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Notre-Dame de Paris et l’émotion patrimoniale
Cycle de conférences « Comprendre Notre-Dame de Paris. De la cathédrale au monument »
Mercredi 5 mai à 18h30, en ligne : "Notre-dame de Paris et l'émotion patrimoniale"
Depuis 2019, l’INP et l’INHA s’associent pour proposer un cycle de conférences dédié à Notre-Dame de Paris. Après le choc de l’incendie, et tandis que s’organise le chantier de la restauration, il importe de comprendre les raisons de l’émotion patrimoniale planétaire suscité par le sinistre du 15 avril 2019 et de dépasser les polémiques médiatiques qui l’on suivi.
Organisé sous la forme de tables rondes, ce cycle se développe à raison d’une soirée par mois. Chaque rencontre réunit scientifiques, chercheurs et professionnels du patrimoine pour débattre d’un thème en relation avec l’histoire et la restauration de Notre-Dame : « Quand Notre-Dame est devenue patrimoine », « Notre-Dame monument de la littérature et des arts », « la restauration de l’orgue» ou encore « la charpente » sont quelques exemples des thèmes que l’on se propose de traiter dans le cadre de ce rendez-vous régulier.
Table ronde avec :
- Bénédicte Fichet, conservatrice du patrimoine aux Archives nationales, et ancienne représentante de l’association C.A.S.A. des guides-conférenciers de Notre-Dame
- Claudie Voisenat, ingénieure de recherche ministère de la Culture, Héritages
Discussion animée par Christian Hottin, directeur des études du département des conservateurs, INP
Les conférences sont enregistrées et accessibles sur la chaîne SoundCloud de l’INP ou sur la chaîne YouTube de l’INHA
Quel héritage ? Significations, expériences et dialogue
Conférence les 24 et 25 novembre 2021 - à l'auditorium des Musées nationaux de Finlande, Helsinki (ou en ligne selon la pandémie)
Les considérations et les débats sur les différentes significations associées au patrimoine et à sa propriété réelle et symbolique sont devenus cruciaux tant en Finlande que dans le monde occidental. De nombreux mouvements sociaux et politiques axés sur l'inégalité mondiale ont profondément influencé ces débats, notamment les débats sur l'appropriation culturelle, le rapatriement du patrimoine culturel, la décolonisation et la reconnaissance des pratiques patrimoniales et de la culture matérielle autochtones. Les significations du patrimoine culturel sont toujours à plusieurs niveaux. Plusieurs récits différents, voire concurrents, peuvent être construits à partir de chaque patrimoine culturel.
Les définitions du patrimoine culturel sont intimement liées au pouvoir. Les politiques, définitions et pratiques de préservation officielles du patrimoine culturel ne reflètent pas toujours la manière dont les différents groupes comprennent et vivent leur environnement culturel. Cela soulève des questions telles que : A qui appartient le patrimoine culturel qui est préservé et selon quelles conditions ? Quels sont les éléments qui déterminent les décisions de préservation : la signification historique, les conditions économiques ou les besoins et désirs des communautés ?
Le séminaire est organisé conjointement par l'Agence finlandaise du patrimoine, le service Culture pour tous et le projet HERIDI (Université de Jyväskylä, département des études sur la musique, l'art et la culture). Il cherche à aborder des questions d'actualité liées au patrimoine culturel et aux luttes associées de signification, de propriété, de pouvoir et de dialogue. Au lieu de la juxtaposition ou de la confrontation, un dialogue ouvert et respectueux peut approfondir notre compréhension des différentes significations du patrimoine et des expériences, émotions, valeurs et luttes de pouvoir qui y sont associées.
Le séminaire de deux jours commence par un séminaire académique, tandis que le deuxième jour est consacré à des tables rondes thématiques destinées à un public plus large
Nous invitons les présentations relatives aux sites, objets et environnements du patrimoine national, international et mondial, ainsi qu'au patrimoine immatériel. En outre, les présentations conceptuelles, orientées vers la théorie et basées sur l'expérience sont les bienvenues. L'appel à contribution est ouvert à toutes les disciplines et approches. Vous pouvez également vous proposer ou proposer quelqu'un d'autre comme intervenant.
Les sujets potentiels peuvent inclure :
- La décolonisation et le rapatriement du patrimoine culturel
- Les hiérarchies de pouvoir et l'utilisation du pouvoir dans la politique et la préservation du patrimoine culturel
- L' appropriation et la propriété du patrimoine culturel
- Le patrimoine et les politiques identitaires
- Les relations entre le patrimoine culturel, la culture populaire et les cultures souterraines
- Les significations personnelles et communautaires du patrimoine culturel
- Les expériences, les émotions et l'affectivité du patrimoine culturel
- Les lieux et environnements du patrimoine
- Le militantisme en faveur du patrimoine culturel
- Le patrimoine culturel oublié et réduit au silence
- Le patrimoine culturel difficile et conflictuel
- L'hybridité du patrimoine
- Les pratiques, discours et approches inclusives du patrimoine
- Les différentes significations du patrimoine dans l'éducation au patrimoine culturel
- Le dialogue inter-patrimoine et la diplomatie du patrimoine culturel
Vous pouvez faire votre présentation en finnois, suédois ou anglais. La proposition doit contenir le nom de l'auteur, son titre, son affiliation, son adresse électronique, le titre et un résumé de 200-250 mots.
Toutes les propositions doivent être envoyées avant le 31 mai 2021.
Vous pouvez également suggérer des intervenants à la même adresse.
Présentation du dispositif pass Culture
L’équipe du pass Culture, une application gratuite portée par le ministère de la Culture qui encourage les jeunes de 18 ans à diversifier leurs pratiques culturelles, propose un webinaire de présentation de ce dispositif.
Vous pouvez encore vous inscrire à la session de demain mardi 4 mai 2021 à 11h00. Elle est accessible sur inscription .
Au programme : présentation du dispositif, des outils, retours sur expérience et questions/réponses.
Plus d’informations sur le site de l’Amcsti
En 2021, les assemblées annuelles de l’ICOM seront en ligne !
Compte tenu de la pandémie est toujours parmi nous, des restrictions de voyage et de notre préoccupation pour la sécurité et la santé de tous les membres et du personnel de l’ICOM, les assemblées annuelles se tiendront en ligne pour la deuxième fois.
Tous les membres de l’ICOM, à jour de leur cotisation, sont invités à assister en ligne à l’Assemblée générale extraordinaire de l’ICOM le 18 juin 2021 de 12h00 à 13h00 (heure de Paris) et la 36e Assemblée générale ordinaire de l’ICOM le 18 juin 2021 de 13h00 à 14h30 (heure de Paris).
Tous les membres pourront suivre la réunion en direct sur le web. Pour des raisons de sécurité, le lien sera envoyé à chaque membre par courriel et affiché dans l’espace réservé aux membres. La réunion sera enregistrée et les membres pourront la regarder, dans l’espace réservé aux membres, pendant un temps limité après la réunion.
En raison de contraintes techniques, l’anglais sera la langue principale utilisée pendant la réunion. Cependant, des interprétations simultanées en français et en espagnol seront assurées tout au long de la réunion.
Afin d’offrir la meilleure expérience possible aux membres de l’ICOM, des lignes directrices ont été préparées et seront disponibles dans l’espace réservé aux membres, ainsi que des documents de travail.
Afin de garantir un déroulement optimal des réunions, nous vous serions très reconnaissants d’envoyer toutes les questions relatives aux documents de travail au Président ou au Secrétaire de votre Comité National ou International, de votre Alliance Régionale ou de votre Organisation Affiliée, qui sera chargé de les transmettre au Secrétariat de l’ICOM avant le vendredi 28 mai 2021 (minuit, heure de Paris).
Comme l’organisation de cette réunion représente un véritable défi d’un point de vue technique et compte tenu du très grand nombre de membres de l’ICOM (plus de 48 000 dans le monde), seulement un représentant par chaque comité/alliance régionale/organisation affiliée (nommé par les présidents) pourra prendre la parole au nom de son comité/alliance régionale/organisation affiliée.
Nous encouragerons également la participation sur les réseaux sociaux via le hashtag #AnnualMeetings.

En 2021, les assemblées annuelles de l’ICOM sont en ligne !
Compte tenu de la pandémie est toujours parmi nous, des restrictions de voyage et de notre préoccupation pour la sécurité et la santé de tous les membres et du personnel de l’ICOM, les assemblées annuelles se tiendront en ligne pour la deuxième fois.
Tous les membres de l’ICOM, à jour de leur cotisation, sont invités à assister en ligne à l’Assemblée générale extraordinaire de l’ICOM le 18 juin 2021 de 12h00 à 13h00 (heure de Paris) et la 36e Assemblée générale ordinaire de l’ICOM le 18 juin 2021 de 13h00 à 14h30 (heure de Paris).
Tous les membres pourront suivre la réunion en direct sur le web. Pour des raisons de sécurité, le lien sera envoyé à chaque membre par courriel et affiché dans l’espace réservé aux membres. La réunion sera enregistrée et les membres pourront la regarder, dans l’espace réservé aux membres, pendant un temps limité après la réunion.
En raison de contraintes techniques, l’anglais sera la langue principale utilisée pendant la réunion. Cependant, des interprétations simultanées en français et en espagnol seront assurées tout au long de la réunion.
Afin d’offrir la meilleure expérience possible aux membres de l’ICOM, des lignes directrices ont été préparées et seront disponibles dans l’espace réservé aux membres, ainsi que des documents de travail.
Afin de garantir un déroulement optimal des réunions, nous vous serions très reconnaissants d’envoyer toutes les questions relatives aux documents de travail au Président ou au Secrétaire de votre Comité National ou International, de votre Alliance Régionale ou de votre Organisation Affiliée, qui sera chargé de les transmettre au Secrétariat de l’ICOM avant le vendredi 28 mai 2021 (minuit, heure de Paris).
Comme l’organisation de cette réunion représente un véritable défi d’un point de vue technique et compte tenu du très grand nombre de membres de l’ICOM (plus de 48 000 dans le monde), seulement un représentant par chaque comité/alliance régionale/organisation affiliée (nommé par les présidents) pourra prendre la parole au nom de son comité/alliance régionale/organisation affiliée.
Nous encouragerons également la participation sur les réseaux sociaux via le hashtag #AnnualMeetings.

Réouverture des musées
La reprise d’activité sera échelonnée en trois phases débutant respectivement le 19 mai, le 9 juin et le 30 juin.
Indications, communiquées par le service des musées de France, concernant la capacité d’accueil à respecter :
- A partir du 19 mai : jauge de 8m2 par visiteur
- A partir du 9 juin : augmentation de la jauge, descendant à 4m2 par visiteur
- A partir du 30 juin : jauge à 100% de sa capacité d’accueil
Les réservations sont fortement recommandées et bien évidemment le respect des gestes barrières et d'une distanciation physique s’impose.
Nous savons à quel point vous avez travaillé sur vos protocoles, qu’il s’agit maintenant de mettre concrètement en œuvre, pour protéger vos publics et équipes.
Restez attentifs, cependant, aux dispositions réglementaires complémentaires qui seront connues dans les jours à venir : nous vous les communiquerons au fur et à mesure de leur parution.
Et surtout, localement, les préfectures et rectorats peuvent être amenés à donner des indications plus spécifiques : consultez-les !
Nous restons à votre écoute et à vos côtés pour vous aider à préparer au mieux et au plus vite vos réouvertures.
Bon courage !
L'Art de la rencontre publics-chercheurs : se réinventer face à la crise sanitaire
L'Ocim organise le jeudi 3 juin prochain de 14h30 à 17h la 5ème édition de l'Art de la rencontre
Cette année la thématique portera sur "L'Art de la rencontre publics-chercheurs : se réinventer pendant la crise"
Quelles formes de médiation et quelles créativités ont émergé ? Comment se sont déroulées ces rencontres à distance « depuis son canapé » ou « à portée de clic » ? La réciprocité entre amateurs, néophytes, experts, scientifiques est-elle encore possible dans un contexte émotionnel teinté de peurs, de crispations et de doutes ?
Dans le contexte toujours présent de la crise sanitaire, le format du webinaire a été privilégié
La participation reste gratuite, mais soumise à une inscription en ligne

L’intelligence des musées a-t-elle un prix ?
Propos de la rencontre
en partenariat avec l'Institut national du patrimoine
L’ingénierie culturelle occupera-t-elle une place grandissante, dans la reconstruction du musée d’après ? Très liée au départ à la politique d’aménagement (culturel) du territoire, son ambition initiale affichée était d’implanter des équipements culturels dans toutes les régions de France, comme facteurs d’irrigation de l’ensemble des populations. La première agence « d‘ingénierie culturelle » a été créée en 1986.
L’envergure et les enjeux ont évolué mais nombre de questions que se posaient les professionnels de musées restent d’actualité. Dans son « Que sais-je ? » sur le sujet, Claude Mollard1 rappelle qu’André Malraux aurait sans doute été aux antipodes de l’ingénierie culturelle : l’argent semblait secondaire… Cinquante ans après, on n’en doute évidemment plus : « la culture est un élément essentiel du développement, social et démocratique, mais aussi économique »2.
Mi-2021, après 15 mois sans recettes d’activité, la question de l’équilibre économique des musées est dans toutes les têtes : l’UNESCO3 pointe une chute des recettes des musées jusqu’à 80% par rapport à 2019 et, notamment aux Etats-Unis, 13 % des musées ne rouvriront pas. En France, le « quoiqu’il en coûte » a évité les faillites de musées qu’on observe malheureusement dans de nombreuses régions du monde. Cependant, l’activation de gisements potentiels de recettes émerge comme un impératif, au premier rang desquels la valorisation des compétences des musées. Le rapport de la cour des comptes sur la « valorisation internationale de l’ingénierie et des marques culturelles : les cas des musées nationaux », incitait déjà, il y a deux ans, les institutions muséales à « conforter leur stratégie entrepreneuriale » et à sa suite, la commission des finances du Sénat relevait qu’il lui était « difficile de savoir si les musées maximisent la part qu’ils prennent sur ce marché ».
Quels enjeux aujourd’hui, quelle place ces activités occupent-elles dans la reconstruction du musée d’après crise ? Quels leviers mettre en place ? Quels questionnements déontologiques suscitent-elles ?
On le sait, dans les musées, « il existe une tradition de coopération internationale sans valorisation économique »4. Même si, dès les années 2000, forts de l’autonomie acquise lors de leurs transformations en établissements publics, les grands musées ont engagé des politiques de développement, notamment à l’international, dépassant assurément le cadre des coopérations bilatérales. L’Etat a encouragé les musées nationaux à se positionner face à l’existence d’une demande internationale forte et en croissance dans laquelle la France est « bien placée du fait de la richesse et de l’intérêt de ses collections ». Les réussites sont là, le Louvre Abou Dhabi en tête, les centres Pompidou transitoires à Malaga, Bruxelles, Shanghai… Mais aussi Rodin, Picasso, Orsay, Universcience… sous de multiples formes : vente d’exposition clés en main, coproduction d’expositions, prestations de conseils, produits dérivés… ces actions participent d’un double objectif de rayonnement à l’international et de dégagement de ressources propres (estimées entre 1 % et 16 %)5.
Au-delà de ces expériences renommées, il s’agira dans notre débat d’appréhender les potentialités – et peut-être les limites – de l’ingénierie culturelle. Car, ces exemples peuvent conduire à penser qu’elle ne concerne que l’international, en tant que marché et/ou enjeu de « diplomatie culturelle », mais la part des opérations d’ingénierie culturelle sur le territoire montre que cette activité a sa place à l’intérieur des frontières. De même, outre les expositions et les « marques », toutes les compétences et tous les savoir-faire des musées sont concernés : du simple conseil à la prise en charge directe d’un projet culturel de plus ou moins grande ampleur, en passant par le management et la gouvernance, la co-construction ou encore la régie, etc…
Dès lors, la question de l’ingénierie culturelle prend une autre dimension dans le musée qui se relève de la crise et les professionnels sont fondés à s’interroger sur le périmètre de ce qui peut être valorisé dans le respect des valeurs constitutives de leur identité.
C’est le débat que nous souhaitons, qui prendra place au milieu du calendrier de réouverture des musées. Proposer ces échanges à partir de l’ICOM est stratégique dans une période de réflexions intenses sur la définition des musées, l’actualisation du code de déontologie et les questionnements à l’international sur le modèle muséal. L’enjeu de l’ingénierie culturelle dépasse celui de la recomposition des budgets des musées. Il porte sur l’identification de ce que sont les compétences propres des musées, les qualifications de leurs professionnels…. La commission du Sénat soulignait aussi que les opérateurs de formation doivent tenir toute leur place. L’organisation conjointe de cette soirée-débat avec l’Institut national du Patrimoine prend encore une fois tout son sens.
1 Mollard Claude, L'ingénierie culturelle. Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2020, 128 pages. ISBN : 9782715402850. DOI : 10.3917/puf.molla.2020.01. URL : https://www.cairn.info/l-iingenierie-culturelle--9782715402850.htm
2 Agnès Saal « Proposer les savoir-faire français à des pays portant un projet culturel », Expertise France. URL : https://www.expertisefrance.fr/actualite?id=814711
3 Les musées dans le monde face à la pandémie de Covid 19 : https://www.icom-musees.fr/sites/default/files/2021-04/2e-rapport-unesco-musees-monde-face-pandemie-covid-19.pdf
4 Philippe Barbat interrogé par la commission du Sénat, page 8.
- Rapport d’information n°568 au nom de la commission des finances du Sénat sur l’enquête de la cour des comptes sur la valorisation internationale de l’ingénierie et des marques culturelles, page 8 / URL : https://www.senat.fr/rap/r18-568/r18-5681.pdf
5 Estimations juin 2019, Sophie Moati, présidente de la troisième chambre de la Cour des comptes, dans le rapport d’information n°568 au nom de la commission des finances du Sénat, page 15
Programme
Ouvertures
- Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine
- Juliette Raoul-Duval, présidente d’ICOM France
Intervenants
- Anaïs Aguerre, fondatrice et directrice de l’agence de conseils Culture Connect
- Michèle Antoine, directrice des expositions d’Universcience
- Hervé Barbaret, directeur général de l’Agence France-Muséums
- Laurence Chesneau-Dupin, conservatrice en chef du patrimoine et directrice de LCD conseil
- Jean-Hervé Lorenzi, économiste et fondateur du Cercle des économistes
- Claude Mollard, conseiller spécial du président de l’Institut du monde arabe
- Antonio Rodriguez, président d’ICEE - Comité international de l’ICOM pour les échanges d’expositions
- Agnès Saal, Haute fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations, cheffe de la Mission Expertise culturelle internationale, au Secrétariat général du ministère de la Culture
La rencontre sera animée par Juliette Raoul-Duval et Hélène Vassal et sera conclue par Christian Hottin.
Cette séance est organisée en direct sur une plateforme numérique et se tiendra simultanément en français, en anglais et en espagnol.
Liens vers la séance Zoom
Pour nous rejoindre : Lien vers la séance
ID de réunion : 858 1725 8647
Code : 407670
L’intelligence des musées a-t-elle un prix ?
Propos de la rencontre
en partenariat avec l'Institut national du patrimoine
L’ingénierie culturelle occupera-t-elle une place grandissante, dans la reconstruction du musée d’après ? Très liée au départ à la politique d’aménagement (culturel) du territoire, son ambition initiale affichée était d’implanter des équipements culturels dans toutes les régions de France, comme facteurs d’irrigation de l’ensemble des populations. La première agence « d‘ingénierie culturelle » a été créée en 1986.
L’envergure et les enjeux ont évolué mais nombre de questions que se posaient les professionnels de musées restent d’actualité. Dans son « Que sais-je ? » sur le sujet, Claude Mollard1 rappelle qu’André Malraux aurait sans doute été aux antipodes de l’ingénierie culturelle : l’argent semblait secondaire… Cinquante ans après, on n’en doute évidemment plus : « la culture est un élément essentiel du développement, social et démocratique, mais aussi économique »2.
Mi-2021, après 15 mois sans recettes d’activité, la question de l’équilibre économique des musées est dans toutes les têtes : l’UNESCO3 pointe une chute des recettes des musées jusqu’à 80% par rapport à 2019 et, notamment aux Etats-Unis, 13 % des musées ne rouvriront pas. En France, le « quoiqu’il en coûte » a évité les faillites de musées qu’on observe malheureusement dans de nombreuses régions du monde. Cependant, l’activation de gisements potentiels de recettes émerge comme un impératif, au premier rang desquels la valorisation des compétences des musées. Le rapport de la cour des comptes sur la « valorisation internationale de l’ingénierie et des marques culturelles : les cas des musées nationaux », incitait déjà, il y a deux ans, les institutions muséales à « conforter leur stratégie entrepreneuriale » et à sa suite, la commission des finances du Sénat relevait qu’il lui était « difficile de savoir si les musées maximisent la part qu’ils prennent sur ce marché ».
Quels enjeux aujourd’hui, quelle place ces activités occupent-elles dans la reconstruction du musée d’après crise ? Quels leviers mettre en place ? Quels questionnements déontologiques suscitent-elles ?
On le sait, dans les musées, « il existe une tradition de coopération internationale sans valorisation économique »4. Même si, dès les années 2000, forts de l’autonomie acquise lors de leurs transformations en établissements publics, les grands musées ont engagé des politiques de développement, notamment à l’international, dépassant assurément le cadre des coopérations bilatérales. L’Etat a encouragé les musées nationaux à se positionner face à l’existence d’une demande internationale forte et en croissance dans laquelle la France est « bien placée du fait de la richesse et de l’intérêt de ses collections ». Les réussites sont là, le Louvre Abou Dhabi en tête, les centres Pompidou transitoires à Malaga, Bruxelles, Shanghai… Mais aussi Rodin, Picasso, Orsay, Universcience… sous de multiples formes : vente d’exposition clés en main, coproduction d’expositions, prestations de conseils, produits dérivés… ces actions participent d’un double objectif de rayonnement à l’international et de dégagement de ressources propres (estimées entre 1 % et 16 %)5.
Au-delà de ces expériences renommées, il s’agira dans notre débat d’appréhender les potentialités – et peut-être les limites – de l’ingénierie culturelle. Car, ces exemples peuvent conduire à penser qu’elle ne concerne que l’international, en tant que marché et/ou enjeu de « diplomatie culturelle », mais la part des opérations d’ingénierie culturelle sur le territoire montre que cette activité a sa place à l’intérieur des frontières. De même, outre les expositions et les « marques », toutes les compétences et tous les savoir-faire des musées sont concernés : du simple conseil à la prise en charge directe d’un projet culturel de plus ou moins grande ampleur, en passant par le management et la gouvernance, la co-construction ou encore la régie, etc…
Dès lors, la question de l’ingénierie culturelle prend une autre dimension dans le musée qui se relève de la crise et les professionnels sont fondés à s’interroger sur le périmètre de ce qui peut être valorisé dans le respect des valeurs constitutives de leur identité.
C’est le débat que nous souhaitons, qui prendra place au milieu du calendrier de réouverture des musées. Proposer ces échanges à partir de l’ICOM est stratégique dans une période de réflexions intenses sur la définition des musées, l’actualisation du code de déontologie et les questionnements à l’international sur le modèle muséal. L’enjeu de l’ingénierie culturelle dépasse celui de la recomposition des budgets des musées. Il porte sur l’identification de ce que sont les compétences propres des musées, les qualifications de leurs professionnels…. La commission du Sénat soulignait aussi que les opérateurs de formation doivent tenir toute leur place. L’organisation conjointe de cette soirée-débat avec l’Institut national du Patrimoine prend encore une fois tout son sens.
1 Mollard Claude, L'ingénierie culturelle. Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2020, 128 pages. ISBN : 9782715402850. DOI : 10.3917/puf.molla.2020.01. URL : https://www.cairn.info/l-iingenierie-culturelle--9782715402850.htm
2 Agnès Saal « Proposer les savoir-faire français à des pays portant un projet culturel », Expertise France. URL : https://www.expertisefrance.fr/actualite?id=814711
3 Les musées dans le monde face à la pandémie de Covid 19 : https://www.icom-musees.fr/sites/default/files/2021-04/2e-rapport-unesco-musees-monde-face-pandemie-covid-19.pdf
4 Philippe Barbat interrogé par la commission du Sénat, page 8.
- Rapport d’information n°568 au nom de la commission des finances du Sénat sur l’enquête de la cour des comptes sur la valorisation internationale de l’ingénierie et des marques culturelles, page 8 / URL : https://www.senat.fr/rap/r18-568/r18-5681.pdf
5 Estimations juin 2019, Sophie Moati, présidente de la troisième chambre de la Cour des comptes, dans le rapport d’information n°568 au nom de la commission des finances du Sénat, page 15
Programme
Ouvertures
- Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine
- Juliette Raoul-Duval, présidente d’ICOM France
Intervenants
- Anaïs Aguerre, fondatrice et directrice de l’agence de conseils Culture Connect
- Michèle Antoine, directrice des expositions d’Universcience
- Hervé Barbaret, directeur général de l’Agence France-Muséums
- Laurence Chesneau-Dupin, conservatrice en chef du patrimoine et directrice de LCD conseil
- Jean-Hervé Lorenzi, économiste et fondateur du Cercle des économistes
- Claude Mollard, conseiller spécial du président de l’Institut du monde arabe
- Antonio Rodriguez, président d’ICEE - Comité international de l’ICOM pour les échanges d’expositions
- Agnès Saal, Haute fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations, cheffe de la Mission Expertise culturelle internationale, au Secrétariat général du ministère de la Culture
La rencontre sera animée par Juliette Raoul-Duval et Hélène Vassal et sera conclue par Christian Hottin.
Cette séance est organisée en direct sur une plateforme numérique et se tiendra simultanément en français, en anglais et en espagnol.
Liens vers la séance Zoom
Pour nous rejoindre : Lien vers la séance
ID de réunion : 858 1725 8647
Code : 407670
Les musées font équipe
A vos agendas !
Les journées professionnelles et l'assemblée générale 2021 d'ICOM France se tiendront à Nice les 24 et 25 septembre 2021.
Vendredi 24 septembre
Cette journée se tiendra au musée national du Sport à Nice. Ce lieu, culturel et sportif, a inspiré la thématique du colloque : Les musées font équipe ! Oui les musées ont fait équipe tout au long de la pandémie : c’est à la fois un constat et une espérance pour l’avenir. Et nous en sommes, à ICOM France, les témoins et la mémoire.
Cette journée invite à la réflexion autour des concepts de solidarité, entraide ou combativité mais soulève aussi la problématique du rôle social des musées. Notre réunion de septembre vise à mettre en évidence les points de force révélés dans la difficulté partagée mais aussi les soutiens dont les musées auront besoin pour se relever, se reconstruire, se renouveler
Inscription à la journée du 24 septembre
Samedi 25 septembre
Visites professionnelles (sur inscription) : musée national du Sport, musée d'Archéologie de Nice/Cimiez, musée national Marc Chagall, musée Matisse Nice
Informations supplémentaires à venir
Photo par M.Erlic