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Musées et patrimoines au Brésil : expériences communautaires et insurgentes
Face à la dramatique actualité politique brésilienne, aux conséquences sociales, écologiques et culturelles aujourd’hui incalculables, il n’est pas inutile de souligner la singularité et la richesse des expérimentations en muséologie et patrimoine qui s’y déroulent depuis la fin des années 1980. Hugues de Varine n’a-t-il pas avancé que le Brésil « est un des leaders de la nouvelle muséologie ». Alors même que la France a tourné le dos depuis longtemps à ce courant novateur, né dans les années soixante de la critique radicale du musée européen, bourgeois, centré sur la collection et les beaux-arts, le mouvement muséologique brésilien a généré des formes originales et plurielles, musées communautaires, indigènes, de rue, de favelas…, visant le changement social et développant une fonction politique d’encapacitation des personnes et des collectifs.
À cette première différence de taille entre France et Brésil s’en ajoute une seconde qui tient au lien étroit entre musée et patrimoine pensé par la muséologie sociale, quand des partages divers – mobilier/immobilier, matériel/immatériel –, aux effets neutralisant, différencient les institutions françaises et formatent les approches. Peut-être est-il alors possible d’avancer un troisième contraste, relatif alors au poids des institutions patrimoniales au regard de leur ancienneté et de la force des traditions qu’elles ont instaurées : la « jeunesse » des institutions brésiliennes favorisant une plus grande labilité de la notion de patrimoine, son appropriation et l’émergence de pratiques « insurgentes » (Castriota).
Cette journée donnera lieu à la présentation de situations singulières qui permettront de faire valoir la singularité des approches et pratiques brésiliennes. Effet direct d’une « mobilité sortante » soutenue par la Région de Bourgogne-Franche-Comté, elle est une première concrétisation d’un partenariat entre l’université de Bourgogne et l’université fédérale de Pelotas (RS) et constitue l’amorce d’un réseau de recherche unissant le Centre Georges Chevrier (Université de Bourgogne), le Programme d’études supérieures en mémoires sociales et patrimoine (Université Fédérale de Pelotas), le Programme de Post-Graduation en environnement bâti et patrimoine soutenable (Université Fédérale du Minas Gerais), et l’université Fédérale de Goias (Bacharelado en Muséologie et Programme de Post-graduation en Anthropologie Sociale).
Entrée libre, gratuite, sans inscription, dans la limite des places disponibles.
La manifestation se déroulera à l'université de Bourgogne, sur le campus de Dijon,
à la Maison des Sciences de l'Homme.
Adresse : Université de Bourgogne - 2, boulevard Gabriel - 21000 Dijon.
"Eclairage et muséographie"
Thème
L’éclairage intervient à différents niveaux de la muséographie que ce soit comme élément d’expression, d’ergonomie mais aussi facteur de détérioration des collections. Les sources et les variables lumineuses sont multiples pour structurer l’exposition et jouer sur les températures de couleur, les intensités, les textures…
Quelle est la place de l’éclairage dans l’exposition, de sa conception à sa réception ? Comment inventer ce dialogue entre la lumière et l’espace et créer ainsi des ambiances, donner vie aux objets et accompagner l’expérience du visiteur ?
En s’appuyant sur des retours d’expérience et les questionnements des professionnels, cette formation propose d’interroger l’éclairage comme objet signifiant et porteur du sens dans l’exposition.
Objectifs de la formation
• Apporter des éléments théoriques sur l’éclairage muséographique
• S’appuyer sur la visite d’une exposition pour analyser la place et le rôle de la lumière
• Échanger autour des pratiques entre professionnels : projets, questions, solutions
Destinataires
Toute personne en relation avec l’installation, la maintenance, la mise en place et la conception d’une exposition
Parcours professionnalisant : exposition
Frais de participation
160 € incluant la restauration du midi
ALIPH - Appel annuel à projets
Présentation d’ALIPH
ALIPH est une initiative unique de coopération internationale en vue de faire face au défi de la protection du patrimoine culturel dans les zones en conflit. ALIPH, dont l'acronyme désigne la première lettre de l'alphabet arabe, a pour vocation d’agir en faveur du patrimoine culturel dans les zones en conflit, grâce à un programme de subvention qui lui permet flexibilité et réactivité.
Les trois domaines d’intervention d’ALIPH sont : la protection préventive pour atténuer les risques de destruction, les mesures d’urgence pour assurer la sécurité du patrimoine, et les actions post-conflits pour que les populations puissent à nouveau jouir de leur patrimoine culturel.
Basée à Genève, ALIPH est une organisation à but non lucratif ayant obtenu le statut d’organisation internationale. Elle a pour vocation de contribuer à la protection du patrimoine culturel dans les zones en conflit. Il s’agit d’une initiative unique de coopération internationale réunissant des investisseurs publics et privés, créée pour soutenir financièrement des actions ayant trait à la prévention, la protection et la réhabilitation du patrimoine culturel menacé ou endommagé par un conflit.
Appel annuel à projets
Les projets sélectionnés viseront à réaffirmer les principes fondateurs d’ALIPH, notamment la conviction que protéger le patrimoine dans les zones en conflit contribue au développement de valeurs telles que la paix et la réconciliation, la solidarité internationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, la diversité culturelle, l’éducation et la formation, le développement local et durable, et l’égalité femme-homme.
Les projets proposés devront porter sur la prévention, la protection et la restauration du patrimoine matériel et immatériel situé dans les zones de conflits.
Lignes directrices pour les demandes de subventions "Appel à projets annuel - 2019" ci-contre.
Dépôt des candidatures en ligne
Date limite de dépôt des candidatures : 15 mars 2019 à 15h00 CET.
Pour en savoir plus, consultez le site Internet d'ALIPH.
Repenser le musée à l'aune de l'archéologie contemporaine
La conférence annuelle d'ICMAH (Comité international pour les Musées et les Collections d’archéologie et d’histoire) se tiendra à Kyoto, au Japon.
Au cours de cette conférence, ICMAH souhaiterait examiner le rôle des musées archéologiques et historiques dans l'archéologie contemporaine. Dans chaque pays, de nombreux musées étaient autrefois les centres d'activités et d'études archéologiques, et beaucoup le sont encore.
Cependant, les relations traditionnelles entre les musées et l'archéologie évoluent, avec la pratique de l'archéologie préventive (ou de sauvetage) et d'autres pratiques de recherche en archéologie qui se multiplient et se dispersent. La diversité des organisations archéologiques modifie également l'accès aux ressources et aux données dans une même région. Dans ce contexte, un certain nombre de collections sont fréquemment exposées en dehors des musées. Pourtant, le public continue de penser que le musée demeure l'endroit où conserver les objets, les découvertes et les collections archéologiques.
Comment considérer cet écart ? Comment conserver nos musées actifs, actuels et attractifs, en tant que "plaque-tournante" de l'archéologie contemporaine ? Comment musées et organisations associées devraient-ils collaborer avec les communautés locales, pour offrir une richesse de connaissances en archéologie et en histoire ? Ce thème propose également d'évaluer plus largement la notion de musée comme "pôle culturel". L'approche consiste à ouvrir des perspectives sur les missions des musées d'archéologie et d'histoire, pour servir les communautés.
Programme
Etant donné le programme dense de la 25e Conférence Générale d'ICOM, la conférence annuelle de l'ICMAH se déroulera sur trois après-midi, trois jours après les séances plénières.
2 septembre : Session 1, Archéologie, collections et recherches
3 septembre : Session 2, Les expositions comptent / Session 3, Les possibilités de médiation
4 septembre : Session 4, Discussions autour du concept de "pôles culturels" dans le contexte de l'archéologie
Suivies des élections du bureau de l'ICMAH
5 septembre : Visite de sites
Visite de sites
La visite de l'ICMAH aura lieu à Osaka, au musée d'histoire - château d'Osaka : ouverte à 50 personnes maximum, sur inscription.
La participation est gratuite : vous êtes invité par l'ICMAH. L'inscription est nécessaire pour fixer le nombre de participants : la priorité est donnée aux membres de l'ICMAH. Le musée d’histoire d’Osaka, ouvert en 2001, est un musée d’histoire avec les vestiges archéologiques des palais antiques sur lesquels il est construit (VIe siècle); le 10ème étage du musée est dédié au palais Naniwa reconstruit.
Le musée est consacré à l'urbanisation de la ville, depuis ses origines jusqu'aux temps modernes. Le château d'Osaka (à 20 minutes à pied du musée) est l'un des châteaux les plus célèbres du Japon. Il a joué un rôle majeur dans l'unification du Japon au XVIe siècle, au cours d'une des dernières rébellions contre les Tokugawa.
Informations
La conférence se tiendra en anglais : aucune traduction ne pourra être assurée.
La participation à la conférence annuelle de l'ICMAH est gratuite. Les frais de transport et de séjour des participants ne pourront être pris en charge par l'ICMAH.
Toutes les contributions à la conférence annuelle feront l'objet d'une publication dans la revue en ligne de l'ICMAH, diffusée sur son site internet.
Les inscriptions à la conférence et aux visites de sites sont obligatoires.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site d'ICMAH : http://network.icom.museum/icmah et téléchargez le livret au sujet de la conférence : http://network.icom.museum/icmah/events/coming-conference/
Appel à contributions et inscriptions
31 mars 2019 : date limite pour soumettre vos propositions de contribution à la conférence annuelle de l'ICMAH.
1er juillet 2019 : date limite d'inscription à la conférence annuelle et aux visites de site
Plus d'informations pour le dépôt de vos contributions et vous inscrire : formulaires
La Photographie, outil et / ou finalité de l’exposition
Coordination scientifique : Beatrice Piazzi, ethnomuséographe, doctorante à l’Université d’Artois,
avec Isabelle Roussel-Gillet et Serge Chaumier (MEM).
Beatrice Piazzi : beatrice.piazzi[a]gmail.com / serge.chaumier[a]univ-artois.fr
En partenariat avec les deux associations professionnelles : Les Muséographes / Association Nationale des Iconographes (ANI)
A l’occasion de l’exposition présentée par le master MEM avec des collections du Centre Régional de la Photographie des Hauts-de-France accueillie à la Halle aux sucres de Dunkerque en mars 2019, se tient une journée d’étude professionnelle consacrée à la muséographie de la photographie.
La photographie est tantôt exposée pour elle-même, dans une démarche artistique, tantôt comme outil documentaire, témoignage, ou encore comme élément scénographique dans une exposition thématique. Elle n’est alors qu’un des éléments parmi d’autres des expôts convoqués. Pour autant son statut est particulier et sa charge présentielle souvent très forte donne à l’exposition un caractère marquant.
Nous nous intéresserons lors de cette journée d'étude aux problématiques rencontrées par les iconographes dans leur relation aux muséographes, mais aussi aux graphistes et scénographes. Les aspects éditoriaux, expographiques, de réception par les visiteurs, les enjeux de conservation mais aussi juridiques seront autant de points mis en relation avec le statut de l’image. Ce sera aussi l’occasion de traiter des logiques métiers, des interrelations et collaborations entre professionnels autour de la muséographie de la photographie.
Public cible de la journée : journée à destination de professionnels des musées, de l’exposition, de l’image et des étudiants en muséographie du master MEM, des professionnels en charge de la valorisation d’un fonds photographique dans le cadre d’exposition permanente ou temporaire en institution ou comme prestataire, et de tout professionnel acteur de l’élaboration d’une exposition (conservateur, commissaire/ muséographe, régisseur, artiste photographe, documentaliste, chercheur, juriste, iconographe, graphiste, agence).
Inscription gratuite sur réservation en envoyant un mail à : journee.etude.mem@gmail.com
"Culture du réseau, réseaux de la culture"
Les Rencontres professionnelles sont organisées annuellement autour de deux journées d'études thématiques. Ce congrès national, ouvert à l'ensemble des professionnels de la culture et du tourisme, chercheurs et étudiants, se veut un moment d'échange, de débat et de partage autour de nos pratiques professionnelles. Il comprendra pour cela des tables rondes, des échanges d'expériences, des visites de sites, l'intervention de chercheurs, mais aussi l'intervention d'acteurs de la société civile et des ateliers participatifs.
Plus d'informations sur le programme en ligne :
Contact : contact[a]fems.asso.fr / 04 84 35 14 87
www.fems.asso.fr
Les petits spécimens 3
Les petits spécimens est le rendez-vous annuel du Signe avec les familles et le jeune public.
À l’occasion de sa troisième édition, le parcours et ses ateliers vous invitent à organiser et bâtir ensemble une véritable ville à l’intérieur du Signe !
Commissariat : Marion Bataille, EXTRA et Fanny Millard
Accès libre et gratuit, ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h. 7j/7
Pour plus d'informations : 03 25 35 79 01 ou contact[a]cndg.fr
Les réserves sont-elles le cœur des musées ?
Retrouvez l'intégralité de cette soirée-débat déontologie en vidéos
Captations
Retrouvez la publication de la synthèse de la soirée
Publication
Ce cycle propose de débattre des questions vives qui font l’actualité des musées sous l’angle des pratiques déontologiques définies par ICOM.
Les réserves sont-elles le cœur des musées ?
En trente ans, la muséographie - c’est-à-dire la mise en scène, dans un parcours conçu pour être attractif et intelligible, d’objets emblématiques, fruits d’une savante sélection dans les « collections » - a pris une place décisive et conduit en réserves nombre d’œuvres ou d’objets ne remplissant pas ces conditions. Les enjeux relatifs à l’exposition, l’étude et la transmission du patrimoine comme les problématiques liées à l’acquisition et à la constitution des collections ont toujours retenu l’attention des professionnels mais les pratiques de conservation restent encore peu étudiées alors même que le modèle du musée se diffuse, s’exporte, se transforme profondément, entrainant la volonté d’étudier à la fois la face publique du musée mais aussi ses coulisses encore trop souvent méconnues.
Comment concilier accessibilité et sécurité des collections ? Comment rendre visible la part invisible des collections ? Espace actif, les réserves ne peuvent l’être que si les conditions de la visite ne portent pas préjudice aux objets. Il faut donc les rendre « visitables » en les sécurisant, en protégeant les objets fragiles des poussières et de toutes les pollutions. La conception de telles réserves n’a, évidemment, plus rien à voir avec les « greniers» qu’elles évoquent encore souvent aux yeux du public. Une conception qui requiert elle-même de très solides compétences d’architectes, de programmistes, d’économistes, de logisticiens... : aujourd’hui, un projet de réserve est au moins aussi complexe qu’un projet de musée et pas toujours moins coûteux...
L’enjeu est de concevoir des projets ouverts et innovants, qui prennent pleinement leur place dans les programmes scientifiques et culturels des musées. Quels sont les leviers d’innovation ? C’est à ces projets que se propose de se consacrer la prochaine soirée déontologie INP/ICOM France.
Le débat se déroulera autour de trois questions :
- Les innovations professionnelles et techniques, notamment en matière de sécurité des collections, de conditions de conservation et restauration, de capacité de travail scientifique sur les objets, de principes organisationnels
- Les aspects économiques : quelles sont les composantes du coût de conception et de rénovation de réserves, les enjeux de mutualisation et d’externalisation...
- Les aspects culturels et sociaux : les projets en cours, des sites architecturaux à part entière ? Pour quels publics ? Quel outil/rôle pédagogique pour des futurs professionnels, comment associer des partenaires ? Quelle médiation pour les réserves ? Comment sensibiliser des élus à ces investissements ?
© Photo by Matt Seymour on Unsplash
Quel rôle pour les communautés dans la gestion du patrimoine ?
Le ministère de la Culture, le ministère en charge de la Recherche, l'Agence nationale de la recherche et la Fondation des Sciences du Patrimoine organisent le 4 avril 2019 une journée thématique dans le cadre de leur participation à l'Initiative de Programmation Conjointe sur le patrimoine culturel (JPI-CH). La coordination de cette Initiative européenne est assurée, depuis novembre 2018, par le ministère de la Culture (direction générale des Patrimoines).
Cette journée a pour thème « Quel rôle pour les communautés dans la gestion du patrimoine ? ». Cette question des communautés sera abordée à des échelles différentes, en identifiant les types de communautés engagées, tout en décrivant un large éventail de stratégies élaborées pour assurer leur implication, participation et collaboration à la gestion du patrimoine culturel. Il s’agira, à travers trois sessions, d’examiner comment ces communautés assurent la participation des citoyens à la gestion du patrimoine culturel à travers la construction et le partage des savoirs.
Cette journée a pour objectifs de faire mieux connaître les recherches européennes financées par la JPI-CH, de faciliter les synergies avec des projets français, et d’identifier, suite aux débats, des thématiques orphelines qui pourraient faire l’objet d’appels à projets conjoints, ou de réponses coordonnées aux appels à projets européens, notamment dans le cadre du futur programme Horizon Europe.
Participation gratuite sur inscription obligatoire :