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Que fait une sculpture à un jardin ? Que fait un jardin à une sculpture ? (17e-21e siècle)
La sculpture et les jardins entretiennent, depuis l’Antiquité, des rapports étroits, qui ont été réactivés à la Renaissance. Auguste Rodin lui-même s’enquit de cette question, ainsi que Paul Gsell le rapporte dans L’Art : « D’habitude on place des statues dans un jardin pour l’embellir : Rodin, c’est pour embellir les statues. C’est que la Nature est toujours pour lui la souveraine maîtresse et la perfection infinie. » Néanmoins, les ouvrages retraçant l’histoire des jardins tiennent trop peu compte, voire pas du tout, de la statuaire qui les peuple. Inversement, les spécialistes de sculpture prennent rarement en considération le contexte particulier qu’un jardin offre à une œuvre ou abordent peu ce qu’une sculpture procure à un jardin. Dans l’une et l’autre disciplines, les publications sont souvent illustrées de photographies qui cadrent de près les sculptures, comme si elles étaient exposées dans une salle de musée, quand elles ne sont pas détourées. Pourtant, un jardin n’est pas un musée ; il n’offre à une œuvre en trois dimensions ni un « White cube », ni même un « green cube » avec le ciel pour plafond.
En effet, quoi de plus changeant, d’éphémère qu’un jardin ? Au fil des saisons, selon les heures du jour et le temps qu’il fait, l’environnement d’une sculpture varie. S’il existe bien une « muséographie » des jardins, définie à la fois comme la manière d’exposer des sculptures dans des jardins et comme la composition de jardins comprenant des sculptures, elle n’a jamais fait l’objet d’une étude de synthèse. Elle n’est quasiment pas enseignée, pas plus aux conservateurs chargés d’un « musée de sculptures en plein air », qu’aux paysagistes et jardiniers concepteurs ou gestionnaires. En ce sens, la thèse de Louis Gevart1 a été pionnière.
Se pose aussi la question du sens. Dans les parcs et jardins royaux et aristocratiques, un ensemble de sculptures peut répondre à un programme iconographique cohérent dont l’analyse révèle les intentions politiques, telle la fameuse « Grande Commande » de 1674 pour Versailles. Cependant, plus fréquents sont les cas où bosquets et pelouses accueillent une collection disparate, dont la cohérence – si tant est qu’il y en ait jamais eu – a pu s’effacer. L’histoire d’une collection exposée dans un jardin peut être similaire à celle d’un musée. Elle peut aussi n’être en rien comparable, dans la mesure où les œuvres acceptées dans un jardin ne sont pas forcément des commandes ou des premiers choix, mais peuvent être arrivées après coup, par défaut, rester à l’air libre faute de mieux ou, quand elles sont trop abîmées ou vandalisées, être retirées dans l’urgence.
Ainsi, il arrive qu’un projet de restauration, de transformation ou de création ex nihilo impose à un paysagiste de se pencher sur la difficile question des sculptures. Dans le monde des monuments historiques, la gestion d’un ensemble de statues n’incombe pas toujours à l’architecte en chef, mais à un conservateur du patrimoine. Cette séparation des pouvoirs mérite d’être interrogée : est-elle pertinente ou contreproductive ? Comment instaurer le dialogue ? La réflexion peut inclure celle du choix du matériau, de son adaptation, de sa pérennité. Pourront être citées des œuvres créées en étroite collaboration pour un jardin – en anglais « site specific » –, à l’instar de L’Arbre des voyelles de Giuseppe Penone et Pascal Cribier au jardin des Tuileries.
Au cours du XXe siècle, les parcs et jardins de sculptures, créés comme tels, se sont davantage attachés à la présentation d’une « histoire vivante de la sculpture en construction » (Louis Gevart). Aux objectifs iconographiques a pu se substituer la production d’un récit historico-stylistique, sans véritable recours à un paysagiste. Or, comme le montrent les profonds changements apportés récemment au parc Middelheim à Anvers et la recréation de programmes entiers à Stowe, le retour à la cohérence iconographique semble bien s’opérer, pour répondre à l’horizon d’attente présumé du public.
Lors de cette journée d’étude, pourront être abordées des études de cas d’une même œuvre déclinée dans des tailles et matériaux différents, dont l’effet produit sur un jardin peut être déterminant pour sa composition ou au contraire devenir dérisoire. Songeons aux copies d’antiques célèbres – l’Hercule Farnèse, la Diane de Versailles – dont l’usage, recensé par Haskell et Penny en 1981 et récemment révisé, se poursuit. Des exemples de sculptures dont l’apport à un jardin n’apparaît pas indispensable, ou d’essais qui se sont révélés non concluants, de socles restés vides ou encore regarnis seront les bienvenus. La question cruciale demeurant celle de l’utilité et de la pertinence d’une œuvre en trois dimensions dans un contexte de jardin. Autrement dit, qu’est-ce qu’une sculpture fait à un jardin ? Et qu’est-ce qu’un jardin fait à une sculpture ?
Cet appel concerne les historiens de l’art spécialisés dans les jardins ou dans les sculptures. Il s’adresse également à des responsables de parcs et jardins, à des architectes du patrimoine, à des paysagistes, qui ont conduit des études préalables ou des restaurations de jardins historiques afin qu’ils partagent leurs réflexions et leurs pratiques de terrain récentes, menées en lien étroit avec des historiens de l’art et des sculpteurs. Il s’appuiera sur les problématiques suivantes :
- À quoi sert une sculpture dans un jardin ?
- L’iconographie : à la recherche de la cohérence
- Quand la statue manque / Le socle vide
- Quel matériau dans un jardin ?
- Paysagistes et sculpteurs / Les œuvres « site specific »
Appel à communications : articles à soumettre jusqu'au 31 mars 2025 à l’adresse colloques@musee-rodin.fr.
Modalités :
Paris, musée Rodin, auditorium Léonce Bénédite
Retransmission en ligne en direct
La critique d'art et le musée. Dynamiques et enjeux d’une relation au XXe siècle
L'Université Rennes 2 organise le mardi 8 avril 2025 une journée d'étude consacrée aux rapports entre la critique d'art et les musées. Cet évènement aura lieu en présentiel et en visioconférence.
Présentation de la journée d'étude
Le 18 mai 1968, à Paris, un groupe de critiques d’art manifestant se rassemble aux abords de l'avenue du Président Wilson, portant l'ambition d'occuper le Musée National d'Art Moderne. À la tête de cette foule, Pierre Restany (1968) élève sa voix, entonnant le discours d'une "autre Bastille bourgeoise à abattre : après la Sorbonne, le Musée national d’art moderne". Les événements des années soixante cristallisent dans le monde occidental une crise de confiance du milieu intellectuel envers le musée et ses objets, déjà perceptible depuis les écrits de Pierre Bourdieu et Alain Darbel (1966). Les réflexions de l'époque sur les structures institutionnelles de l'art ébranlent profondément le fonctionnement du musée autant que celui de la critique d'art, en écho aux développements et à la remise en cause des conceptions traditionnelles de l’autonomie formelle de l’œuvre d’art.
Malgré sa centralité, la relation entre critique d'art et musées est jusqu'à présent restée une question discrète des recherches universitaires et institutionnelles en histoire de l'art et en étude des musées. L'institution muséale et la critique d'art ont pourtant connu des développements concomitants depuis leurs origines et des liens évidents les relient. Si elle est définie comme un genre littéraire autonome par Albert Dresdner (1915), la critique d'art existe pourtant toujours au sein d'un contexte historique multidimensionnel. Elle participe à produire les conditions nécessaires de légitimation et de valorisation de la création artistique contemporaine et entretient des rapports étroits avec les pratiques de l’exposition, de la collection et de la patrimonialisation de l’art - activités traditionnellement prises en charge par les musées. À l'inverse, certains directeurs de musées, comme le français Jean Cassou et l’américain James Johnson Sweeney, venaient du domaine de l'écriture sur l’art et participaient autant aux activités de l’Association internationale des critiques d’art (AICA) que du Conseil International des Musées (ICOM). Les missions du musée et de la critique d'art ont également fait l'objet de désaccords idéologiques récurrents au sein des systèmes culturels occidentaux, mettant en lumière l'importance de leurs relations réciproques.
Au cours de cette journée d'étude, notre objectif est d'explorer les différentes modalités des relations de la critique d'art et des musées au XXe siècle. En analysant leurs domaines respectifs, leurs parcours et leurs circulations, nous chercherons à éclairer leurs actions conjointes, leurs oppositions et leurs effets réciproques. Bien que cette étude parte d’un point de focal ancré dans le monde occidental, toute proposition ouvrant vers d’autres aires géographiques sera la bienvenue. Pour cela, nous proposons de nous intéresser à trois axes thématiques :
Circulations, croisements et transferts entre la critique d'art et le musée
- Par quelles opérations de translation internationales ou transnationales les relations entre les réseaux critiques et institutionnels de l’art s'organisent-elles ? Quels en sont les dynamiques et les effets ? Quelle place les organismes culturels supranationaux tels que l’AICA et l'ICOM occupent-ils dans ces échanges ?
- Quels sont les impacts des circulations transnationales entre la critique d'art et le musée sur la possible réévaluation du modèle traditionnel de “centre” et de “périphérie” dans la géographie artistique ?
- Quels sont les impacts des tensions géopolitiques (guerres mondiales, Guerre froide, luttes postcoloniales, etc.) sur ces relations ?
Fonctions sociales de la critique d'art et du musée
- Comment la critique d’art évolue-t-elle et s'implique-t-elle dans la transformation du musée, de son action culturelle ? En quoi participe-t-elle à la création du musée "forum" ou "laboratoire", à son déploiement dans l'espace public ?
- À l'inverse, quelles places les acteurs de musées choisissent-ils de prendre dans les espaces éditoriaux de la critique d’art ?
- En tant qu’acteurs de l’écriture de l’histoire de l’art qui lui est contemporain, quels récits la critique d’art et le musée produisent-ils ? En quoi sont-ils semblables ou particuliers ?
Formes, pratiques et enjeux des médias de la critique d'art et du musée
- En quoi les médias privilégiés du musée (collections, expositions…) et de la critique d'art (revues d'art, préfaces et catalogues d'exposition…) se distinguent-ils ou se rapprochent-ils ?
- Quelles formes et pratiques autorisent-ils ? Quels en sont les effets médiatiques particuliers ?
- Quels rôles jouent les revues d’art en termes de traduction, de diffusion et de réception des nouvelles pratiques muséales ?
Musées, logement et ville : perspectives et défis internationaux
Découvrez comment les musées abordent des sujets tels que le logement abordable, le changement climatique, la gentrification, etc. à Barcelone, Birmingham, Paris, Chicago, New York et Miami.
Ce webinaire spécial a été organisé à l'occasion de la publication de la Revue du CAMOC de l'été 2024.
Les intervenants :
- Lisa Lee, Musée national du logement public (Chicago, États-Unis)
- Hilary Sample, Université de Columbia / MOS Architects (New York USA)
- Jayne Murray, Druids Heath (Birmingham, Royaume-Uni)
- Paolo Susteric, conservateur Bon Pastor/MUHBA (Barcelone, Catalogne ESP) Elisava School of Design & Engineering, UVic-UCC
- Elena Pérez Rubiales, MUHBA (Barcelone, Catalogne ESP)
- Robin Bachin, Université de Miami (Miami, USA)
La modératrice était Andréa Cristina Delaplace, membre du conseil d'administration de la CAMOC, rédactrice en chef de la CAMOC Review (Paris, France), chercheuse associé au CELAT - UQAM, docteure de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Captations :
Museum Comedy Club - La place de l'humour au Musée
Les étudiantes et étudiants de l'Université Sorbonne Nouvelle vous invitent à assister à leur journée d'étude !
Le 28 mars 2025, rejoignez-les au Musée de la Chasse et de la Nature pour une journée de réflexion et d'échanges sur le thème "L'Humour au Musée".
Journée réservée aux professionnels
Venez découvrir comment l'humour se déploie dans le milieu muséal à travers plusieurs tables rondes menées par des chercheurs et professionnels de la culture. Une réflexion originale sur la place du rire dans les musées et son rôle dans la médiation et la communication auprès du public.
Nous aborderons lors de cette journée d’étude des problématiques telles que :
Comment traiter des sujets sérieux - sociaux, scientifiques, artistiques - avec un regard et un ton décalé ? ; L'emploi de l'humour dans les projets de médiation permet-il d'attirer un nouveau public ? ; L'humour peut-il contribuer à rendre les sujets complexes plus accessibles sans en réduire la portée ?
Ces réflexions offriront ainsi un éclairage sur la manière dont l’humour peut se réinventer au cœur des institutions muséales.
Journée d'étude organisée par les étudiant.e.s du Master Médiation du Patrimoine et de l’Exposition de l’Université Sorbonne Nouvelle.
Restes en héritage : que faire des collections de restes humains aujourd'hui ?
Propos
En décembre 2023, une loi relative à la restitution de restes humains appartenant aux collections publiques a été promulguée en France. Les collections de restes humains concernées ont principalement été constituées dans le contexte de recherches anthropologiques ou médicales aux XIXe et XXe siècles. Elles suscitent aujourd’hui différents questionnements au sein des institutions qui les conservent, notamment des musées et des universités, particulièrement lorsque des restes humains ont été acquis en contexte colonial.
Les panélistes :
- Tricia Close-Koenig, PhD, SAGE UMR7363, Département d’histoire des sciences de la vie et de la santé, Faculté de médecine, Université de Strasbourg
- Christophe Degueurce, Directeur, École nationale vétérinaire d’Alfort (sous réserve)
- Frédéric Keck, Directeur de recherche CNRS, Laboratoire d’anthropologie sociale
- Lucia Piccioni, Chargée de recherche CNRS, Centre Alexandre-Koyré
- Michel Van Praët, Professeur émérite du Muséum national d’Histoire naturelle, membre du Centre Alexandre-Koyré
Cet évènement est organisé et sera animé par Martin Robert (London School of Hygiene and Tropical Medicine).
Il inaugurera le séminaire « Post-Mortem : prendre soin des corps après la mort », conçu par Robin Michalon, qui se tiendra de mars à juin à l’Espace éthique Île-de-France.
L’événement est gratuit et ouvert à tous les publics.
Lien pour l'inscription : https://evenium.events/
Informations pratiques :
Mercredi 26 mars 2025, de 18h30 à 20h30
Espace éthique Île-de-France, Hôpital Saint-Louis AP-HP
1 avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris
De l’église au musée. Origine des collections de vitraux en France et à l’étranger
Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, les collections de vitraux anciens étaient principalement aux mains de vitriers ou de fabriques qui s’étaient ainsi constitués des stocks de verres pour les réparations. Avec la Révolution, se développa un véritable commerce. Les acquéreurs des églises fermées au culte cherchèrent en effet à tirer profit des vitraux qu’ils y trouvaient, en les vendant, souvent à des étrangers qui se sont intéressés à la peinture sur verre plus tôt que les Français. Alexandre Lenoir, tout en ayant contribué à la sauvegarde d’une partie de ce patrimoine dans son musée des Monuments français, fut également l’un des premiers collectionneurs dans ce domaine et participa à ce commerce d’art.
Les restaurations de vitraux anciens entreprises au XIXe siècle contribuèrent à la création de collections de fragments par les peintres verriers. On peut s’interroger sur les motifs qui poussèrent des artistes à remplacer des pièces originales par des copies : impossibilité de restaurer, volonté d’harmonisation avec des pièces nouvelles, ou bien tentation de collectionneur ? Il est certain, en tout cas, que la déontologie des restaurations est restée longtemps très insuffisante en ce domaine et que les peintres verriers eurent du mal à sensibiliser l’administration à la question de la préservation et du devenir des fragments de vitraux remplacés lors des interventions.
Sixième conférence du cycle Le vitrail. Invitation au voyage donnée au Centre André Chastel
Galerie Colbert (INHA)
2 rue Vivienne
75002 Paris, salle Ingres (2e étage), le 26 mars 2025, de 18h à 20h.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Par Élisabeth Pillet, conservateur en chef du patrimoine au Centre André Chastel
SITEM 2025 // Inscription gratuite pour les membres d'ICOM France
La 29ème édition SITEM, Salon International des musées, des lieux de culture et de tourisme, est de retour au Carrousel du Louvre
Les membres d'ICOM France bénéficient d'un code exceptionnel pour participer gratuitement au salon : SITEM25ICOM
Le stand d'ICOM France sera situé face à l'entrée, en F2 (Hall : FOYER)
Nous attirons l'attention sur deux conférences pour lesquelles ICOM France est partenaire :
- Mardi 25 mars 2025 // 11h-12h : Comment les organisations culturelles peuvent-elles atteindre plus efficacement les jeunes et encourager l’engagement intergénérationnel ?
Avec l'intervention de Noémie GIARD, Cheffe du service des publics du musée Carnavalet - Histoire de Paris - Mardi 25 mars 2025 // 12h15-13h15 : Musées et transition écologique : regards croisés entre la France et le Québec x le CLIC et la SMQ avec l'intervention d'Emilie GIRARD, directrice des musées de Strasbourg et présidente d'ICOM France
SITEM 2025
- Une offre encore plus complète. Sur 4750 m², plus de 180 exposants (+ 6 % vs 2024) originaires de 14 pays, présenteront leurs dernières innovations et dernières actions. À noter que cette année, les principales institutions et associations du secteur seront présentes pour échanger avec les visiteurs.
- Avec 39 % de nouveaux exposants en 2025, cette nouvelle édition du SITEM vous permettra de découvrir les dernières tendances dédiées aux musées, monuments et lieux de culture
- Une programmation riche et renforcée autour de thématiques fortes axées autour de l’éco-responsabilité, l’attractivité culturelle, l'intelligence artificielle au service des collections muséales, des stratégies de collaborations internationales des institutions culturelles, des nouvelles approches de communication pour un tourisme durable, et comment faire vivre le patrimoine, les nouveaux modèles…
- et près d’une vingtaine d’ateliers, lieux d’échanges entre les institutions et les dernières innovations, sont déjà programmés et accueilleront des intervenants nationaux et internationaux, experts reconnus du secteur.
L’attractivité internationale sera également à l’honneur cette année, avec la deuxième édition de la Paris Museum Week du 24 au 28 mars 2025 (www.parismuseumweek.com), une initiative du groupe Beaux Arts & Cie en association avec Museumweek, ICOM France, Paris Musées, l’OCIM et le Club Innovation Culture.
Le Quotidien de l'art dédie un article détaillé au SITEM 2025 - A lire ci-contre

Accompagner une filière économique - Quelle place pour les musées ?
Accompagner une filière économique - Quelle place pour les musées ?
L’exemple du musée du vin de Champagne et d’Archéologie régionale
Cette séance a porté sur le rôle social des musées possédant des collections liées au monde agricole et notamment vitivinicole. Laure Ménétrier, directrice du musée du vin de Champagne et d’Archéologie régionale, a présenté l'exemple du partenariat entre son musée et l’inter-profession du champagne.
Le musée peut-il et doit-il se positionner comme un lieu de débat et de réflexion face aux enjeux sociétaux, économiques et écologiques actuels de ce secteur d’activité ? Comment créer et tisser du lien entre des collections anciennes et les problématiques contemporaines liées à la décarbonation de ces filières et aux nouveaux modes de consommation des concitoyens ? Comment sensibiliser les publics et les impliquer dans ces interrogations ?
La séance a été modérée par Emilie Girard, présidente d'ICOM France.
CAPTATION
Qui est Laure Ménétrier ?
Diplômée de l'École du Louvre et de l'université de Bourgogne, historienne de l'art, Laure Ménétrier dirige le musée du vin de Champagne et d'Archéologie régionale à Epernay depuis février 2020. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la patrimonialisation et la valorisation des cultures viticoles.

Penser le musée de demain - La décroissance en questions
La journée professionnelle 2024 d’ICOM France, organisée le 27 septembre à la médiathèque Jean Falala de Reims, avait pour thème : « Penser le musée de demain. La décroissance en questions ».
Ces dernières années de crises (sanitaire, énergétique, économique) ont profondément transformé et continuent de transformer notre secteur. Nos musées s’adaptent aux mutations de nos sociétés et mettent en place des stratégies pour répondre au changement : nouvelles responsabilités sociétales et environnementales, enjeux de la diversité et de l’inclusion, défis du numérique...Portés par les injonctions à la démocratisation culturelle et à l'élargissement des publics, les musées ont accru et diversifié leurs offres. Et pourtant, une pression croissante sur les moyens alloués aux institutions impliquent de nouveaux modes de fonctionnement.
Penser le musée de demain, au regard de ces paradigmes, est un véritable défi.
Retrouvez les réflexions et les propositions déjà mises en œuvre dans certains musées en lisant les interventions des professionnel.le.s présent.e.s lors de notre congrès annuel : Anaïs Aguerre, secrétaire générale du Bizot Group ; Robert Blaizeau, directeur des musées de la métropole Rouen Normandie ; Mathieu Boncour, directeur de la Communication et de la RSE, Palais de Tokyo ; Martine Couillard, cheffe des relations gouvernementales et institutionnelles du musée McCord, Montréal ; Valérie Guillaume, directrice du musée Carnavalet Histoire de Paris, Crypte archéologique de l'île de la Cité ; Hélène Lafont-Couturier, directrice du Musée des Confluences de Lyon ; Serge Latouche, professeur émérite d'économie, université de Paris-Sud (XI-Sceaux/Orsay) ; Matylda Levet-Hagmajer, responsable de l'unité Publics - Musée d'ethnographie de Genève ; David Liot, conservateur général et inspecteur des patrimoines, ministère de la Culture ; Georges Magnier, directeur des musées de Reims ; Marie-Claude Mongeon, responsable du secrétariat général et des projets stratégiques du musée d'art contemporain de Montréal ; Agnès Parent, directrice des publics du muséum national d'Histoire naturelle, Paris ; Michela Rota, architecte et consultante en musées et développement durable, membre d'ICOM SUSTAIN ; Pierre Stépanoff, directeur des musées d'Amiens et de la Maison de Jules Verne - Picardie ; Hélène Vassal, directrice du soutien aux collections du musée du Louvre ; et Laurent Védrine, directeur du musée d'Aquitaine de Bordeaux.