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Nouveau conseil d'administration de l'ICOM International

museum
Sous-titre
Mandat 2025 - 2028
Contenu
Antonio Rodríguez (ICOM États-Unis d'Amérique) a été élu président de l’ICOM par la 40e Assemblée générale, convoquée dans le cadre de la Conférence générale à Dubaï.

Liste des nouveaux membres du Conseil d'administration de l'ICOM pour le mandat 2025-2028

Président : Antonio Rodríguez (ICOM États-Unis d'Amérique)

Vice-présidents : Nasir Al Darmaki (ICOM Émirats arabes unis) ; Tayeebeh Golnaz Golsabahi (ICOM Iran)

Trésorière : Goranka Horjan (ICOM Croatie)

Membres ordinaires

  • Marília Bonas (ICOM Brésil)
  • Catherine Cole (ICOM Canada)
  • Ech-Cherki Dahmali (ICOM Maroc)
  • Yuji Kurihara (ICOM Japon)
  • Kaja Sirok (ICOM Slovénie)
  • Steph Scholten (ICOM Royaume-Uni)
  • Joana Souga Monteiro (ICOM Portugal)
  • Jody Steiger (ICOM Costa Rica)
  • Muthoni Thang'wa (ICOM Kenya)
  • Deborah Tout-Smith (ICOM Australie)
  • Feng Zhao (ICOM Chine)

ICOM France félicite les nouveaux élus.
ICOM France remercie également les deux candidates françaises qui n'ont malheureusement pas été élues et salue leur engagement au sein de notre organisation.

Date de début de l'actualité
ven 14/11/2025 - 12:00
Identité actualité
ICOM international
Accroche
Antonio Rodríguez est élu président
Archivé
Non

CIMUSET à Dubaï 2025

Contenu

CIMUSET à Dubaï 2025 : Compte rendu proposé par Brigitte Coutant

Ce compte rendu vous est proposé par Brigitte Coutant, nouvellement élue membre du Board de CIMUSET, qui partage ses impressions, ses analyses et les moments clés de cette conférence.

Connaissant le CIMUSET depuis de très nombreuses années, j’ai été agréablement surprise par l’évolution de ce comité, dynamique, en prise avec les problématiques actuelles.

À Dubaï, les sessions ont rassemblé une cinquantaine de participants de différents horizons (Inde, Pakistan, Europe, dont la Cite des Télécoms et Universcience, Chine), pour la plupart de musées scientifiques et techniques régionaux, sauf Science City de Calcutta ou Universcience par exemple. La journée du Comité (IC Day) avait un programme bien construit et a donné lieu à des échanges intéressants.

À noter parmi les présentations de la conférence :

  • Un projet original de recherche sur un découpage des offres du musée selon l’âge des visiteurs « proposal of a life long learning system with the aim of promoting well being » (Japon)
  • Comment promouvoir les savoir- faire traditionnels pour la conservation des collections « reclaiming indigenous wisdom for sustainable storage » (Inde)
  • Une interprétation moderne d’un art traditionnel « Soundwaves of science, exploring the science of Korean music » (Corée)
  • Le réseau indien de bus de science et son plan de développement : « mobile science exhibition, a platform for inclusive science education and community engagement »
  • Comment s’appuyer sur le passé pour se projeter dans le futur « thinking with history » (Danemark)
  • L’exemple du Monterrey Bay aquarium, pour promouvoir la protection des océans (USA)

Le prix CIMUSET 2025 a été attribué à Science City de Calcutta.

Le comité a adopté son nouveau plan stratégique pour les trois prochaines années. La prochaine réunion du CIMUSET devrait se tenir à Leon, près de Mexico.

Préalablement à l’IC Day, CIMUSET a tenu trois sessions :

  • Session A : Navigating the chain of accessibility : « The Chain not only applies to people with disabilities (visual, auditory, motor, cognitive and learning), but also those who experience social, economic or ethnic/cultural disadvantage » Cette session était organisée sous forme de questions/réponses par petits groupes entre la quinzaine de participants qui ont pu partager les actions mises en place.
  • Session B : CIMUSET/UMAC : « Collecting the digital : rethinking materiality in science and university museums » : présentation notamment d’une exposition sur une recherche autour du matériau, le biociment , d’un projet d’étude de public numérique « digital survey »
  • Session C : CECA/ NATHIST/CIMUSET « science and natural history museums as effective and inclusive environments for young adult’s quality of understanding » (comment attirer les jeunes adultes au musée)

Trois présentations dont une du CECA (Biotop de Montréal), sur une étude de public, une autre du musée de Mexico (Museo de la Luz) plus actuelle dans les réponses apportées (variété des programmes et des médiations selon les cibles).

J’ai eu le plaisir d’être élue au board du CIMUSET lors du renouvellement de son conseil d’administration quelques semaines avant la conférence de Dubaï. Sa nouvelle présidente Riina Linna du Musée technique de Finlande, précédemment secrétaire du Comité, a pris ses fonctions avec beaucoup d’engagement et de chaleur. Le premier  Board se réunira en ligne le 12 décembre prochain.

Brigitte Coutant
29/11/2025

Date de début de l'actualité
mar 09/12/2025 - 12:00
Identité actualité
Comités internationaux
Accroche
Compte rendu proposé par Brigitte Coutant
Archivé
Non

Approches non invasives d’études et de recherche pour la conservation du patrimoine

Sous-titre
Colloque international SFIIC
Contenu

Le colloque international SFIIC 2026, se tiendront les 29 et 30 janvier prochain dans l'auditorium Jacqueline Lichtenstein de l'INP, sur le thème : approches non invasives d’études et de recherche pour la conservation du patrimoine

Ce colloque, organisé à l’initiative de l’ensemble des sept groupes de travail de la SFIIC, traitera de la conservation-restauration du patrimoine mobilier et immobilier, ancien et moderne et constitué d’une large gamme de matériaux. Cette approche non invasive, que nous entendons au sens large, abordera sous différents angles les questions liées à la connaissance et la documentation de œuvres comme celles des études et recherches menées sur leur matérialité. Les interventions à une ou plusieurs voix reflèteront l’interdisciplinarité, chère aux valeurs de la SFIIC.

Les langues du colloque seront le français et l’anglais (avec traduction simultanée en présentiel et en ligne). 

Un programme de visites de lieux patrimoniaux à proximité est proposé le vendredi après-midi en fin de colloque.

Le colloque international SFIIC 2026 est une co-production SFIIC-INP en partenariat avec le CICRP, le LRMH et le C2RMF.

En savoir plus et s'inscrire

Type d'événement
Séminaire / conférence
Type de partenaire
Partenaires
Lieu
Auditorium Jacqueline Lichtenstein, INP, 2 rue Vivienne, 75002 Paris et en ligne
Organisateur
SFIIC
Date de début de l'événement
jeu 29/01/2026 - 12:00
Date de fin de l'événement
ven 30/01/2026 - 12:00
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Accroche
29 et 30 janvier 2026 // Institut national du Patrimoine & en Ligne

Journée d'étude "Musées et droits culturels"

Contenu

Organisée dans le cadre de l’exposition « Des villes pour vivre », présentée aux Turbulences jusqu’au 1er mars, cette journée d’étude portant sur les alliances possibles entre le Frac, les Musées, les réseaux d’éducation populaire dans la mise en œuvre des droits culturels vise à affirmer l’héritage de l’architecte visionnaire Yona Friedman.

L'événement explorera les résonances de sa pensée - notamment autour du concept de son « Musée sans bâtiment » - avec les enjeux contemporains de participation citoyenne et de droit à la culture. Cette journée d'étude est organisée par le Frac Centre-Val de Loire, en collaboration avec la DRAC Centre-Val de Loire, la Région Centre-Val de Loire, l'Association des Musées en Centre-Val de Loire et le CRAJEP, Comité Régional des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire.

Voir le programme ci-contre.

S'inscrire

Type d'événement
Séminaire / conférence
Type de partenaire
Partenaires
Lieu
Les Turbulences à Orléans
Organisateur
Frac Centre-Val de Loire
Date de début de l'événement
mar 10/02/2026 - 12:00
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Programme journée d'étude "Musées et droits culturels"
Accroche
Mardi 10 février 2026 à 9h30 // Les Turbulences à Orléans

Point de vue d’un membre sur la Conférence de Dubaï 2025

Contenu

Instauration du comité STORAGE

La conférence générale de l’ICOM s’est déroulée cette année, du 10 au 16 novembre, à Dubaï. Premier État de la région d’ICOM ARABE à accueillir une Conférence générale (celle d’Alexandrie prévue pour 2022 ayant été annulée), les Émirats arabes unis constituent un point d’observation intéressant pour observer l’évolution du champ muséal – et notamment son rapport au tourisme – à travers le monde. Depuis les Émirats, les préoccupations européennes apparaissent parfois bien éloignées des nouveaux enjeux de développement du pays et des liens qu’il envisage avec ses marchés les plus prometteurs (essentiellement asiatiques).

Cette conférence a constitué le cadre de l’entrée en scène (de manière relativement modeste) du nouveau comité international de l’ICOM sur les réserves, ICOM STORAGE, que j’ai eu l’honneur de piloter depuis sa conception. Ce comité a été créé officiellement en décembre 2024, à la suite de la Conférence internationale sur les réserves de musée organisée au mois d’octobre de l’année dernière et ayant réunion plus de 400 scientifiques et professionnels issus d’une cinquantaine de pays (à laquelle avait contribué ICOM France). Le nouveau comité est actuellement de taille encore modeste (il est composé de près de 130 membres) et seul un petit nombre de ses représentants était présent à Dubaï. C’est dans ce contexte que le comité s’est réuni dans le cadre d’une première session de travail conjointe, avec ICAMT (comité pour l’architecture et les techniques de musée) autour de l’architecture des réserves muséales, mais aussi pour la première assemblée générale du comité, afin d’une part de valider les nouveaux statuts et proclamer le résultat des élections du comité, incluant la présidence et l’ensemble du bureau. Je suis très heureux qu’Hélène Vassal, Directrice du soutien aux collections au musée du Louvre, ait accepté de se présenter en tant que présidente du comité – elle a été élue à l’unanimité. Parmi les 13 membres du bureau, deux représentent la France : Sandrine Beaujard-Vallet (Centre Pompidou) et Florence Bertin (musée des Arts Décoratifs). Je ne doute pas que l’activité du comité soit très importante dans les années à venir.

François Mairesse
16/12/2025

Date de début de l'actualité
mar 16/12/2025 - 12:00
Identité actualité
Comités internationaux
Accroche
Compte rendu proposé par François Mairesse
Archivé
Non

Colonialité et Décolonisation

Contenu

Le comité international ICOM Costume pour les musées et collections de Costume, Mode et Textile, a organisé sa conférence annuelle à Buenos Aires du 20 au 24 octobre 2025, avec le soutien du comité national ICOM Argentine. Le musée de la fondation Fortabat, Coleccion de Arte Amalia Lacroze de Fortabat, a accueilli cet évènement avec générosité, et Vicky Salias, directrice du musée du Costume à Buenos Aires, récemment agrégé au musée historique national à Buenos Aires, en a assuré la mise en œuvre.

Le thème de la conférence annuelle 2025 ‘Colonialité et Décolonisation’ s’est focalisé sur la culture des apparences en Amérique latine considérant les questions de déplacements, migrations et d’acculturation vestimentaires. Une quarantaine de participants représentants 12 pays, ont pu présenter leurs recherches, ou leurs publications sur le sujet. Ce programme complété par plusieurs visites de sites et de musées à Buenos Aires ont permis des échanges enrichissants qui font toute la valeur de ces réunions professionnelles annuelles chères au comité Costume depuis sa création. Les actes de la conférence seront publiés en ligne sur le mini site de Costume en mars 2026.

Outre les conférences, de nombreuses visites de musées étaient au programme. La réception d’accueil des participants eut lieu dans la maison historique Fernández Blanco, dont la collection conserve plus de 15.000 objets représentant les arts décoratifs et l’art de vivre des 19e et 20e siècles en Argentine. Les collections du musée du Costume, celle du musée national historique, la maison d’Eva Perón, le Palais de la Liberté, le musée ethnographique, la fondation IDA (pour le design) furent les lieux de visites spécialement dédiées. Pour conclure cette conférence annuelle, la journée du 24 octobre fut consacrée à une excursion hors de Buenos Aires afin de découvrir musées et d’ateliers locaux d’art et d’artisanat du cuir et du textile de la région de Luján.

© images Camila Rodríguez Valencia (@camilandariega)

Tout le programme est à retrouver sur le mini site d'ICOM Costume : Visits to Exhibitions, Museums and Collections / Visitas a Exhibiciones, Museos y Colecciones. 

Corinne Thépaut-Cabasset
Présidente du comité international ICOM Costume (2019-2025)
22/12/2025

Date de début de l'actualité
lun 22/12/2025 - 12:00
Identité actualité
Comités internationaux
Accroche
Conférence annuelle d'ICOM COSTUME à Buenos Aires
Archivé
Non

ICOM COSTUME à Dubaï 2025

Contenu

Ce compte rendu vous est proposé par Corinne Thépaut-Cabasset, présidente du comité international ICOM Costume (2019-2025), qui partage ses impressions, ses analyses et les moments clés de cette conférence.

Le thème choisi par le comité international ICOM Costume pour participer au programme scientifique de l’assemblé générale de l’ICOM à Dubaï en novembre 2025 fut l’habit nomade. Le mode de vie nomade est lié aux débuts de nombreuses civilisations, mais il constitue également un aspect important de la culture de nombreuses sociétés contemporaines. Le besoin de voyager fait partie intégrante de la vie humaine. Lors de l’AG ICOM 2025 à Dubaï, le comité international ICOM Costume souhaitait aborder, lors de ses sessions de communication, la question du vêtement pour différents types de voyages, sous tous les aspects de ce phénomène et à travers toutes les communautés, régions et époques… Ce thème global vise également à explorer le patrimoine matériel et immatériel dans des communautés en mutation rapide. Costume a travaillé en étroite collaboration avec Lina Gebrail Tahan, présidente du comité ICethics et de Melissa Rinne, présidente du comité DESIGN, pour ces sessions communes.

Il s’est agi d’inviter des contributions afin d’explorer la relation multifacette entre l’habillement et les cultures nomades, tant anciennes que modernes, en mettant l’accent sur les défis et les implications éthiques qui découlent de ces interactions. Tout au long de l’histoire, les groupes nomades ont développé des formes d’habillement uniques et hautement fonctionnelles, adaptées à leurs environnements spécifiques, à leurs structures sociales, et pratiques culturelles. Ces traditions vestimentaires ont souvent une signification symbolique profonde, reflétant l'identité, le statut et la vision du monde. Cependant, l'étude, la préservation et la représentation de ces traditions, en particulier dans un monde de plus en plus mondialisé, soulèvent des questions éthiques complexes.

La séance conjointe consacrée au Costume avec le comité de Design a exploré l'ornementation comme expression de l'identité personnelle, sociale et culturelle à travers diverses sociétés, par le biais des textiles, des bijoux, de la mode ou d'autres supports. Comment l'ornement corporel peut-il non seulement embellir mais aussi communiquer l'appartenance, le statut, les croyances ou l'héritage ? Comment les pratiques d'ornement définissent-elles les identités individuelles et collectives ? De quelles manières ces pratiques s'adaptent-elles ou persistent-elles face aux dynamiques changeantes de la mondialisation et des échanges culturels ? Comment les techniques artistiques traditionnelles d'ornementation sont-elles préservées en tant que patrimoine immatériel reliant les communautés à leur passé ? Comment la créativité et l'énergie des jeunes générations réinterprètent-elles et revitalisent-elles revigorer les traditions historiques pour refléter des identités en évolution ? Quels rôles innovants les technologies émergentes jouent-elles dans la documentation, la préservation et la réinvention de l’ornement afin de captiver des publics divers dans les musées d’aujourd’hui ?

Les actes de ces conférences rassemblent des perspectives interdisciplinaires provenant de l’archéologie, de l’anthropologie, des études de mode, des études culturelles, de l’histoire et de l’éthique, en examinant les analyses archéologiques et historiques des vêtements anciens des nomades, y compris les méthodes de préservation, d’interprétation et les défis liés à la représentation des matériaux éphémères. L’utilisation d’éléments de vêtements nomades dans la mode contemporaine, le cinéma et d’autres médias, ainsi que les dilemmes éthiques autour de l’appropriation culturelle, de la mauvaise représentation et de l’effacement du patrimoine culturel. Le rôle des vêtements dans la construction et l’expression des identités individuelles et collectives au sein des communautés nomades, et la manière dont les forces extérieures influencent ces identités. La production et la vente de vêtements et textiles nomades « traditionnels », ainsi que les conséquences économiques, sociales et culturelles pour les communautés nomades. L'exposition et la préservation des habits nomades dans les musées, ainsi que les considérations éthiques liées à la propriété, au rapatriement et à l'engagement communautaire. Comment l'habillement reflète et renforce les rôles et les identités de genre dans les sociétés nomades, et les défis auxquels ces rôles sont confrontés dans un monde en mutation. Comment l'habillement exprime la résistance, affirme la souveraineté culturelle ou négocie les relations de pouvoir entre les groupes nomades et la société dominante.

En plus des sessions de communications, le comité COSTUME a organisé la Journée du comité au Musée Al Shindagha à Dubaï, ce complexe muséal propose une série de collections spécialisées réparties dans différentes maisons. Costume a invité le comité GLASS à participer aux visites du musée, avec la coopération d’Anne-Laure Carré secrétaire du comité GLASS. La matinée fut suivie d’une visite chez Kristina Fidelskaya, créatrice de couture Kristina Fidelskaya, ancienne élève d’ESMOD à Dubaï, dans ses nouveaux locaux au centre-ville de Dubaï. Nous avons eu la chance de découvrir son travail et son univers à travers la présentation de ses collections exposées sur des mannequins dans son nouveau showroom et nous avons pu échanger avec les brodeurs indiens ayant rejoint l’équipe de la créatrice. La visite de l’exposition « Poésie des oiseaux » à l’École des arts de la joaillerie Van Cleef & Arpels, au Dubai Design District, a clôturé la journée Costume accompagné d’une conteuse locale.

J’exprime ma gratitude à tous les partenaires et contributeurs à la programmation scientifique du comité international ICOM COSTUME et des visites spéciales organisées à l’occasion de l’ICOM GA 2025 à Dubaï. Je tiens aussi à remercier le comité national ICOM France qui m’a soutenu et m’a permis d’assister à la conférence organisée par ICOM Europe au Louvre Abu Dhabi, ce qui fut l’occasion de belles rencontres professionnelles et de nouvelles découvertes muséologiques.
Enfin j’aimerais conclure sur l’évolution du réseau du comité international Costume qui en 6 ans a presque doublé, et représente maintenant plus de 800 membres de l’ICOM international.

Corinne Thépaut-Cabasset
Présidente du comité international ICOM Costume (2019-2025)
22/12/2025

 

 

Date de début de l'actualité
lun 22/12/2025 - 12:00
Identité actualité
Comités internationaux
Accroche
Compte rendu proposé par Corinne Thépaut-Cabasset
Archivé
Non

Les 13èmes Journées professionnelles de la conservation-restauration

Contenu

Les 13èmes Journées professionnelles de la conservation-restauration se donnent pour objectif, en 2024, d’explorer la question des compétences, des formations permettant de les acquérir, de la mobilité professionnelle, des enjeux de la formation tout au long de la vie et des nouveaux besoins de compétences pour la conservation-restauration du patrimoine culturel.

Tables-rondes et communications permettront aux acteurs de tous les domaines des patrimoines (archives, bibliothèques, musées, archéologie, monuments historiques et patrimoine naturel), d’échanger sur ces enjeux mêlant professionnels, formateurs, enseignants, représentants des associations professionnelles, des administrations de l’État et des collectivités territoriales, des organismes de formation ou de prévention.

Organisées par la direction générale des Patrimoines et de l’Architecture du ministère de la Culture, en partenariat avec la Cité de l'architecture & du patrimoine et l’Institut national du patrimoine, ces 13èmes Journées professionnelles de la conservation-restauration rassembleront une trentaine d’intervenants - associations, restaurateurs, conservateurs, chercheurs en sciences de la conservation - qui partageront leurs préoccupations, leurs souhaits et leurs projets ou réalisations.

La réflexion se déroulera autour de 4 thématiques :

1. La formation initiale

Les formations initiales en conservation-restauration sont confrontées aux exigences de codifications, de référentiels, de nomenclatures qui s’insèrent dans des descriptifs plus généraux des professions comme le registre national de la certification professionnelle (RNCP).  Quels sont les niveaux de diplômes et les compétences afférentes, comment les formations s’organisent-elle pour intégrer les évolutions des professions et les besoins du patrimoine culturel, faire connaître les métiers du patrimoine, adapter leurs enseignements aux réalités du terrain ? La question de la visibilité de ces métiers pour les jeunes en parcours d’orientation professionnelle sera posée.

2. La formation continue et les transitions professionnelles

Quelles sont les évolutions au sein d’un parcours professionnel ? Comment s’organise la montée en compétences, la mise à jour des connaissances ? Comment les formations continues répondent-elles aux demandes des professionnels, avec associations représentatives collaborent-elles et sur quel modèle administratif et économique ?

3. Collaboration et transversalité

La question de l’articulation entre les différents acteurs de la chaîne patrimoniale est un sujet au cœur de l’évolution des métiers. Comment les partenaires s’identifient-ils, comment organisent-ils leur travail commun ou successif, au sein des équipes, en concertation lors de la co-activité ? Quelle est l’organisation au sein des services, des chantiers et des ateliers ?

4. De la théorie à la pratique : parcours personnels ou collectifs

L’évolution transversale des parcours professionnels sera également évoquée : comment change-t-on de milieu professionnel, grâce à quels moyens et quels accompagnements ? Comment fait-on valoir des compétences transversales et comment s’organisent les formations complémentaires ? Quel retour rétrospectif est porté sur la pratique en situation professionnelle et comment ce retour influencent-il les évolutions de pratique notamment en termes de prévention des risques ?

Enfin ces questions transversales seront évoquées au travers du prisme d’autres pays européens ou outre-Atlantique.

Adresse : 

Cité de l’architecture & du patrimoine, auditorium, 7 avenue Albert de Mun 75016 Paris.

Inscription conseillée, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Programme et ouverture des inscriptions en janvier 2024

En savoir plus

Type d'événement
Séminaire / conférence
Type de partenaire
Adhérent ICOM
Lieu
Cité de l’architecture & du patrimoine
Organisateur
direction générale des Patrimoines et de l’Architecture du ministère de la Culture, Cité de l'architecture & du patrimoine et Inp
Date de début de l'événement
jeu 21/03/2024 - 12:00
Date de fin de l'événement
ven 22/03/2024 - 12:00
Demander à ICOM France de publier cet événement
Off
Accroche
Jeudi 21 et vendredi 22 mars 2024

ICOM France au salon Museum Connections

Sous-titre
Paris Expo Porte de Versailles, Hall 5.2
Contenu

ICOM France présent au salon Museum Connections

ICOM France sera à nouveau présent en tant que partenaire exposant lors du prochain salon Museum Connections les 13 et 14 janvier prochain, à Paris Expo Porte de Versailles.

Notre stand est le D82. 

Émilie Girard interviendra lors de la conférence « Musées et résilience : stratégies pour un monde en mutation », le 13 janvier de 11h00 à 12h10.

Les inscriptions en ligne sont toujours ouvertes !

L'inscription vous donne accès à la fois au salon et aux conférences. Tous les membres d'ICOM France bénéficient d'un code pour obtenir la gratuité.

Code pour obtenir la gratuité : 
ICOM2026 

Demandez un badge d'accès au salon

Le salon est exclusivement réservé aux professionnels actifs du secteur culturel et touristique.

Programme du salon

Trois programmes continus, bilingues (français/anglais), seront proposer pour nourrir votre réflexion, partager des idées et découvrir les dernières innovations :

  • Inspiration Conferences : explorer les enjeux et tendances du secteur

Ce cycle de conférences aborde les grandes transformations des musées, lieux culturels et touristiques : inclusion, accessibilité, nouvelles formes de médiation, adaptation aux enjeux écologiques et sociaux, et impact de l’intelligence artificielle. Conçues avec l'appui de l’Inspiration Board, ces conférences offrent un éclairage expert sur les défis et tendances qui façonnent l’avenir du secteur culturel.

Depuis 2020, les musées, lieux culturels et touristiques ont dû faire face à une vague de défis sans précédent et ont dû s’adapter à de profondes transformations. Nombre d’entre eux ont exploré de nouvelles voies d’innovation responsable pour continuer à démontrer leur valeur, leur impact et leur pertinence sociétale, souvent soutenus par de nouveaux dispositifs de financement.

La notion de Résilience 2.0 constitue le fil conducteur de ces conférences. Elle invite à réfléchir à la manière dont les lieux culturels et touristiques peuvent anticiper l’incertitude, renouveler leurs pratiques et rester fidèles à leurs valeurs et engagements, tout en maintenant leur rôle d’acteurs de confiance dans un monde en mutation.

Le programme s’articule autour de trois grands axes :

  • Résilience - se préparer à l’avenir : prospective, innovation, stratégies de résilience et plaidoyer pour renforcer l’adaptabilité des institutions.
  • Résilience - valoriser et mobiliser ses atouts : modèles économiques durables, diversification des ressources et innovation fondée sur l’ADN de chaque lieu.
  • Résilience - ancrage dans les besoins sociétaux : transition écologique, inclusion, accessibilité, santé, engagement territorial et nouvelles formes d’impact social.

En savoir plus sur les conférences

  • Innovation TV : Les solutions qui transforment musées, lieux culturels et touristiques

Chaque année, des projets concrets, présentés en duos « Lieu x Fournisseur », illustrent la mise en œuvre de solutions sur le terrain, des cas pratiques et solutions testées et approuvées, offrant des idées immédiatement actionnables. Au-delà des technologies, le programme explore des tendances transversales telles que les expositions itinérantes, la durabilité, les défis du recrutement, et propose également des restitutions d’études. Le plateau de l'Innovation TV est l’occasion unique de découvrir les solutions innovantes les plus récentes, d’échanger avec des experts et de repartir inspiré pour vos propres projets.

En savoir plus sur le plateau de l'Innovation TV

  • Culture Business Talks : Développez vos ressources et vos expériences visiteurs

Le Culture Business Talks est un espace de conférences proposant des formats courts (20 minutes) pour découvrir des solutions concrètes et inspirantes afin d’optimiser les ressources propres et d’enrichir l’expérience des visiteurs, au sein de vos musées, lieux culturels ou touristiques. Au programme : merchandising et tendances des boutiques, gestion des concessions et points de restauration, privatisation d’espaces ou mécénat. Venez explorer des stratégies innovantes et pratiques pour dynamiser vos activités et vos offres.

En savoir plus sur le Culture Business Talks

Le programme du salon s’enrichit tous les jours, visitez régulièrement le site Internet du salon pour découvrir les conférences et les intervenants.

Date de début de l'actualité
lun 10/11/2025 - 12:00
Identité actualité
ICOM France
Accroche
13 et 14 janvier 2026
Archivé
Non

In Situ. Revue des patrimoines

Sous-titre
Appel à contributions : « Les patrimoines de l’érotisme »
Contenu

ICOM France relaie l'appel à contributions de la revue In Situ. Revue des patrimoines : « Les patrimoines de l’érotisme »

Date limite d’envoi des contributions : 15 janvier 2026

Coordination scientifique

Morwena Joly, conservatrice du patrimoine, Centre des monuments nationaux

Annabel Poincheval, inspectrice de la création, direction générale de la Création artistique

Appel à contributions

Objectifs du numéro

Les patrimoines de l’érotisme, souvent relégués aux marges de l’histoire culturelle et artistique, méritent une relecture attentive à la croisée des regards disciplinaires. De l’art antique aux productions contemporaines, de la littérature clandestine aux objets de culte, de la tradition orale aux archives privées, l’érotisme traverse les siècles en laissant derrière lui des traces multiples, parfois enfouies, parfois revendiquées. Ce numéro souhaite interroger les modes d’identification et d’acquisition, les formes de conservation, de représentation et de transmission de l’érotisme en tant que patrimoine matériel, immatériel, symbolique ou politique. Comment l’érotisme se constitue-t-il en patrimoine ? Qui en sont les passeurs, les gardiens, les censeurs ? Quelles sont les tensions entre mémoire, tabou et réappropriation ? En quoi les œuvres, les lieux, les récits érotiques participent-ils d’une mémoire collective ou de contre-cultures invisibilisées ? Ce numéro invite à explorer l’érotisme au prisme des problématiques patrimoniales : archives, musées, dispositifs de médiation, pratiques sociales, traditions populaires, etc., jusqu’à la période contemporaine.

Présentation du sujet

Les nombreuses représentations artistiques et culturelles de l’érotisme – ou plutôt des érotismes – ont récemment fait l’objet d’un regain d’intérêt : expositions, ouvrages, numéros spéciaux de revues, colloques, journées thématiques organisées ces dernières années par le musée d’Orsay ou la Bibliothèque nationale de France. Le champ de la création participe de ce regain d’intérêt, par la récurrence du corps érotisé dans le spectacle vivant et les arts visuels.

L’érotisme est ici entendu comme une représentation esthétique du désir sensuel à travers le corps ou son évocation. Non-dits, imaginaire, fantasmes, dont l’inspiration varie selon les époques et les pays, mais aussi selon les conceptions culturelles de la pudeur, des interdits et des transgressions. Il s’agit, dans ce numéro d’In Situ. Revue des patrimoines, de s’interroger sur la patrimonialisation, la préservation, la monstration et la valorisation des œuvres, des objets ou des traces attachés à l’histoire de l’érotisme et de ses représentations en France comme à l’étranger.

Les propositions s’inscrivant dans une approche pluridisciplinaire (histoire, anthropologie, histoire de l’art, sociologie, études de genre, études queer, littérature, droit, muséologie, etc.) sont encouragées ; elles traiteront notamment des questions suivantes (non exhaustives) :

  • érotisme et histoire de l’art : représentations, censures, détournements ;
  • lieux et espaces du patrimoine érotique : musées, bibliothèques, lieux de mémoire ;
  • collectionneurs et collections de curiosa : constitution, conservation, accès ;
  • mémoire du désir et patrimonialisation des corps ;
  • patrimoine érotique dans les sociétés extra-occidentales conservé dans les institutions européennes ;
  • érotisme, colonialisme et réappropriations postcoloniales ;
  • genre, sexualité et pouvoir dans les politiques de patrimonialisation et de valorisation ;
  • pratiques contemporaines : art engagé, performance, militantisme, queerisation du patrimoine.

L’approche concerne autant le patrimoine matériel qu’immatériel, ainsi que la réflexion sur la notion de « hors-champ » patrimonial. La valorisation de ce patrimoine de l’érotisme est au cœur d’un paradoxe, entre l’occulté et le dévoilé, à l’image des « enfers » des bibliothèques. Lieux, œuvres, biens culturels, images fixes ou animées sont porteurs d’une mémoire qui demande protection, en raison de leur valeur sociologique et culturelle.

Thèmes proposés

Axe 1 – Perception, patrimonialisation et mémoire des lieux et décors attachés à l’histoire de l’érotisme

Comment les sociétés patrimonialisent-elles des formes architecturales ou sculpturales à contenu érotique, en tenant compte des enjeux de mémoire, de sacralité, de visibilité publique et de normativité morale ?

Il sera ici possible d’évoquer, par exemple :

  • La patrimonialisation et la réception des représentations attachées à la sexualité et ses mythes ainsi que les traces de cultes priapiques dans l’Antiquité gréco-romaine – certains décors de villas ou de thermes (fresques, mosaïques, statuaire) faisaient du corps et du plaisir des thèmes pleinement visibles dans l’espace bâti…
  • La présence de l’érotisme dans le décor architectural et peint de l’architecture médiévale et de la Renaissance européenne à la période moderne. De nombreuses cathédrales, églises gothiques (Reims ou Autun) et grandes demeures présentent des figures obscènes ou érotiques (sexes exhibés, femmes accroupies, scènes grivoises, grotesques, etc.) insérées dans les chapiteaux, modillons, miséricordes ou gargouilles.

Il faudra également interroger l’invisibilisation de l’érotisme dans la modernité patrimoniale. Depuis au moins la Renaissance italienne, la codification morale des espaces publics a souvent entraîné la suppression, la restauration « pudique » ou le déplacement des éléments jugés indécents. Cette « désexualisation » des monuments s’accompagne d’une certaine sacralisation du patrimoine. Les statues nues dans l’espace public, notamment féminines, ont souvent fait l’objet de controverses, et leur érotisme a été relu selon des cadres moraux variables ou les contextes nationaux ou coloniaux. La présence polémique de certaines formes d’érotisme dans l’espace public à la période contemporaine entre également dans ce champ d’étude.

Axe 2 – Conservation et valorisation d’œuvres et de biens culturels en lien avec l’érotisme

L’érotisme, en tant que forme d’expression culturelle et esthétique, occupe une place ambivalente au sein des institutions muséales. Bien qu’il traverse de nombreuses traditions artistiques et iconographiques à travers les siècles, il demeure souvent traité avec réserve, voire occulté, dans les espaces d’exposition. Cette marginalisation partielle s’explique par la tension persistante entre la valorisation patrimoniale et la perception sociale du désir sexuel comme relevant de la sphère privée, voire de la transgression.

Dans l’histoire des musées occidentaux, l’érotisme a longtemps été dissimulé ou euphémisé par des catégories esthétiques telles que le « nu artistique », la « scène mythologique » ou l’« étude académique du corps ». De nombreuses œuvres à contenu érotique explicite ont été exclues des expositions publiques, cantonnées aux réserves ou présentées dans des contextes didactiques visant à neutraliser leur potentiel subversif. Cette gestion institutionnelle du regard témoigne d’un processus de régulation culturelle du désir, au sein même d’espaces supposés voués à la conservation et à la transmission de l’héritage artistique.

Toutefois, à partir de la fin du xxe siècle, on assiste à une reconfiguration progressive du rapport entre muséographie et érotisme. La création de musées consacrés spécifiquement à l’érotisme (tels que ceux de Paris, Amsterdam ou Barcelone) ainsi que l’intégration d’œuvres érotiques dans des expositions temporaires thématiques signalent une volonté de légitimer ces productions en tant qu’objets de mémoire, d’histoire et d’esthétique. Cette évolution ne va pas sans débats : elle soulève des questions de réception, de censure, de contextualisation, mais aussi de hiérarchisation des patrimoines selon des logiques morales, sociales et genrées.

L’érotisme pose ainsi un double défi au musée contemporain : d’une part, celui de sa patrimonialisation – comment archiver, conserver, restaurer et exposer des objets ou des représentations fondés sur le désir, l’intimité ou la sexualité ? D’autre part, celui de sa médiation – comment le rendre accessible à des publics diversifiés, sans réduire sa portée à une esthétique du nu ou à une provocation anecdotique ? Ces questionnements prennent une acuité particulière lorsqu’ils sont abordés à travers les prismes des études de genre ou postcoloniales, qui invitent à interroger les conditions sociales de la production, de la légitimation et de l’exposition de l’érotisme dans les musées.

La place de l’érotisme dans les musées revisite les frontières entre art et obscénité, savoir et plaisir, légitimation et subversion. Elle met en lumière la manière dont les institutions culturelles participent à la construction sociale du regard, à la définition du patrimoine et à la sélection des objets dignes d’être conservés, transmis et montrés. Des exemples concrets doivent être convoqués comme le cabinet secret du Musée archéologique de Naples, le mobilier de Valtesse de La Bigne conservé au musée des Arts décoratifs à Paris, le musée Félicien-Rops à Namur (Belgique), les Enfers des bibliothèques, les collections de revues ou de photographies érotiques.

Ce champ de recherche invite à penser le musée non seulement comme un lieu de conservation, mais aussi comme un acteur actif de la fabrique du sensible et de la mémoire des désirs. Trois pistes de réflexion peuvent être envisagées :

  • Comment les musées négocient-ils la patrimonialisation de l’érotisme entre légitimation esthétique, neutralisation discursive et gestion du tabou ? Il est ici question d’explorer les stratégies curatoriales utilisées pour exposer des œuvres érotiques, ainsi que les tensions entre visibilité publique et contraintes morales ou politiques.
  • L’érotisme peut-il être légitimé comme objet patrimonial au sein des musées généralistes, ou reste-t-il confiné à des institutions spécialisées et périphériques ? Cette question permet d’analyser la place donnée à l’érotisme dans les musées dits « classiques » (Louvre, Orsay, British Museum) versus des lieux alternatifs ou communautaires.
  • Quels dispositifs muséographiques permettent de représenter l’érotisme sans le réduire à une esthétique du nu ou à un spectacle voyeuriste ? Il s’agit de s’interroger sur la scénographie, les textes de médiation, le rôle du langage dans l’encadrement de la réception.

Axe 3 – Patrimoines de l’érotisme et création

Partant du postulat que création et patrimoine ne sont pas antinomiques, que les œuvres contemporaines font écho à la fois à l’histoire passée et au contexte qui les voit naître, les contributeurs pourront questionner l’évolution de la perception de l’érotisme à travers le prisme de la création.

Qu’elles soient plastiques, cinématographiques ou photographiques, les œuvres contemporaines empreintes d’érotisme s’en réfèrent à des codes, des symboles, des signes présents dans un imaginaire collectif véhiculé par d’autres œuvres, d’autres images, s’agissant de ces médias plus que centenaires. Le champ du roman graphique et de la bande dessinée pourra aussi être exploré, à travers divers auteurs, dessinateurs et albums parfois réservés aux adultes.

L’érotisme trouve aussi l’expression de sa puissance dans la création textile, dont l’intérêt récent pour la patrimonialisation peut poser la question de sa visibilité auprès du public. L’évolution de la mode marque pourtant celle du rapport au corps et à son érotisation, en particulier dans la mode féminine qui a vécu de grands bouleversements au cours du xxe siècle.

Axe 4 – Un Patrimoine immatériel à découvrir

Enfin, sur scène et en coulisse, l’érotisme ne saurait exister sans référence à son histoire, aux patrimoines qui l’ont construit. Qu’il s’agisse de spectacles d’effeuillage qui marquent l’acceptation de la nudité ou de costumes contemporains empruntant au vestiaire classique, l’image est détournée au profit d’une libération des corps. Dans le domaine chorégraphique, la centralité du corps donne lieu à un détournement des codes patrimoniaux, comme l’interprétation de ballets classiques dans une veine érotique, qui a pu faire bouger les codes de la danse ; ou l’histoire du cancan, promis à une inscription au patrimoine immatériel, qui témoigne d’origines subversives fondues aujourd’hui dans une popularité liée à une érotisation lissée et performative. Au cabaret, l’évolution de la considération des genres et de leur représentation reflète celle de la place de l’érotisme au fil du temps. Le patrimoine bâti de certains lieux de spectacle témoigne de l’érotisation de cet univers, où la rencontre est facile, recherchée et parfois clandestine, dans la salle, sur la scène ou entre scène et salle.

Propositions de contribution

Les articles proposés devront contenir une part inédite d’expérience, de recherche, d’hypothèse ou de mise à jour ; ils ne sauraient donc reprendre un article déjà publié. Il est souhaité qu’ils soient largement illustrés, y compris par des exemples sonores et/ou audiovisuels. Ainsi pourraient-ils contenir un entretien vidéo ou en prendre la forme.

Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous remercions d’envoyer votre proposition avant le 15 janvier 2026, constituée d’un résumé de 1 500 signes au maximum, ainsi que d’un court CV à

insitu.patrimoines@culture.gouv.fr
ou par voie postale :
Ministère de la Culture
Direction générale des Patrimoines et de l’Architecture
Revue In Situ. Revue des patrimoines
182, rue Saint-Honoré
75001 Paris
à l’attention de Nathalie Meyer

Envoyer une copie de votre proposition à :

Morwena Joly-Parvex : morwena.joly-parvex@monuments-nationaux.fr
Annabel Poincheval : annabel.poincheval@culture.gouv.fr

Les résultats des propositions retenues seront communiqués le 30 janvier 2026. Les textes eux-mêmes seront attendus pour le 15 juin 2026. La taille des articles sera comprise entre 15 000 et 35 000 signes.

Les recommandations aux auteurs concernant le nombre de pages ou d’images, les droits de l’iconographie, l’insertion de notes et de liens, etc., sont consultables sur le site de la revue : https://journals.openedition.org/insitu/32424

Type d'événement
Appel à contribution / projets
Type de partenaire
Partenaires
Lieu
En ligne
Organisateur
In Situ. Revue des patrimoines
Date de début de l'événement
jeu 08/01/2026 - 12:00
Date de fin de l'événement
jeu 15/01/2026 - 12:00
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Appel à contribution // Date limite d’envoi : 15 janvier 2026

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