Déclaration sur la protection des biens culturels au Proche et Moyen-Orient

ICOM France, ICOM international et Unesco

Alors qu’un nouveau conflit s’est déclaré ces derniers jours, ICOM France rappelle la nécessaire protection du patrimoine qui doit s’imposer, dans le cadre du respect de la Convention de La Haye (1954) et de la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.

Déclaration de l'ICOM

L’ICOM appelle à la protection des musées et du patrimoine culturel dans le contexte des conflits en Iran, dans la région du Golfe et en Méditerranée orientale. 

Le Conseil international des musées (ICOM) exprime sa profonde préoccupation concernant la protection des musées et du patrimoine culturel. 

L’ICOM exprime sa vive inquiétude face au récent conflit en Iran, dans la région du Golfe et en Méditerranée orientale, à ses conséquences humanitaires, ainsi qu’aux risques auxquels sont exposés les musées et les sites du patrimoine culturel. Nous sommes alarmés par les informations faisant état de graves dommages causés aux sites culturels de la région, confirmées par des organisations intergouvernementales telles que l’Unesco

L’ICOM suit de près la situation en coordination avec ses comités nationaux et ses partenaires dans la région et à l’échelle internationale, conformément à son engagement fondamental en faveur de la protection du patrimoine culturel. Nous restons attentifs à la sécurité et au bien-être de nos membres dans les zones touchées ainsi qu’à tous les professionnels qui œuvrent pour la sauvegarde du patrimoine culturel. L’ICOM souligne la nécessité de respecter le droit international humanitaire et d’assurer la protection des civils. 

L’ICOM appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et de ses protocoles, et réitère son appel à toutes les parties à se conformer à leurs obligations juridiques internationales en matière de sauvegarde du patrimoine culturel. L’ICOM soutient les déclarations déjà publiées par ses organisations partenaires et renvoie à la Déclaration de l’ICOM pour la paix, ainsi qu’à la Déclaration sur la protection des archives, des bibliothèques, des musées et des sites patrimoniaux durant les conflits armés et les périodes d’instabilité politique. 

La destruction du patrimoine n’est pas seulement une tragédie locale, c’est une perte pour l’ensemble de l’humanité. Nous devons nous unir, par le dialogue, la coopération et le respect, afin de préserver les ponts culturels qui relient notre passé commun à un avenir plus pacifique.

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Déclarations de l'Unesco 

2 mars 2026

L'Unesco exprime sa préoccupation concernant la protection des sites du patrimoine culturel face à l'escalade de la violence au Moyen-Orient.

Le lundi 2 mars, le palais du Golestan à Téhéran, site du patrimoine mondial de l'Unesco, aurait été endommagé par des débris et par l'onde de choc consécutive à une frappe aérienne sur la place Arag, située dans la zone tampon du site, dans la capitale iranienne.

L'Unesco continue de suivre de près la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans l'ensemble de la région, en vue d'en assurer la protection. À cette fin, l'Organisation a communiqué à toutes les parties concernées les coordonnées géographiques des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ainsi que de ceux d'importance nationale, afin d'éviter tout dommage potentiel.

L'Unesco rappelle que les biens culturels sont protégés par le droit international, notamment par la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé — y compris son mécanisme de protection renforcée — ainsi que par la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.

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8 mars 2026

Unesco reiterates its deep concern over the protection of education, culture, media and the environment amid the escalation of hostilities in the Middle East and beyond.

Since the outbreak of hostilities on 28 February, several sites of cultural significance, including the Golestan Palace (Iran), the White City of Tel-Aviv (Israel), and Tyre (Lebanon) all inscribed on the Unesco World Heritage List, have been reported as impacted and damaged, as the escalation continues to cause immense human suffering, displacement, and numerous fatalities and casualties across the region.

Several sites in other countries of the region and beyond are now under threat, notably in Armenia, Azerbaijan, Bahrain, Cyprus, Iraq, Jordan, Kuwait, Oman, Palestine, Qatar, Saudi Arabia,  Syria, Türkiye, United Arab Emirates, and Yemen. 

Education personnel, students and infrastructures, as well as media and science facilities, are increasingly exposed to the consequences of the deteriorating security situation in parts of the region. The continuation of hostilities raises serious concerns regarding the functioning of education systems, the safety of learning environments, the access to information, and the preservation of spaces dedicated to knowledge and scientific cooperation. Environmental sites and fragile ecosystems also face heightened vulnerability as tensions and military activities intensify.

Unesco calls for maximum restraint and to take all necessary measures to spare education, culture, media, sciences and the environment as the social foundations of societies.

Unesco has communicated and will continue to communicate to all parties concerned the geographical coordinates of sites on the World Heritage List, the national Tentative Lists, as well as those under Enhanced Protection, to take all feasible precautions to avoid damage.

Unesco recalls all parties of their obligations to respect international law, notably the 1954 Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict, as well as the 1972 Convention concerning the Protection of the World Cultural and Natural Heritage.

In accordance with its mandate and with United Nations Security Council Resolutions 1738 (2006), 2222 (2015), 2601 (2021), Unesco further recalls the obligations of all parties to protect schools, students and education personnel, as well as journalists, media professionals and associated personnel.

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