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2398 résultats trouvés

La visibilité des collections privées dans les institutions culturelles publiques

Sous-titre
Appel à contribution / Date limite : 15 juin 2020
Contenu

L' université Paul Valéry Montpellier 3 et le MO. CO Montpellier Contemporain, avec le soutien de l'INHA - Institut national d'histoire de l'art-  organisent le 20 novembre 2020 un journée d'étude consacrée à la Visibilité des collections privées dans les institutions culturelles publiques. 

En 2020, l’Université Paul Valéry Montpellier 3 et MO.CO. Montpellier Contemporain s’associent autour de quatre axes thématiques : les expositions de collections privées, les donations des collectionneurs, l'impact historiographique des expositions au musée de collections privées d'art contemporain, et enfin la protection juridique des dons de privés dans les institutions muséales.

Cette recherche s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de MO.CO. Hôtel des collections, espace d’exposition dédié aux collections privées et publiques du monde entier, inauguré en juin 2019. Chacune des expositions a la particularité de présenter une collection spécifique : celle d’une fondation, d’un collectionneur privé, d’une entreprise, d’un musée ou même d’un artiste.

L’ intérêt croissant pour les collections privées, et leur visibilité au sein des institutions, constitue un sujet de recherche en prise avec l’actualité. Outre la célèbre exposition « Passions privées » qui a eu lieu en 1995 au musée d’art moderne de la Ville de Paris, La Maison Rouge – Fondation Antoine de Galbert, créée en 2004 et fermée en 2018, a proposé une série d’expositions dédiées aux collections, ainsi qu’une approche singulière du collectionnisme. Prochainement, l’ouverture du musée des collectionneurs à Angers ambitionne de créer un écosystème dédié aux collectionneurs privés. Dans un contexte de raréfaction des fonds publics dédié à l’acquisition d’œuvres, la visibilité de -tout ou parties- de collections déjà constituées représente un enjeu majeur de la scène artistique contemporaine. Pour autant, de multiples controverses mettent en garde contre la starification des collections privées, leur impact sur le marché de l’art, et sur les dangers d’une emprise des collectionneurs sur les institutions culturelles publiques.

Nous invitons à soumettre des propositions de présentation de 20 minutes portant sur l’histoire des collections privées d’art contemporain en France comme sur des études de cas spécifiques. Les communications devront explorer les enjeux de leur visibilité dans ses dimensions artistiques, historiographiques, économiques, sociologiques, juridiques ou encore éthiques. Toutes les disciplines sont les bienvenues. Les études de cas peuvent se concentrer sur les pratiques passées ou actuelles, sur un ou plusieurs collectionneurs, ou sur des expositions monographiques et collectives.

Les actes de la journée sont susceptibles de faire l’objet d’une publication.

Appel à contribution

Les propositions (400 mots au plus) devront être envoyées au plus tard le 15 juin 2020, accompagnées d’une courte bio-bibliographie à gwendolinecorthier(a)moco.art et nathalie.moureau(a)univ-montp3.fr.

Les participants recevront une réponse le 29 juin 2020.

Type d'événement
Appel à contribution / projets
Type de partenaire
Adhérent ICOM
Lieu
MO.CO Panacée centre d'art contemporain de Montpellier
Organisateur
MO.CO, Université Paul Valéry Montpellier 3, INHA
Date de début de l'événement
jeu 07/05/2020 - 12:00
Date de fin de l'événement
lun 15/06/2020 - 12:00
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Lien vers un fichier de la base de medias
Appel à communication - journée d'étude
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Journée d'étude organisée par le MO.CO & l'université Paul Valéry Montpellier 3

Aide à la reprise d'activité et à la réouverture des musées et monuments

ICOM France relaie le document d’aide à la reprise des musées rédigé par la Direction générale des patrimoines.

Ce document a été adressé le 7 mai  aux DRAC pour aider à la réouverture des musées, qui, conformément aux instructions du Premier Ministre, se fera sur autorisation préfectorale.

En outre, pour préparer la réouverture  de son musée, le Service des musées de France recommande de se mettre en lien avec les autorités de l’Etat, en passant bien sûr par le conseiller pour les musées de la région.

Fichiers joints
Aide à la reprise des musées - document rédigé par la DGP211.21 Ko
Type de document
Documents de référence
Date du document
jeu 07/05/2020 - 12:00
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Recommandations de la Direction générale du patrimoine - ministère de la Culture

Rencontre virtuelle d'IC Ethics

Contenu

IC Ethics organise sa première réunion virtuelle le lundi 18 mai à 16h, dans le cadre de la Journée internationale des musées.

Valeria Pica, membre du conseil d'administration d'IC Ethics, animera une discussion sur les "problématiques déontologiques liées au travail pour l'égalité : diversité et inclusion", avec l'invitée spéciale Cristina Da Milano, membre du conseil d'administration de Culture Action Europe.

L'égalité dans les professions muséales a été profondément affectée pendant la période de fermeture en raison de la pandémie et de nombreux professionnels des musées, en particulier les éducateurs et les travailleurs indépendants, traversent des moments difficiles. Il est probable que beaucoup d'entre eux ne retrouveront pas leur poste et cette perspective suscite de nombreuses questions quant aux éventuelles disparités dans les activités des institutions culturelles dans les mois à venir.

Rencontre ouverte à tous les membres de l'ICOM, aucune inscription préalable n'est requise.

Pour participer à la réunion, cliquez ici : https://us02web.zoom.us/j/85986022062

Pour plus d'informations sur les réunions virtuelles d'IC Ethics, cliquez ICI.
 

Type d'événement
Rencontre
Type de partenaire
Comités internationaux
Lieu
plateforme Zoom
Organisateur
IC Ethics
Date de début de l'événement
lun 18/05/2020 - 12:00
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18 mai 2020 - Journée internationale des musées - à 16h (CEST)

Après le Covid-19 : les musées acteurs de la reconstruction

Contenu

90 à 95 % des musées, de par le monde, ont brutalement fermé en quelques semaines…

Sidérés, des directeurs de musées de tous les horizons, leurs autorités, les associations représentant leurs personnels et leurs métiers, les organisations non gouvernementales de la culture… ont exprimé leur désarroi, compté les visiteurs manquants, les recettes perdues, les expositions annulées, en s’efforçant d’évaluer puis de contenir l’impact de cette crise inédite et dévastatrice.

Dans le même temps, tous ont trouvé l’énergie – presque immédiatement – d’offrir sur Internet et les réseaux, des animations, des conférences, des visites virtuelles… dont les publics ont apprécié et goûté au-delà même de ce que l’on aurait pu espérer, le dynamisme, la nouveauté et l’inventivité.

Les personnels des musées, nombreux et réactifs à se mettre en travail à distance, ont ainsi poursuivi leurs missions. Les portes des musées ont fermé aux publics mais les fenêtres des réserves se sont ouvertes.

C’est un des enseignements de cette crise, la richesse humaine et les ressources de créativité dont les musées disposaient pour valoriser leurs collections et leurs savoirs. Il ne s’agit pas de tomber dans un excès d’optimisme : certains déjà observent que le numérique a pris une place qui pourrait bien devenir trop importante et dissuader certains visiteurs de se déplacer à l’avenir ; d’autres observent avec sagesse que les musées peut-être étaient devenus trop productivistes, à l’image de la culture et de l’économie tout entière et que les grands événements avaient pris un rythme effréné ; tous, aujourd’hui, en tous cas, se penchent avec gravité sur l’essentiel.

L’essentiel, on le lit ou on l’entend autour de nous, c’est d’être ensemble et le musée crée ce lien : « vite, qu’ils rouvrent et qu’on se retrouve en famille, entre amis, devant des œuvres en vraie grandeur, qui nous émeuvent et nous enchantent… ».

Parfois, ces derniers mois, on entendait dire que les musées pourraient n’être au fond que des lieux « polyphoniques et inclusifs » parmi d’autres. Mais ces dernières semaines, notre organisation internationale ICOM, avec ses 45 000 membres présents dans 135 pays, a sonné l’alarme : partout dans le monde, les musées et leurs collections sont en danger : restaurations interrompues, conditions de conservation moins sécurisées, pillages… Avec Interpol, avec l’Unesco, au sein de ses comités internationaux, ICOM a préparé des préconisations pour tous. En France, le ministère de la Culture a relayé les précieuses recommandations d’ICOM CC (Conservation). Risques physiques et danger économique vont de pair, bien sûr : l’AAM, association américaine des musées, par exemple, estime que 30 % des musées ne réouvriront pas. Nos homologues britanniques ont lancé une enquête, que nous relayons sur notre site, pour appréhender les effets, notamment financiers, dans les différents pays européens, échanger et comparer nos meilleures pratiques Nous ne sommes pas égaux devant cette crise. Là où les collections et ceux qui y travaillent sont dans la sphère publique, l’avenir est moins incertain…

ICOM joue son rôle de créer les solidarités entre tous. Et ICOM France entend y prendre sa part. L’organisation agit ainsi selon sa vocation fondatrice, celle qui l’avait fait naître à Paris juste après la guerre pour mettre les musées au cœur de la reconstruction. C’est à cela que, dès maintenant, nous devons nous attacher.

Il faudra reconstruire le lien social et les musées en sont un des acteurs majeurs.

Parce qu’ils permettent de partager des savoirs et du plaisir et qu’ils sont une contribution majeure à l’éducation de nos enfants. Nos homologues belges l’ont aussi exprimé dans une lettre ouverte à leur première ministre : « … les musées permettent aux individus de se reconstruire et de s’inventer un futur, tant en mobilisant des ressources (…) qu’en raison du pouvoir hautement symbolique du patrimoine dans la vie de chacun et de chacune… »

Ré-ouvrir, en toute sécurité bien sûr mais aussitôt que possible, voilà l’enjeu pour tous les musées. ICOM France a adressé un questionnaire à ses membres institutionnels, non pour recueillir ce que de nombreuses enquêtes renseignent par ailleurs – conséquences sur tous les plans : sécurité, finance, ressources humaines… – mais plutôt pour qu’ils s’expriment sur les enseignements qu’ils peuvent d’ores et déjà retirer de cette épreuve et quelle est leur vision. Au moment où chacun rédige son « plan de reprise d’activité », que tous ont conscience que l’après ne sera pas le retour à l’avant, il nous est donné ce temps – et même cette obligation – de penser l’avenir.

La résilience, qui nous sera si essentielle, ce n’est pas reconstruire à l’identique, c’est prendre appui sur une réalité, aussi cruelle soit-elle, pour construire à nouveau. Cette réalité tangible, c’est le cœur de métier des musées de la saisir et de la conserver. Collecter aujourd’hui ce qui fera demain mémoire de notre société, de nos arts, de nos sciences et de la nature, de cette crise sans précédent, dès qu’elle s’inscrira dans l’histoire.

Plusieurs musées s’y sont déjà engagés, on pense au Mucem à Marseille, mais aussi au musée Tomi Ungerer de Strasbourg qui recueille les dessins d’illustrateurs.

Nous vous les présenterons le 25 septembre, lors de notre Assemblée générale à Strasbourg, sur une thématique que nous axerons résolument sur l’actualité, celle de l’Union Sociale à Strasbourg, site exemplaire de réserves inscrites dans un projet pédagogique et culturel, et celle de la reconstruction, en affirmant le rôle de marqueurs des musées dans la Cité.

Date de début de l'actualité
dim 10/05/2020 - 12:00
Identité actualité
ICOM France
Accroche
Texte de Juliette Raoul-Duval - 10 mai 2020
Ordre
4
Archivé
Non

Les musées pendant et après le Covid-19

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ICOM France relaie ...

les résultats complets de l'enquête menée par NEMO du 24 mars au 30 avril 2020, auprès de 1000 musées issus de 48 pays dont la majorité situés en Europe.

Cette enquête visait à cartographier l'impact du Covid-19 sur le secteur des musées.

Le rapport montre que ce secteur - bien que fragilisé financièrement - a été capable de s'adapter à la nouvelle normalité numérique. Alors que les musées européens rouvrent leurs portes, nous devons écouter les professionnels du secteur et tirer les leçons de cette crise afin de réagir, d'atténuer et de s'adapter efficacement.

Destiné à toutes les parties prenantes, le rapport du NEMO propose des recommandations appelant à une action immédiate, à des considérations à moyen terme et à une stratégie à long terme axée sur :

  • le soutien économique aux activités des musées ;
  • l'investissement dans le patrimoine culturel numérique ;
  • l'adaptation des musées aux crises.

Pour en savoir plus : visitez la page web de NEMO consacrée aux musées pendant COVID-19.

Crédit photo : Sara Herrlander - NEMO

 

Fichiers joints
Les musées pendant et après le Covid-19 : résultats de l'enquête NEMO1.16 Mo
Type de document
Documents de référence
Date du document
mer 13/05/2020 - 12:00
Thumbnail
Accroche
Résultats complets de l'enquête NEMO

Objectif du forum "Musées de l'après"

Objectif du forum "Musées de l'après"

Par ICOMFrance
le jeu 14/05/2020 - 07:45

Discutons de la réouverture de nos musées!
ICOM France propose un espace de discussion ouvert à tous ses membres.

Plan de reprise d'activé, programmation, place du numérique: partagez vos questions et commentaires, faites part vos difficultés, échangez vos expériences

Réouverture des musées : partage de documents

Contenu

ICOM France relaie les documents administratifs nécessaires à la reprise d'activité d'un musée.

Situé à Nice, le musée national du Sport - dirigé par Marie Grasse - réouvre ses portes aux publics jeudi 13 mai, en accord avec la préfecture des Alpes-Maritimes.
Vous trouverez ci-dessous la liste des documents préparés par ce musée en amont de la réouverture :

Protocole de reprise d'activité

Protocole sanitaire Covid-19 dans les réserves du musée

Liste des fournitures générales nécessaires au respect des consignes sanitaires

Kit de sécurité pour les employés

Affiche port du masque

Affiche "entrée du personnel"

Affiche "gestes élémentaires au quotidien"

Date de début de l'actualité
jeu 14/05/2020 - 12:00
Identité actualité
ICOM France
Accroche
Le Musée national du Sport partage ses documents de reprise d'activité
Archivé
Non

Réouverture des musées : où en sommes-nous ?

Animée par Juliette Raoul-Duval, la rencontre s'est déroulée en deux temps :

- Interventions d'Emilie Girard (MuCEM) ; Catherine Grenier (Fondation Giacometti) ; Marie Lavandier (musée du Louvre-Lens) ; Cyrille Sciama (musée des impresssionnismes - Giverny) ; Jérôme Farigoule (SMF)

- débat avec l'ensemble des participants

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Type de document
Captations
Date du document
mer 20/05/2020 - 12:00
Accroche
Débat virtuel du 14 mai 2020

Réouverture des musées : où en sommes-nous ?

Sous-titre
Cycle de débats virtuels
Contenu

Animée par Juliette Raoul-Duval, la rencontre s'est déroulée en deux temps :

- Interventions d'Emilie Girard (MuCEM) ; Catherine Grenier (Fondation Giacometti) ; Marie Lavandier (musée du Louvre-Lens) ; Cyrille Sciama (musée des impresssionnismes - Giverny) ; Jérôme Farigoule (SMF)

- débat avec l'ensemble des participants

Vous ne pouvez pas accéder à ce service car vous n'avez pas accepté le dépôt de cookies.

Date de début de l'actualité
ven 15/05/2020 - 12:00
Identité actualité
ICOM France
Accroche
Enregistrement du débat du 14 mai 2020
Archivé
Non

Patrimonialisations de la littérature

Sous-titre
Revue Culture & Musées
Contenu

Thème de l'appel à contribution 

La cristallisation de la littérature dans la mémoire collective et sa circulation dans l’espace public reposent essentiellement sur de grands noms, de grandes oeuvres et forgent un mythologie qui fait l’objet d’une médiation spécifique. C’est ce qui fait de la littérature un patrimoine partagé. Mais comment ce patrimoine se construit-t-il et se diffuse-t-il ?

Pendant longtemps, les études littéraires se sont centrées sur l’analyse des oeuvres, et des oeuvres les plus canoniques en particulier. Même les études de réception se consacraient le plus souvent à la façon dont les écrivains étaient reçus par leurs pairs. Ce n’est que plus récemment que la manière dont les oeuvres et leurs auteurs accédaient à la reconnaissance a été interrogée, à travers les notions de légitimation, de sacralisation ou de canonisation.

Depuis une dizaine d’années, ces phénomènes et procédés ont été envisagés comme processus de patrimonialisation, qu’il s’agisse de rendre compte de la présence de l’oeuvre hors du livre (Depoux), son adaptation, sa diffusion via des collections de monographies illustrées (Labbé, Martens, Scibiorska), sa mise en scène au sein de maisons d’écrivains (Régnier), ou l’entrée de l’auteur dans les programmes scolaires et dans la statuaire publique (Labbé).

La notion de patrimoine, d’abord en usage dans les domaines architectural, naturel et technique, est aujourd’hui régulièrement utilisée dans le domaine des arts et en particulier en littérature, ce qui invite à interroger les dynamiques de patrimonialisation propres à ce champ et à poser la question des instances qui déterminent ce phénomène. En effet, ces dernières semblent à la fois plus nombreuses et moins centrales que les institutions susceptibles de patrimonialiser des ressources naturelles ou des bâtiments situés dans l’espace public, par exemple. Comment la « raison patrimoniale » (Poulot, 2006) se traduit-elle dans le champ littéraire ? Entre consécration et popularisation, la patrimonialisation de la literature s’effectue par le biais d’un vaste ensemble de discours et d’images, mais aussi à travers la thésaurisation et la sélection explicites qu’opèrent ces institutions diverses à l’attention des générations futures, même lorsqu’elles présentent leurs choix comme un simple enregistrement de ce qui résiste à l’épreuve du temps.

Alors que les politiques patrimoniales engagées au XIXe siècle et relancées sous l’impulsion d’André Malraux dans les années 1950 ont été suivies d’une diffusion massive, voire d’une banalisation de la notion de patrimoine elle-même, les études concernant la patrimonialisation n’ont véritablement pris leur essor que dans les années 1990, peu après la théorisation de la post-modernité, qui avait mis en évidence le rôle des oeuvres du passé dans la création contemporaine. À partir des travaux de Dominique Poulot en histoire de l’art, de ceux de Jean Davallon en sciences de l’information et de la communication, ou de ceux de Nathalie Heinich en sociologie, par exemple, la notion de patrimonialisation a ainsi été explorée pour des objets sensiblement distincts de la littérature, repérés notamment en raison de leur matérialité marquée et des questions du lien entre patrimonialisation et politiques de conservation. L’histoire de l’art se penche, quant à elle, sur l’évolution de la notion d’« objets de mémoire » (Debary et Turgeon) en fonction, notamment, de l’idée d’une qualité esthétique et d’une réception contextuelle, tout en situant dans l’histoire la naissance d’une distinction entre patrimoine matériel et immatériel (Poulot).

Ce dossier s’emploiera à répondre à ces questions en s’intéressant aux mécanismes qui font de la littérature et des écrivains des êtres patrimoniaux, ainsi qu’aux modes de diffusion des oeuvres et des figures littéraires à travers différentes sphères médiatiques. Trois axes de recherche, non exclusifs les uns des autres, sont envisageables :

  • Axe 1 – Discours et images
  • Axe 2 – Médias
  • Axe 3 – Institutions et réseaux

L’étude des modes de patrimonialisation de la littérature mène, comme on le voit, à une extension du domaine traditionnellement dévolu aux études littéraires en mettant en lumière la constitution d’un savoir sur l’histoire littéraire et culturelle couplé à l’établissement d’une affectivité induite par le rapport ainsi institué avec un passé rendu présent, disponible, et valorisé. Du côté des disciplines qui ont développé des travaux d’envergure sur le patrimoine et sa constitution, la confrontation avec les objets proposés par la patrimonialisation de la littérature et des écrivains conduit, en raison des nécessaires ajustements conceptuels que suppose le recours à une notion élaborée pour éclairer d’autres phénomènes, à une remise en perspective de la notion elle-même et des approches auxquelles elle a jusqu’à présent donné lieu.

Ce dossier de Culture & Musées aura pour finalité de présenter ces nouvelles tendances, convergentes dans des champs disciplinaires distincts, en cartographiant leurs lignes de force et en examinant les enjeux épistémologiques qu’elles soulèvent, en ce qu’elles engagent l’adoption d’approches interdisciplinaires et de points de vue résolument croisés. Pour favoriser un tel questionnement, le dossier réunira des chercheurs venus d’horizons disciplinaires distincts en les invitant à confronter leurs perspectives et leurs objets aux approches développées non seulement au sein des sciences de l’information et de la communication et des études littéraires, mais aussi dans le cadre des études culturelles, de l’analyse du discours, de la sociologie, ainsi que de la muséologie.

Les résumés comporteront :

un titre, 5 mots clés, 5 références bibliographiques (mobilisées dans le projet d’article), les noms, adresse électronique, qualité et rattachement institutionnel (Université, laboratoire) de leur auteur.e. ainsi qu’une courte biographie et 3 références bibliographiques (pour chaque auteur.e). Ils détailleront l’ancrage disciplinaire ou interdisciplinaire de la recherche, la problématique, le terrain ou le corpus, la méthodologie employée, le cas échéant, une première projection sur les résultats.

Envoi des propositions d’articles à :

Marcela Scibiorska : marcela.scibiorska(a)uclouvain.be

Mathilde Labbé : mathilde.labbe(a)univ-nantes.fr

David Martens : david.martens(a)kuleuven.be

Copie à : Dominique Poulot, directeur de rédaction : culturedominique(a)gmail.com

Et : Culture.Musees(a)gmail.com

Type d'événement
Publication
Type de partenaire
Adhérent ICOM
Lieu
Revue Culture & Musées
Organisateur
Culture & Musées
Date de début de l'événement
mer 27/05/2020 - 12:00
Date de fin de l'événement
mer 30/09/2020 - 12:00
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Appel à proposition d'articles

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