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In Situ. Revue des patrimoines
ICOM France relaie l'appel à contributions de la revue In Situ. Revue des patrimoines : « Les patrimoines de l’érotisme »
Date limite d’envoi des contributions : 15 janvier 2026
Morwena Joly, conservatrice du patrimoine, Centre des monuments nationaux
Annabel Poincheval, inspectrice de la création, direction générale de la Création artistique
Les patrimoines de l’érotisme, souvent relégués aux marges de l’histoire culturelle et artistique, méritent une relecture attentive à la croisée des regards disciplinaires. De l’art antique aux productions contemporaines, de la littérature clandestine aux objets de culte, de la tradition orale aux archives privées, l’érotisme traverse les siècles en laissant derrière lui des traces multiples, parfois enfouies, parfois revendiquées. Ce numéro souhaite interroger les modes d’identification et d’acquisition, les formes de conservation, de représentation et de transmission de l’érotisme en tant que patrimoine matériel, immatériel, symbolique ou politique. Comment l’érotisme se constitue-t-il en patrimoine ? Qui en sont les passeurs, les gardiens, les censeurs ? Quelles sont les tensions entre mémoire, tabou et réappropriation ? En quoi les œuvres, les lieux, les récits érotiques participent-ils d’une mémoire collective ou de contre-cultures invisibilisées ? Ce numéro invite à explorer l’érotisme au prisme des problématiques patrimoniales : archives, musées, dispositifs de médiation, pratiques sociales, traditions populaires, etc., jusqu’à la période contemporaine.
Les nombreuses représentations artistiques et culturelles de l’érotisme – ou plutôt des érotismes – ont récemment fait l’objet d’un regain d’intérêt : expositions, ouvrages, numéros spéciaux de revues, colloques, journées thématiques organisées ces dernières années par le musée d’Orsay ou la Bibliothèque nationale de France. Le champ de la création participe de ce regain d’intérêt, par la récurrence du corps érotisé dans le spectacle vivant et les arts visuels.
L’érotisme est ici entendu comme une représentation esthétique du désir sensuel à travers le corps ou son évocation. Non-dits, imaginaire, fantasmes, dont l’inspiration varie selon les époques et les pays, mais aussi selon les conceptions culturelles de la pudeur, des interdits et des transgressions. Il s’agit, dans ce numéro d’In Situ. Revue des patrimoines, de s’interroger sur la patrimonialisation, la préservation, la monstration et la valorisation des œuvres, des objets ou des traces attachés à l’histoire de l’érotisme et de ses représentations en France comme à l’étranger.
Les propositions s’inscrivant dans une approche pluridisciplinaire (histoire, anthropologie, histoire de l’art, sociologie, études de genre, études queer, littérature, droit, muséologie, etc.) sont encouragées ; elles traiteront notamment des questions suivantes (non exhaustives) :
- érotisme et histoire de l’art : représentations, censures, détournements ;
- lieux et espaces du patrimoine érotique : musées, bibliothèques, lieux de mémoire ;
- collectionneurs et collections de curiosa : constitution, conservation, accès ;
- mémoire du désir et patrimonialisation des corps ;
- patrimoine érotique dans les sociétés extra-occidentales conservé dans les institutions européennes ;
- érotisme, colonialisme et réappropriations postcoloniales ;
- genre, sexualité et pouvoir dans les politiques de patrimonialisation et de valorisation ;
- pratiques contemporaines : art engagé, performance, militantisme, queerisation du patrimoine.
L’approche concerne autant le patrimoine matériel qu’immatériel, ainsi que la réflexion sur la notion de « hors-champ » patrimonial. La valorisation de ce patrimoine de l’érotisme est au cœur d’un paradoxe, entre l’occulté et le dévoilé, à l’image des « enfers » des bibliothèques. Lieux, œuvres, biens culturels, images fixes ou animées sont porteurs d’une mémoire qui demande protection, en raison de leur valeur sociologique et culturelle.
Comment les sociétés patrimonialisent-elles des formes architecturales ou sculpturales à contenu érotique, en tenant compte des enjeux de mémoire, de sacralité, de visibilité publique et de normativité morale ?
Il sera ici possible d’évoquer, par exemple :
- La patrimonialisation et la réception des représentations attachées à la sexualité et ses mythes ainsi que les traces de cultes priapiques dans l’Antiquité gréco-romaine – certains décors de villas ou de thermes (fresques, mosaïques, statuaire) faisaient du corps et du plaisir des thèmes pleinement visibles dans l’espace bâti…
- La présence de l’érotisme dans le décor architectural et peint de l’architecture médiévale et de la Renaissance européenne à la période moderne. De nombreuses cathédrales, églises gothiques (Reims ou Autun) et grandes demeures présentent des figures obscènes ou érotiques (sexes exhibés, femmes accroupies, scènes grivoises, grotesques, etc.) insérées dans les chapiteaux, modillons, miséricordes ou gargouilles.
Il faudra également interroger l’invisibilisation de l’érotisme dans la modernité patrimoniale. Depuis au moins la Renaissance italienne, la codification morale des espaces publics a souvent entraîné la suppression, la restauration « pudique » ou le déplacement des éléments jugés indécents. Cette « désexualisation » des monuments s’accompagne d’une certaine sacralisation du patrimoine. Les statues nues dans l’espace public, notamment féminines, ont souvent fait l’objet de controverses, et leur érotisme a été relu selon des cadres moraux variables ou les contextes nationaux ou coloniaux. La présence polémique de certaines formes d’érotisme dans l’espace public à la période contemporaine entre également dans ce champ d’étude.
Axe 2 – Conservation et valorisation d’œuvres et de biens culturels en lien avec l’érotisme
L’érotisme, en tant que forme d’expression culturelle et esthétique, occupe une place ambivalente au sein des institutions muséales. Bien qu’il traverse de nombreuses traditions artistiques et iconographiques à travers les siècles, il demeure souvent traité avec réserve, voire occulté, dans les espaces d’exposition. Cette marginalisation partielle s’explique par la tension persistante entre la valorisation patrimoniale et la perception sociale du désir sexuel comme relevant de la sphère privée, voire de la transgression.
Dans l’histoire des musées occidentaux, l’érotisme a longtemps été dissimulé ou euphémisé par des catégories esthétiques telles que le « nu artistique », la « scène mythologique » ou l’« étude académique du corps ». De nombreuses œuvres à contenu érotique explicite ont été exclues des expositions publiques, cantonnées aux réserves ou présentées dans des contextes didactiques visant à neutraliser leur potentiel subversif. Cette gestion institutionnelle du regard témoigne d’un processus de régulation culturelle du désir, au sein même d’espaces supposés voués à la conservation et à la transmission de l’héritage artistique.
Toutefois, à partir de la fin du xxe siècle, on assiste à une reconfiguration progressive du rapport entre muséographie et érotisme. La création de musées consacrés spécifiquement à l’érotisme (tels que ceux de Paris, Amsterdam ou Barcelone) ainsi que l’intégration d’œuvres érotiques dans des expositions temporaires thématiques signalent une volonté de légitimer ces productions en tant qu’objets de mémoire, d’histoire et d’esthétique. Cette évolution ne va pas sans débats : elle soulève des questions de réception, de censure, de contextualisation, mais aussi de hiérarchisation des patrimoines selon des logiques morales, sociales et genrées.
L’érotisme pose ainsi un double défi au musée contemporain : d’une part, celui de sa patrimonialisation – comment archiver, conserver, restaurer et exposer des objets ou des représentations fondés sur le désir, l’intimité ou la sexualité ? D’autre part, celui de sa médiation – comment le rendre accessible à des publics diversifiés, sans réduire sa portée à une esthétique du nu ou à une provocation anecdotique ? Ces questionnements prennent une acuité particulière lorsqu’ils sont abordés à travers les prismes des études de genre ou postcoloniales, qui invitent à interroger les conditions sociales de la production, de la légitimation et de l’exposition de l’érotisme dans les musées.
La place de l’érotisme dans les musées revisite les frontières entre art et obscénité, savoir et plaisir, légitimation et subversion. Elle met en lumière la manière dont les institutions culturelles participent à la construction sociale du regard, à la définition du patrimoine et à la sélection des objets dignes d’être conservés, transmis et montrés. Des exemples concrets doivent être convoqués comme le cabinet secret du Musée archéologique de Naples, le mobilier de Valtesse de La Bigne conservé au musée des Arts décoratifs à Paris, le musée Félicien-Rops à Namur (Belgique), les Enfers des bibliothèques, les collections de revues ou de photographies érotiques.
Ce champ de recherche invite à penser le musée non seulement comme un lieu de conservation, mais aussi comme un acteur actif de la fabrique du sensible et de la mémoire des désirs. Trois pistes de réflexion peuvent être envisagées :
- Comment les musées négocient-ils la patrimonialisation de l’érotisme entre légitimation esthétique, neutralisation discursive et gestion du tabou ? Il est ici question d’explorer les stratégies curatoriales utilisées pour exposer des œuvres érotiques, ainsi que les tensions entre visibilité publique et contraintes morales ou politiques.
- L’érotisme peut-il être légitimé comme objet patrimonial au sein des musées généralistes, ou reste-t-il confiné à des institutions spécialisées et périphériques ? Cette question permet d’analyser la place donnée à l’érotisme dans les musées dits « classiques » (Louvre, Orsay, British Museum) versus des lieux alternatifs ou communautaires.
- Quels dispositifs muséographiques permettent de représenter l’érotisme sans le réduire à une esthétique du nu ou à un spectacle voyeuriste ? Il s’agit de s’interroger sur la scénographie, les textes de médiation, le rôle du langage dans l’encadrement de la réception.
Axe 3 – Patrimoines de l’érotisme et création
Partant du postulat que création et patrimoine ne sont pas antinomiques, que les œuvres contemporaines font écho à la fois à l’histoire passée et au contexte qui les voit naître, les contributeurs pourront questionner l’évolution de la perception de l’érotisme à travers le prisme de la création.
Qu’elles soient plastiques, cinématographiques ou photographiques, les œuvres contemporaines empreintes d’érotisme s’en réfèrent à des codes, des symboles, des signes présents dans un imaginaire collectif véhiculé par d’autres œuvres, d’autres images, s’agissant de ces médias plus que centenaires. Le champ du roman graphique et de la bande dessinée pourra aussi être exploré, à travers divers auteurs, dessinateurs et albums parfois réservés aux adultes.
L’érotisme trouve aussi l’expression de sa puissance dans la création textile, dont l’intérêt récent pour la patrimonialisation peut poser la question de sa visibilité auprès du public. L’évolution de la mode marque pourtant celle du rapport au corps et à son érotisation, en particulier dans la mode féminine qui a vécu de grands bouleversements au cours du xxe siècle.
Axe 4 – Un Patrimoine immatériel à découvrir
Enfin, sur scène et en coulisse, l’érotisme ne saurait exister sans référence à son histoire, aux patrimoines qui l’ont construit. Qu’il s’agisse de spectacles d’effeuillage qui marquent l’acceptation de la nudité ou de costumes contemporains empruntant au vestiaire classique, l’image est détournée au profit d’une libération des corps. Dans le domaine chorégraphique, la centralité du corps donne lieu à un détournement des codes patrimoniaux, comme l’interprétation de ballets classiques dans une veine érotique, qui a pu faire bouger les codes de la danse ; ou l’histoire du cancan, promis à une inscription au patrimoine immatériel, qui témoigne d’origines subversives fondues aujourd’hui dans une popularité liée à une érotisation lissée et performative. Au cabaret, l’évolution de la considération des genres et de leur représentation reflète celle de la place de l’érotisme au fil du temps. Le patrimoine bâti de certains lieux de spectacle témoigne de l’érotisation de cet univers, où la rencontre est facile, recherchée et parfois clandestine, dans la salle, sur la scène ou entre scène et salle.
Les articles proposés devront contenir une part inédite d’expérience, de recherche, d’hypothèse ou de mise à jour ; ils ne sauraient donc reprendre un article déjà publié. Il est souhaité qu’ils soient largement illustrés, y compris par des exemples sonores et/ou audiovisuels. Ainsi pourraient-ils contenir un entretien vidéo ou en prendre la forme.
Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous remercions d’envoyer votre proposition avant le 15 janvier 2026, constituée d’un résumé de 1 500 signes au maximum, ainsi que d’un court CV à
insitu.patrimoines@culture.gouv.fr
ou par voie postale :
Ministère de la Culture
Direction générale des Patrimoines et de l’Architecture
Revue In Situ. Revue des patrimoines
182, rue Saint-Honoré
75001 Paris
à l’attention de Nathalie Meyer
Envoyer une copie de votre proposition à :
Morwena Joly-Parvex : morwena.joly-parvex@monuments-nationaux.fr
Annabel Poincheval : annabel.poincheval@culture.gouv.fr
Les résultats des propositions retenues seront communiqués le 30 janvier 2026. Les textes eux-mêmes seront attendus pour le 15 juin 2026. La taille des articles sera comprise entre 15 000 et 35 000 signes.
Les recommandations aux auteurs concernant le nombre de pages ou d’images, les droits de l’iconographie, l’insertion de notes et de liens, etc., sont consultables sur le site de la revue : https://journals.openedition.org/insitu/32424
Conserver les restes humains
Co-produit par le musée du quai Branly - Jacques Chirac et l'Académie de France à Rome - Villa Médicis dans le cadre de la bourse Fondation Louis Roederer
Ces rencontres autour des nouvelles approches en conservation et du soin apporté aux restes humains présents dans les institutions visent à mettre en avant et à discuter des pratiques professionnelles à la lumière des enjeux contemporains autour de cet héritage à part.
Ces deux journées, organisées en sessions thématiques et tables-rondes, se présentent comme un temps d’échange et de partage autour des usages, des ressentis, des interrogations, des difficultés mais aussi des perspectives dans le domaine de la conservation au sens large.
Comment les institutions endossent-elles aujourd’hui leur rôle de garant de l’attention et du respect requis à l’endroit des individus dont elles ont la responsabilité ? Comment les différents professionnels impliqués donnent corps aux recommandations formulées dans les codes d’éthique et de déontologie ? Comment améliorer les pratiques pour aller dans ce sens ?
Destinées à un public professionnel et étudiant, ces journées s’adressent également à toute personne sensibilisée ou curieuse de ce sujet.
Présentation des thèmes
Quatre sessions thématiques seront abordées :
- Thème 1 - LE CORPS ARCHÉOLOGIQUE Typologies concernées : ensembles ostéologiques, corps ou fragments préservés de manière naturelle ou artificielle, fossiles préhistoriques…
- Thème 2- LE CORPS COMPARÉ Typologies concernées : ensembles anthropobiologiques, corps ou fragments témoins de pratiques funéraires, rituelles ou autres considérés comme présentant un intérêt culturel…
- Thème 3- LE CORPS ANATOMIQUE Typologies concernées : Ostéologie, écorchés, coupes histologiques, préparations en fluide…
- Thème 4- LE CORPS SACRÉ / SACRALISÉ / MÉMORIEL Typologies concernées : reliques, fragments corporels conservés à des fins mémorielles (souvenirs en cheveux, dents…), ossuaires, mémoire traumatique…
COMITE D'ORGANISATION
- Laure Cadot, conservatrice-restauratrice indépendante, pensionnaire 2023-2024, Académie de France à Rome - Villa Médicis
- Eléonore Kissel, responsable du pôle Conservation, Restauration, Analyses, musée du quai Branly - Jacques Chirac
- Anna Gianotti Laban, responsable des manifestations scientifiques, département de la Recherche et de l’Enseignement, musée du quai Branly - Jacques Chirac
- Anne-Solène Rolland, directrice du département du patrimoine et des collections, musée du quai Branly - Jacques Chirac
- Benoît de L'Estoile, directeur du département de la recherche et de l’enseignement, musée du quai Branly - Jacques Chirac
Informations pratiques
Lieu : Théâtre Claude Lévi-Strauss
Dates : le jeudi 22 janvier 2026 de 09:30 à 20:30 & le vendredi 23 janvier 2026 de 09:30 à 20:30
Gratuit (dans la limite des places disponibles). Colloque bilingue français /anglais en traduction simultanée.
Voir le programme complet ci-contre.
Ces rencontres internationales sont co-produites par le musée du quai Branly - Jacques Chirac et l'Académie de France à Rome - Villa Médicis, dans le cadre de la bourse Fondation Louis Roederer.
Vers une approche pluri-disciplinaire du patrimoine ferroviaire
Appel à contribution pour la journée d'étude du Compa, musée de l’agriculture du Conseil départemental d’Eure-et-Loir en partenariat avec la FEMS
« Vers une approche pluri-disciplinaire du patrimoine ferroviaire »
Le Compa, musée de l’agriculture du Conseil départemental d’Eure-et-Loir, organise du 12 mars 2026 au 4 janvier 2027, l’exposition « Moisson express ». Cette dernière mettra en lumière la vapeur comme moteur de transformation. Dans le prolongement de cette exposition, le Compa organise, en partenariat avec la FEMS, le 28 mai 2026 une journée d’étude interdisciplinaire consacrée au patrimoine ferroviaire afin d’explorer ses multiples dimensions.
Cette journée d’étude souhaite réunir professionnel·les du patrimoine, chercheur·ses, étudiant·es, membres du monde associatif, acteur·rices du tourisme et de l’aménagement pour ouvrir un dialogue entre disciplines et approches. Si vous souhaitez participer à cette journée, les propositions de communication sont à envoyer avant le 23 janvier 2026.
Voir l'appel à contribution ci-contre.
12e Journée professionelle de la FEMS
Journée professionelle - muséo pratique #12 FEMS - la Fédération des écomusées et des musées de société
Helvetia unlimited : mettre en scène la recherche au musée d’ethnographie de Neuchâtel
Cette journée vous permettra de découvrir ce musée qui s'est forgé la réputation de porter un regard critique et original sur les sociétés humaines au travers de ses expositions. Vous pourrez profiter d'une visite à deux voix de l’exposition temporaire “Cargo Cults Unlimited” puis discutez des enjeux entre recherche et musée : Comment mettre en scène la recherche au musée ? Quels enjeux par rapport à l’écriture et à la mise en espace ?
Des conservateur·rices, des chargé·es d'exposition et des scénographes vous feront découvrir les coulisses des projets d'expositions et une méthode active : la visite permet de croiser les regards, des enjeux de récit à leur traduction scénographique.
Voir le programme ci-contre.
Nos actions
Les musées sont porteurs d’une responsabilité scientifique, sociale et culturelle. Ils transmettent aux populations leur histoire et leur permettent de la partager.
Les activités d'ICOM France sont destinées en priorité aux professionnels des musées mais demeurent ouvertes à toute personne intéressée par les musées, leurs enjeux et les politiques afférentes.
Nos actions se structurent en trois axes : organisation de débats et mise en réseau des professionnels ; édition de publications ; veille et réflexions sur les enjeux majeurs du secteur tant au niveau national qu'international.
Organisation de débats et mise en réseau des professionnels
ICOM France organise régulièrement des débats ouverts à tous (professionnels, chercheurs, étudiants…), sous différentes formes : plateforme d'échanges entre professionnels, soirées-débats sur des sujets vifs et une journée professionnelle annuelle sur une thématique d'actualité organisée en région ou à Paris.
Tous ces débats permettent à ses membres de se retrouver et de s’exprimer sur des sujets transversaux d’importance stratégique. Ils sont enregistrés, disponibles à la rediffusion pour tous sur notre chaîne YouTube et, depuis 2020, traduits dans les trois langues officielles de l'ICOM (anglais, espagnol et français).
ICOM France soutient ses membres souhaitant participer aux rencontres annuelles organisées par les comités internationaux d’ICOM international via un système de bourses.
Edition de publications
ICOM France publie rapidement les actes de ses rencontres, en version imprimée et en ligne en accès libre pour tous : étudiants, chercheurs, professionnels et public amateur.
Veille et réflexions sur les enjeux majeurs
ICOM France promeut à l’étranger la qualité des réalisations muséales françaises et diffuse leurs savoir-faire et expertises. Il s’investit au sein de divers réseaux de musées européens (NEMO, ICOM Europe) et est l’opérateur de l’accord France-Canada soutenant le partage d'expériences des professionnels canadiens et français, sous la direction de la Mission du patrimoine mondial à la Direction générale des patrimoines et de l’architecture.
A travers la mise à jour régulière de ses rubriques "Agenda" et "Actualités", le site d'ICOM France offre à tous une veille sur le secteur, et colle au plus près de l'actualité des musées, comme en témoignent toutes les activités menées depuis une décennie et listées sur les pages Musées et COVID-19 ; Solidarité Ukraine ; Musées et durabilité ; Les 52 minutes d'ICOM France.
Enfin, ICOM France participe et contribue aux réflexions initiées par l'ICOM international sur des sujets majeurs tels que :
- développement durable,
- restitutions,
- réflexion sur l'avenir des musées,
- définition du musée,
- place et rôle social du musée
- politiques culturelles...
Les musées rapprochent les cultures et les générations, nourrissent les émotions et le plaisir d'apprendre. Ils repèrent aussi, ce qui demain, fera trace de notre culture d'aujourd'hui.
ICOM France est résolument au service de ses membres pour accomplir ces missions et les accompagne dans l'exercice de leurs métiers.
L'équipe de COSTUME vous transmet ses meilleurs vœux pour 2026
Industrie du tapis : valeur, design et compétitivité
Appel à contribution pour le forum "Industrie du tapis : valeur, design et compétitivité" d'ICOM Azerbaïjan
Le IIIe Festival international du tapis revêt une importance particulière, coïncidant avec le 10e anniversaire de la société « Azerkhalcha » OJSC, qui a joué un rôle déterminant dans la préservation et le développement du tissage de tapis azerbaïdjanais.
L'objectif de ce forum est de favoriser un dialogue professionnel sur le développement de l'art du tapis en tant que secteur moderne et économiquement durable de l'économie créative, tout en promouvant la sauvegarde des traditions et en soutenant la vaste communauté des créateurs de tapis à travers le pays. Le forum sert également à renforcer la position d'Azerkhalcha en tant que centre d'expertise, de production et de responsabilité sociale.
Le format du forum consiste en un programme intensif d'une journée conçu pour les designers, les chercheurs, les représentants des entreprises et de l'exportation, les organismes gouvernementaux et les institutions culturelles.
Le Festival international du tapis vise à célébrer la richesse du patrimoine culturel, l'artisanat traditionnel et les interprétations contemporaines du tissage de tapis en tant qu'élément majeur du patrimoine culturel immatériel. Le festival réunira des professionnels de musées, des chercheurs, des artistes, des artisans et des institutions culturelles du monde entier à travers des expositions, des panels académiques, des ateliers et des programmes culturels.
Le festival est conçu comme une plateforme internationale, tant professionnelle qu'académique, dédiée à l'étude, à la préservation et à l'interprétation contemporaine du tissage de tapis et du patrimoine textile. Il a pour but de rassembler conservateurs, restaurateurs, chercheurs et maîtres artisans afin de favoriser le dialogue interdisciplinaire et la collaboration internationale.
Thématiques d'intérêt
Nous sollicitons des propositions portant sur les sujets suivants (liste non exhaustive) :
-
Histoire et écoles régionales du tissage de tapis.
-
Conservation, interprétation et médiation des collections de tapis dans les musées.
-
Conservation, restauration et conservation préventive des tapis et des textiles.
-
Analyse scientifique des matériaux, des teintures et des techniques de tissage.
-
Le tapis en tant qu'art décoratif et patrimoine ethnographique.
-
Patrimoine culturel immatériel et transmission des savoir-faire liés à la fabrication des tapis.
-
Approches contemporaines du tissage de tapis traditionnel.
-
Recherche de provenance, éthique et gestion des collections.
Qui peut postuler ?
Cet appel est ouvert aux :
-
Conservateurs de musées et gestionnaires de collections ;
-
Restaurateurs de textiles et de tapis ;
-
Chercheurs, universitaires et doctorants ;
-
Membres des Comités nationaux et internationaux de l'ICOM ;
-
Professionnels indépendants spécialisés dans les tapis et les textiles.
Modalités de participation
Les participants sélectionnés pourront contribuer en tant que :
-
Intervenants lors de la conférence (présentation de communications) ;
-
Panélistes lors de discussions professionnelles ;
-
Animateurs d'ateliers ;
-
Observateurs professionnels et contributeurs.
Modalités de soumission des propositions
Les candidats sont priés de soumettre :
-
Un résumé (300 à 500 mots) ;
-
Une courte biographie professionnelle (jusqu'à 150 mots) ;
-
L'affiliation institutionnelle (le cas échéant).
Toutes les propositions doivent être envoyées à icom.azerbaijan.secretariat@gmail.com au plus tard le 10 février 2026.
Note : La langue de travail de la conférence sera l'anglais.
Voir le propos du festival (en anglais) ci-contre.
Un projet de charte éco-responsable des prêts
Concilier circulation des œuvres et maîtrise de l’impact environnemental : un projet de charte éco-responsable des prêts
Alice Fleury, directrice des collections et chargée de la collection XXe siècle au Palais des Beaux-Arts de Lille, et Caroline Challes, chargée de la conservation durable et de la valorisation des collections, viendront échanger avec nous le 29 janvier prochain à 12h30, dans notre cycle : Les 52 minutes d'ICOM France. La rencontre se tiendra en ligne.
Le Palais des Beaux-Arts de Lille travaille actuellement sur un projet de charte éco-responsable des prêts, en lien avec le programme « Prenons le contrôle du climat », porté par ICOM France. L’un des axes de travail de ce programme est d’envisager une modification des exigences inscrites dans les contrats de prêts pour faciliter la circulation des oeuvres et limiter son impact environnemental. En amont de la rédaction d’une charte et en partenariat avec l’association Musenor, le Palais des Beaux-Arts de Lille a souhaité interroger les institutions membres de ce réseau sur leurs pratiques afin d'établir un état des lieux actualisé des prêts sortants et entrants des musées de la région Hauts-de-France et de connaître les perspectives d'évolution des institutions en matière de conditions climatiques, transport, conditionnement et convoiement. Ce temps d’échange sera consacré à la restitution de cette enquête et pourra ouvrir la discussion avec les participants sur les pratiques en matière de circulation d’oeuvres.
La séance sera modérée par Émilie Girard, présidente d'ICOM France.
Modalités de connexion
Rejoindre la séance
ID de réunion: 847 8066 9112
Code secret: 694134
Qui est Alice Fleury ?
Conservatrice du patrimoine, Alice Fleury a été responsable de l’art contemporain au Musée d’arts de Nantes où elle a suivi le projet de rénovation du Musée et où elle a été commissaire de nombreuses expositions. Depuis 2020, elle est directrice des collections au Palais des Beaux-arts de Lille où elle pilote la politique de valorisation scientifique des collections et les projets liés à la gestion durable des collections. Récemment, elle a assuré le co-commissariat de l’exposition « Où sont les femmes ? Enquête sur les artistes femmes du Musée ».
Qui est Caroline Challes ?
Diplômée de l’École du Louvre, attachée de conservation du patrimoine, Caroline Challes a occupé les fonctions d’inspectrice des collections au Mobilier national, en charge du fonds de textiles d'ameublement. Engagée dans les projets d’éco-responsabilité portés par Les Augures Lab, en participant au guide d’éco-conditionnement des oeuvres, elle a rejoint le service de la gestion durable des collections du Palais des Beaux-Arts de Lille en 2025.
Enquête AVICOM
Le comité AVICOM mène une enquête auprès de ses membres
Le nouveau Conseil d’AVICOM vient de prendre ses fonctions et travaille actuellement à la définition de la mission d’AVICOM ainsi qu’au renforcement de l’engagement des membres. Dans ce contexte, nous vous remercions de bien vouloir prendre quelques minutes pour répondre à ce court questionnaire.
Ces réponses aideront le comité à mieux connaître sa communauté, à améliorer les activités d’AVICOM et à planifier de futures initiatives, en favorisant une collaboration renforcée entre les membres.
Le questionnaire est anonyme et les données seront utilisées uniquement sous forme agrégée et ne seront pas partagées avec des tiers.
La date limite de réponse est le 30 janvier.

30e édition du SITEM x Rencontre Annuelle Culture & Innovation(s) du CLIC
Appel à contribution dans le cadre de la 30e édition du SITEM x Rencontre Annuelle Culture & Innovation(s) du CLIC
L’OFQJ, Beaux-Arts & Cie et le CLIC s’associent afin de soutenir la participation de jeunes professionnel·les français·es du milieu muséal à une délégation jeunesse internationale (Québec, Belgique, Allemagne et Francophonie) dans le cadre de la 30e édition du SITEM – Salon international des musées, monuments et tourisme culturel – qui se déroulera à Paris les mercredi 25 et jeudi 26 mars 2026 et de la Rencontre Annuelle Culture & Innovation(s) du CLIC – Club Innovation & Culture – du mardi 24 mars 2026 sur le thème « Ralentir, se déconnecter, se reconnecter ».
Cet appel s’adresse aux professionnel·les du milieu muséal : médiateur·rices, scénographes, conservateur·rices, chargé·es de projets/production/innovation et numérique, chargé·es de communication, etc.
Les postulant·es doivent être âgé·es entre 18 et 35 ans, être Français·es ou résider en France depuis plus d’un an.
Pour en savoir plus sur les conditions et pour postuler
