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Déclaration sur la protection des biens culturels au Proche et Moyen-Orient
Alors qu’un nouveau conflit s’est déclaré ces derniers jours, ICOM France rappelle la nécessaire protection du patrimoine qui doit s’imposer, dans le cadre du respect de la Convention de La Haye (1954) et de la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.
Déclaration de l'ICOM
L’ICOM appelle à la protection des musées et du patrimoine culturel dans le contexte des conflits en Iran, dans la région du Golfe et en Méditerranée orientale.
Le Conseil international des musées (ICOM) exprime sa profonde préoccupation concernant la protection des musées et du patrimoine culturel.
L’ICOM exprime sa vive inquiétude face au récent conflit en Iran, dans la région du Golfe et en Méditerranée orientale, à ses conséquences humanitaires, ainsi qu’aux risques auxquels sont exposés les musées et les sites du patrimoine culturel. Nous sommes alarmés par les informations faisant état de graves dommages causés aux sites culturels de la région, confirmées par des organisations intergouvernementales telles que l’Unesco.
L’ICOM suit de près la situation en coordination avec ses comités nationaux et ses partenaires dans la région et à l’échelle internationale, conformément à son engagement fondamental en faveur de la protection du patrimoine culturel. Nous restons attentifs à la sécurité et au bien-être de nos membres dans les zones touchées ainsi qu’à tous les professionnels qui œuvrent pour la sauvegarde du patrimoine culturel. L’ICOM souligne la nécessité de respecter le droit international humanitaire et d’assurer la protection des civils.
L’ICOM appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et de ses protocoles, et réitère son appel à toutes les parties à se conformer à leurs obligations juridiques internationales en matière de sauvegarde du patrimoine culturel. L’ICOM soutient les déclarations déjà publiées par ses organisations partenaires et renvoie à la Déclaration de l’ICOM pour la paix, ainsi qu’à la Déclaration sur la protection des archives, des bibliothèques, des musées et des sites patrimoniaux durant les conflits armés et les périodes d’instabilité politique.
La destruction du patrimoine n’est pas seulement une tragédie locale, c’est une perte pour l’ensemble de l’humanité. Nous devons nous unir, par le dialogue, la coopération et le respect, afin de préserver les ponts culturels qui relient notre passé commun à un avenir plus pacifique.
Déclarations de l'Unesco
2 mars 2026
L'Unesco exprime sa préoccupation concernant la protection des sites du patrimoine culturel face à l'escalade de la violence au Moyen-Orient.
Le lundi 2 mars, le palais du Golestan à Téhéran, site du patrimoine mondial de l'Unesco, aurait été endommagé par des débris et par l'onde de choc consécutive à une frappe aérienne sur la place Arag, située dans la zone tampon du site, dans la capitale iranienne.
L'Unesco continue de suivre de près la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans l'ensemble de la région, en vue d'en assurer la protection. À cette fin, l'Organisation a communiqué à toutes les parties concernées les coordonnées géographiques des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ainsi que de ceux d'importance nationale, afin d'éviter tout dommage potentiel.
L'Unesco rappelle que les biens culturels sont protégés par le droit international, notamment par la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé — y compris son mécanisme de protection renforcée — ainsi que par la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.
8 mars 2026
Unesco reiterates its deep concern over the protection of education, culture, media and the environment amid the escalation of hostilities in the Middle East and beyond.
Since the outbreak of hostilities on 28 February, several sites of cultural significance, including the Golestan Palace (Iran), the White City of Tel-Aviv (Israel), and Tyre (Lebanon) all inscribed on the Unesco World Heritage List, have been reported as impacted and damaged, as the escalation continues to cause immense human suffering, displacement, and numerous fatalities and casualties across the region.
Several sites in other countries of the region and beyond are now under threat, notably in Armenia, Azerbaijan, Bahrain, Cyprus, Iraq, Jordan, Kuwait, Oman, Palestine, Qatar, Saudi Arabia, Syria, Türkiye, United Arab Emirates, and Yemen.
Education personnel, students and infrastructures, as well as media and science facilities, are increasingly exposed to the consequences of the deteriorating security situation in parts of the region. The continuation of hostilities raises serious concerns regarding the functioning of education systems, the safety of learning environments, the access to information, and the preservation of spaces dedicated to knowledge and scientific cooperation. Environmental sites and fragile ecosystems also face heightened vulnerability as tensions and military activities intensify.
Unesco calls for maximum restraint and to take all necessary measures to spare education, culture, media, sciences and the environment as the social foundations of societies.
Unesco has communicated and will continue to communicate to all parties concerned the geographical coordinates of sites on the World Heritage List, the national Tentative Lists, as well as those under Enhanced Protection, to take all feasible precautions to avoid damage.
Unesco recalls all parties of their obligations to respect international law, notably the 1954 Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict, as well as the 1972 Convention concerning the Protection of the World Cultural and Natural Heritage.
In accordance with its mandate and with United Nations Security Council Resolutions 1738 (2006), 2222 (2015), 2601 (2021), Unesco further recalls the obligations of all parties to protect schools, students and education personnel, as well as journalists, media professionals and associated personnel.
Les collections d'instruments de musique à l'ère de la transformation numérique
Le Comité international de l'ICOM pour les musées et collections d'instruments et de musique (ICOM MUSIC) lance un appel à contributions pour sa conférence annuelle de 2026.
Celui-ci se tiendra à Tbilissi, en Géorgie, du 3 au 5 septembre 2026, sur le thème : Les collections d'instruments de musique à l'ère de la transformation numérique : Recherche, Accès et Éthique muséale.
Appel à communications
Les musées et collections de musique se trouvent à la croisée des chemins d'une transformation numérique massive. Ce nouveau scénario, marqué par l'évolution rapide des technologies et la perspective mondiale de l'ICOM MUSIC sur les « avenirs numériques », appelle de nouveaux paradigmes et de nouvelles pratiques en matière de gestion, d'engagement et de recherche. L'omniprésence des outils numériques — tels que l'intelligence artificielle, le Big Data, la réalité virtuelle (VR) et la modélisation 3D — offre des opportunités exceptionnelles autant qu'elle soulève des défis complexes pour la conservation, l'interprétation et l'accessibilité du patrimoine musical matériel et immatériel à travers le monde.
Les musées de musique ne sont pas seulement les gardiens de la mémoire culturelle, ils sont aussi des dépositaires d'outils numériques et détiennent potentiellement le pouvoir d'influencer la pérennité des collections via les infrastructures numériques. En acceptant un rôle socialement responsable et numériquement averti, ils peuvent transformer la manière dont ils collectent, préservent et interprètent la culture matérielle et immatérielle de la musique, favorisant ainsi la collaboration et le partage des connaissances à l'échelle mondiale. Cependant, ce virage numérique nécessite une réévaluation de l'identité institutionnelle et des responsabilités éthiques concernant la propriété numérique, l'intégrité des données, la durabilité et l'équité d'accès. À la lumière de ces enjeux, une question centrale demeure : comment la transformation numérique remodèle-t-elle la recherche, la préservation et le partage des collections d'instruments de musique avec les publics mondiaux ?
En accord avec la Résolution n°3 de l'ICOM (2025) : Positionner les musées pour un avenir numérique équitable, éthique et durable grâce aux technologies et le Plan stratégique de l'ICOM 2022-2028, cette conférence mettra en lumière les opportunités, les défis, ainsi que les initiatives liés aux responsabilités numériques et aux identités changeantes des musées de musique contemporains.
Le Comité scientifique sollicite des propositions de communications et d'autres formats de contribution (panels, ateliers, posters, etc.) portant sur les thèmes centraux de la Recherche, de l'Accès et de l'Éthique dans le monde numérique, incluant notamment :
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Recherche et documentation numériques : Utilisation de l'IA et du machine learning (recherche de provenance, analyse historique, datation) ; analyse Big Data appliquée aux schémas de collectionnement ; usage du scan 3D et multispectral pour la science des matériaux et la conservation.
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Accès et présentation : Création d'ontologies numériques multicouches et de métadonnées uniformes pour l'interopérabilité mondiale ; nouvelles techniques d'exposition en ligne (jumeaux numériques, VR/AR) ; rôle des médias numériques dans la promotion de récits culturels multiples et de la décolonisation.
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Éthique numérique : Droits d'auteur, propriété intellectuelle, IA et politiques d'accès ouvert (Open Access) pour les actifs numériques culturels ; impact de l'inclusion et de la fracture numérique sur le partage mondial des connaissances.
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Durabilité : Viabilité environnementale et pratique de la maintenance des archives et plateformes numériques massives ; nouvelles politiques de collecte et de préservation « prioritaires au numérique » (digital-first).
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Équité : Étude de l'impact des ressources limitées sur l'expérience muséale et solutions possibles (numérisation à bas coût, outils open-source, plateformes collaboratives).
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Formation professionnelle et renforcement des capacités : Développement de nouvelles compétences pour le personnel (conservation, commissariat, gestion) dans un environnement saturé de technologies, en particulier pour les zones sous-représentées.
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Modalités sonores, visuelles et matérielles : Utilisation d'outils numériques pour relier l'artefact matériel à son contexte sonore et culturel, transformant ainsi l'interaction entre les personnes et les objets.
Aspects pratiques
Les propositions doivent présenter le thème choisi dans ses contextes historiques et actuels, ses implications futures et proposer des solutions innovantes à la communauté muséale mondiale via des approches théoriques, critiques, pratiques ou stratégiques.
Cet appel est ouvert à toutes les zones géographiques et tous les points de vue muséologiques. Nous encourageons particulièrement les contributions portant sur des régions sous-représentées (notamment les pays d'Amérique latine et des Caraïbes (LAC) et la région MEASA), ainsi que les approches novatrices renouvelant les sujets classiques.
La conférence se tiendra en format hybride. Bien qu'une présence physique à Tbilissi soit souhaitable, les contributions virtuelles seront acceptées.
Soumettre une proposition
Les participants sont invités à remplir le formulaire de soumission en ligne. Ce formulaire requiert vos informations personnelles, un résumé (abstract) de 300 mots maximum et une courte biographie de 150 mots maximum. Note : les soumissions peuvent être éditées par le Comité scientifique pour le livret du programme.
Calendrier
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Date limite de soumission : 30 avril 2026 à minuit (23h59 heure de Paris). Les envois tardifs ne seront pas examinés.
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Notification d'acceptation : d'ici le 1er juin 2026.
Contact
Nino Razmadze : polyphony(a)tsc.edu.ge
Publication et Bourses
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Publication : Les actes de la conférence seront publiés par l'ICOM MUSIC au format numérique suite à l'événement.
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Bourses : Des bourses de conférence seront disponibles pour soutenir les frais de voyage ou de participation. Un appel spécifique pour les bourses de voyage sera publié prochainement.

Protection du patrimoine dans les États du Moyen-Orient
Le Bouclier bleu France, ICOMOS France et ICOM France expriment leur vive préoccupation face aux informations faisant état de dommages causés à de nombreux musées et sites historiques en Iran dans le contexte des hostilités en cours au Moyen-Orient.
Retrouvez ci-dessous et ci-contre (en version PDF) la déclaration :
Déclaration commune du Bouclier bleu France, d’ICOMOS France et d’ICOM France
sur les dommages causés au patrimoine culturel en Iran
Face au drame humain que constituent les pertes civiles et les souffrances des populations prises dans les hostilités en cours, le patrimoine culturel apparaît également comme une victime collatérale majeure de ce conflit.
Le Bouclier bleu France, ICOMOS France et ICOM France expriment leur vive préoccupation face aux informations faisant état de dommages causés à de nombreux musées et sites historiques en Iran dans le contexte des hostilités en cours au Moyen-Orient.
Selon un article publié par Le Monde le 6 mars 2026, au moins 56 musées et sites historiques auraient été endommagés à travers l’Iran depuis le début des bombardements dans le cadre de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis. Parmi les sites touchés figure le Palais du Golestan, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, l’un des ensembles palatiaux les plus emblématiques de Téhéran. D’autres sites patrimoniaux majeurs auraient également subi des dégâts, notamment la Place Naqsh-e Jahan, chef-d’œuvre architectural du XVIIᵉ siècle.
Les organisations rappellent également que des dommages ont été signalés sur des biens culturels situés en Israël, notamment à Tel Aviv, soulignant que le patrimoine culturel, de part et d’autre, demeure exposé aux conséquences des hostilités.
Ces atteintes au patrimoine culturel rappellent la vulnérabilité des biens culturels en période de conflit armé. Le Bouclier bleu France, ICOMOS France et ICOM France soulignent que la protection du patrimoine culturel constitue une obligation du droit international humanitaire, notamment au regard de la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et de ses protocoles.
Ils rappellent à ce titre que la mise en sécurité des biens patrimoniaux doit se faire dans le respect de la sécurité des équipes mobilisées. Il est ainsi essentiel de permettre, lorsque la situation l’exige, la fermeture préventive des sites dans des délais suffisants afin d’assurer la protection ou l’évacuation des biens.
Ils soulignent également que l’utilisation de biens culturels comme boucliers contre des attaques militaires est strictement interdite par la Convention de La Haye, de même que toute mise en danger des personnels civils impliqués dans leur sécurisation, en particulier dans des zones soumises à des bombardements.
En ce sens, les trois organisations souhaitent également exprimer leurs inquiétudes quant à la sécurité des musées étrangers accueillant des œuvres prêtées par la France dans la région, dont la protection pourrait être compromise par l’extension des hostilités. Elles alertent en particulier sur les risques croissants qui pèsent sur le Liban, dont le patrimoine culturel et les institutions muséales se trouvent exposés dans un contexte régional de plus en plus instable.
Elles rappellent que les conflits récents ont déjà causé des pertes irréversibles : les précédentes frappes dans la région ont notamment contribué à anéantir une part significative du patrimoine culturel de Gaza, illustrant de manière tragique les conséquences durables des opérations militaires sur la mémoire et l’identité des peuples.
Les trois organisations appellent l’ensemble des parties au conflit à respecter strictement leurs obligations internationales et à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter ou limiter les dommages aux biens culturels, qu’il s’agisse de musées, de monuments, de sites archéologiques ou d’ensembles urbains historiques.
Le patrimoine culturel constitue un héritage commun de l’humanité. Sa préservation est essentielle non seulement pour les communautés directement concernées, mais également pour la mémoire et la transmission aux générations futures.
Le Bouclier bleu France, ICOMOS France et ICOM France réaffirment leur engagement en faveur de la protection du patrimoine culturel en temps de conflit et se tiennent aux côtés de leurs partenaires internationaux pour soutenir toute initiative visant à documenter, protéger et préserver ces biens culturels menacés.
Marie Courselaud Éric Pallot Émilie Girard
Présidente Président Présidente
Bouclier Bleu France ICOMOS France ICOM France
Quelques mots sur le programme du printemps
Cher.es membres d’ICOM France,
cher.es collègues,
Le mois de mars constitue désormais un temps fort pour les rencontres professionnelles. « Museums meet in Paris 2026 » (du 23 au 27 mars) permettra de nous retrouver à l’occasion de plusieurs évènements.
La prochaine soirée-débat déontologie d’ICOM France se tiendra le mardi 24 mars à partir de 18h, au Grand Palais, et nous y parlerons éditions. Ce sujet reflète un grand nombre des interrogations qui sont au cœur des préoccupations des professionnels aujourd’hui et la définition d’une politique éditoriale a une dimension éthique forte. La soirée sera également accessible en ligne, pour celles et ceux qui ne pourraient pas être sur place.
Depuis plusieurs années maintenant, ICOM France est partenaire du SITEM qui se tiendra cette année les 25 et 26 mars prochains, au Carrousel du Louvre. Vous pourrez venir à notre rencontre sur notre stand pour nous poser vos questions ou nous proposer vos suggestions pour notre programmation à venir. Nous serons heureux.ses de vous y retrouver. Et c’est depuis le SITEM que nous organiserons la séance du mois de mars du cycle des « 52 minutes d’ICOM France ». Nous aurons la chance de recevoir Sophie Delepierre, responsable du département Protection du Patrimoine au sein de l’ICOM, pour parler du rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels. Vous pourrez exceptionnellement nous rejoindre sur place le jeudi 26 mars à 12h30, ou nous suivre comme d’habitude en ligne.
Parallèlement à ces évènements, notre travail de fond se poursuit, notamment sur la transformation durable du secteur muséal. Et pour mieux comprendre ces évolutions, nous avons besoin de vous ! En répondant aux questionnaire sur les projets d’engagement écologique des musées français, vous pourrez participer à l’enrichissement de la connaissance des actions menées par les musées français en la matière en déclarant vos projets et ainsi intégrer l’annuaire national qui sera publié sur le site d’ICOM France.
Votre comité continue également son action autour des grands chantiers de l’ICOM, en particulier la révision de son Code de déontologie. ICOM France reste attentif aux avancées de ce dossier d’importance, qui doit pouvoir continuer à être une référence pour l’ensemble des professionnel.les du monde entier.
Cet engagement autour de la question de l’éthique professionnelle se retrouve dans nos publications. Et la dernière en date vient de paraitre : vous pouvez retrouver dès maintenant les actes de la soirée débat déontologie du 14 octobre dernier, « Prêter aujourd’hui : nouveaux enjeux de la circulation des collections ». Et pour celles et ceux qui préfèreraient la visionner, c’est bien sûr également possible.
Bien à vous toutes et tous,
Émilie Girard
Présidente d’ICOM France
Le rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Le rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Sophie Delepierre, responsable du Département de protection du patrimoine de l’ICOM, viendra échanger avec nous le 26 mars prochain à 12h30, dans notre cycle Les 52 minutes d'ICOM France - Des musées en leur temps. La séance sera modérée par Émilie Girard, présidente d'ICOM France.
Le trafic illicite des biens culturels ne connaissant pas de frontière, la coordination de la lutte contre ce trafic doit nécessairement se faire au niveau international. Les initiatives et actions du Conseil international des musées (ICOM) s'inscrivent dans le cadre de la réponse globale de la communauté muséale visant à protéger le patrimoine culturel menacé et à garantir la circulation légale des objets culturels pour le bénéfice des générations présentes et futures.
Les musées doivent prendre part à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels, d’une part parce qu’ils sont des sources uniques d'expertise scientifique mais également parce qu’ils font partie des acteurs de la circulation internationale des objets culturels. À cet égard, les musées ont donc une double responsabilité.
Les ressources de l’ICOM les plus connues dans le domaine de la protection du patrimoine sont sans aucun doute les Listes Rouges. Cependant, d'autres initiatives telles que l'Observatoire international du trafic illicite, le Code de déontologie pour les musées, l’Object ID ou encore la visibilité et l'impact de la participation aux réunions organisées par les partenaires internationaux tels que l’UNESCO, INTERPOL et UNIDROIT sont essentielles pour faire entendre la voix des musées, au travers de l’ICOM, au niveau international.
Exceptionnellement, la rencontre se tiendra en direct du SITEM (Salle de conférences Delorme), et sera diffusée simultanément en ligne.
Modalités de connexion
Rejoindre la séance
ID de réunion: 898 7308 0438
Code secret: 524655
Qui est Sophie Delepierre ?
Sophie Delepierre est responsable du Département “Protection du patrimoine” au sein du Conseil international des musées (ICOM) qu’elle a rejoint en 2017. Dans le cadre de ses fonctions actuelles, elle est en charge des programmes opérationnels, des projets de formation et de sensibilisation relatifs à la protection du patrimoine culturel (perspective muséale). Avant de rejoindre l’ICOM, elle a travaillé sur la mise en oeuvre de la Convention de 1970 au siège de l’UNESCO.
Cet événement est organisé dans le cadre de l'édition 2026 de Museums Meet in Paris.
Décolonisation des musées : un dialogue entre perspectives françaises et ukrainiennes
Rencontre professionnelle à l’invitation de l’Institut ukrainien, de l’Institut français et de la Ville de Paris, avec le soutien du ministère de la Culture d’Ukraine, dans le cadre de la Saison de l’Ukraine en France.
« La décolonisation a redonné au monde son pluralisme », observe Souleymane Bachir Diagne, philosophe sénégalais et penseur d’un universalisme renouvelé. La décolonisation culturelle, qui vise notamment à transformer les musées pour en faire des espaces plus équitables, inclusifs et respectueux de la diversité des cultures, est sans aucun doute l'une des évolutions majeures du XXIe siècle. Si ce processus de décolonisation est souvent appliqué à l'Europe, il est plus rarement envisagé sous l'angle de la Russie et de son empire.
Cette rencontre professionnelle a donc pour objectif de réunir des professionnels français des musées et du patrimoine afin d’engager un dialogue critique sur la décolonisation des récits russes et soviétiques au sein des collections. À travers cet échange, nous cherchons à repenser l'« universalisme » du musée, à revisiter l'héritage de la mission civilisatrice et à réfléchir à la manière dont les pratiques muséales françaises peuvent s'articuler avec les approches ukrainiennes.
En privilégiant l'échange, la compréhension mutuelle et la production collaborative de savoirs, cette session offre une opportunité unique de partager expertises et expériences. Elle permet d'approfondir la compréhension commune afin de mieux identifier l'influence des héritages coloniaux sur la présentation et l'interprétation du patrimoine. Une telle rencontre souligne également le rôle des musées en tant qu'espaces civiques où les communautés peuvent s'engager de manière critique vis-à-vis de l'histoire et de la production de connaissances.
Cette réunion vise aussi à soutenir les efforts des musées français dans le développement d'une réflexion critique sur leurs collections, leurs récits et leurs épistémologies institutionnelles, à la lumière de l'histoire complexe et de l'impact durable des récits coloniaux associés à l'Empire russe et à l'URSS. La perspective ukrainienne apporte un éclairage unique sur les questions de représentation, d'erreurs d'attribution et d'invisibilité culturelle. Enrichie par l'intégration du patrimoine culturel ukrainien, elle ouvre des discussions plus larges sur l'inclusivité et la justice épistémique au sein des institutions culturelles.
En complément, les participants découvriront la publication Supporting Decolonisation in Museums – Focus on Ukraine, récemment développée dans le cadre d'un partenariat international mené par l'Institut ukrainien, en collaboration avec l'ICOM UK, l'ICOM Ukraine et la Museums Association, avec le soutien du British Council.
Adresse :
Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
Hôtel d’Albret, Salle Jean Musy
31 rue des Francs Bourgeois, 75004 Paris
Un projet de charte éco-responsable des prêts
Concilier circulation des œuvres et maîtrise de l’impact environnemental : un projet de charte éco-responsable des prêts
Dans cette séance, Alice Fleury, directrice des collections et chargée de la collection XXe siècle au Palais des Beaux-Arts de Lille, et Caroline Challes, chargée de la conservation durable et de la valorisation des collections, présentent une réflexion sur les pratiques de circulation d'œuvres et le projet de charte éco-responsable des prêts.
Leur démarche s'appuie sur une enquête menée avec l'association Musenor auprès des membres institutionnels de ce réseau, portant sur leurs pratiques de prêts (conditions climatiques, transport, conditionnement et convoiement).
En savoir plus sur les résultats de l'enquête
Lors de cette rencontre, Caroline Challes a présenté les résultats de l'enquête et Alice Fleury a exposé les principaux principes structurant le projet de charte.
Modération de la séance : Emilie Girard
Captation
Le rôle de l’ICOM dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Le rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Lors de cette rencontre, Sophie Delepierre, responsable du Département de la protection du patrimoine de l’ICOM, est venue échanger avec nous sur les ressources de l'ICOM, les Listes Rouges mais aussi d'autres initiatives et actions du Conseil international des musées (ICOM) qui s'inscrivent dans le cadre de la réponse globale de la communauté muséale visant à protéger le patrimoine culturel menacé et à garantir la circulation légale des objets culturels.
La séance est modérée par Émilie Girard, présidente d'ICOM France.
Exceptionnellement, la rencontre s'est tenue en direct du SITEM.
Captation
Cet événement s'est tenu dans le cadre de l'édition 2026 de Museums Meet in Paris.
Le rôle de l’ICOM dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Le rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Lors de cette rencontre, Sophie Delepierre, responsable du Département de la protection du patrimoine de l’ICOM, est venue échanger avec nous sur les ressources de l'ICOM, les Listes Rouges mais aussi d'autres initiatives et actions du Conseil international des musées (ICOM) qui s'inscrivent dans le cadre de la réponse globale de la communauté muséale visant à protéger le patrimoine culturel menacé et à garantir la circulation légale des objets culturels.
La séance est modérée par Émilie Girard, présidente d'ICOM France.
Exceptionnellement, la rencontre s'est tenue en direct du SITEM.
Captation
Cet événement s'est tenu dans le cadre de l'édition 2026 de Museums Meet in Paris.
Le rôle de l’ICOM dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Le rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Sophie Delepierre, responsable du Département de la protection du patrimoine de l’ICOM, viendra échanger avec nous le 26 mars prochain à 12h30, dans notre cycle Les 52 minutes d'ICOM France - Des musées en leur temps. La séance sera modérée par Émilie Girard, présidente d'ICOM France.
Le trafic illicite des biens culturels ne connaissant pas de frontière, la coordination de la lutte contre ce trafic doit nécessairement se faire au niveau international. Les initiatives et actions du Conseil international des musées (ICOM) s'inscrivent dans le cadre de la réponse globale de la communauté muséale visant à protéger le patrimoine culturel menacé et à garantir la circulation légale des objets culturels pour le bénéfice des générations présentes et futures.
Les musées doivent prendre part à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels, d’une part parce qu’ils sont des sources uniques d'expertise scientifique mais également parce qu’ils font partie des acteurs de la circulation internationale des objets culturels. À cet égard, les musées ont donc une double responsabilité.
Les ressources de l’ICOM les plus connues dans le domaine de la protection du patrimoine sont sans aucun doute les Listes Rouges. Cependant, d'autres initiatives telles que l'Observatoire international du trafic illicite, le Code de déontologie pour les musées, l’Object ID ou encore la visibilité et l'impact de la participation aux réunions organisées par les partenaires internationaux tels que l’UNESCO, INTERPOL et UNIDROIT sont essentielles pour faire entendre la voix des musées, au travers de l’ICOM, au niveau international.
Exceptionnellement, la rencontre se tiendra en direct du SITEM (Salle de conférences Delorme), et sera diffusée simultanément en ligne.
Modalités de connexion
Rejoindre la séance
ID de réunion: 898 7308 0438
Code secret: 524655
Qui est Sophie Delepierre ?
Sophie Delepierre est responsable du Département “Protection du patrimoine” au sein du Conseil international des musées (ICOM) qu’elle a rejoint en 2017. Dans le cadre de ses fonctions actuelles, elle est en charge des programmes opérationnels, des projets de formation et de sensibilisation relatifs à la protection du patrimoine culturel (perspective muséale). Avant de rejoindre l’ICOM, elle a travaillé sur la mise en oeuvre de la Convention de 1970 au siège de l’UNESCO.
Cet événement est organisé dans le cadre de l'édition 2026 de Museums Meet in Paris.