée suscitent de nombreux échanges ; à l’international, au sein de l’ICOM et des 134 pays qui y adhèrent, les débats sur la définition du musée et le code de déontologie ont fortement mobilisé toute la communauté professionnelle.
À qui appartiennent les collections ? À qui revient-il de les conserver, d’en faire le récit, de les exposer ? Leur place est devenue un enjeu : par quel cheminement de leur histoire sont-elles conservées dans tel lieu ? d’où proviennent-elles ? comment ont-elles été acquises ? de quelle légitimité dispose le pays ou le musée qui les présente, de quelle responsabilité à leur égard est-il chargé ?...
Après une introduction de la journée par Krzysztof Pomian sur l'histoire mondiale des musées, la matinée s’est focalisée sur l'enjeu d'une loi autour des collections et la singularité de la loi musée française comparée avec d’autres situations européennes et internationales.
L'après-midi a proposé des approches philosophiques et politiques de la thématique.
La première partie a été consacrée à la complexité de la notion d’appartenance ; la dernière partie, à l'enjeu du dialogue et au besoin d’élaboration d’un langage commun entre musées du monde.
Retrouvez les interventions de : Chedlia Annabi, Gaëlle Beaujean, Felicity Bodenstein, Inkyung Chang, Claire Chastanier, Marie-Sophie de Clippele, Jean-François Chougnet, Manlio Frigo, Emmanuel Kasarhérou, Lynda Knowles, Alice Lopes Fabris, Lise Mesz, Véronique Moulinier, Emma Nardi, Vincent Négri, Paz Núñez-Regueiro, María Leonor Pérez Ramirez, Charles Personnaz, Krista Pikkat, Krzysztof Pomian, Friederike Pöschl, Luís Raposo, Juliette Raoul-Duval, Sylvie Sagnes.
Vidéos en version originale
Matinée
Après-midi
Collections premières - aux débuts des objets d'Afrique dans les musées occidentaux
Le colloque Collections premières - aux débuts des objets d'Afrique dans les musées occidentaux, organisé par l'INHA aura lieu du 14 au 16 juin 2023 dans l'auditorium Jacqueline Lichtenstein de l'INHA.
Thématique
Ce colloque propose de préciser les débuts des collections d’objets d’Afrique dans les collections occidentales afin d’examiner au plus près le moment où ces objets sont muséalisés et entrent dans un processus de patrimonialisation. Il s’agit de voir comment un Occident, défini de manière large mais depuis une focale politique, a permis l’accrétion d’objets étrangers dans ses collections nationales et quels sont les enjeux de ce phénomène, propres à chaque époque et à chaque situation nationale ou locale. Au-delà des actuels débats passionnés sur ces collections, l’enjeu est de revenir au travail de l’historien, voire parfois d’initier l’histoire complexe de cette mise en collection, au plus près de la primo- acquisition des objets et de la sortie de leur contexte d’usage.
L’historiographie montre les fossés entre les collections antérieures à 1800 et les collections des seconds empires coloniaux (v. 1815- v. 1960), elles-mêmes reflet d’un temps colonial loin d’être uniforme. Dès l’aube duxixe siècle, la muséalisation se développe exponentiellement, autant par l’action des fondateurs de musées que par le développement du geste de versement de certains biens au musée. L’objectif est de réfléchir à une chronologie des différents contextes, dans lesquels les collections ont été initiées au cours du xixe et de la première moitié du xxe siècle, et des discours développés sur les objets. En analysant notamment l’action des sociétés savantes, des instituts coloniaux, des chambres de commerce, ce colloque propose ainsi d’écrire collectivement une histoire fine et multiscalaire des collections, des acteurs individuels aux manœuvres géopolitiques. Ce colloque souhaite aussi reconsidérer la collection comme cadre d’étude et mode d’écriture de l’histoire des sociétés africaines comme des expansions puis des situations coloniales. Il entend examiner quels sont les types d’objets muséalisés, par choix ou par défaut, et comment ils ont été décrits et classifiés. Cela invite de surcroît à revenir sur la manière dont les collections définissent des corpus d’étude qui orientent les recherches et participent à donner des contours à ce que serait le patrimoine africain à l’heure où les récits nationaux se réécrivent. L’ensemble de ces constats engage finalement à considérer les possibilités de dépasser l’histoire des collections pour atteindre l’histoire des objets.
Ce colloque clôt un programme de recherche sur le visage des collections d’objets d’Afrique en France, présenté dans la cartographie [en ligne] “Le monde en musée”, et est tourné d’abord sur les collections en France. Il accueillera toutefois volontiers des propositions de communications sur des histoires similaires de collections d’objets d’Afrique dans d’autres régions d’Europe ou du monde.
Exposition-dossier et affiche
Pour accompagner le colloque et faire mieux connaître les collections aussi bien en région qu’à l’INHA, il est proposé aux musées qui le souhaitent de présenter de manière concomitante au colloque des expositions-dossiers, dans leurs établissements, sur l’histoire des objets africains dans leurs collections, ou un élément de celle-ci. Ces expositions- dossiers trouveraient un pendant sous forme de poster (un texte d’environ trois mille signes et trois visuels) dans les espaces communs de l’INHA accessibles au public. La mise en place de ces expositions-dossiers reviendrait au musée et celle des posters à l’INHA avec une charte rédactionnelle et graphique commune.
Modalités de soumission
Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots, comprendront un titre, un résumé en français ou en anglais présentant la thématique et la problématique de l’intervention ainsi que les sources mobilisées, accompagnées éventuellement de quelques références bibliographiques (non comprises dans la limite de mots), et d’une présentation de l’intervenant.
Date limite : 15 octobre 2022
Contacts : claire.bosc-tiesse@inha.fr / coline.desportes@inha.fr / pauline.monginot@inha.fr
Les expositions dossiers et/ou « poster » doivent faire l’objet d’une manifestation d’intérêt, aux mêmes adresses, pour le 15 octobre 2022 et les organisatrices se tiennent à disposition des personnes qui le souhaitent pour en discuter préalablement. Une réunion virtuelle est prévue début novembre avec les représentants des musées intéressés pour échanger autour de la réalisation de ce projet et en fixer les modalités qui peuvent être adaptables selon les possibilités de chaque musée.
Les notifications d’acceptation seront adressées entre le 15 et le 30 novembre 2022.
Les actes du colloque seront publiés en ligne par les éditions de l’INHA.
NEMO 2022 : L'innovation commence à l'intérieur
Retrouvez vos collègues européens à la conférence européenne des musées NEMO 2022
Le réseau des organisations muséales européennes (NEMO) invite la communauté muséale européenne et internationale à se retrouver en personne lors de la conférence européenne des musées NEMO 2022 : L'innovation commence à l'intérieur - Des musées résilients en période de perturbation.
Participez à l'événement du 9 au 11 octobre à Loulé, au Portugal, pour explorer comment les musées peuvent devenir plus innovants, agiles et flexibles dans un monde en rapide évolution - et célébrez les 30 ans de NEMO !

ICOFOM Study Series - prochain numéro : Varia

Pour la première fois depuis son premier numéro, ICOFOM Study Series propose un numéro ouvert pour des articles portant sur divers sujets liés à la muséologie et à la théorie des musées.
Les articles doivent tenir compte de la politique éditoriale de cette revue et être basés sur des recherches originales dans le domaine de la muséologie, des musées et des études du patrimoine.
Les numéros des ICOFOM Study Series peuvent comprendre :
- des articles théoriques mettant en lumière une recherche originale ;
- des articles empiriques, fondés sur des recherches et des données empiriques, qui permettent les professionnel·le·s des musées et du patrimoine de partager leur expérience dans le domaine.
Modalités de soumission
Les articles doivent être de 6 000 mots maximum (notes et références comprises comme précisé dans nos consignes de rédaction) et doivent être envoyés pour le 11 novembre 2022 (au plus tard) à l’adresse suivante : icofomsymposium@gmail.com.
Ils respecteront les règles de mise en page APA de l’ICOFOM. Les propositions peuvent être écrites dans une des trois langues de l’ICOM (anglais, français, espagnol). Nous vous encourageons vivement à écrire dans la langue que vous maîtrisez le mieux. Afin que nous puissions publier le plus tôt possible, seules les propositions soignées et correctement formatées seront pris en considération.
Utilisation d'images :
L'autorisation de reproduire des images qui n'ont pas été créées par l'auteur doit être obtenue à l'avance auprès du détenteur des droits, avec des légendes et des mentions de crédits placées dans le texte, ainsi que des fichiers d'images haute résolution fournis séparément. L’utilisation d’images nécessite une autorisation préalable, à moins qu'elles ne soient déjà dans le domaine public, libres de droits ou sous licence Creative Commons.
Veuillez inclure des informations complètes sur la source et le crédit dans la légende de l'image et être prêt(e) à fournir des preuves d'autorisation à l'éditeur pendant le processus de publication.
La documentation en conservation-restauration. Accès, diffusion, droit et usages
Journée d'étude
Les rapports de conservation-restauration et leur documentation photographique font partie intégrante du corpus de connaissances d'un objet donc de son dossier d'œuvre.
En tant que documents déposés dans un établissement public (service de l'État, de collectivités territoriales, d'établissements publics au sens administratif ou service déconcentré), ils sont archives publiques. A l'ère de l'open data, les enjeux de diffusion numérique et de reproduction de cette documentation dépassent la seule question de la consultation du rapport en centre de documentation. Ces enjeux soulèvent également la question des droits patrimoniaux qui concerne directement les conservateurs-restaurateurs, les contrats de cession des droits ayant pris un essor inattendu pour la profession.
Cette journée d'étude se propose de faire un point juridique sur la nature d'archives publiques, sa communication ainsi que sur les éventuelles restrictions (inaccessibilité ou droit réservé). Elle abordera la question des droits d'auteur et la cession de ceux-ci, mais aussi les principes de communication de ces données scientifiques pour favoriser la recherche et l'innovation.
Coorganisation par les Archives nationales de France, Institut national du patrimoine et la Fédération française des conservateurs-restaurateurs [FFCR].
Débat francophone sur l'actualisation du Code de déontologie de l'ICOM
Le code de déontologie de l'ICOM pour les musées est en cours de révision.
Retrouvez le débat participatif du 3 octobre dernier avec Sally Yerkovich, présidente d'ETHCOM et Chedlia Annabi, membre francophone d'ETHCOM à l'intention des membres francophones de l'ICOM.
Consultation en cours
Participez à la consultation organisée par l'ETHCOM (comité permanent de l'ICOM pour la déontologie) ouverte à tous les membres de l'ICOM jusqu'au 31 octobre 2022 :
Consultation pour la Conférence internationale sur la régulation du génie climatique
Ki Culture et la Gallery Climate Coalition organisent une conférence les 1er et 2 décembre sur la régulation du génie climatique.
La maîtrise de l'environnement nécessite une consommation massive d'énergie et constitue l'une des principales empreintes carbone du monde culturel. Dans le cadre des efforts visant à réduire notre empreinte carbone, le secteur culturel cherche à augmenter les plages de contrôle énergétique. De nombreux protocoles ont été élaborés et adoptés, mais on ne dispose que de peu d'informations sur leur mise en œuvre effective.
Dans le but de faciliter l'action collective dans ce domaine, Ki Culture, en partenariat avec Gallery Climate Coalition, organisera la première conférence internationale sur la régulation du génie climatique (Climate control) les 1er et 2 décembre 2022. Cet événement en ligne gratuit présentera l'état actuel de la régulation du génie climatique dans le monde, exposera les données scientifiques qui sous-tendent des contrôles moins rigides et lancera un projet pilote visant à mettre en œuvre des solutions efficaces sur le plan énergétique.
En prévision de cet événement, nous vous demandons de prendre 2 minutes pour répondre à l'enquête suivante sur vos protocoles de contrôle climatique actuels. Les données recueillies seront présentées lors de la conférence (les noms des institutions seront inclus UNIQUEMENT si une autorisation expresse est donnée à la fin de ce formulaire). Les courriels ne sont pas recueillis, sauf si vous avez opté pour un entretien de suivi.
Merci de contribuer à cette importante recherche ! Et nous nous réjouissons de vous voir à la conférence !
Collectés, spoliés, restitués, authentifiés, restaurés. Biographies d’objets patrimoniaux
À la veille de la clôture de l'exposition "Objets migrateurs. Trésors sous influences", le service des musées de Marseille a le plaisir de vous convier à la dernière journée d'étude organisée en partenariat avec le Centre Norbert Elias et l'IDEMEC sur le thème :
Collectés, spoliés, restitués, authentifiés, restaurés. Biographies d’objets patrimoniaux
Les objets se déplacent, se transforment et se réinventent, d’un espace à l’autre, d’une époque à l’autre. « Les objets migrateurs ont toujours existé. Qu’il s’agisse d’hommes, de dieux, d’animaux, d’idées, de langues, de musique, de cuisines ou de choses, ils ne cessent de migrer. » (Barbara Cassin, commissaire de l’exposition). La seconde journée porte sur l’objet patrimonial - en apparence inanimé, sous vitrine et sans futur autre que celui de l’éternité de sa conservation. Pourtant, ces objets ont une vie singulière, une origine, un parcours et des significations mouvantes, bref une biographie. Qu’on les vole, les convoite, les garde, les collectionne, les montre ou qu’on les fasse circuler, ils sont l’objet d’investissements personnels et collectifs que l’on doit analyser.
Coordination : Cyril Isnart (IDEMEC/CNRS) et Sophie Deshayes avec les interventions d'Eric Jolly (IMAF/CNRS), Aude Fanlo (Mucem), Hamady Bocoum, directeur du Musée des Civilisations noires de Dakar, Barbara Cassin (CNRS), Nicolas Misery, directeur des Musées de Marseille, Muriel Garsson et Manuel Moliner (Musées de Marseille), Sonia Bodier (Direction des douanes de Marseille), Emmanuelle Canghari (Fonds belge de la recherche scientifique/Université catholique de Louvain), Gaspard Salatko (chercheur associé – Héritages UMR 9022)
Vous trouverez, ci-joint, le programme détaillé de cette journée en date du samedi 15 octobre. A l'issue des communications et des échanges, une visite de l'exposition Objets migrateurs. Trésors sous influences aura lieu en présence de Barbara Cassin, commissaire.
Informations pratiques
Salle du Miroir, au Centre de la Vieille Charité - 2 rue de la Charité, 13002 Marseille.
Accès libre, sans inscription préalable, dans la limite des places disponibles.
Edito d'octobre 2022

Chers / chères membres d’ICOM France, chers/ chères collègues,
Je tiens tout d’abord à remercier l’ensemble des membres d’ICOM France qui m’ont réélue au sein du Conseil d’administration, ainsi que les administrateurs qui m’ont exprimé leur confiance en me choisissant comme présidente. Je souhaite également saluer le nouveau bureau : Valérie Guillaume (vice-présidente), Marie Grasse (trésorière), Laure Ménétrier (secrétaire), Frédéric Ladonne (trésorier adjoint) et Florence Le Corre (secrétaire adjointe).
Cette nouvelle mandature débute alors que nous traversons une crise climatique et énergétique sans précédent, une crise qui nous incite à réinterroger nos pratiques et à explorer des solutions que nous n’aurions pas envisagées il y a quelques années encore, pour des raisons d'économie ou de sobriété, mais également avec un souci ardent de construire des pratiques plus soutenables. Le sujet du développement durable, qui dépasse les seuls enjeux climatiques, et auquel ICOM France a déjà consacré de débats et des actions, est aujourd’hui ravivé par cette crise. Il a évidemment largement occupé les esprits lors de la dernière conférence d’ICOM à Prague qui a abordé d’autres sujets cruciaux et révélé des points de vigilance qu’il nous faut garder à l’esprit. Je n’en mentionnerais ici que trois:
- La question de la « décolonisation » (on notera que certains au sein de notre organisation auraient aimé que le terme soit intégré à notre nouvelle définition du musée) qui pousse à repenser la « manière d’être au monde » des musées ;
- Son « presque » corolaire, la place de l’Europe dans le concert international des musées, une Europe souvent remise en cause, ou du moins interrogée par nombre de nos collègues ;
- La nécessaire réaffirmation que l’ICOM représente TOUS les professionnels de TOUS les musées (alors que les musées de Beaux-Arts se faisaient rares à Prague), engage à s’interroger sur ce qui fait lien entre toutes nos structures, pour ne pas perdre ce qui fait la singularité de l’ICOM, c'est-à-dire la plus grande diversité.
La période pousse à remettre en cause un certain état de faits longtemps considéré comme acquis, et nous impose de repenser nos métiers et le rôle des musées.
Dans ce contexte, c’est avec engagement et conviction que je me suis portée candidate à la présidence du comité français de l’ICOM, consciente des missions que notre association professionnelle peut jouer pour offrir un espace d’expression à ses membres, porter leur voix et faire avancer le débat.
ICOM France cheminera en étroite concertation avec l’ensemble des interlocuteurs nationaux dont le Ministère de la culture, ses opérateurs, ses acteurs, les collectivités territoriales et les associations professionnelles.
Sur le plan national, ICOM France doit poursuivre le travail de fond mené avec les membres et pour les membres et ainsi renforcer son réseau, cœur de son activité. Les idées de thématiques autour desquelles construire les futurs rendez-vous sont nombreuses (la réévaluation des normes de conservation, la construction de nouveaux récits au musée, la réinvention du développement des ressources en temps de crise, les nouveaux développements du numérique…) et ne manqueront pas d’être enrichies des propositions qui émaneront de l’ensemble de la « communauté ICOM France ».
Faites-les nous connaitre ! Nous vous communiquerons prochainement la prochaine date et la prochaine thématique de notre soirée-débat de déontologie.
Mes années antérieures passées au sein d’ICOM France m’ont permis de voir comment la spontanéité des échanges et la souplesse de formats légers, à côté de débats plus organisés, est un atout formidable pour créer du lien et porter la vitalité de notre association. J’aurai à cœur de rendre possible ces espaces de discussion qui permettent de faire entendre les acteurs de terrains investis et désireux de partager leur expériences ou leurs interrogations.
C’est la voix commune des membres français de l’ICOM, ainsi mise en valeur, qu’il nous faudra porter sur la scène internationale. Nous pouvons d’abord compter sur l’opportunité unique donnée par l’élection à la présidence d’ICOM Europe de Juliette Raoul-Duval. Nous faisons face à un enjeu de taille: porter les positions européennes dans un contexte de grande méfiance. Nous devrons compter sur et faire vivre les liens établis avec nos collègues d’autres comités nationaux (l’Allemagne, la Belgique, la Grèce, l’Espagne, l’Italie pour n’en citer que quelques-uns), mais aussi savoir dialoguer avec d’autres comités européens dont les voix divergent parfois des nôtres. Si le dialogue intra-européen est d’importance, la discussion avec les autres comités internationaux et alliances sera primordiale, pour ne pas isoler ICOM France du reste du monde.
Participer aux grands chantiers de notre organisation (comme la mise à jour du code de déontologie, vous pouvez d’ailleurs faire remonter vos avis en répondant à la consultation lancée par ETHCOM sur l’espace membre d’ICOM, avant le 31 octobre), répondre aux appels d’offre d’ICOM en collaboration avec d’autres comités, rester attentif à la question des conflits internationaux et au rôle que notre association peut jouer dans le domaine de compétence et d’actions qui est le sien, favoriser les échanges entre les représentants français dans les comités internationaux (une rencontre sur plateforme sera prochainement organisée), poursuivre les efforts en faveur du plurilinguisme (vous pouvez déjà noter une réunion du groupe Define dédiée aux francophones le 25 octobre sur les questions relatives à la traduction de la nouvelle définition des musées d’ICOM) : voici quelques premières pistes de travail pour construire ensemble l’avenir commun de l’ICOM.
Certes, la période actuelle est bouleversante, elle bouscule nos certitudes et nos habitudes, mais cela la rend aussi passionnante.
Je souhaite mettre à profit mon expérience au sein d’ICOM, ma connaissance des réseaux institutionnels et associatifs et ma force de travail pour porter ces sujets au sein d’un bureau impliqué et engagé, avec une équipe permanente confortée, dans le souci constant de l’écoute des membres et des représentants élus / représentantes élues dont notre association tire sa légitimité.
Je crois au collectif et à la force d’un travail commun, engagé et partagé, pour relever les défis qui sont les nôtres.
A très vite !
ICOM Voices – Conscience historique et préservation des mémoires sociales
Le podcast ICOM Voices est maintenant disponible sur Spotify, Google Podcasts, et Apple Podcast !
Découvrez notre deuxième épisode en espagnol de ICOM Voices : Conscience historique et préservation des mémoires sociales
Dans cet épisode, le présentateur Mathieu Viau-Courville dialogue avec Karen Worcman, directrice et fondatrice du Musée de la personne à Sao Paulo, et Eddie Avila, directeur de Rising Voices, au sujet de la manière dont les souvenirs de souffrance sont exposés dans le cadre des efforts collectifs de construction de la conscience historique et de l’identité.
Alors, que vous soyez un professionnel expérimenté des musées, un étudiant en muséologie ou un passionné de culture, écoutez ce deuxième épisode pour avoir un aperçu des épisodes passionnants à venir !
LE PRÉSENTATEUR
Mathieu Viau-Courville est directeur de l’Office de coopération et d’information muséales (OCIM), France. Né au Canada et élevé en Grèce, il s’intéresse aux études interculturelles des musées dans les contextes contemporains. Il considère que les musées, quels qu’ils soient, sont des espaces inclusifs qui favorisent la diversité et génèrent des expériences sociales significatives. Depuis plus de 15 ans, Mathieu a travaillé dans et autour de musées nationaux et d’universités au Canada, en Espagne, aux Pays-Bas, en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg. Il a également mené des recherches approfondies sur le terrain en Amérique du Sud, principalement en Bolivie, où il a passé un total de six ans, ainsi qu’au Brésil, où il travaille depuis 2014 à la conception d’initiatives d’enseignement et d’engagement communautaire. Il développe également des collaborations de recherche et des ateliers en Espagne depuis 2012, notamment en Catalogne et au Pays basque. Il a obtenu son doctorat à l’école d’études des arts du monde et de muséologie de l’université d’East Anglia, au Royaume-Uni.
LES INVITÉS DE CET ÉPISODE
Karen Worcman est directrice du Musée de la Personne, Brésil. Elle est née à Rio de Janeiro, au Brésil, en 1962. Elle est diplômée en histoire et possède un master en linguistique. Elle travaille sur l’histoire orale depuis 1986. Elle est directrice du Musée de la Personne et l’une de ses fondatrices. Elle a coordonné d’innombrables projets sur les histoires de vie. Les projets – développés pour des entreprises et des institutions – sont devenus différents types de produits tels que des salles de CD, des intranets, des livres, des expositions et des documentaires. Le Musée de la Personne est un musée virtuel fondé à São Paulo, Brésil en 1992. Depuis 1996, un site sur le net est ouvert pour que chacun puisse envoyer son histoire de vie et lire celle des autres. Depuis sa création, Karen a coordonné plus de 20 projets tels que l’histoire multimédia des deux principales équipes de football du Brésil, l’histoire multimédia des commerçants du Brésil, l’histoire de l’électricité, des centres de mémoire pour certaines des plus grandes entreprises du Brésil. Elle est également membre d’Ashoka. Ashoka est une organisation mondiale à but non lucratif qui trouve et soutient des individus exceptionnels pour un changement social de grande envergure. Elle s’intéresse principalement à l’histoire orale et à la technologie, ainsi qu’à la manière dont elles peuvent être appliquées à la communication et à l’amélioration sociale. Son objectif est de créer un réseau international basé sur les histoires de vie qui devrait fonctionner sur le net et qui sera un canal alternatif de communication et d’éducation entre différents types de communautés.
Eddie Avila est directeur de Rising Voices, l’initiative de sensibilisation de Global Voices, dont l’objectif est d’aider à faire entendre de nouvelles voix issues de nouvelles communautés et parlant des langues menacées ou indigènes dans le débat mondial en proposant des formations, des ressources, des micro-subventions et un encadrement aux communautés locales sous-représentées qui souhaitent raconter leur propre histoire numérique à l’aide d’outils médiatiques participatifs.