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Appel à communication - Festival de l'Histoire de l'art à Fontainebleau 2025
Que faire de ces objets pris dans le champ du vrai et du faux ? Les exposer ? Les cacher dans les réserves ? Que faire des restaurations des édifices advenues au fil des siècles ? Faut-il montrer les strates historiques d’un édifice ou bien s’en tenir à la dernière version en date ? Autant d’interrogations qui touchent au cœur même de l’histoire de l’art et de ses métiers. Interroger le vrai et le faux dans l’histoire de l’art, ses discours et ses pratiques, exige de prendre en compte les glissements qui peuvent s’opérer entre ces deux notions et au sujet desquelles la réflexion se forme et se transforme au fil du temps et de bien garder à l’esprit que les partages entre vrai et faux se font selon des critères très différents en fonction des contextes culturels et historiques.
Le thème choisi pour cette 14e édition du festival de l’histoire de l’art (du 6 au 8 juin 2025) embrasse tous les champs de notre discipline, c’est pourquoi il est utile de dégager quelques pistes de travail qui ne sont, bien sûr, pas exhaustives :
- Entre « vrai » et « faux » : « Vrai » et « faux » sont les deux pôles d’une réflexion qui porte en premier lieu sur l’unique et le multiple. Les propositions pourront s’attacher ainsi au statut des différents types de production artistique qui viennent redoubler l’œuvre originale : il en va ainsi de l’interprétation (retranscription de l’originale dans une technique différente), du pastiche (travail réalisé à partir d’une œuvre par un autre artiste pour souligner la manière du premier), de la copie (reproduction fidèle d’une œuvre qui s’annonce comme telle) et bien évidemment du faux, dont les modalités varient entre la contrefaçon intentionnelle (la copie que l’artiste ou le vendeur n’annonce PAS comme telle mais comme original), la falsification de l’authenticité ou encore la reproduction non autorisée d’œuvres protégées par des droits d’auteur.
- Des histoires de « faux » : L’histoire de l’art est remplie d’œuvres et d’objets qui ont été à un moment considéré comme authentiques et dont on a par la suite démontré qu’il s’agissait de « faux », soit exécutés volontairement pour tromper, soit mal identifiés par celles et ceux qui les ont acquis, exposés et commentés. Les propositions pourront porter sur telle ou telle « affaire » plus ou moins célèbre, sur la manière dont le caractère faux ou inauthentique des œuvres ou d’un ou plusieurs éléments de celles-ci a été découverte, sur les modifications des discours qui ont pu en surgir. La parole des restauratrices et restaurateurs sera ici particulièrement précieuse.
- Techniques et reproductibilité technique: les questionnements autour du vrai et du faux, de l’unique et du multiple, doivent tenir compte des conditions de production. L’une des problématiques principales de cette édition est l’œuvre d’art aux époques de sa reproductibilité technique, de l’estampe à la photographie aux images numériques actuelles. Ces techniques reproductives successives soulèvent la problématique de l’œuvre originale et de ce que Walter Benjamin appelle son « aura », un concept qui se trouve aujourd’hui détaché des œuvres originales précisément à cause des techniques modernes de reproduction[7]. La dimension technique, celle qui permet à un artiste qui copie ou à un faussaire qui falsifie de s’approcher au plus près du style d’un artiste doit nous retenir et nous amener à nous demander où commence le faux. La création du faux requiert un véritable art de la contrefaçon et si un faussaire repenti souhaite venir partager ses secrets techniques avec le public du festival, qu’il ou elle s’en sente bienvenu.
- Plaisir de tromper et d’être trompé: dans l’Antiquité puis à partir de la Renaissance, le concept de mimesis possède une importance capitale dans les théories de l’art. Pourra ainsi être interrogée la notion de trompe l’œil qui, quel que soit le medium utilisé, cherche à donner par une exacte représentation l’illusion de la présence de l’objet figuré. Les grandes figures – réelles ou légendaires – de ce genre (Zeuxis et Parrhasios, Bramante, Le Bernin, Cornelis Gijsbrechts ou Louis-Léopold Boilly) pourront être convoquées mais il faudra également convier à nos débats les philosophes qui ont interrogé ce genre et qui et qui contestent la parfaite adéquation du trompe l’œil à la réalité et parlent plutôt du plaisir donné par une illusion connue.
- Restauration et authenticité : la notion de restauration ou de restitution authentique ou « à l’identique » varie fortement suivant les contextes historiques et culturels.
- L’histoire de l’art face au faux: quelle(s) position(s) pour l’historien/historienne de l’art face à cette question du vrai et du faux ? Dans une optique historiographique, nous invitons les participantes et participants à se pencher sur la fascination mais aussi la difficulté que certains grands noms de notre discipline ont éprouvé face à ces sujets. Toute aussi importante est la réflexion sur l’appréciation relative qui est attachée à la valeur d’authenticité. Ce qui est considéré comme non-authentique dans une culture, ne l’est pas forcément dans l’autre. Nous sommes particulièrement intéressés à élargir les exemples au-delà de l’art européen. Et puis, il serait intéressant de voir comment l’histoire de l’art peut s’emparer, si ce n’est du faux tout du moins de la fiction, sur un plan méthodologique. Certains de nos collègues historiens et historiennes travaillent depuis plusieurs années selon la méthode de l’histoire contrefactuelle. Et si ? Et s’il existait une histoire de l’art contrefactuelle ? La méthode contrefactuelle, voici un futur encore trop peu advenu dans le champ de l’histoire de l’art qu’il serait pertinent d’interroger.
- De l’utilité du faux: aujourd’hui, la valeur de la copie ou de la reproduction ne se conçoit plus en fonction de la virtuosité qu’elles affichent mais de leur utilité. Les fac-similés permettent de montrer des œuvres et des lieux majeurs de l’histoire de l’art trop fragiles pour être visibles, voire de replacer dans son contexte original une œuvre déplacée. Cette problématique engage de nombreuses questions techniques, notamment celle de l’échelle de ces fac-similés (l’échelle 1 des moulages du musée des monuments français et les dimensions inférieures de la « réplique » de la grotte Cosquer à Marseille ne peuvent être mis sur le même plan), des matériaux utilisés pour les produire (voir le travail par exemple de l’atelier Factum Arte à Madrid dont l’imprimante assure des impressions reproduisant la couleur et le relief) et de la dimension éthique de leur utilisation (objectif uniquement financier, accessibilité du public et protection de l’œuvre, défi technique).
- Connoisseurship versus analyses scientifiques: traditionnellement, les arguments d’authenticité étaient fondés sur les analyses stylistiques qui permettaient d’attribuer une œuvre à un artiste. Aujourd’hui, et ce déjà depuis quelques décennies les méthodes et les outils scientifiques, parfois de laboratoires travaillant de concert avec les institutions culturelles (le C2RMF du Louvre ou le Labart à Louvain-la-Neuve), opposent au discours des experts celui des sciences dites dures. Si parfois les deux discours peuvent en effet s’affronter, comme pour les termes « vrai » et « faux », une opposition aussi binaire et manichéenne n’a pas lieu d’être. Le festival sera heureux de faire dialoguer ces deux méthodes tant « l’intervention du laboratoire dans les questions de critique d’art [est] l’une des principales révolutions [contemporaines]. »
- Le droit et la valeur de l’original : en lien avec ces discours d’authentification, le thème « Vrai-Faux » demande à la fois d’interroger celles et ceux qui élaborent le discours juridique nécessaire pour faire face aux dérives, mais aussi celles et ceux qui attribuent une valeur aux objets. Nous souhaitons accueillir des propositions abordant le marché de l’art d’hier et d’aujourd’hui, analysant la manière dont le vrai, le faux et toutes les nuances entre ces deux termes modifient, font ou défont la valeur d’une œuvre. Cette problématique engage notamment le domaine de la restauration des monuments historiques et des œuvres. Si, sans le savoir-faire des restaurateurs, soucieux de préserver ou de reconstituer les œuvres dont l’état de conservation est fragile, nombre d’entre elles seraient menacées de disparition, quand est-ce qu’une restauration devient une « hyper-restauration », voire un faux? Où se termine la restauration et où commence la création ?
Can we talk ? Les musées face à la polarisation
La date limite d'inscription approche pour assister à la conférence annuelle 2024 de NEMO !
La conférence européenne de NEMO - le réseau des organisations européennes de musées - aura lieu en 2024 du 10 au 12 novembre à Sibiu, en Roumanie.
Inscrivez-vous avant le 20 octobre afin de participer à des conversations et des discussions importantes sur la façon dont les musées peuvent favoriser le dialogue, promouvoir la compréhension, unir les communautés et renforcer les démocraties.
Cette conférence annuelle de NEMO sera l'occasion pour les professionnels des musées et de la culture de se réunir et d'explorer le rôle important que les musées peuvent jouer dans les démocraties d'aujourd'hui. Alors que le monde devient de plus en plus polarisé, les musées sont dans une position unique pour agir comme des espaces sûrs pour le dialogue, le débat et la compréhension.
Thématiques des sessions
- Le rôle des musées dans la lutte contre la polarisation : Comment les musées peuvent-ils utiliser leurs collections et leur programmation pour combler les fossés sociétaux ?
- La gestion des pressions politiques : Que doivent faire les musées lorsqu'ils se retrouvent au centre d'une controverse politique ?
- Renforcer les groupes sous-représentés : comment les institutions culturelles peuvent-elles s'assurer que les voix historiquement sous-représentées sont entendues et représentées en ces temps de polarisation ?
À quoi s'attendre
En plus des discussions et des panels qui suscitent la réflexion, le programme de la conférence proposera une série d'activités interactives et attrayantes, notamment :
- Des sessions participatives conçues pour favoriser la collaboration et le partage d'idées entre les participants.
- Des ateliers pratiques visant à doter les professionnels d'outils concrets pour lutter contre la polarisation dans leurs propres institutions.
- Des opportunités de réseautage pour entrer en contact avec des professionnels des musées et de la culture de toute l'Europe.
- Des visites culturelles à Sibiu, offrant la possibilité d'explorer la riche histoire et le patrimoine de la Roumanie.
La Conférence 2024 de NEMO est organisée en collaboration avec le Réseau national des musées roumains, le Musée ASTRA et grâce au cofinancement de l'Union européenne.

Conférence générale du comité AVICOM
La Conférence générale annuelle d'AVICOM - Comité international pour l'audiovisuel, les nouvelles technologies et les médias sociaux de l'ICOM - se tiendra cette année à Turin en ITALIE sur le thème : "Nouvelles du monde des musées numériques"
AVICOM organisera sa conférence annuelle dans un format hybride, combinée à l'Assemblée générale annuelle, à Turin. Cette fois-ci, le thème est délibérément choisi pour être plus large et couvrir divers points focaux qui sont tous directement liés :
- La durabilité, le changement climatique et la protection du climat, l'égalité et l'inclusion : Comment ces aspects ou exigences sont-ils pris en compte dans les présentations numériques des musées ? Quels sont les musées qui consacrent des expositions et des activités (numériques) au thème du changement climatique et de la protection du climat ?
- Exemples novateurs / exemples de bonnes pratiques en matière de présentations numériques et d'installations d'exposition préservant les ressources
- Intelligence artificielle : Comment les musées peuvent-ils l'utiliser et quels sont les aspects éthiques et juridiques à prendre en compte ?
- Œuvres d'art créées numériquement ou numérisées : Quels sont les aspects juridiques à prendre en compte ?
- Musées et expositions virtuels : Définition, exigences, avantages et inconvénients, aspects juridiques...
- Formats éducatifs numériques : Exemples de coopération entre une université et un musée
Programme de la conférence ci-contre.
Conférence générale du comité AVICOM
La Conférence générale annuelle d'AVICOM - Comité international pour l'audiovisuel, les nouvelles technologies et les médias sociaux de l'ICOM - se tiendra cette année à Turin en ITALIE sur le thème : "Nouvelles du monde des musées numériques"
AVICOM organisera sa conférence annuelle dans un format hybride, combinée à l'Assemblée générale annuelle, à Turin. Cette fois-ci, le thème est délibérément choisi pour être plus large et couvrir divers points focaux qui sont tous directement liés :
- La durabilité, le changement climatique et la protection du climat, l'égalité et l'inclusion : Comment ces aspects ou exigences sont-ils pris en compte dans les présentations numériques des musées ? Quels sont les musées qui consacrent des expositions et des activités (numériques) au thème du changement climatique et de la protection du climat ?
- Exemples novateurs / exemples de bonnes pratiques en matière de présentations numériques et d'installations d'exposition préservant les ressources
- Intelligence artificielle : Comment les musées peuvent-ils l'utiliser et quels sont les aspects éthiques et juridiques à prendre en compte ?
- Œuvres d'art créées numériquement ou numérisées : Quels sont les aspects juridiques à prendre en compte ?
- Musées et expositions virtuels : Définition, exigences, avantages et inconvénients, aspects juridiques...
- Formats éducatifs numériques : Exemples de coopération entre une université et un musée
Retrouvez le programme ci-contre.
Prix Olga Fradiss 2024
Créée en 1993 et abritée par la Fondation de France, la Fondation Lucie et Olga Fradiss décerne chaque année plusieurs prix, dans les domaines de la recherche médicale et de l’histoire de l’art. Madame Olga Fradiss a été la directrice du Musée des Beaux-arts d’Orléans.
Le Prix Olga Fradiss a pour vocation de récompenser un jeune auteur, pour le meilleur livre français sur l’histoire de l’art, toutes disciplines et époques confondues, publié au cours de l’année écoulée.
Depuis l’édition 2023, ce prix annuel est d’un montant de 10 000 euros.
CONDITIONS D’ELIGIBILITE
- Etre de nationalité française ;
- Etre âgé de moins de 45 ans au 31 décembre 2023 ;
- Ouvrage publié en 2023 ;
- Ouvrage rédigé en français ;
- Les ouvrages coécrits par plusieurs auteurs ne seront pas acceptés.
Attention : les manuscrits et traductions ne seront pas acceptés, de même que les thèses publiées sans travail de réécriture.
SELECTION DU LAUREAT
Priorité sera donnée, dans la sélection de l’ouvrage primé, à :
- la valeur scientifique et technique de l’ouvrage ;
- sa valeur littéraire ;
- l’originalité des idées exprimées.
Selon les vœux du légataire, le jury du Prix Olga Fradiss sera constitué de représentants des institutions suivantes :
- Service des musées de France, Ministère de la culture et de la communication
- Département des peintures du Musée du Louvre
- Ecole normale supérieure
- Ecole nationale des chartes
- Ecole nationale supérieure des Beaux-arts
Le lauréat du Prix Olga Fradiss sera désigné d’ici fin 2024 et le prix remis en 2025.
MODALITES DE CANDIDATURE
Pour candidater, nous vous remercions de bien vouloir adresser un dossier en 6 exemplaires comprenant : l’ouvrage concerné accompagné du CV et d’une biographie (de deux pages chacun) et d’une bibliographie détaillée de l’auteur, jusqu’au 11 octobre 2024 (cachet de la Poste faisant foi) à l’adresse suivante :
- Fondation Lucie et Olga Fradiss
- c/o Fondation de France
- 40, Avenue Hoche
- 75008 Paris
Les CV, biographies et bibliographies détaillées des auteurs devront être également envoyés en version électronique (au format pdf) par mail à l’adresse suivante : imaizeray@fdf.org
Les demandes d’informations sont à envoyer à cette même adresse. Merci de bien nommer l’objet de votre mail de la façon suivante :
Nom (sans prénom) du candidat_DDS_Prix Fradiss – histoire de l’art 2024.
IMPORTANT : Il ne sera fait aucun retour des ouvrages envoyés pour concourir au Prix.
DEMHIST : Open Talks
L'Open Talks 2024 du comité international de l'ICOM pour les demeures historiques-musées - DEMHIST - vous invite à explorer le rôle des maisons-musées historiques dans le façonnement et l'inspiration des communautés à travers les thèmes de l'inspiration, de l'interprétation et de l'impact.
Les maisons-musées relient le passé et le présent et nous guident vers un avenir plus inclusif et durable.
Thème principal
Les maisons-musées historiques occupent une position unique en tant que passerelles entre le passé et le présent, incarnant l'histoire locale et les récits culturels à l'intérieur de leurs murs. Au-delà de la préservation des artefacts et des histoires, ces institutions jouent un rôle crucial en se connectant à leurs communautés et en les servant de manière significative. Au cœur de ce lien se trouve la capacité du musée de maison à ancrer l'identité de la communauté. En préservant et en mettant en valeur le patrimoine local, les maisons-musées historiques offrent aux habitants un lien tangible avec leurs racines, ce qui favorise un sentiment de fierté et de continuité. Ce lien est souvent renforcé par l'implication de la communauté dans les efforts de préservation, la recherche historique et la programmation culturelle.
Les maisons-musées historiques ne sont pas de simples dépositaires du passé, mais des atouts communautaires dynamiques qui inspirent, éduquent et unissent. Leur pertinence réside dans leur capacité à s'adapter à l'évolution des besoins de la communauté tout en restant fidèles à leur mission de préservation et de partage du patrimoine local pour les générations futures. Grâce à ces efforts, ils veillent à ce que les histoires du passé continuent de résonner et d'inspirer des liens significatifs au sein des communautés qu'ils desservent.

Thèmes des sessions
SESSION 1 - INSPIRER
Cette première journée s'articulera autour du mot clé « inspirer », montrant le rôle des musées de maison dans l'inspiration des générations actuelles et futures à travers leur engagement communautaire, leur patrimoine culturel et leur croissance sociétale. Les communications et les discussions mettront en lumière la manière dont les musées de maison utilisent les collections et la narration pour préserver et célébrer l'histoire locale, promouvoir la réflexion éthique et favoriser la durabilité et le développement culturels.
SESSION 2 - INTERPRÉTER
Le deuxième jour, les communications et les discussions porteront sur la manière dont les musées et les institutions culturelles interprètent le patrimoine historique et culturel de manière à ce qu'il trouve un écho dans les communautés d'aujourd'hui. Nous mettrons l'accent sur le rôle de l'interprétation dans l'établissement d'un lien entre le passé et le présent, dans la promotion de l'engagement communautaire et dans la résolution des problèmes sociétaux contemporains.
SESSION 3 - IMPACT
Avec l'impact comme mot clé, les communications et les discussions de la troisième session mettront en évidence la façon dont les musées de maisons historiques peuvent influencer la transformation sociétale au sein de leurs communautés. Ce thème soulignera l'importance de l'innovation, de l'autonomisation et de la durabilité dans les musées et les sites patrimoniaux, démontrant leur potentiel à relever les défis sociaux contemporains et à favoriser l'engagement de la communauté.
Les inscriptions sont ouvertes !
DEMHIST : Open Talks
L'Open Talks 2024 du comité international de l'ICOM pour les demeures historiques-musées - DEMHIST - vous invite à explorer le rôle des maisons-musées historiques dans le façonnement et l'inspiration des communautés à travers les thèmes de l'inspiration, de l'interprétation et de l'impact.
Les maisons-musées relient le passé et le présent et nous guident vers un avenir plus inclusif et durable.
Thème principal
Les maisons-musées historiques occupent une position unique en tant que passerelles entre le passé et le présent, incarnant l'histoire locale et les récits culturels à l'intérieur de leurs murs. Au-delà de la préservation des artefacts et des histoires, ces institutions jouent un rôle crucial en se connectant à leurs communautés et en les servant de manière significative. Au cœur de ce lien se trouve la capacité du musée de maison à ancrer l'identité de la communauté. En préservant et en mettant en valeur le patrimoine local, les maisons-musées historiques offrent aux habitants un lien tangible avec leurs racines, ce qui favorise un sentiment de fierté et de continuité. Ce lien est souvent renforcé par l'implication de la communauté dans les efforts de préservation, la recherche historique et la programmation culturelle.
Les maisons-musées historiques ne sont pas de simples dépositaires du passé, mais des atouts communautaires dynamiques qui inspirent, éduquent et unissent. Leur pertinence réside dans leur capacité à s'adapter à l'évolution des besoins de la communauté tout en restant fidèles à leur mission de préservation et de partage du patrimoine local pour les générations futures. Grâce à ces efforts, ils veillent à ce que les histoires du passé continuent de résonner et d'inspirer des liens significatifs au sein des communautés qu'ils desservent.

Thèmes des sessions
SESSION 1 - INSPIRER
Cette première journée s'articulera autour du mot clé « inspirer », montrant le rôle des musées de maison dans l'inspiration des générations actuelles et futures à travers leur engagement communautaire, leur patrimoine culturel et leur croissance sociétale. Les communications et les discussions mettront en lumière la manière dont les musées de maison utilisent les collections et la narration pour préserver et célébrer l'histoire locale, promouvoir la réflexion éthique et favoriser la durabilité et le développement culturels.
SESSION 2 - INTERPRÉTER
Le deuxième jour, les communications et les discussions porteront sur la manière dont les musées et les institutions culturelles interprètent le patrimoine historique et culturel de manière à ce qu'il trouve un écho dans les communautés d'aujourd'hui. Nous mettrons l'accent sur le rôle de l'interprétation dans l'établissement d'un lien entre le passé et le présent, dans la promotion de l'engagement communautaire et dans la résolution des problèmes sociétaux contemporains.
SESSION 3 - IMPACT
Avec l'impact comme mot clé, les communications et les discussions de la troisième session mettront en évidence la façon dont les musées de maisons historiques peuvent influencer la transformation sociétale au sein de leurs communautés. Ce thème soulignera l'importance de l'innovation, de l'autonomisation et de la durabilité dans les musées et les sites patrimoniaux, démontrant leur potentiel à relever les défis sociaux contemporains et à favoriser l'engagement de la communauté.
Les inscriptions sont ouvertes !
Musées sans frontières. Redéfinir les récits muséographiques et l'inclusivité
Conférence 2025 Nova Gorica – Gorizia | ECoC GO! 2025
En 2025, le titre prestigieux de capitale européenne de la culture sera partagé entre Chemnitz en Allemagne et une collaboration transfrontalière sans précédent entre les villes de Nova Gorica en Slovénie et Gorizia, en Italie. Ce partenariat constitue la première capitale européenne de la culture « sans frontières », symbole d'une union culturelle inédite. Sous le slogan « GO ! Borderless », Nova Gorica et Gorizia s'uniront pour créer une expérience culturelle innovante qui transcende les frontières, invitant tout un chacun à explorer et à célébrer le riche patrimoine entrelacé des deux villes. Cette région, qui était autrefois un exemple de coexistence pacifique, de multilinguisme et de multiculturalisme, a été dévastée par la Première et la Seconde Guerre mondiale.
L'attribution du titre de Capitale européenne de la culture à ces deux villes frontalières, longtemps divisées par l'histoire, leur permet de renouer avec leurs racines communes et leurs gloires passées. Au cœur de cette initiative se trouve la création de l'EPIC (Plate-forme européenne pour l'interprétation du XXe siècle), un musée participatif conçu pour promouvoir le dialogue culturel et les valeurs démocratiques partagées. Conçu comme un centre culturel dynamique, l'EPIC utilisera des méthodologies participatives pour permettre aux communautés frontalières locales de partager leurs histoires, leurs expériences et leurs points de vue. Il s'éloigne des récits conflictuels du passé et se concentre sur l'amplification des différents points de vue au sein de la communauté. Plus qu'un simple espace culturel, l'EPIC se veut un phare de l'unité, créant un musée participatif pour le peuple, façonné par le peuple.
Cette conférence vise à explorer et à redéfinir les récits racontés par les musées, en mettant l'accent sur l'inclusion. Elle examinera comment les musées peuvent s'écarter des modèles traditionnels pour devenir des espaces éducatifs véritablement inclusifs, favorisant la compréhension et la collaboration à l'échelle mondiale. Notre objectif est de promouvoir l'échange d'idées, de bonnes pratiques et d'expertise entre les professionnels des musées issus de divers horizons. Cette conférence internationale mettra en lumière le potentiel d'un changement de paradigme, qui valorise les récits personnels et aborde des sujets souvent omis, effacés ou difficiles à discuter dans les sociétés contemporaines.
Nous examinerons comment les récits nationaux devraient être reconsidérés, qui donne la parole aux personnes non entendues et vulnérables, et nous réfléchirons à la manière dont les rencontres personnelles peuvent être essentielles pour comprendre notre monde en évolution rapide. Ceci est particulièrement important alors que nous assistons à la résurgence de l'antisémitisme, des préjugés raciaux, des stéréotypes et des discours de haine.
Thèmes de la conférence
- Échange de bonnes pratiques : Les musées en tant que plateformes de connaissance sans frontières
- L'éthique dans les musées : Rôles et dilemmes des conservateurs
- Musées au service de leurs communautés : Les musées au service de leurs communautés : créer des liens-Frontières cachées : Des communautés plurielles qui réfléchissent à l'histoire et façonnent l'avenir
- Collaboration transnationale et transfrontalière entre musées : Forces, faiblesses, défis et opportunités
- Les musées et la capitale européenne de la culture : Partage d'expériences et de bonnes pratiques
Appel à résumés
Veuillez soumettre votre résumé (250 à 300 mots maximum) et une courte biographie (100 mots maximum) avant le 14 novembre 2024.
Les propositions approuvées seront annoncées le 30 novembre 2024, et les présentateurs présélectionnés devront confirmer leur participation avant le 20 janvier 2025.
Appel à communication ci-contre
La lutte contre les trafics et la criminalité organisée avec l'OCBC
La lutte contre les trafics et la criminalité organisée avec l'OCBC
La 6ème session des 52 minutes d'ICOM France a donné la parole au :
Colonel Hubert Percie du Sert, chef de l’office central de lutte contre les trafics de biens culturels (OCBC) de la direction nationale de la police judiciaire.
La séance a été modérée par Florence Le Corre, membre élue et secrétaire adjointe d'ICOM France.
Captation de la séance
Déclaration sur l'incendie de la Galerie nationale de Soukhoumi
Déclaration commune des comités nationaux du Bouclier Bleu et de l'ICOM de Géorgie concernant l'incendie de la Galerie nationale de Sokhoumi.
Nous exprimons notre profonde préoccupation et notre chagrin en réponse à l'incendie dévastateur qui s'est produit à la Galerie nationale d'art de Sokhumi le 21 janvier 2024. L'incident a entraîné la destruction d'environ 4 000 œuvres d'art des XIXe et XXe siècles, dont plus de 300 œuvres d'Alexander Shervashidze-Chachba.
Selon la ministre de la culture, Dinara Smiri, seules 150 pièces environ ont été sauvées des collections de la galerie d'art nationale, située au deuxième étage de la salle d'exposition centrale de l'"Union des artistes d'Abkhazie". Malheureusement, toutes les œuvres d'Aleksandre Shervashidze-Chachba ont été complètement détruites. Selon le directeur de la galerie, Suram Sakania, l'incendie a été provoqué par des câbles électriques situés sur le toit du bâtiment.
Les comités nationaux du Bouclier Bleu et de l'ICOM de Géorgie soulignent l'urgence d'apporter une aide immédiate aux objets exposés qui ont survécu. Nous sommes prêts à donner des conseils à la direction de la galerie concernant l'aide d'urgence, les efforts de restauration et l'engagement d'experts internationaux.
Nous sommes convaincus qu'il est inacceptable d'inviter des représentants du Centre scientifique et de restauration de l'art russe, qui porte le nom d'I. Grabar, de l'Institut national de recherche sur la restauration, de la Galerie Tretiakov et du Musée russe. La partie russe a été associée à de nombreux cas de destruction, d'endommagement et d'enlèvement de patrimoine, ce qui a conduit à l'interruption de la collaboration avec les principaux musées du monde.
Le Bouclier Bleu et les comités nationaux de Géorgie de l'ICOM diffusent des informations sur l'incident et font appel à l'aide du Bouclier Bleu international, de l'ICOM international et de l'UNESCO.
Cet événement tragique souligne l'importance d'évaluer l'état du patrimoine culturel en Abkhazie, de planifier et d'exécuter les mesures nécessaires à la protection des monuments et des institutions culturelles, et de prévenir des situations de crise similaires. La pertinence des missions internationales à cette fin reste inchangée.
Aleksandre Shervashidze-Chachba, artiste, scénographe et critique d'art, a contribué de manière significative au paysage artistique de Soukhoumi, Saint-Pétersbourg et Paris, où il a passé une grande partie de sa vie. En 1958, il a envoyé une collection de ses œuvres d'art en Géorgie et, la même année, sa première exposition personnelle a été organisée à Tbilissi. Une partie de sa collection est conservée au musée d'art Shalva Amiranashvili du musée national géorgien (Tbilissi), tandis qu'une autre partie est conservée à la galerie nationale de Sokhoumi.