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Le musée est dans le pré - Musée et "ruralité"
A la suite du plan « France ruralités » présenté à l’été dernier par le Gouvernement, la Ministre de la Culture, Rachida Dati, a appelé à la mobilisation des acteurs culturels autour de la question de la « ruralité ». Le « Printemps de la ruralité », concertation nationale portant sur l’offre culturelle dans les territoires ruraux, est alors lancée en janvier dernier. Ces territoires réunissent l’immense majorité des communes françaises (88 % en 2017) et un tiers de la population, soit 22 millions de personnes.
Le « Printemps de la ruralité » s’appuie sur un postulat : les opportunités culturelles sont plus limitées dans les territoires ruraux que pour le reste de la population, les communes rurales accueillent 16% des équipements culturels à l’échelle nationale selon l’INSEE.
Qu’en est-il de nos musées ? La question de l’accessibilité du plus grand nombre irrigue la réflexion des professionnels de musées depuis longtemps. L’implantation du musée au cœur des territoires est par exemple l’un des piliers de l’écomuséologie, pensée dans les années 1960.
Quel rôle les musées ont-ils à jouer pour répondre à un objectif d’équité territoriale et de démocratisation culturelle, et comment peuvent-ils contribuer à « faire société », au plus près de chacun ? Les projets scientifiques élaborés, les actions culturelles menées, dans et hors les murs, les projets itinérants, la mise en réseau des établissements, les partenariats faisant travailler ensemble musées et acteurs associatifs ou structures éducatives, la mise en place de résidences sont autant de pistes de travail pour faire du musée un lieu de vitalisation des liens sociaux qui répond aux grandes missions fixées dans la définition du musée.
Emilie Girard, présidente
mai 2024
Intervenants :
- Claire Delfosse, professeure de géographie à l’université Lyon 2
- Laurent Sébastien Fournier, professeur d'anthropologie à l'Université Côte d'Azur, président du conseil scientifique du musée jardin de Salagon
- Marie Lecasseur, responsable du service conservation et valorisation du patrimoine et des musées du département de la Meuse
- Elie Senguedé Ngalang, président d’ICOM Tchad
- Selma Toprak-Denis, directrice-adjointe des publics, cheffe du service de la médiation culturelle du Centre Pompidou
Modération : Annabelle Ténèze, directrice du musée du Louvre-Lens
Modalités
Session sur plate-forme numérique
ID : 828 4164 7999 // Code : 595698
Rencontre simultanément traduite en anglais, espagnol et français avec le soutien du ministère de la Culture

Un « Référentiel carbone » pour les musées
ICOM France s’engage, avec 15 musées très diversifiés membres du réseau, pour doter l’ensemble du secteur d’une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un projet d’une année, avec l’appui du ministère de la Culture.
Préambule
La nouvelle définition des musées, adoptée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du Conseil International des Musées (ICOM) à Prague, le 24 août 2022, comporte une ambition écologique : Un musée est une institution permanente, à but non lucratif et au service de la société, qui se consacre à la recherche, la collecte, la conservation, l’interprétation et l’exposition du patrimoine matériel et immatériel. Ouvert au public, accessible et inclusif, il encourage la diversité et la durabilité. (...) .
Conscient du lien profond entre musée et durabilité, ICOM France a fait des questions de transition écologique un des axes forts de la mandature actuelle. L’Association mène un ensemble de projets d’étude, de recherche, d’innovation et d’animation afin d’assister son réseau d’adhérents dans cette transition.
ICOM France lance au début de l’été 2024 le projet “Référentiel Carbone”.
Présentation du projet
Ce projet vise à accompagner les musées français, qu’ils soient soumis ou non à l’obligation légale de réalisation d'un "bilan carbone", dans leur transition écologique, en contribuant à la quantification de leurs émissions de gaz à effet de serre, à l'identification de leviers de décarbonation, et à l'émergence d’une véritable démarche de filière.
Un panel de 15 musées a été constitué selon des critères de représentativité en termes de typologie de collection, de fréquentation, de superficie, de localisation, de type de bâtiment (incluant la spécificité des réserves) et de taille (nombre d’agents).
Liste des musées partenaires du projet :
- Musée des beaux-arts – Tours
- Musée de la Chasse et de la Nature – Paris
- Musée national Fernand Léger – Biot
- Les Abattoirs, musée FRAC Occitanie – Toulouse
- Musée de Bretagne – Rennes
- Musée de la Nacre et de la Tabletterie – Méru
- Lugdunum, musée et théâtres romains – Lyon
- Muséum - Aquarium – Nancy
- Musée muséum départemental des Hautes Alpes – Gap
- Musée des beaux-arts – Bordeaux
- Musée Edgar Clerc – Le Moule
- Musée de l’Horlogerie – Saint-Nicolas d’Aliermont
- Musée Tomi Ungerer – Centre international de l’Illustration – Strasbourg
- Musée Stella Matutina – Piton Saint-Leu
- Musée des beaux-arts – Dijon
Le projet “Référentiel Carbone” est soutenu par le ministère de la Culture et s'aligne avec les objectifs nationaux pour la transition écologique du secteur culturel. Ces objectifs ont été décrits dans le « Guide d’orientation et d’inspiration » rendu public à l’automne 2023, et identifie la mesure des émissions de gaz à effet de serre et le déploiement de démarches de filières comme leviers essentiels pour réduire l’empreinte écologique des structures culturelles*.
Prestataires en charge du projet
A la suite d'un appel d’offres, ICOM France a sélectionné un consortium formé par Aktio, Praxis & Culture et Les Augures comme prestataires. Ces trois cabinets d'écoconseillers vont appuyer les musées partenaires pour le déroulement de cette démarche.
Chef de file du consortium, Aktio accompagne ICOM France et les musées participants dans la mesure et le pilotage de leur empreinte carbone, à l’aide d’outils adaptés et de son équipe d'experts carbone.
Praxis & Culture, entreprise de conseil, accompagne les musées sur des problématiques de stratégie, d’étude des publics et de transformation des organisations.
Les Augures, collectif dédié, soutient les acteurs du monde culturel dans leur transition écologique et leur capacité d’adaptation et d’innovation.

Les principales étapes
Les prestataires vont accompagner chaque musée partenaire dans la collecte de données et le calcul de son propre Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES), ainsi que dans l'élaboration de son plan d'action individuel. Ce travail se conformera à la méthodologie réglementaire, agréée par l’ADEME (agence de la transition écologique de l’Etat) et sera adapté au secteur.
Les résultats des 15 BEGES seront analysés dans deux directions. Pour chaque musée participant, ils seront l’occasion d’identifier à la fois ses principaux enjeux et ses grands leviers d’action.
Pour le secteur dans son ensemble, il s’agit de concevoir un outil de mesure d'empreinte carbone réplicable (une véritable « calculette carbone ») permettant à chaque musée du réseau d’ICOM France de s’engager dans une démarche de décarbonation. Les bonnes pratiques et solutions issues des plans d’action individuels des 15 musées seront mis à disposition de tous les membres du réseau d’ICOM France, pour former l’amorce d’une stratégie pour la transition écologique de la filière.
Le projet repose sur un échantillon de musées volontaires et ambitionne d’outiller l'ensemble de la filière, dans une visée progressive. Dans cette optique, il adopte tout au long de son déploiement une approche ouverte et collaborative.
Le projet fera l’objet d’une présentation avec l’ensemble des protagonistes lors du congrès annuel d’ICOM France, le 27 septembre 2024, à Reims et en ligne.
*Le ministère identifie la collecte de données et la réalisation de bilans carbone comme un levier essentiel pour réduire l’empreinte carbone des opérateurs du secteur culturel. Il fixe donc l'objectif que d'ici 2027, 100% des acteurs culturels mesureront l'impact de leurs événements ou productions, et il souligne la nécessité de déployer des outils de mesure adaptés à chaque filière.
Comment transmettre aujourd'hui ? Patrimonialisation et médiation : des nouveaux récits à inventer ?
Rendez-vous en région Bourgogne-Franche-Comté le jeudi 14 novembre 2024 à la Maison des Hommes et des Paysages à Saint-Brisson (Nièvre) pour aborder les questions suivantes : Comment transmettre aujourd'hui ? Patrimonialisation et médiation : des nouveaux récits à inventer ?
Les profonds changements sociaux et environnementaux auxquels nous assistons ces dernières années nous questionnent sans cesse sur la place et le rôle de nos musées, sur les façons de s’adresser à nos publics, d’aller vers ceux qui ne viennent pas volontiers découvrir la richesse des histoires qu’il y a à partager. Et ce, tout particulièrement en milieu rural. Comment raconter nos territoires aujourd’hui à l’heure des transitions ? Comment faire face à l’accélération des changements, à l’évolution des attentes des publics et des enjeux sociétaux sans pour autant contribuer à cette course effrénée ? Comment contribuer à la création des conditions du dialogue et à l’enrichissement et l’apaisement des débats ?
Cette journée s’adresse aussi bien aux responsables scientifiques des musées qu’aux équipes de médiation, car seul le croisement entre les discours et les modes d’adresses aux publics permet d’envisager la question de façon globale et pertinente.
Exposer les migrations - JE-DIS de la FEMS 2024 (6)
La programmation des "JE-DIS" reprend avec un épisode consacré à la très riche actualité du traitement des migrations au sein des musées, l'occasion de découvrir les coulisses d'expositions majeures de cet automne.
Nous aurons en effet le plaisir d'échanger avec :
- Mathilde Beaujean, Cheffe de projet expositions au Musée de l'Homme (exposition "Migrations, une odyssée humaine")
- Florence Borel, Chargée de projets de médiation au Louvre Lens et Marco Zanni, (exposition "EXILS - regards d'artistes")
- Camille Faucourt, Responsable du département Mobilité, métissage et communication du Mucem (exposition "Revenir")
- Emilie Gandon, Conservatrice du patrimoine au Musée national de l'histoire de l'immigration (exposition "Chaque vie est une histoire")
- Nathalie Mémoire, Directrice du Muséum - sciences et nature et du Jardin botanique de la ville de Bordeaux (exposition "Migrations du vivant")
Nous questionnerons notamment les collections, les collectes, les projets de médiation et la pérennité du patrimoine des migrations humaines au sein des différentes institutions.
Rencontre animée par Elisabeth Jolys Shimells, Vice-présidente de la FEMS et Responsable des collections du Musée national de l'histoire de l'immigration
Prix du patrimoine européen / Prix Europa Nostra 2025
Vous participez à un projet patrimonial, à titre individuel ou au sein d'une organisation, qui mérite d'être reconnu à l'échelle européenne ?
Les candidatures pour les Prix du patrimoine européen / Prix Europa Nostra 2025 sont ouvertes ! C'est l'occasion de présenter vos contributions exceptionnelles au patrimoine culturel et de concourir pour les prix les plus prestigieux d'Europe dans ce domaine.
Les prix récompensent des réalisations exceptionnelles en matière de protection, de conservation, de recherche et de promotion du patrimoine culturel, couvrant un large éventail de catégories et de types de projets - du patrimoine matériel au patrimoine immatériel.
Les candidatures sont attendues dans les cinq catégories suivantes :
- Conservation et réutilisation adaptative ;
- Recherche
- Éducation, formation et compétences
- Engagement des citoyens et sensibilisation ; et
- Champions du patrimoine.
Les prix ont été lancés en 2002 par la Commission européenne et sont gérés par Europa Nostra depuis lors. Les Prix du patrimoine européen / Prix Europa Nostra sont soutenus par le programme Europe créative de l'Union européenne.
Pourquoi soumettre votre candidature ? Remporter un prix vous apportera :
- Des avantages : Une reconnaissance au niveau européen, une plus grande visibilité (inter)nationale, une augmentation du nombre de visiteurs et/ou un financement potentiel de suivi ;
- Des prix en argent : La possibilité de recevoir un Grand Prix de 10 000 euros, ainsi qu'un Prix du public de 10 000 euros supplémentaires ; et
- Réseautage : Rejoignez un réseau de professionnels, d'experts et de passionnés du patrimoine à travers l'Europe.
Nouveaux récits : quand l'exposition dérange
Dans la continuité du cycle des rencontres professionnelles initié en 2024, consacré à l'ambition écologique et sociale des musées, le cycle “Muséographie pratique” continue ! Le dernier rendez-vous professionnel 2024 aura lieu le jeudi 05 décembre à Lyon et Villeurbanne.
Dans la foulée de la journée professionnelle consacrée à la montagne, Céline Chanas, (Directrice du Musée de Bretagne, vice-présidente de la FEMS) et Elisabeth Jolys Shimells (Responsable des collections du Musée national de l'histoire de l'immigration, vice-présidente de la FEMS) ont le plaisir de vous convier à la prochaine journée "muséo pratique" autour de la question de l'exposition qui dérange.
Ce prochain rendez-vous a été imaginé avec Xavier de la Selle (directeur du Musée Gadagne et Président de la FEMS) et Vincent Veschambre (Directeur du Rize et adhérent de la FEMS).
Places limitées, sur inscription.
Gestes et musées // Colloque international
Propos
Le patrimoine gestuel représente une composante fondamentale de notre héritage culturel, incarnant le savoir-faire technique et scientifique à travers les âges. Les musées d’aujourd’hui s’interrogent sur la valorisation et la transmission de ce savoir gestuel. Comment capturer et préserver les gestes techniques et scientifiques ? Certes par la photo et la vidéo, mais ces supports figent l’instant sans transmettre la dynamique évolutive de ces pratiques. En outre, le cadrage de l’image ne permet pas toujours de saisir les gestes dans leur globalité : photographier ou filmer une main qui utilise un marteau, c’est négliger le pied qui donne l’appui.
Le colloque «Gestes et Musées» se consacrera à l’exploration des méthodes de valorisation et de transmission de ces gestes techniques et scientifiques, en se demandant notamment si les musées d’art contemporain, qui accueillent volontiers des performances en leurs murs et veillent à en garder la trace, n’ont pas une expérience à partager avec les musées de sciences et de techniques.
Le colloque se demandera aussi si les « restitutions » visant à recréer pendant quelques heures une réalité gestuelle complexe ne sont pas une autre piste d’avenir. Ce colloque voudrait faire un point sur la manière dont les gestes en particulier (laissons les paroles pour un autre colloque) sont données à voir et à comprendre —ou plutôt : pourraient être donnés à voir et à comprendre dans différents musées, en particulier les musées qui présentent des objets plutôt que des œuvres (musées de société, musées scientifiques et techniques, musées d’histoire, musées d’archéologie).
Musée et soin : du care au cure ?
Le propos
Depuis la crise sanitaire de 2020, le besoin de bienveillance et d’attention, de convivialité et de lien humain, bref de « mieux-être » apparait comme essentiel. Aujourd’hui plus qu’hier, l’heure semble être au musée qui prend soin, au musée qui apaise, au musée qui soigne. Mais au-delà des mots, quelles réalités ce vocabulaire recouvre-t-il ? À quels concepts se rattache-t-il et de quelles manières se concrétise-t-il ?
Musées & care
En 2020, la pandémie ferme les musées… et le superflu devient indispensable. Désormais interdite, la visite de musée se révèle nécessaire. Elle s’impose à nous comme un élément clef de notre bien-être physique, de notre équilibre psychologique, de notre épanouissement. Apparaît alors une évidence : le musée fait du bien ! Depuis, les musées ont à nouveau ouvert leurs portes avec des ambitions neuves, conscients du rôle qu’ils sont désormais appelés à jouer : devenir une « maison commune » (Jacqueline Eidelman), un lieu vivant et vital intégré à la vie de chacun. Un espace où l’on vient trouver soutien, soin ou plus modestement réconfort. La « muséothérapie » propose de considérer le musée comme un lieu de soin et de mieuxêtre à part entière. Au-delà de la contemplation des œuvres, les thérapeutes soulignent l’importance de la déambulation dans l’espace muséal. Et s’il n’est pas un lieu qui soigne, il est un espace qui soutient, qui accompagne, qui permet.
Modalités de la rencontre
Organisées par Occitanie Musées, réseau des professionnels de musées d’Occitanie, le CNFPT Occitanie (Centre National de la Fonction Publique Territoriale), l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 / Laboratoires de l’IRCL (CNRS UMR 5186) et du CEMM (EA 4583), la DRAC Occitanie et en partenariat avec la Région Occitanie.
Montpellier, Université Paul-Valéry Montpellier 3, site Saint Charles, de 10h à 17h
en présentiel +distanciel
Participants : cette journée s’adresse aux professionnels des musées, aux étudiants, aux chercheurs et universitaires, aux élus et administratifs, aux praticiens et médecins et à toute personne intéressée par la thématique abordée.
"Passeurs d’Histoire"
Pour ouvrir son premier Festival dédié à la transmission de l'Histoire, le Mémorial de Verdun souhaite créer un rendez-vous privilégié pour les musées d’Histoire français et européens. Dans un esprit convivial, ces « Passeurs d’Histoire » sont invités pendant deux jours à échanger sur les enjeux de la transmission de l’Histoire, à partager leurs pratiques et à témoigner de leurs projets les plus innovants.
À travers plusieurs tables rondes réunissant de nombreux intervenants passionnants et passionnés, nous aborderons des questions essentielles sur des sujets qui nous touchent et nous rassemblement au quotidien :
- De l'histoire individuelle à l'histoire collective : comment transmettre quand les témoins disparaissent ?
- Comment renouveler l'intérêt autour de sa thématique historique ?
- Musées d'Histoire et enseignants : s'associer pour mieux transmettre ?
- Retours d'expériences : Musées d'Histoire et créateurs de contenus
Nous aurons l’honneur d’ouvrir ces journées avec une conférence inaugurale de l’historien Patrick Boucheron sur le thème : Pourquoi a-t-on besoin d’Histoires ?
Réservez dès maintenant votre place et venez enrichir les débats autour de l'Histoire et son avenir !

Retrouvez le programme des journées ci-contre.
Adresse :
Mémorial de Verdun
1, avenue du Corps européen
BP 60048 - Fleury-devant-Douaumont
55101 Verdun Cedex
Musées et monde contemporain
Rendez-vous en région Occitanie le jeudi 12 décembre 2024 à la Maison Rouge - Musée des vallées cévenoles (Saint-Jean-du-Gard) sur le thème Musées et monde contemporain
Dix ans après le colloque organisé par le Musée Basque et de l'histoire de Bayonne « Que reste-t-il du présent ? Collecter le contemporain dans les musées de société », cette rencontre souhaite interroger le propos du musée par rapport au monde contemporain. Le musée est toujours le lieu où comprendre une société passée, comme en témoigne souvent ses collections, mais il doit rendre aussi compte de la société dans laquelle il est inclus. Il s'agit de penser les articulations entre les temporalités, de refléter et de donner à comprendre le présent au regard du passé pour entrer en résonance avec les préoccupations des visiteurs. Devant la profusion des possibles, quels choix opérer ? Comment, en dix ans, depuis les réflexions posées par le colloque du Musée Basque et de l'histoire Bayonne, les pratiques se sont-elles transformées ? Que nous disent nos collections, bien souvent bornées à la fin de la première partie du XXème siècle ? Comment peuvent-elles être réactualisées, ou pas ? La recherche en sciences sociales, les études sur le patrimoine immatériel peuvent aider à l’identification de thèmes pertinents ou révélateurs d’un moment historique et d’un territoire donné. La nature des collectes relatives à la période contemporaine, les choix effectués dans le cadre de nos missions d’acquisition et de conservation, la valorisation des savoirs de notre société actuelle forment à la fois des questions et des enjeux pour nos musées.
La journée est pensée comme un atelier à partir de nos expériences et nos projets de mise en œuvre d'une collecte du contemporain. La participation constituera le cœur de la journée, sous le regard averti de Sylvie Grange, conservateur en chef honoraire du patrimoine.
