Liaisons culturelles et conservation : connecter les savoirs et les acteurs
Le Comité national norvégien d’organisation de l’ICOM-CC 2026 accueille la 21ᵉ Conférence triennale de l’ICOM-CC à Oslo, du 14 au 18 septembre 2026.
La conférence sera accompagnée d’un vaste programme d’événements organisés avant et après le congrès, au sein de divers lieux à travers toute la Norvège.
Restaurateurs, scientifiques, conservateurs et autres professionnels des musées sont invités à venir faire l’expérience du « Miracle norvégien », une expression formulée par le commissaire d’exposition et historien de l’art suisse Hans Ulrich Obrist. Le « Miracle norvégien » décrit la redéfinition récente du paysage culturel d’Oslo. Depuis plus d’une décennie, des investissements majeurs ont été consacrés aux institutions dédiées à l’art, au patrimoine culturel et à la conservation-restauration à Oslo. La capitale de la Norvège s’est affirmée comme une véritable destination culturelle. Plusieurs initiatives d’envergure dans le secteur muséal norvégien ont ainsi mené à l’ouverture du musée Munch en 2021, du Musée national en 2022 et du nouveau musée de l’Époque viking, dont la livraison est prévue pour 2026. Ces nouveaux édifices muséaux d’exception stimulent la production de nouveaux savoirs et contribuent à renforcer le domaine de la conservation-restauration.
Oslo offre un cadre compact où les événements, les activités conviviales et les hébergements peuvent s’organiser à proximité immédiate les uns des autres, laissant ainsi plus de temps aux travaux de la conférence, aux échanges et aux rencontres.
Les connexions culturelles touchent aux raisons mêmes pour lesquelles nous conservons le patrimoine culturel. Les liens, tant sociétaux que professionnels, tout comme nos ancrages avec le passé et l’avenir, sont essentiels pour révéler et soutenir les identités culturelles incarnées par notre culture matérielle. À mesure que les mutations globales et les transformations sociétales se poursuivent, il devient toujours plus crucial de comprendre, de respecter et de porter la voix des différentes communautés et cultures, y compris les cultures autochtones. S’adapter aux nouveaux enjeux, tracer de nouvelles voies et favoriser des collaborations inclusives permettent de faire écho à nos engagements en matière de conservation du patrimoine matériel, qu’il soit ancien ou contemporain. Nous devons également reconnaître que l’une des conséquences involontaires de la conservation peut parfois être un éloignement culturel accru. En intégrant des méthodes rigoureuses, des perspectives éclairantes et des technologies pertinentes selon des approches éthiques et dynamiques inédites, nous pouvons garantir que les connaissances en conservation-restauration soient accessibles et porteuses d’impact, tant sur le plan professionnel que sociétal.
La rencontre à Oslo en septembre 2026 est l’occasion de s'interroger sur les thèmes suivants :
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Comment la conservation-restauration peut-elle établir de nouvelles connexions professionnelles (et renouveler celles existantes) pour répondre aux défis mondiaux ?
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Comment la conservation-restauration peut-elle naviguer entre les connexions temporelles — passées, présentes et futures — qui façonnent la compréhension et les usages de la culture matérielle ?
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Comment la conservation-restauration peut-elle contribuer à défendre la diversité et la communication interculturelle ?
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Comment la conservation-restauration peut-elle aider à réduire les fractures culturelles intergénérationnelles ?
