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Vers une nouvelle définition du musée
Bienvenue au webinaire de lancement d'une nouvelle définition du musée !
Jeudi 10 décembre, ICOM a présenté une nouvelle méthode pour élaborer une nouvelle définition du musée.
Sous la direction de Lauran Bonilla-Merchav et Bruno Brulon, ICOM Define propose une approche inclusive, une méthodologie transparente et participative pour chaque étape du processus d’élaboration d’une nouvelle définition du musée.
L’objectif est d’arriver à la prochaine conférence générale de l'ICOM en 2022 avec une proposition de définition du musée qui sera soumise au vote. Au préalable, quatre phases de consultation seront menées auprès des membres.
IC Ethics invite tous ses membres au webinaire de lancement avec Lauran Bonilla-Merchav. Vous trouverez ci-dessous toutes les informations nécessaires pour faire entendre votre voix lors des discussions sur ce sujet primordial.
Notez la date et consultez l'espace membre de l'ICOM pour plus d'informations sur le processus et tous les documents pertinents : processus
Architecture et patrimoines : nouveaux risques, nouvelles réponses
Colloque en ligne de la direction générale des patrimoines et de l’architecture du ministère de la Culture, en partenariat avec l’Institut national du patrimoine.
La manifestation portera sur les «nouveaux» risques pesant sur les patrimoines, entendus au sens le plus large, incluant les dimensions matérielle, immatérielle, numérique et naturelle. Elle traitera des risques qui sont apparus ou se sont renforcés depuis le début du siècle, résultant de catastrophes naturelles ou de facteurs anthropiques− intentionnels ou non−, sur leur accélération, leur accumulation, leur convergence, ainsi que sur les réponses apportées aujourd’hui par la communauté des professionnels et plus largement, par l’ensemble des acteurs du patrimoine culturel.
Le thème promeut une approche globale de la conservation du patrimoine. Il souhaite mettre en avant les réseaux interdisciplinaires de connaissances et de compétences, issus à la fois de la pratique sur le terrain et de la recherche (en sciences expérimentales, en sciences humaines et sociales et en sciences du numérique), ainsi que les actions et les politiques conçues pour apporter des solutions et assurer, face à ces nouveaux risques, la sauvegarde et la transmission d’un patrimoine accessible à tous.
Programme et formulaire d'inscription sur le site du ministère de la Culture
Gratuité, accessibilité, soutenabilité, réseaux sociaux … Le numérique est-il solidaire ?
Solidarités, musées : de quoi parle-t-on ?
Avec la Covid-19, certains mots ont pris du poids. Solidarité en est un.
Le confinement, les fermetures de musées, le travail à distance, la précarisation… suscitent des élans de générosité, des désirs d’échange, des espoirs de partage. Concrètement, comment cela se traduit-il ? Est-ce durable ?
ICOM France propose chaque troisième mardi du mois une rencontre-discussion sur la plateforme Zoom de 13h à 14h30 autour du thème "Solidarité" pour vous permettre d'échanger et de transmettre vos expériences entre professionnels de musée.
Mardi 16 février - séance 4
Gratuité, accessibilité, soutenabilité, réseaux sociaux ...
Le numérique est-il solidaire ?
Qu'est-ce qu'un succès numérique ?
Le numérique gratuit est-il durable ?
Le numérique génère-t-il des nouvelles formes de solidarité entre les musées (équipement des musées ; formation des personnels au numérique)... ?
La crise de la Covid-19 a-t-elle durablement modifié l'usage des réseaux sociaux pour les musées (liens avec les publics, image des musées ...) ?
Venez dialoguer et échanger avec :
- Anastasia Chourmouziadi, professeur associée de muséologie, département de technologie et communication culturelles, université de l'Egée (Grèce)
- Ech-Cherki Dahmali, président du CIMUSET (comité international de l'ICOM pour les musées et les collections de sciences et techniques) et directeur du musée Maroc Télécom
- Brigitte Liabeuf, conseillère pour les musées et arts plastiques, DRAC Auvergne-Rhône Alpes
- Pierre-Yves Lochon, directeur associé de Sinapses Conseils et administrateur de Clic France
- Paul Salmona, directeur du musée d'art et d'histoire du Judaïsme
- ...
Liens vers la séance
Participer à la réunion Zoom
ID de réunion : 823 4286 1023
Code secret : 010934
La séance, organisée en direct sur une plateforme numérique, sera modérée par Estelle Guille des Buttes, conservatrice en chef du patrimoine, trésorière adjointe à ICOM France.
Elle se tiendra simultanément en français, en anglais et en espagnol.
Le Cycle "Solidarités, musées : de quoi parle-t-on ?" est une initiative d'ICOM France en partenariat avec ICOM Finlande, ICOM Grèce, ICOM Israël et CIMUSET. Il a obtenu le soutien financier de l'ICOM international.

Gratuité, accessibilité, soutenabilité, réseaux sociaux … Le numérique est-il solidaire ?
Retrouvez l'enregistrement de la séance portant le numérique au temps de la Covid-19.
Gratuité, accessibilité, soutenabilité, réseaux sociaux ... Le numérique est-il solidaire ?
Qu'est-ce qu'un succès numérique ?
Le numérique gratuit est-il durable ?
Le numérique génère-t-il des nouvelles formes de solidarité entre les musées (équipement des musées ; formation des personnels au numérique)... ?
La crise de la Covid-19 a-t-elle durablement modifié l'usage des réseaux sociaux pour les musées (liens avec les publics, image des musées ...) ?
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Avec les témoignages d'Anastasia Chourmouziadi, professeur associée de muséologie, département de technologie et communication culturelles, université de l'Egée (Grèce) ; Ech-Cherki Dahmali, président du CIMUSET (comité international de l'ICOM pour les musées et les collections de sciences et techniques) et directeur du musée Maroc Télécom ; Brigitte Liabeuf, conseillère pour les musées et arts plastiques, DRAC Auvergne-Rhône Alpes ; Pierre-Yves Lochon, directeur associé de Sinapses Conseils et administrateur de Clic France ; et Paul Salmona, directeur du musée d'art et d'histoire du Judaïsme.
La séance a été modérée par Estelle Guille des Buttes, conservateur en chef du patrimoine, trésorière adjointe à ICOM France.
Replay de la séance en version originale
Podcast in English
Le Cycle "Solidarités, musées : de quoi parle-t-on ?" est une initiative d'ICOM France en partenariat avec ICOM Finlande, ICOM Grèce, ICOM Israël et CIMUSET. Il a obtenu le soutien financier de l'ICOM international.
Levée du confinement des centres d'art, FRAC et musées
Appel de 116 directeurs d'établissements "à lever le confinement des centres d'art, FRAC et musées".
Nous savons la complexité de la situation actuelle et l’importance des enjeux des mesures prises pour contrer la crise sanitaire que nous traversons. Le Gouvernement a décidé vendredi 29 janvier de tout faire pour éviter un nouveau confinement lourd de conséquences psychologiques et sociales pour les Français : cette décision nous invite aujourd’hui à prendre la parole
Depuis plusieurs semaines déjà, il semble acquis, pour le Ministère de la Culture, pour les scientifiques comme pour nos visiteurs, que les centres d’art, collectifs d’artistes, FRAC, fondations et musées que nous représentons sont des établissements recevant du public « circulant », dans lesquels les risques de contamination sont les moins avérés.
Nous souhaitons redonner à l’art et à la culture toute la place qu’ils doivent tenir dans cette crise et faire à nouveau de l’exception culturelle française une réalité. Les protocoles sanitaires rigoureux mis en place dès le premier déconfinement dans nos institutions, qui disposent par ailleurs d’équipes parfaitement formées à l’accueil du public, garantissent un accueil de nos visiteurs dans des conditions de sécurité renforcées.
Ce constat devait nous permettre, comme il l’a été régulièrement rappelé depuis le début d’année, d’être parmi les premières institutions culturelles à pouvoir rouvrir et cela en toute solidarité avec les cinémas et les lieux consacrés à la musique et aux arts vivants, dont nous espérons qu’ils pourront eux aussi rouvrir le plus rapidement possible.
Après avoir pris connaissance des dernières annonces gouvernementales, nous voulons faire entendre notre voix. Nous demandons à pouvoir jouer pleinement notre rôle de lieux fédérateurs, véhiculant ce qui a du sens, et à rouvrir les portes de nos institutions le plus largement et le plus tôt possible. Si l’évolution de la pandémie en France devait finalement conduire le gouvernement à décréter un nouveau confinement dans les prochains jours, il n’en resterait pas moins essentiel que nous puissions être parmi les premiers lieux à être autorisés à rouvrir leurs portes dès la levée, même progressive, de celui-ci.
Il est effectivement crucial de pouvoir continuer à faire résonner les œuvres des artistes que nous exposons, au-delà de l’expérience numérique, fortement investie par nos institutions depuis le début de la pandémie. Le Président de la République a souligné la détresse réelle dans laquelle la situation actuelle plongeait la jeunesse du pays et indiqué qu’il souhaitait leur donner la possibilité d’assister à des cours à l’université un jour par semaine. Nous pensons aussi à tous les étudiants, et notamment ceux en écoles d’arts et en histoire de l’art, à qui nous voulons permettre de se confronter à nouveau aux œuvres. Nous pensons aux enseignants, aux éducateurs et aux acteurs du champ social, dont nous savons à quel point ils sont en demande d’offrir des possibilités d’évasion et de prise de conscience aux élèves et aux publics en situation d’exclusion. C’est ce rôle essentiel de solidarité, de soutien et d’aide à la transmission des savoirs que nous souhaitons à nouveau pouvoir jouer. A l’image du succès de l’« été culturel et apprenant », nous appelons aujourd’hui de nos vœux un « hiver culturel et apprenant » qui soit aussi pleinement solidaire pour contribuer à l’accès à la vie artistique et au respect des droits culturels de nos concitoyens les plus durement impactés par la crise sanitaire.
Dans ce contexte, plutôt que de demeurer portes closes, nous préférons sans hésitation à un silence pesant pour nos équipes et menaçant pour nos missions, une ouverture progressive, s’il le faut avec un protocole sanitaire encore renforcé et une jauge potentiellement encore plus réduite. Pour garantir une sécurité optimale, nous serions aussi prêts à n’ouvrir, si besoin, qu’une partie de nos espaces.
Pour une heure, pour un jour, pour une semaine ou pour un mois, laissez-nous entrouvrir nos portes, même si nous devions les refermer en cas de nouveau confinement ou de renforcement des mesures sanitaires.
A l’heure où de nombreuses institutions culturelles réfléchissent à la création d’espaces consacrés au mieux-être par l’art et la médiation artistique, nous formulons le vœu de pouvoir dès à présent prendre soin des visiteurs, car il nous semble essentiel que les lieux de culture puissent à nouveau offrir une expérience sensible, nécessaire au bien-être mental pour faire face à cette crise.
L’art, au même titre que la santé, participe à soigner l’âme humaine.
Financements européens pour les musées
Grâce à un excellent rapport du bureau allemand de Creative Europe Culture, NEMO propose un aperçu préliminaire des volets de financement les plus pertinents pour les musées proposés dans le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 de l'Union Européenne.
Même si les arbitrages sur le budget et les volets de financement spécifiques ne seront probablement pas pris avant le printemps 2021, les actuels programmes ne devraient probablement pas être modifiés. Dès que de nouvelles informations seront publiées, NEMO mettra à jour sa page consacrée au financement.
Pour en savoir plus sur les programmes Europe créative, Erasmus +, Horizon Europe et les fonds structurels de l'Union Européenne, visitez la page dédiée du site de NEMO.
Préparation des réouvertures des musées
Pour préparer une concertation avec le ministère de la Culture prévue le 12 février conjointement avec d’autres associations professionnelles, ICOM France a effectué une consultation « flash » de ses membres institutionnels et de ses collègues d’ICOM à l’international. ICOM France remercie vivement les nombreuses institutions qui ont répondu ; nous vous proposons ci-dessous une analyse synthétique des réponses reçues. Nous continuons d’exploiter ces réponses qui feront l’objet d’une prochaine synthèse.
Panel
La consultation a porté sur ses membres institutionnels (et non pas les membres individuels) d’ICOM France et ses homologues présidents des ICOM nationaux en Europe. Ont été prises également en considération l’enquête de NEMO et les recommandations de l’ONG ICOM International.
Les réponses françaises concernent environ 97 musées, très majoritairement en région. Dans les grandes villes les réponses viennent des musées parisiens et marseillais.
Les réponses des homologues internationaux concernent 26 pays d’Europe et en plus Israël.
Méthode
Il ne s’agissait pas d’un questionnaire fermé mais d’une invitation faite aux membres institutionnels de donner leur point de vue principalement sur trois questions préalables aux réouvertures prochaines : l’accueil des scolaires, les amplitudes horaires et les modalités de pré-réservation ou, plus largement, de contrôle de flux de visiteurs.
Les institutions consultées étaient invitées à s’exprimer librement sur toute question qui leur semblait importante dans cette période. Les répondants expriment une grande satisfaction d’être consultés et apportent beaucoup de remarques spontanées et de recommandations. De ce fait, l’interprétation de leurs réponses est autant qualitative que quantitative et nécessitera une exploitation plus détaillée.
Les homologues à l’international étaient invités à exposer la situation dans leur propre pays : état sanitaire de leur pays, ouverture ou fermeture des musées, le cas échéant protocoles en vigueur, état du dialogue entre les musées et leurs gouvernements, perspectives.
Premiers enseignements
Concernant les réponses des musées sur le territoire national, on peut tirer les informations suivantes :
- Les musées concernés sont prêts et préparés à leur réouverture. Ils ont rôdé des protocoles sanitaires très rigoureux et sont en état de les réactiver, voire, si cela est demandé, à les renforcer. La jauge de 10 m2 est bien acceptée, les distanciations et gestes barrières et d’hygiène sont en place et pleinement acceptés. Les délais annoncés pour recevoir à nouveau des publics sont courts, la plupart entre deux et cinq jours, parfois une semaine, délais nécessités surtout pour la mobilisation et l’organisation des équipes.
- L’accueil des scolaires est considéré comme une priorité par la quasi-totalité des répondants. Beaucoup ont mis en place depuis le début de la pandémie des dispositifs « hors les murs », ceux-ci perdurent. La plupart des institutions sont prêtes à envisager des horaires différenciés pour pourvoir accueillir les scolaires (et jouer un rôle dans l’« hiver apprenant ») : par exemple, matinées réservées aux écoles et après-midi aux individuels, ou alternance de scolaires en semaine et de famille et individuels le week-end. Beaucoup associent aux scolaires les « publics empêchés ». La préoccupation est plutôt de retrouver ses publics : les freins semblent relever davantage des enseignants et des rectorats, ou des conditions de transport.
- Les horaires d’ouverture : tous ont déjà intégré le couvre-feu dans leurs prévisions. S’il faut modifier les horaires, ils y sont prêts, c’est de l’ordre de la négociation collective. Aucun horaire idéal ne se dégage des réponses, certains peuvent n’ouvrir que des demi-journées ou certains jours de la semaine. L’idée que réduire les horaires réduit les flux est loin de faire l’unanimité : au contraire, certains pensent que c’est l’augmentation de l’amplitude qui permettra l’étalement des flux de visiteurs.
- Les dispositifs de pré-réservations/billetterie en ligne, etc. : cette question suscite de nombreuses remarques. Les musées qui ont répondu, en région voire en zone rurale, considèrent que la problématique de flux de visiteurs à contenir ne les concerne pas. Avec parfois moins de 30 visiteurs en temps normal dans une journée d’hiver, ils s’estiment en dessous des jauges et en capacité de contrôler sur place les respects des distances.
Sur cet aspect, les commentaires sont nombreux : certains rappellent que 80 % des musées sont en région et ce sont d’ailleurs ceux-là, logiquement, qui ont le plus répondu. Ils considèrent que les inquiétudes ou les arguments manifestés dans les débats publics sur la réouverture des musées concernent très majoritairement les musées des grandes villes, susceptibles de drainer des foules et de générer des brassages, ce qui n’est pas leur cas. Ils sont sensibles à l’attention qu’on leur porte par cette enquête. Plusieurs suggèrent que l’on rouvre en priorité les musées de région, dont la principale préoccupation est de retrouver leurs publics.
Chez nos partenaires européens, les situations sont contrastées ; sur les 26 réponses recueillies, 14 proviennent de pays dont les musées sont fermés, 12 de pays dont les musées sont ouverts.
Ce qui est intéressant est que les questions sont largement les mêmes d’un pays à l’autre : place des scolaires, jauges et protocoles, conscience du rôle éminent des musées pour la reconstruction du lien social. Les musées de par le monde forment de ce point de vue une communauté très homogène et soudée, prête à l’entraide comme le démontre la réactivité pour répondre à notre interpellation. Les réponses sont détaillées, explicites, et nécessitent un délai pour être finement analysées. Nombreux sont ceux qui ont envoyé les protocoles prescrits par leurs autorités et ceux-ci méritent d’être comparés plus en détail. On effectuera cette comparaison dans les jours à venir.
Un point frappe dans les retours des pays, c’est la place très grande accordée à la situation des personnels (employés, travailleurs, selon les langages), parfois au moins aussi détaillée que celle donnée aux publics.
Un autre point est le rôle confié aux dirigeants des musées dans la décision de leur réouverture. La préconisation d’ICOM le formule ainsi : « il est recommandé que les musées qui ne sont pas en capacité de répondre à ces mesures prolongent leurs fermetures ».
Concernant les autres recommandations d’ICOM, on relèvera (un peu en vrac) les suivantes :
- Envisager des ouvertures prolongées
- Envisager des heures d’ouverture réservées à certains groupes, (par ex + 65 ans)
- Suspendre les installations qui impliquent une interaction du visiteur
- Réserver les ascenseurs aux personnes à mobilité réduite
- ...
En conclusion
Prêts pour la réouverture, disposés à la mise en place de toute mesure le permettant, conscients de leur rôle vis-à-vis des scolaires et soucieux des freins à leur retour, demandeurs d’une prise en considération de leurs spécificités locales, telles sont les premières considérations qu’expriment les membres de l’ICOM consultés. Une analyse approfondie de leurs réponses mettra en lumière sans nul doute des propositions très précises.
Gratuité, accessibilité, soutenabilité, réseaux sociaux … Le numérique est-il solidaire ?
Retrouvez l'enregistrement de la séance portant le numérique au temps de la Covid-19.
Gratuité, accessibilité, soutenabilité, réseaux sociaux ... Le numérique est-il solidaire ?
Qu'est-ce qu'un succès numérique ?
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La crise de la Covid-19 a-t-elle durablement modifié l'usage des réseaux sociaux pour les musées (liens avec les publics, image des musées ...) ?
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Avec les témoignages d'Anastasia Chourmouziadi, professeur associée de muséologie, département de technologie et communication culturelles, université de l'Egée (Grèce) ; Ech-Cherki Dahmali, président du CIMUSET (comité international de l'ICOM pour les musées et les collections de sciences et techniques) et directeur du musée Maroc Télécom ; Brigitte Liabeuf, conseillère pour les musées et arts plastiques, DRAC Auvergne-Rhône Alpes ; Pierre-Yves Lochon, directeur associé de Sinapses Conseils et administrateur de Clic France ; et Paul Salmona, directeur du musée d'art et d'histoire du Judaïsme.
La séance a été modérée par Estelle Guille des Buttes, conservateur en chef du patrimoine, trésorière adjointe à ICOM France.
Le Cycle "Solidarités, musées : de quoi parle-t-on ?" est une initiative d'ICOM France en partenariat avec ICOM Finlande, ICOM Grèce, ICOM Israël et CIMUSET. Il a obtenu le soutien financier de l'ICOM international.
Recherche et musées
Propos
Il n’est pas besoin de faire appel à la science pour savoir que les musées apportent du plaisir. Quoique. Les neurosciences ont beaucoup à nous dire sur « l’explosion de substances chimiques (cortisol, endorphines, ocytocine…) qui nous percutent lorsqu’une œuvre d’art croise notre regard »*.
Déontologie des musées/déontologie de la recherche
Les liens entre recherche et musées sont complexes. Aux yeux des « professionnels de musées », la recherche fait partie inhérente du métier. Mais de quoi parle-t-on au juste, de quelles disciplines, de quelles pratiques, de quelles connaissances ? Aborder cette question maintenant, alors que, de par le monde, les musées fermés puis rouverts, refermés puis sur le point de rouvrir… se concentrent principalement sur la conservation de leurs publics, rejoint assurément l’actualité :
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On l’a vu ces derniers mois, c’est au moment-même où tous les esprits étaient concentrés sur l’urgence sanitaire qu’ont resurgi, sur le devant de la scène, émanant de nombreux coins du monde et de nombreuses « communautés », des interrogations vives sur ce que sont les musées, d’où viennent leurs collections, d’où ils tirent leur légitimité à en faire le récit …
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On y revient sans cesse avec la nouvelle définition du musée que l’ICOM a proposée sans probablement anticiper l’ampleur des controverses que cela amènerait. Sociologues, muséologues, historiens, juristes, lexicologues… continuent d’argumenter ce qui fait qu’un lieu est - ou n’est pas - un musée. Peut-être, peut-on d’emblée retenir l’hypothèse que, justement, ce qui distingue un musée, (outre sa collection) d’un centre culturel ou de loisir, c’est que sa démarche est en soi scientifique : la documentation sur les collections, la connaissance des objets, de leur histoire et de leur parcours… relèvent d’un processus d’investigation méthodique caractéristique du processus de « recherche » et le musée se pose, parce qu’il procède ainsi, comme garant du savoir qu’il transmet. Ce qui fait du musée un acteur singulier du « lien social », c’est la confiance ainsi conquise : les publics croient que ce qu’il leur est donné à voir est « vrai », puisé à des sources variées, que les objets sont authentiques et que, quel que soit le domaine - arts, sciences, société, environnement… - le propos est validé. Pour le grand public, le musée n’est sans doute pas perçu comme une « institution scientifique » mais la rigueur scientifique est au cœur de sa déontologie. C’est d’ailleurs une obligation des musées de France de construire un projet scientifique et culturel.
Science des musées, sciences pour les musées, les musées sont-ils enclins à être de plus en plus « scientifiques » ?
Pourtant, ce lien de confiance est fragile : les récents débats si vifs sur les conditions dans lesquelles certains objets ont été acquis et déplacés, ont révélé le retard et sans doute l’insuffisance de la recherche effectuée sur leurs provenances ; l’évidence du rôle des musées en matière de recherche s’en est trouvée interrogée. Tout le monde s’accorde aujourd’hui à considérer que le débat sur les « restitutions », et plus largement sur la place et le sens des objets, ne peut avancer sereinement qu’avec de la recherche, beaucoup de recherche. Mais ce consensus ne dit pas quelles sont les disciplines qui concourent à cette expertise, comment elles coopèrent entre elles, comment s’organisent les relations de travail entre chercheurs et (autres) professionnels de musée ? Qui fait quoi et comment les uns et les autres articulent-ils leurs travaux, à travers quels liens fonctionnels, permanents ou contractuels ?… D’un pays à l’autre, les profils des professionnels et ces relations diffèrent et on mesure l’enjeu de construire des ponts entre des systèmes de recherche souvent très différents et de convoquer la multiplicité des disciplines concernées par ces recherches : on pense à l’histoire, à l’histoire de l’art naturellement, mais aussi aux sciences « dures » requises pour dater, authentifier les matériaux, identifier parcours et « accidents », … aux sciences humaines et sociales voire politiques lorsqu’il s’agit de restituer un phénomène social ou de saisir les implications diplomatiques ou d’approfondir ce que certains courants sous-tendent, la « décolonisation » par exemple.
Il est important pour tous les professionnels de mieux saisir la nature et la diversité du socle recherche / musée, ici et dans le monde : qu’elles soient le fait des professionnels dans les musées, de ceux qui travaillent sur les musées (sociologues dont c’est l’objet de recherche, par exemple), de ceux qui travaillent pour les musées : les laboratoires des organismes scientifiques et des universités et, en France, du si original C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France).
Le débat du 9 mars n’ambitionne pas de réponse à toutes les questions mais il vise, pour les professionnels qui le suivront, à mettre en évidence la place de l’esprit scientifique dans la pratique et dans la formation aux métiers des musées. L’enjeu de nourrir cet esprit de recherche est décisif pour que les musées restent au cœur du dialogue scientifique entre les cultures, pour éclairer l’histoire de nos sociétés y compris les histoires douloureuses. On sait les risques de l’instrumentalisation et de la politisation inappropriée, même dans les musées.
L’actualité de la pandémie n’a pas ralenti ce débat ; peut-être au contraire - par un effet de résilience - ouvre-t-elle la possibilité de renouveler nos approches du lien musées / recherche. On pense au dialogue qui pourrait rapprocher, en ce moment-même, les experts scientifiques de la santé et ceux des musées pour envisager différemment leur rôle, moins sous l’angle de la circulation d’un virus que sous celui, désormais souvent souligné, de ressource face aux maux de notre société, certains musées à l’étranger suggèrent même le musée sur ordonnance…
Déjà, les musées engrangent les « objets témoins du COVID », car bientôt, il leur appartiendra de faire mémoire, par ces traces tangibles, de ce qu’aura été cette étrange histoire.
* "Qui a conscience du tumulte intérieur qui naît en nous et de l'explosion de substances qui nous percute lorsqu'une œuvre croise notre regard?" Christophe Averty, "Quand la science prouve que l'art fait du bien", in Le Monde, 22 octobre 2020. Article en ligne: https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/10/22/quand-la-science-prouve-que-l-art-fait-du-bien_6056952_3246.html (17/02/2021)
Programme
Ouvertures
- Charles Personnaz, directeur de l’Institut national du patrimoine
- Juliette Raoul-Duval, présidente d’ICOM France
Intervention vidéo
- Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences
Partie 1 - Place de la recherche dans les musées en France et à l'international
- Eric de Chassey, directeur de l’Institut national d’Histoire de l’Art
- Christian Hottin, directeur des études de l‘Institut national du patrimoine
- Roland May, directeur du Centre Interdisciplinaire de Conservation et de Restauration du Patrimoine
- Pascal Liévaux, Délégation à l’inspection, à la recherche et à l’innovation, direction générale des patrimoines
- Steph Scholten, directeur de la Hunterian, université de Glasgow - vice-président d’UMAC
Partie modérée par Juliette Raoul-Duval et Hélène Vassal (ICOM France)
Partie 2 - La recherche dans les musées à l’épreuve des questions vivantes
- Ariane James-Sarazin, directrice adjointe du musée de l’Armée
- Francis Duranthon, paléontologue - directeur des musées de la ville de Toulouse
- Anne-Catherine Robert-Hauglustaine, directrice du musée de l’Air et de l’Espace
- André Delpuech, directeur du musée de l’Homme
Partie modérée par Laurence Isnard (cheffe du bureau des acquisitions, restauration, conservation préventive et recherche, Service des musées de France)
Synthèse de la soirée par Christian Hottin
Cette séance est organisée en direct sur une plateforme numérique et se tiendra simultanément en français, en anglais et en espagnol.
Liens vers la séance Zoom
Pour nous rejoindre : Lien vers la séance
ID de réunion : 882 8880 4783
Code : 006596

Image : Sac brodé en coton et piquants de porc-épic, à bandoulière en perles de verre (71.1878.32.142) sous la tête du microscope numérique HIROX. Projet CRoyAN, novembre 2020 © musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Julien Brachhammer.
L'émotion dans les expositions
Gaëlle Crenn et Jean-Christophe Vilatte, chercheurs en muséologie à l'Université de Lorraine et rédacteurs invités à Culture & Musées organisent une discussion autour de l'émotion dans les expositions, en présence des auteurs :
- Isabelle Brianso, Avignon Université.
- Léa Maroufin, Université Grenoble Alpes.
- Pauline Hachette, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
- Nathalie Candido et Christian Sermet, Musée des Confluences, Lyon.
- et des directeurs de la rédaction de Culture & Musées : Dominique Poulot et Eric Triquet.
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