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Déclaration sur la protection des biens culturels
Déclaration sur la protection des archives, des bibliothèques, des musées et des sites patrimoniaux durant les conflits armés et les périodes d’instabilité politique
Le mois de mai 2024 marque le 70e anniversaire de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, le premier traité international qui s’est exclusivement concentré sur cette question. Aujourd’hui, à un rythme croissant et alarmant, de nombreux événements tragiques ont récemment causé d’immenses pertes en vies humaines et endommagé le patrimoine culturel et documentaire mondial
Le Conseil International des Archives (ICA), le Conseil International des Musées (ICOM), le Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS) et la Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques (IFLA) expriment leur profonde inquiétude face à cette destruction croissante de vies et de patrimoine culturel durant les conflits armés et les périodes d’instabilité politique.
Nous condamnons les pertes en vies humaines et réaffirmons la priorité de protéger toutes les personnes. Nous condamnons également les attaques et la destruction de musées, d’archives, de bibliothèques et de sites patrimoniaux, car ils constituent une partie essentielle et unique de la culture des peuples touchés par le conflit. L’ICA, l’ICOM, l’ICOMOS et l’IFLA demandent instamment à toutes les parties impliquées dans un conflit de respecter et de protéger toutes les bibliothèques, les archives, les musées et les sites patrimoniaux.
Nous rappelons que l’ensemble du patrimoine culturel et documentaire est indispensable à la survie de nos sociétés et qu’une coopération internationale et intersectorielle continue est essentielle à sa protection efficace. Dans ce but, les quatre organisations ont formé le Comité International du Bouclier Bleu en 1996, par l’intermédiaire duquel, entre autres, elles travaillent ensemble pour se préparer et répondre aux situations d’urgence susceptibles d’affecter le patrimoine culturel.
Tout au long de ces situations d’urgence, nos bibliothèques, nos musées, nos archives et nos sites patrimoniaux ont démontré le rôle important qu’ils jouent dans la protection et la promotion du patrimoine culturel matériel et immatériel et dans le rapprochement des communautés. La culture est un élément essentiel pour le rétablissement et la promotion de la paix.
Les archives et les documents fournissent des preuves du passé et du présent et contribuent à une société plus transparente et au renforcement de la démocratie. Ils sont les garants de la mémoire, de la vérité et de la justice et jouent un rôle crucial dans la documentation des violations des droits humains. En temps de paix, elles sont essentielles pour reconstruire la société et consolider la paix, en aidant les gens à retrouver une vie normale, en rétablissant la vérité et en fournissant des preuves dignes de confiance.
Les musées jouent un rôle actif dans la conservation, la protection et la diffusion du patrimoine culturel et jouent donc un rôle central dans le rapprochement des communautés en temps de crise comme en temps de paix. Les musées et leurs collections sont donc importants non seulement pour leurs missions culturelles et éducatives, mais aussi pour leurs rôles sociaux et économiques en garantissant l’accessibilité à de larges publics et aux générations futures et en promouvant le développement local.
Les bibliothèques sont des espaces qui relient le passé, le présent et l’avenir. Elles sont des centres de construction communautaire et leurs services profitent aux personnes tout au long de leur vie, en particulier aux membres les plus vulnérables de la société. La destruction des bibliothèques et de leurs collections est une tentative directe d’effacer l’identité, la mémoire et les espaces permettant aux gens de se réunir dans un esprit de réconciliation. Pour défendre les droits humains que sont l’accès à l’information, la liberté d’expression et la participation à la vie culturelle, les bibliothèques doivent être protégées.
Les sites du patrimoine vont au-delà des monuments et des sites, incluant de vastes zones complexes, des paysages, des cadres et leurs dimensions intangibles. Le patrimoine appartient à tout le monde : hommes, femmes, enfants, peuples autochtones, groupes ethniques et minorités. Il englobe l’ancien et le moderne, le rural et l’urbain, le quotidien et l’élite, englobant les systèmes de valeurs, les croyances, les traditions et les modes de vie, ainsi que les usages, coutumes, pratiques et connaissances traditionnelles. Conserver leur signification, leur intégrité et leur authenticité nécessite des approches centrées sur les personnes et basées sur les droits.
Nos organisations rappellent ainsi conjointement l’importance de la protection du patrimoine culturel et documentaire en tant que composante essentielle des droits culturels et expriment la position commune selon laquelle les professionnels du patrimoine culturel et documentaire jouent un rôle essentiel dans la construction d’un avenir pacifique, durable et collectif. Les archivistes, les bibliothécaires, les professionnels des musées et du patrimoine utilisent les ressources disponibles pour protéger les documents dont ils ont la garde en temps de guerre. Nous demandons donc instamment à toutes les personnes impliquées dans un conflit de respecter le travail de ces professionnels et de protéger leur vie et leur intégrité.
Pour de plus amples informations sur les organisations signataires, veuillez consulter :
ICA – International Council on Archives / Conseil International des Archives – www.ica.org
ICOM – International Council of Museums /Conseil international des musées – www.icom.museum
ICOMOS – International Council on Monuments and Sites/ Conseil international des monuments et des sites – www.icomos.org
IFLA – International Federation of Library Associations and Institutions/ La Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques – www.ifla.org
Musées pour le développement durable : joignez les points, racontez l'histoire
Série d'ateliers en ligne « Musées pour le développement durable : joignez les points, racontez l'histoire » proposées par NEMO les 5, 12, 19 & 26 Juin 2024
Sur Zoom (10:00-12:30 CEST)
Postulez dès maintenant pour découvrir comment les musées utilisent leurs collections pour mettre en œuvre l'Agenda 2030 des Nations Unies et ses 17 objectifs de développement durable (ODD). La formation en 4 parties aura lieu les 5, 12, 19 et 26 juin 2024 de 10h00 à 12h30 CEST. Les participants doivent assister aux quatre sessions.
La série de formations aidera à développer les capacités des travailleurs des musées à comprendre pleinement les ODD, à formuler les principaux défis ou aspirations orientés vers les ODD à relever à travers leur travail basé sur les collections, et à élaborer et mettre en œuvre avec succès un plan pour mettre leurs idées en pratique.
Apprenez-en plus dans l'appel à candidatures ci-joint ou sur la page Web dédiée
Les candidats sélectionnés qui sont liés à une organisation membre de NEMO participent gratuitement. Veuillez inclure le numéro de membre NEMO de l'organisation dans la candidature comme preuve d'adhésion.
La place du sensible et des émotions dans la médiation
Cette formation interroge un thème central mais souvent implicite de la médiation : celui des émotions et du sensible
En s’appuyant sur les apports théoriques et sur les retours d’expérience, elle invite les professionnel·les à prendre du recul sur leurs pratiques pour décrypter la part sensible, affective et émotionnelle de la relation qui se tisse avec les visiteurs.
Ce stage se déroulera en présentiel, au Musée Fabre de Montpellier.
Objectifs de la formation
- Définir un panorama d’actions médiation sous l’angle du sensible et des émotions
- Perfectionner la conception des médiations intégrant les deux notions
- Nommer et analyser les émotions en jeu dans la médiation, pour les publics et pour les professionnel·les
Destinataires / jauge maximum 15 participants
Responsables de service des publics et de service éducatif, responsables de la médiation, concepteur·trice·s d’activités pédagogiques, animateur·trice·s, médiateur·trice·s, médiatrice-facilitratices, chargé·e·s, assistant·e·s de l’action culturelle
Esclavage, colonisation et leurs héritages au musée : quels enjeux ? comment en parler ?
Esclavage, colonisation et leurs héritages au musée : quels enjeux ? Comment en parler ?
Dominique Taffin, conservatrice générale du patrimoine, chargée de mission au ministère de la Culture et ancienne directrice de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage était notre invitée le jeudi 30 mai 2024 dans notre cycle Les 52 minutes d'ICOM France.
Ont témoigné à ses côtés Krystel Gualdé, directrice scientifique du musée d’histoire de Nantes et Nadia Wainstain, responsable du programme éducation à la Fondation pour la mémoire de l’esclavage et Coralie de Souza Vernay, conservatrice du patrimoine à la Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage.
La séance a été modérée par Émilie Girard, présidente d'ICOM France et directrice des musées de la ville de Strasbourg.
L’esclavage et la colonisation font partie de l’histoire mondiale de la France depuis le XVIe siècle. Leur déploiement a eu des effets sur les représentations, sur les relations sociales, sur les arts et la culture, et leurs conséquences sont encore perceptibles. Pour autant ce n’est que récemment que le monde des musées a commencé à s’emparer de ces enjeux.
La Fondation pour la mémoire de l’esclavage, depuis 2019, construit des actions et un réseau pour soutenir et stimuler les initiatives des institutions patrimoniales, et partager les bonnes pratiques répondant à ces enjeux dans le champ de l’histoire et des héritages de l’esclavage.
La séance des « 52 minutes » a été consacrée à la présentation de ces objectifs et des actions concrètes mises en œuvre depuis 4 ans, à partir de réalisations récentes auxquelles les musées peuvent s’associer, et travailler en synergie.
Évènement organisé en partenariat avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, dans le cadre du Temps des mémoires 2024.
Conférence générale des comités ICTOP et ICETHICS
La Conférence générale annuelle des comités ICTOP et ICETHICS - Comités internationaux de l'ICOM - se tiendra cette année en Arménie sur le thème : Le professionnalisme et l'éthique des musées à une époque difficile
Lors de cette conférence, nous souhaitons approfondir les termes « éthique » et « professionnel » en relation avec les crises mondiales. Que signifie agir de manière professionnelle ? Quels sont les dilemmes éthiques auxquels nous sommes confrontés dans ce contexte ? Comment pouvons-nous préparer au mieux les professionnels des musées à ces défis complexes ?
Les changements dans la société obligent les professionnels des musées à adopter une nouvelle attitude vis-à-vis de leurs publics. Le professionnel de musée est en constante évolution pour répondre aux besoins et aux attentes changeants du 21e siècle. Il est essentiel de comprendre comment le rôle d'un professionnel de musée façonne notre pratique quotidienne pour favoriser la responsabilisation au sein du secteur muséal et défendre l'importance d'un professionnalisme éthique. Par conséquent, l'éducation et la déontologie jouent un rôle essentiel pour garantir la pertinence et l'impact du musée dans ce monde en mutation. Elles fournissent les connaissances fondamentales, les compétences pratiques, les bases éthiques et la perspective critique nécessaires pour contribuer à la mission des musées en servant les communautés et en préservant le patrimoine culturel dans les temps difficiles d'aujourd'hui et de demain.
Voici les sujets qui seront abordés lors de cette conférence :
- Comment les évolutions actuelles de la société affectent-elles votre institution ?
- Comment pouvons-nous préparer les professionnels des musées aux dilemmes éthiques dans les situations de crise ?
- Quels types de compétences sont utiles au 21e siècle ou spécifiques aux situations de crise ?
- De quelle manière notre professionnalisme est-il menacé en temps de crise ?
- Quels sont les dilemmes éthiques auxquels vous êtes confrontés ?
Informations complémentaires à suivre...
Conférence générale des comités CAMOC & COMCOL
En octobre 2024, les comités internationaux CAMOC (musées de villes) et COMCOL (collections) de l'ICOM uniront à nouveau leurs forces pour revisiter la collecte et la (re)présentation dans et avec la ville, en étudiant la fluidité des frontières entre les musées et les villes.
La conférence Collecting with(in) the City sera organisée par le musée d'Amsterdam en partenariat avec Imagine IC, et se concentrera sur ce que signifie collecter avec/et dans une ville et sur la manière dont les musées et les institutions du patrimoine culturel d'aujourd'hui le font.
Ce thème central nous invite à nous pencher sur des questions conceptuelles urgentes : Que peuvent saisir les musées au-delà des objets ? (Comment peuvent-ils collecter les rythmes, les sons ou les odeurs de la ville ?) Peut-on collectionner les personnes qui créent et utilisent une ville ? Comment les collections contemporaines peuvent-elles s'inspirer des collections existantes et comment le fait de regarder les collections avec de nouvelles perspectives (extérieures) peut-il apporter de nouveaux éclairages ? Quels sont les vestiges du passé qui vivent dans le présent et comment se manifestent-ils ? Comment les musées devraient-ils s'occuper des nouveaux récits urbains et des personnes qu'ils concernent ? Lorsque l'on travaille sur un nouvel équilibre d'expertise et d'attentes, quelles inégalités et relations de pouvoir émergent dans les musées (de ville) ? Comment l'évolution des idées sur la propriété et l'autorité affecte-t-elle les pratiques de collection et d'exposition ?
Pour les musées, ces questions deviennent de plus en plus pertinentes, car l'équilibre entre le patrimoine matériel et immatériel est en train de changer. Les musées et les institutions patrimoniales collectent non seulement des objets, mais aussi des histoires et des expériences. De plus en plus, ils le font sous diverses formes participatives avec les habitants, qui peuvent devenir des partenaires dans les processus et les projets de co-création. Ainsi, comme la collecte de villes peut inclure des espaces urbains contemporains, ainsi que des vies et des récits urbains, ces questions touchent également à des discours critiques sur le pouvoir, la réciprocité et l'impact. Avec qui pouvez-vous/avez-vous des partenariats ? À quoi ressemble ce processus de collaboration avec les réseaux et les communautés d'une ville ? Qu'est-ce qui fait que les collaborations sont mutuellement bénéfiques ? En d'autres termes, la collecte collaborative et participative soulève diverses questions qui méritent d'être étudiées, qu'il s'agisse d'éthique et de légalité, de questions sociologiques et psychologiques ou, bien sûr, d'une perspective muséologique.
Quels thèmes seront abordés :
- Pouvoir et (in)égalités
- Engagements créatifs
- Frontières fluides
- Matériel et immatériel
- Concepts de soins
Programme prévisionnel
9 octobre :
Début des visites de la ville - Exploration d'Amsterdam
Matin : Petit-déjeuner à Imagine IC et programme à Amsterdam Sud-Est
Après-midi : Exploration d'autres parties de la ville d'Amsterdam
Soirée : Cocktail de bienvenue/ouverture au Musée d'Amsterdam (Amstel 51) de 17 à 19 heures.
10-11 octobre
Journées de conférence à Pakhuis de Zwijger avec des exposés, des séances de dialogue, des documents, des pratiques, des affiches, des interventions artistiques, des ateliers et des séances de mise en lumière.
