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Les bêtes silencieuses sur le territoire vivant

Sous-titre
Savoirs forestiers rukai, histoire de la foresterie coloniale et futurs décoloniaux
ICOM NATHIST // 11 juillet 2026 de 10h à 11h30 (UTC+2) Taïwan et en ligne
Contenu

« Les bêtes silencieuses sur le territoire vivant — Savoirs forestiers rukai, histoire de la foresterie coloniale et futurs décoloniaux »
The Quiet Beasts in the Living Territory - Rukai Forest Knowledge, Colonial Forestry History, and Decolonial Futures

Lorsque les musées commencent à intégrer les savoirs autochtones et locaux aux côtés de la science occidentale, le résultat est souvent simpliste ou transformé en modèle standardisé. Même lorsque l'intention est bonne, la manière dont ces connaissances sont interprétées et présentées aux visiteurs (que ce soit à travers des visites guidées, des cartels d'exposition ou des programmes pédagogiques) a encore tendance à être façonnée par un prisme moderne et occidental.

Pourquoi est-il si difficile de changer cela ? Parce que le savoir lui-même arrive fragmenté. Le fossé entre la façon dont les connaissances traditionnelles ont été construites et le fonctionnement des institutions modernes est immense. De nombreuses langues autochtones, qui sont les vecteurs vivants de ces savoirs, ne sont plus parlées couramment d'une génération à l'autre. De plus, les communautés qui détiennent ces connaissances ont vu leurs paysages transformés par des décennies de changements politiques, de mutations démographiques et par le changement climatique. Si l'on ajoute à cela les pressions du tourisme et de la bureaucratie locale, l'interprétation culturelle devient encore plus difficile à maintenir entre les mains de ceux à qui elle appartient.

Propos

Cet événement plonge directement les professionnels des musées au cœur d'une conversation que l'on entend rarement en dehors du village.

À travers deux entretiens préenregistrés au village de Kabalelradhane (神山部落), chez le peuple Rukai dans le comté de Pingtung à Taïwan, vous entendrez le témoignage d'un ancien qui a vécu l'époque des plantations forestières coloniales. Il partagera ses souvenirs de ce à quoi ressemblait la forêt autrefois, la manière dont les politiques de reboisement du gouvernement ont transformé les montagnes, et ce que font les jeunes d'aujourd'hui pour se réapproprier cette histoire. Vous découvrirez également le dialogue entre une ancienne et une jeune femme, illustrant de manière concrète ce qui se passe réellement lorsque les savoirs traditionnels se transmettent... ou se brisent.

Ensemble, ces voix relient les anciens, qui pratiquent encore les savoirs traditionnels au quotidien, à une jeune génération qui s'efforce de réparer ce qui a été perdu et de reconquérir le droit de raconter sa propre histoire.

Nous vous invitons à rejoindre cette conversation et à explorer ce que pourrait signifier une véritable coexistence entre les musées, l'interprétation culturelle et les savoirs traditionnels.

Informations pratiques

Date et heure : Samedi 11 juillet 2026 de 10h à 11h30 (UTC+2)
Lieu : Station de santé culturelle autochtone du village de Kabalelradhane (Taïwan) et diffusion en direct sur la chaîne YouTube d'ICOM NATHIST.
Gratuit et ouvert à tous.

Inscription en ligne

Programme (UTC+2)

  • 10:00–10:10 | Discours d'ouverture

  • 10:10–10:20 | Introduction : Présentation du thème et de la « Semaine de l'apprentissage culturel »

  • 10:20–10:35 | Entretien I : Savoirs forestiers et histoire coloniale

  • 10:35–10:50 | Entretien II : Savoirs agricoles et dialogue intergénérationnel

  • 10:50–11:00 | Commentaires d'ICOM UMAC et d'ICOM ICR (sous réserve)

  • 11:00–11:25 | Questions-réponses et discussion ouverte

  • 11:25–11:30 | Clôture

Ressources

Si vous souhaitez en savoir plus sur la communauté autochtone Rukai, vous pouvez vous référer à cet enregistrement de la conférence de 2025 :

Voir l'enregistrement

Événement conçu dans le cadre du SAREC de l'ICOM avec le soutien financier d'ICOM France. 
Il est le fruit d'un partenariat entre NATHIST, ICOM SUSTAIN et ICOM FRANCE et reçoit le soutien et la collaboration du village de Kabalelradhane, d'ICOM Zambia, ICOM ICME, ICOM ICR, ICOM Spain, ICOM Costa Rica, ICOM Israel, ICOM Barbados et d'ICOM UMAC.