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Les musées et services d'archives mobilisés pour les 25 ans de la loi Taubira
Il y a 25 ans cette année était votée à l’unanimité la loi, dite Loi Taubira, qui a fait de la France le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
Pour marquer l’anniversaire de ce texte et célébrer les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qu’il promeut, la Fondation pour la mémoire de l'esclavage (FME) et le ministère de la Culture se sont associés pour proposer à tous les musées et tous les services d’archives de mettre en valeur pour le grand public un ou plusieurs éléments de leurs collections en rapport avec cette histoire.
Chaque institution est invitée à organiser un ou des événements autour des objets, œuvres ou documents qu’elle a choisis (exposition capsule, parcours thématique, conférences, programmation artistique, etc.) et à faire labelliser cette initiative « 2001-2026, célébraon des 25 ans de la Loi Taubira ».
Cette sélection exceptionnelle d’œuvres, d’objets et de documents sera également mise à l’honneur sur le site de la FME, dans sa rubrique « Patrimoines Déchaînés ».
Réponse attendue avant le 31 mars 2026 (délai prolongé).
Voir les détails dans les appels à manifestation d’intérêt ci-contre.
Participez à l'enquête ICOM-INTERPOL
Le vol dans les musées fait l'objet d'une attention croissante de la part du secteur muséal, des médias et du public. En réponse à cette situation, l'ICOM a lancé une initiative opérationnelle conjointe avec INTERPOL, annoncée lors de la 27e Conférence générale de l'ICOM à Dubaï. Cette initiative vise à aider les musées à renforcer leurs systèmes de sécurité et à prévenir les vols et les mouvements illicites d'objets culturels, notamment en améliorant les stratégies opérationnelles et les outils numériques.
Dans un premier temps, l'ICOM a décidé de s'adresser aux membres institutionnels de l'ICOM pour qu'ils partagent leur opinion et leurs points de vue dans le cadre d'une enquête mondiale évaluant les mesures de sécurité actuelles dans les musées, en mettant l'accent sur le vol et le cambriolage.
L'enquête de 20 questions est destinée à la direction et au personnel des musées et est entièrement anonyme. En y participant, les musées peuvent aider à renforcer les efforts de sensibilisation à l'échelle du secteur et contribuer directement à définir l'orientation future de cette initiative conjointe ICOM-INTERPOL.
La date limite de réponse est fixée au 31 mars 2026.
Comment devenir membre d'ICOM France ?
L’adhésion à ICOM France fonctionne en année civile.
La campagne de primo-adhésion au titre de l'année 2026 est ouverte.
Cette année, quatre commissions examinerons les candidatures :
- La première en septembre 2025 - date limite de dépôt des candidatures : lundi 8 septembre 2025
- La seconde en novembre 2025 - date limite de dépôt des candidatures : mercredi 22 octobre 2025
- La troisième en janvier 2026 - date limite de dépôt des candidatures : dimanche 4 janvier 2026
- La quatrième en mars 2026 - date limite de dépôt des candidatures : dimanche 8 mars 2026
Types d’adhésions
Il existe cinq types de primo-adhésions à ICOM France
- Membre individuel en activité (tout personnel employé par un musée ou professionnel indépendant exerçant son activité principale comme prestataire de musée durant l'année de cotisation concernée)
- Membre individuel étudiant
- Membre individuel retraité
- Membre individuel bienfaiteur
- Membre institutionnel
Tarifs 2026
ATTENTION : Le paiement de la cotisation est exigible seulement après acceptation du dossier.
MEMBRES INDIVIDUELS
| Catégories de membre | Montant de l'adhésion |
| En activité | 88 € |
| Retraité | 63 € |
| Etudiant de - de 30 ans (non votant) | 41 € |
| Etudiant de + de 31 ans (non votant) | 88 € |
| Bienfaiteur (non votant) | à partir de 460 € |
MEMBRES INSTITUTIONNELS
| Catégorie de membre | Cotisation | Nombre de cartes |
| Actifs I (Budget* < 30 000 €) | 355 € | 3 cartes |
| Actifs II (Budget* entre 30 000 € et 100 000 €) | 460 € | 4 cartes |
| Actifs III (Budget* entre 100 000 € et 1 000 000 €) | 650 € | 5 cartes |
| Actifs IV (Budget* entre 1 000 000 € et 5 000 000 €) | 800 € | 6 cartes |
| Actifs V (Budget* entre 5 000 000 € et 10 000 000 €) | 1000 € | 7 cartes |
| Actifs VI (Budget* > 10 000 000 €) | 1 500 € | 8 cartes |
| De soutien (non-votants) | 3 000 € | 8 cartes |
* Budget de fonctionnement de l'institution hors salaires
Pour information : Les montants des cotisations à l’ICOM se composent d’une première part fixée annuellement par notre organisation internationale et reversée au Secrétariat général, ainsi que d’une seconde part conservée par le Comité français pour assurer ses missions et son fonctionnement.
LA CAMPAGNE 2026 EST CLOSE
Date limite de dépôt pour la commission de mars 2026 :
Dimanche 8 mars 2026
Formulaires
Pour rappel, L'ICOM est le réseau des professionnels de musées. Les personnes étudiant ou exerçant dans les secteurs d'activités suivants : MARCHÉ DE L'ART, HISTOIRE DE L'ART, ARCHÉOLOGIE, HISTOIRE, LITTÉRATURE, ARCHIVES & BIBLIOTHÈQUE ne sont pas acceptés au sein de notre institution.
Ainsi, avant de remplir votre formulaire de demande d'adhésion en ligne, veuillez absolument prendre connaissance des conditions d'adhésion individuelle et des catégories de membres l'ICOM, et vous rapporter ensuite au formulaire vous correspondant.
Candidature pour une adhésion individuelle - Formulaire membre en activité - votant
Candidature pour une adhésion individuelle - Formulaire membre étudiant - non votant
Candidature pour une adhésion individuelle - Formulaire membre retraité - votant
Candidature pour une adhésion individuelle - Formulaire membre bienfaiteur - non votant
Candidature pour une adhésion institutionnelle - Formulaire adhésion institutionnelle - votant
Contact
Pour toute information complémentaire ou aide au dépôt des candidatures en ligne, merci de contacter : contact@icomfrance.museum
Ouverture des candidatures au Label Culture Libre 2026
Le label Culture Libre revient en 2026 pour une quatrième édition. Les candidatures seront ouvertes du 16 février au 13 avril 2026.
Cette nouvelle édition du label Culture libre s’inscrit dans une année symbolique pour les communs numériques : Wikipédia fête ses 25 ans en 2026. Depuis 2001, l’encyclopédie collaborative a grandi grâce à des millions de contributions bénévoles et à des partenariats avec des institutions culturelles, patrimoniales et scientifiques du monde entier, au service d’un accès libre et partagé à la connaissance.
Dans ce cadre, la remise des prix du label aura une résonance toute particulière : elle se tiendra lors de la Wikimania, le grand rendez-vous international des projets Wikimédia, organisé à Paris fin juillet 2026. Chaque année, la Wikimania rassemble plusieurs milliers de participantes et participants — bénévoles, associations, institutions et partenaires — pour échanger, se former, partager des retours d’expérience et imaginer ensemble l’avenir de la connaissance libre. Accueillir cette cérémonie à cette occasion, souligne l’ambition commune du label et du mouvement Wikimédia : faire grandir l’accès ouvert aux contenus et renforcer les coopérations durables entre acteurs culturels et communautés.
Pour en savoir plus sur le label culture libre
En lançant ce label, Wikimédia France souhaite récompenser les institutions culturelles, patrimoniales et scientifiques qui ouvrent leur contenu et intègrent dans leur démarche les projets soutenus par Wikimédia France (Wikipédia, Wikimédia Commons, Wikidata…). En effet, les institutions qui ouvrent leurs fonds et contenus avec une licence CC-BY ou Etalab font un choix politique fort avec de nombreux bénéfices pour le grand public.
Lors des trois premières éditions du Label, 29 institutions ont été labellisées par Wikimédia France.
Parmi elles, les cinq lauréats de 2025 :
- Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement,
- Université de Lorraine,
- Bibliothèque universitaire des langues et civilisation,
- La Contemporaine,
- Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne
Avec ce label Culture Libre, l’association renforce son engagement auprès de ces institutions culturelles, patrimoniales et scientifiques initié en 2010 grâce à de nombreux partenariats, en valorisant leurs initiatives d’ouverture de contenu. Une fois labellisée, chaque institution a pu afficher le macaron label Culture Libre sur son site institutionnel, le site des collections ou la bibliothèque numérique. Un gage d’engagement supplémentaire pour le grand public.
Un label en trois niveaux
Le label Culture Libre récompense et valide ces démarches sur 3 niveaux qui traduisent chacun un palier d’investissements à concrétiser.
Parmi les critères de sélection :
- le choix d’une licence compatible avec les projets Wikimédia permettant l’ouverture des collections sous la licence CC0, Etalab ou CC-by-SA,
- l‘organisation d’ateliers Wikipédia
- ou encore l’accueil d’un Wikimédien en résidence.
Candidature
Les candidatures pour l’édition 2026 sont ouvertes à partir du 16 février 2026 jusqu’au 13 avril 2026 inclus.
Les institutions pourront déposer leur candidature jusqu’au 13 avril 2026 inclus. Les lauréats seront dévoilés lors de la Wikimania qui se déroulera fin juillet 2026 à Paris.
Le dépôt des dossiers de candidature en fonction du niveau de labellisation demandé est possible à partir du 16 février. Un formulaire d’adhésion à la charte du Label doit être signé au préalable. Afin d’accompagner les institutions dans leur candidatures, Wikimédia France met à disposition, sur la page dédiée du Label, un ensemble de ressources notamment une vidéo, un guide et de nombreuses ressources.
Consulter le guide et les ressources
Partenaires
La Label Culture Libre a vu le jour en 2023 et est le fruit d’une réflexion commune entre Wikimédia France, des bénévoles investis dans la thématique culturelle et patrimoniale et plusieurs partenaires : Creative Commons France, le Club Innovation et Culture, Inno3.
Jury
- Xavier Cailleau, Salarié de Wikimédia France, Responsable affaires publiques
- Anne-Laure Donzel , Consultante et spécialiste de l’ouverture des données et des contenus, en particulier culturels
- Joakim Gautier, Contributeur à Wikipédia depuis près de 20 ans, Directeur des systèmes d’information dans le milieu bancaire
- Nicolas Vigneron, Wikimédien depuis plus de 20 ans et ancien Wikimédien en résidence
- Carole Renard, Conservatrice du patrimoine, Directrice des Archives départementales de l’Aude
Appel à projets de la Fondation des sciences du patrimoine
La Fondation des sciences du patrimoine lance son appel à projets 2026.
Cet appel a pour objectif de susciter des collaborations entre équipes aux savoir-faire complémentaires, selon trois axes scientifiques :
- la connaissance approfondie des patrimoines matériels, envisagés dans toutes leurs dimensions (production, usages, transmission, etc.)
- l’amélioration des procédés de conservation-restauration
- l’amélioration des procédés de diffusion des connaissances sur les patrimoines matériels.
Les projets scientifiques présentés peuvent correspondre à deux cas :
- la réalisation d’un programme de recherche incluant un financement de thèse (volet « projet de thèse »)
- tout autre type de projet de recherche (volet « projet de recherche »), incluant un financement de post‑doctorant ou autre personnel.
L' appel à projets intègre la possibilité d’accéder à des instrumentations d'analyse avec la prise en charge de coûts liés à leur utilisation.
En 2024, le Musée de Cluny - Musée national du Moyen Âge, le Musée d'Archéologie nationale et domaine national de Saint-Germain-en-Laye et le Centre des monuments nationaux sont devenus membres de la Fondation des sciences du patrimoine. Il est désormais possible de les solliciter pour participer à des projets.
L'appel à projets est totalement dématérialisé.
Le dépôt des projets se fait via SciencesCall (règlement de l'appel, dossiers de candidature, calendrier).
La date limite pour répondre à l'appel est le mardi 31 mars 2026 (23h59).
Lien vers la plateforme de dépôt
Il est recommandé de bien tenir compte du règlement de l'appel et des conditions de dépôt des dossiers.
Bourses de recherche en leadership numérique
L’ICOM et le Centre international de recherche et d’échange sur les musées de l’ICOM (IMREC), partenariat avec l’université de Shanghai, ont le plaisir d’annoncer le lancement de l’appel à candidatures 2026 pour le programme de bourses de master ICOM-IMREC.
ICOM-IMREC invite les membres de l’ICOM à soumettre leurs propositions pour les bourses de recherche en leadership numérique, un programme international conçu pour renforcer les pratiques numériques fondées sur la recherche et former une nouvelle génération de leaders numériques dans les musées.
L’ICOM IMREC attribuera 10 bourses de recherche pour le cycle 2026-2027. Le programme vise à former une cohorte de professionnels des musées qui continueront à échanger leurs connaissances, à collaborer à l’échelle internationale et à promouvoir une transformation numérique significative.
Les boursiers sélectionnés bénéficieront des avantages suivants :
- Une collaboration avec des experts mondiaux de premier plan dans le domaine du patrimoine numérique et des pratiques muséales
- La possibilité de mettre en œuvre un projet numérique innovant au sein de leur institution
- d’un mentorat individuel avec des universitaires-praticiens expérimentés
- Un voyage tous frais payés à Shanghai/Suzhou pour présenter les résultats du projet en 2027
- Un certificat de fin de formation
- La possibilité de diffuser les résultats du projet en ligne via ICOM-IMREC
Qui peut postuler
Le programme est ouvert aux Présidents-directeurs généraux, directeurs et cadres supérieurs de musées de taille moyenne à grande (à l’exclusion des institutions individuelles ou de petite taille) qui ont actuellement un projet numérique en préparation. Les candidats doivent avoir une maîtrise solide de l’anglais.
Les projets doivent :
- En être à un stade précoce de développement
- Être réalisables et d’une envergure institutionnelle appropriée
- avoir reçu l’approbation de l’institution et bénéficier d’un soutien financier
- Être susceptibles d’évoluer et de changer
Les candidats doivent être membres individuels de l’ICOM ou être employés par une institution membre de l’ICOM.
Les projets doivent promouvoir l’un des concepts fondamentaux du programme, voire les deux :
- Transformation numérique : il s’agit à la fois du processus et du résultat de l’utilisation des technologies numériques pour transformer le fonctionnement et la création de valeur d’une organisation. Elle aide une organisation à prospérer, à remplir sa mission et à répondre aux besoins de ses parties prenantes.
- Maturité numérique : c’est « la capacité à utiliser, gérer, créer et comprendre le numérique, d’une manière contextuelle (adaptée à son environnement et à ses besoins spécifiques), holistique (impliquant une vision, un leadership, des processus, une culture et des personnes) et ciblée (toujours en accord avec la mission sociale de l’institution) ».
Structure du programme
La bourse combine :
- Une série de six ateliers intensifs en ligne (de deux heures chacun) couvrant l’histoire et la théorie, le leadership, la stratégie, l’engagement, l’éthique et les modèles de bonnes pratiques
- Quatre sessions de mentorat individuel avec un mentor international désigné
- Une présentation finale et une évaluation à l’université de Shanghai et au musée Suzhou
Calendrier
- Date limite de candidature : 31 mars
- Notification et attribution des mentors : mai
- Ateliers en ligne : juin-juillet
- Période de mentorat : août 2026 – février 2027
- Présentations finales en Chine : mars 2027
Conditions requises pour postuler
Les candidatures doivent inclure :
- Curriculum vitae
- Proposition de projet
- Une lettre de recommandation de l’institution
- Une référence
- Une lettre de motivation expliquant l’intérêt du programme pour le candidat, l’institution et le secteur muséal régional/local
La sélection sera basée sur le rôle du candidat, son expérience dans le domaine numérique, ses antécédents en matière de travail numérique et l’adéquation du projet proposé avec les objectifs du programme.
Déclaration sur la protection des biens culturels au Proche et Moyen-Orient
Alors qu’un nouveau conflit s’est déclaré ces derniers jours, ICOM France rappelle la nécessaire protection du patrimoine qui doit s’imposer, dans le cadre du respect de la Convention de La Haye (1954) et de la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.
Déclaration de l'ICOM
L’ICOM appelle à la protection des musées et du patrimoine culturel dans le contexte des conflits en Iran, dans la région du Golfe et en Méditerranée orientale.
Le Conseil international des musées (ICOM) exprime sa profonde préoccupation concernant la protection des musées et du patrimoine culturel.
L’ICOM exprime sa vive inquiétude face au récent conflit en Iran, dans la région du Golfe et en Méditerranée orientale, à ses conséquences humanitaires, ainsi qu’aux risques auxquels sont exposés les musées et les sites du patrimoine culturel. Nous sommes alarmés par les informations faisant état de graves dommages causés aux sites culturels de la région, confirmées par des organisations intergouvernementales telles que l’Unesco.
L’ICOM suit de près la situation en coordination avec ses comités nationaux et ses partenaires dans la région et à l’échelle internationale, conformément à son engagement fondamental en faveur de la protection du patrimoine culturel. Nous restons attentifs à la sécurité et au bien-être de nos membres dans les zones touchées ainsi qu’à tous les professionnels qui œuvrent pour la sauvegarde du patrimoine culturel. L’ICOM souligne la nécessité de respecter le droit international humanitaire et d’assurer la protection des civils.
L’ICOM appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et de ses protocoles, et réitère son appel à toutes les parties à se conformer à leurs obligations juridiques internationales en matière de sauvegarde du patrimoine culturel. L’ICOM soutient les déclarations déjà publiées par ses organisations partenaires et renvoie à la Déclaration de l’ICOM pour la paix, ainsi qu’à la Déclaration sur la protection des archives, des bibliothèques, des musées et des sites patrimoniaux durant les conflits armés et les périodes d’instabilité politique.
La destruction du patrimoine n’est pas seulement une tragédie locale, c’est une perte pour l’ensemble de l’humanité. Nous devons nous unir, par le dialogue, la coopération et le respect, afin de préserver les ponts culturels qui relient notre passé commun à un avenir plus pacifique.
Déclarations de l'Unesco
2 mars 2026
L'Unesco exprime sa préoccupation concernant la protection des sites du patrimoine culturel face à l'escalade de la violence au Moyen-Orient.
Le lundi 2 mars, le palais du Golestan à Téhéran, site du patrimoine mondial de l'Unesco, aurait été endommagé par des débris et par l'onde de choc consécutive à une frappe aérienne sur la place Arag, située dans la zone tampon du site, dans la capitale iranienne.
L'Unesco continue de suivre de près la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans l'ensemble de la région, en vue d'en assurer la protection. À cette fin, l'Organisation a communiqué à toutes les parties concernées les coordonnées géographiques des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ainsi que de ceux d'importance nationale, afin d'éviter tout dommage potentiel.
L'Unesco rappelle que les biens culturels sont protégés par le droit international, notamment par la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé — y compris son mécanisme de protection renforcée — ainsi que par la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.
8 mars 2026
Unesco reiterates its deep concern over the protection of education, culture, media and the environment amid the escalation of hostilities in the Middle East and beyond.
Since the outbreak of hostilities on 28 February, several sites of cultural significance, including the Golestan Palace (Iran), the White City of Tel-Aviv (Israel), and Tyre (Lebanon) all inscribed on the Unesco World Heritage List, have been reported as impacted and damaged, as the escalation continues to cause immense human suffering, displacement, and numerous fatalities and casualties across the region.
Several sites in other countries of the region and beyond are now under threat, notably in Armenia, Azerbaijan, Bahrain, Cyprus, Iraq, Jordan, Kuwait, Oman, Palestine, Qatar, Saudi Arabia, Syria, Türkiye, United Arab Emirates, and Yemen.
Education personnel, students and infrastructures, as well as media and science facilities, are increasingly exposed to the consequences of the deteriorating security situation in parts of the region. The continuation of hostilities raises serious concerns regarding the functioning of education systems, the safety of learning environments, the access to information, and the preservation of spaces dedicated to knowledge and scientific cooperation. Environmental sites and fragile ecosystems also face heightened vulnerability as tensions and military activities intensify.
Unesco calls for maximum restraint and to take all necessary measures to spare education, culture, media, sciences and the environment as the social foundations of societies.
Unesco has communicated and will continue to communicate to all parties concerned the geographical coordinates of sites on the World Heritage List, the national Tentative Lists, as well as those under Enhanced Protection, to take all feasible precautions to avoid damage.
Unesco recalls all parties of their obligations to respect international law, notably the 1954 Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict, as well as the 1972 Convention concerning the Protection of the World Cultural and Natural Heritage.
In accordance with its mandate and with United Nations Security Council Resolutions 1738 (2006), 2222 (2015), 2601 (2021), Unesco further recalls the obligations of all parties to protect schools, students and education personnel, as well as journalists, media professionals and associated personnel.
Quelques mots sur le programme du printemps
Cher.es membres d’ICOM France,
cher.es collègues,
Le mois de mars constitue désormais un temps fort pour les rencontres professionnelles. « Museums meet in Paris 2026 » (du 23 au 27 mars) permettra de nous retrouver à l’occasion de plusieurs évènements.
La prochaine soirée-débat déontologie d’ICOM France se tiendra le mardi 24 mars à partir de 18h, au Grand Palais, et nous y parlerons éditions. Ce sujet reflète un grand nombre des interrogations qui sont au cœur des préoccupations des professionnels aujourd’hui et la définition d’une politique éditoriale a une dimension éthique forte. La soirée sera également accessible en ligne, pour celles et ceux qui ne pourraient pas être sur place.
Depuis plusieurs années maintenant, ICOM France est partenaire du SITEM qui se tiendra cette année les 25 et 26 mars prochains, au Carrousel du Louvre. Vous pourrez venir à notre rencontre sur notre stand pour nous poser vos questions ou nous proposer vos suggestions pour notre programmation à venir. Nous serons heureux.ses de vous y retrouver. Et c’est depuis le SITEM que nous organiserons la séance du mois de mars du cycle des « 52 minutes d’ICOM France ». Nous aurons la chance de recevoir Sophie Delepierre, responsable du département Protection du Patrimoine au sein de l’ICOM, pour parler du rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels. Vous pourrez exceptionnellement nous rejoindre sur place le jeudi 26 mars à 12h30, ou nous suivre comme d’habitude en ligne.
Parallèlement à ces évènements, notre travail de fond se poursuit, notamment sur la transformation durable du secteur muséal. Et pour mieux comprendre ces évolutions, nous avons besoin de vous ! En répondant aux questionnaire sur les projets d’engagement écologique des musées français, vous pourrez participer à l’enrichissement de la connaissance des actions menées par les musées français en la matière en déclarant vos projets et ainsi intégrer l’annuaire national qui sera publié sur le site d’ICOM France.
Votre comité continue également son action autour des grands chantiers de l’ICOM, en particulier la révision de son Code de déontologie. ICOM France reste attentif aux avancées de ce dossier d’importance, qui doit pouvoir continuer à être une référence pour l’ensemble des professionnel.les du monde entier.
Cet engagement autour de la question de l’éthique professionnelle se retrouve dans nos publications. Et la dernière en date vient de paraitre : vous pouvez retrouver dès maintenant les actes de la soirée débat déontologie du 14 octobre dernier, « Prêter aujourd’hui : nouveaux enjeux de la circulation des collections ». Et pour celles et ceux qui préfèreraient la visionner, c’est bien sûr également possible.
Bien à vous toutes et tous,
Émilie Girard
Présidente d’ICOM France
Le rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Le rôle de l’ICOM et de la communauté muséale mondiale dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels
Sophie Delepierre, responsable du Département de protection du patrimoine de l’ICOM, viendra échanger avec nous le 26 mars prochain à 12h30, dans notre cycle Les 52 minutes d'ICOM France - Des musées en leur temps. La séance sera modérée par Émilie Girard, présidente d'ICOM France.
Le trafic illicite des biens culturels ne connaissant pas de frontière, la coordination de la lutte contre ce trafic doit nécessairement se faire au niveau international. Les initiatives et actions du Conseil international des musées (ICOM) s'inscrivent dans le cadre de la réponse globale de la communauté muséale visant à protéger le patrimoine culturel menacé et à garantir la circulation légale des objets culturels pour le bénéfice des générations présentes et futures.
Les musées doivent prendre part à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels, d’une part parce qu’ils sont des sources uniques d'expertise scientifique mais également parce qu’ils font partie des acteurs de la circulation internationale des objets culturels. À cet égard, les musées ont donc une double responsabilité.
Les ressources de l’ICOM les plus connues dans le domaine de la protection du patrimoine sont sans aucun doute les Listes Rouges. Cependant, d'autres initiatives telles que l'Observatoire international du trafic illicite, le Code de déontologie pour les musées, l’Object ID ou encore la visibilité et l'impact de la participation aux réunions organisées par les partenaires internationaux tels que l’UNESCO, INTERPOL et UNIDROIT sont essentielles pour faire entendre la voix des musées, au travers de l’ICOM, au niveau international.
Exceptionnellement, la rencontre se tiendra en direct du SITEM (Salle de conférences Delorme), et sera diffusée simultanément en ligne.
Modalités de connexion
Rejoindre la séance
ID de réunion: 898 7308 0438
Code secret: 524655
Qui est Sophie Delepierre ?
Sophie Delepierre est responsable du Département “Protection du patrimoine” au sein du Conseil international des musées (ICOM) qu’elle a rejoint en 2017. Dans le cadre de ses fonctions actuelles, elle est en charge des programmes opérationnels, des projets de formation et de sensibilisation relatifs à la protection du patrimoine culturel (perspective muséale). Avant de rejoindre l’ICOM, elle a travaillé sur la mise en oeuvre de la Convention de 1970 au siège de l’UNESCO.
Cet événement est organisé dans le cadre de l'édition 2026 de Museums Meet in Paris.
Décolonisation des musées : un dialogue entre perspectives françaises et ukrainiennes
Rencontre professionnelle à l’invitation de l’Institut ukrainien, de l’Institut français et de la Ville de Paris, avec le soutien du ministère de la Culture d’Ukraine, dans le cadre de la Saison de l’Ukraine en France.
« La décolonisation a redonné au monde son pluralisme », observe Souleymane Bachir Diagne, philosophe sénégalais et penseur d’un universalisme renouvelé. La décolonisation culturelle, qui vise notamment à transformer les musées pour en faire des espaces plus équitables, inclusifs et respectueux de la diversité des cultures, est sans aucun doute l'une des évolutions majeures du XXIe siècle. Si ce processus de décolonisation est souvent appliqué à l'Europe, il est plus rarement envisagé sous l'angle de la Russie et de son empire.
Cette rencontre professionnelle a donc pour objectif de réunir des professionnels français des musées et du patrimoine afin d’engager un dialogue critique sur la décolonisation des récits russes et soviétiques au sein des collections. À travers cet échange, nous cherchons à repenser l'« universalisme » du musée, à revisiter l'héritage de la mission civilisatrice et à réfléchir à la manière dont les pratiques muséales françaises peuvent s'articuler avec les approches ukrainiennes.
En privilégiant l'échange, la compréhension mutuelle et la production collaborative de savoirs, cette session offre une opportunité unique de partager expertises et expériences. Elle permet d'approfondir la compréhension commune afin de mieux identifier l'influence des héritages coloniaux sur la présentation et l'interprétation du patrimoine. Une telle rencontre souligne également le rôle des musées en tant qu'espaces civiques où les communautés peuvent s'engager de manière critique vis-à-vis de l'histoire et de la production de connaissances.
Cette réunion vise aussi à soutenir les efforts des musées français dans le développement d'une réflexion critique sur leurs collections, leurs récits et leurs épistémologies institutionnelles, à la lumière de l'histoire complexe et de l'impact durable des récits coloniaux associés à l'Empire russe et à l'URSS. La perspective ukrainienne apporte un éclairage unique sur les questions de représentation, d'erreurs d'attribution et d'invisibilité culturelle. Enrichie par l'intégration du patrimoine culturel ukrainien, elle ouvre des discussions plus larges sur l'inclusivité et la justice épistémique au sein des institutions culturelles.
En complément, les participants découvriront la publication Supporting Decolonisation in Museums – Focus on Ukraine, récemment développée dans le cadre d'un partenariat international mené par l'Institut ukrainien, en collaboration avec l'ICOM UK, l'ICOM Ukraine et la Museums Association, avec le soutien du British Council.
Adresse :
Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
Hôtel d’Albret, Salle Jean Musy
31 rue des Francs Bourgeois, 75004 Paris