ICOM France

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

accueilActivitésComités internationaux › 2009

Réunions des Comités internationaux en 2009

INTERCOM - Gestion

Du 10/11/2009 au 13/11/2009

10 - 13 novembre 2009
Torreón, Mexique
Thème : Museums : Working in Partnership

ICOM-GLASS - Musées et collections du Verre

Du 10/11/2009 au 14/11/2009

10 - 14 novembre 2009
Lisbonne, Portugal
Thème : Portuguese Glass in an European context

CIMAM - Musées et collections d'art moderne

Du 09/11/2009 au 10/11/2009

9 - 10 novembre 2009
Mexico, Mexique
Thème : The institution of art in the new economy

ICEE - Echanges d'expositions

Du 09/11/2009 au 11/11/2009

9 - 11 novembre 2009
Chicago, Illinois, Etats-Unis
Thème : Making the World Smaller : Crossing Boundaries with Exhibitions

ICAMT - Architecture et techniques muséographiques

Du 05/11/2009 au 07/11/2009

5 - 7 novembre 2009
Berlin, Allemagne
Thème : Concepts and Project Outcomes

NATHIST - Musées et collections de sciences naturelles

Du 26/10/2009 au 29/10/2009

ICME - Musées et collections d'ethnographie

Du 19/10/2009 au 21/10/2009

ICR - Musées régionaux / ICTOP - Formation du personnel

Du 19/10/2009 au 24/10/2009

19 - 24 octobre 2009
Mantoue et Val Trompia, Italie
Réunion conjointe ICR et ICTOP avec le soutien de ICOM Italie
Thème : Personnel et formation dans les musées régionaux

ICTOP - Formation du personnel / NATHIST - Musées et collections de sciences naturelles

Du 18/10/2009 au 22/10/2009

18 - 22 octobre 2009
Guarujá, Brésil
ICTOP and NATHIST joint meeting 2009, on invitation of ICOM Brazil
Thème : Culture and nature – a challenge for museum practicians
Focus of ICTOP : training for preservation and mediation
Focus of NATHIST : biodiversity

ICFA - Musées et collections de Beaux-Arts

Du 13/10/2009 au 17/10/2009

13 - 17 octobre 2009
Rome, Italie
Thème : Les arts à Rome : 1860-1911

CECA - Education et action culturelle

Du 05/10/2009 au 10/10/2009

ICOM-Costume

Du 04/10/2009 au 09/10/2009

4 - 9 octobre 2009
Lyon, France
Thème : Costume and the textile trade

CAMOC - Musées de villes

Du 28/09/2009 au 30/09/2009

28 - 30 septembre 2009
Istamboul, Turquie
Thème : Collecte d'histoires citadines dans l'âge électronique

CIDOC - Documentation

Du 28/09/2009 au 30/09/2009

ICLM - Musées littéraires

Du 21/09/2009 au 23/09/2009

21 - 23 septembre 2009
Budapest, Hongrie
Thème : Voyages d'auteurs (compositeurs) - Auteurs (compositeurs) voyageurs. Qu'en font les musées?

ICOM-CC - Conservation

Le 19/09/2009

19 septembre 2009
Londres, Royaume-Uni
Réunion du groupe de travail d'ICOM-CC Paintings
Thème : Documentation sur la conservation : projets et perspectives actuels

ICMS - Sécurité dans les musées

Du 14/09/2009 au 18/09/2009

14 - 18 septembre 2009
Québec, Canada
Thème : La sécurité dans les musées : problèmes, tendances et solutions

EXPOSÉ DU CONSEILLER PRÉVENTION SÉCURITÉ INCENDIE DU MINISTÈRE FRANÇAIS DE LA CULTURE

Michel MORIN, Conseiller Prévention et Sécurité Incendie, Direction des Musées de France


I) La doctrine de prévention incendie dans les établissements recevant du public  (les musées)


    Sont assujettis à la réglementation tous les bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.

    Sont considérées comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l'établissement à quelque titre que ce soit en plus du personnel.

    Les constructeurs, propriétaires et exploitants des établissements recevant du public sont tenus, tant au moment de la construction qu'au cours de l'exploitation, de respecter les mesures de prévention et de sauvegarde propres à assurer la sécurité des personnes ; ces mesures sont déterminées compte tenu de la nature de l'exploitation, des dimensions des locaux, du mode de construction et du nombre de personnes pouvant être admises dans l'établissement, y compris les handicapés.

    Le règlement précise, pour chaque catégorie d'établissement, l'effectif au-delà duquel la présence de personnes handicapées circulant en fauteuil roulant nécessite l'adoption de mesures particulières de sécurité.

    Les bâtiments et les locaux où sont installés les établissements recevant du public doivent être construits de manière à permettre l'évacuation rapide et en bon ordre de la totalité des occupants.

    Ils doivent avoir une ou plusieurs façades en bordure de voies ou d'espaces libres permettant l'évacuation du public, l'accès et la mise en service des moyens de secours et de lutte contre l'incendie.

Les matériaux et les éléments de construction employés tant pour les bâtiments et locaux que pour les aménagements intérieurs doivent présenter, en ce qui concerne leur comportement au feu, des qualités de réaction et de résistance appropriées aux risques courus. La qualité de ces matériaux et éléments fait l'objet d'essais et de vérifications en rapport avec l'utilisation à laquelle ces matériaux et éléments sont destinés. Les constructeurs, propriétaires, installateurs et exploitants sont tenus de s'assurer que ces essais et vérifications ont eu lieu.

L'aménagement des locaux, la distribution des différentes pièces et éventuellement leur isolement doivent assurer une protection suffisante, compte tenu des risques courus, aussi bien des personnes fréquentant l'établissement que de celles qui occupent des locaux voisins.

Les sorties et les dégagements intérieurs qui y conduisent doivent être aménagés et répartis de telle façon qu'ils permettent l'évacuation rapide et sûre des personnes. Leur nombre et leur largeur doivent être proportionnés au nombre de personnes appelées à les utiliser.

    Tout établissement doit disposer de deux sorties au moins.

L'éclairage de l'établissement lorsqu'il est nécessaire doit être électrique. Un éclairage de sécurité doit être prévu dans tous les cas.

    Le stockage, la distribution et l'emploi de produits explosifs ou toxiques, de tous liquides particulièrement inflammables et de liquides inflammables classés en 1re catégorie en exécution de la loi n° 76-663 du 16 juillet 1976 relative aux installations classées sont interdits dans les locaux et dégagements accessibles au public, sauf dispositions contraires précisées dans le règlement de sécurité.

Les ascenseurs et monte-charge, les installations d'électricité, de gaz, de chauffage et de ventilation, ainsi que les équipements techniques particuliers à certains types d'établissements doivent présenter des garanties de sécurité et de bon fonctionnement.

L'établissement doit être doté de dispositifs d'alarme et d'avertissement, d'un service de surveillance et de moyens de secours contre l'incendie appropriés aux risques.

 « Les établissements situés, même partiellement, en infrastructure, quel que soit leur type, doivent permettre aux services publics qui concourent aux missions de sécurité civile d'assurer la continuité de leurs communications radioélectriques avec les moyens propres à ces services, en tout point de l'établissement.

Le ministre de l'intérieur précise dans un règlement de sécurité les conditions dans lesquelles il doit être procédé à l'essai des matériaux, à l'entretien et à la vérification des installations, à l'emploi et à la surveillance des personnes, à l'exécution des travaux.

    Le règlement de sécurité comprend des prescriptions générales communes à tous les établissements et d'autres particulières à chaque type d'établissement. Il précise les cas dans lesquels les obligations qu'il définit s'imposent à la fois aux constructeurs, propriétaires, installateurs et exploitants ou à certains de ceux-ci seulement.

    Certains établissements peuvent, en raison de leur conception ou de leur disposition particulière, donner lieu à des prescriptions exceptionnelles soit en aggravation, soit en atténuation ; dans ce dernier cas, des mesures spéciales destinées à compenser les atténuations aux règles de sécurité auxquelles il aura été dérogé peuvent être imposées.

    Des mesures spéciales destinées à assurer la sécurité des voisins peuvent également être imposées.

Les établissements dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'établissement sont assujettis à des dispositions particulières déterminées dans le règlement de sécurité.

    Le maire, après consultation de la commission de sécurité compétente, peut faire procéder à des visites de contrôle afin de vérifier si les règles de sécurité sont respectées.

    Tous les projets de construction sont soumis à l'avis de la commission de sécurité compétente.

    Pendant la construction, et indépendamment des responsabilités qui incombent aux promoteurs et constructeurs, le responsable désigné veille, pendant toute la durée d'exécution des travaux, à la bonne exécution des prescriptions de sécurité arrêtées après avis de la commission de sécurité. Lors de la réception des travaux et avec le concours et l'avis des membres de la commission de sécurité, il s'assure que ces prescriptions ont été respectées ; il fait toute propositions utiles à l'autorité compétente en ce qui concerne l'ouverture éventuelle de l'établissement.

    En cours d'exploitation, le responsable désigné prend ou propose, selon l'étendue de ses compétences administratives, les mesures de sécurité nécessaires et fait visiter l'établissement par la commission de sécurité selon la périodicité prévue par le règlement de sécurité. Les procès-verbaux de visite lui sont remis ; ils sont remis également au chef de service compétent de chaque administration. Il appartient à chacun d'eux de prendre toutes mesures d'urgence et d'en référer à l'autorité compétente. Un exemplaire du procès-verbal est transmis au maire de la commune intéressée.

    Les établissements sont, en outre, quel que soit leur type, classés en catégories, d'après l'effectif du public et du personnel. L'effectif du public est déterminé, suivant le cas, d'après le nombre de places assises, la surface réservée au public, la déclaration contrôlée du chef de l'établissement ou d'après l'ensemble de ces indications.

    Les règles de calcul à appliquer sont précisées, suivant la nature de chaque établissement, par le règlement de sécurité.

    Pour l'application des règles de sécurité, il y a lieu de majorer l'effectif du public de celui du personnel n'occupant pas des locaux indépendants qui posséderaient leurs propres dégagements.
  
 Les catégories sont les suivantes :
1re catégorie :     au-dessus de 1 500 personnes ;
2e catégorie :     de 701 à 1 500 personnes ;
3e catégorie :     de 301 à 700 personnes ;
4e catégorie :     300 personnes et au-dessous, à l'exception des établissements compris dans la 5e catégorie ;
5e catégorie :       établissements dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'exploitation.
    Tout changement dans l'organisation de la direction, qu'il s'agisse ou non d'un démembrement de l'exploitation, doit faire l'objet d'une déclaration au maire qui impose, après avis de la commission de sécurité compétente, les mesures complémentaires rendues éventuellement nécessaires par les modifications qui résultent de cette nouvelle situation.


Tout changement dans l'organisation de la direction, qu'il s'agisse ou non d'un démembrement de l'exploitation, doit faire l'objet d'une déclaration au maire qui impose, après avis de la commission de sécurité compétente, les mesures complémentaires rendues éventuellement nécessaires par les modifications qui résultent de cette nouvelle situation.

    Le dossier permettant de vérifier la conformité d'un établissement recevant le public comprend les pièces suivantes :

    1° Une notice descriptive précisant les matériaux utilisés tant pour le gros œuvre que pour la décoration et les aménagements intérieurs ;

    2° Un ou plusieurs plans indiquant les largeurs des passages affectés à la circulation du public, tels que dégagements, escaliers, sorties. Ce ou ces plans comportent des renseignements sommaires ou des tracés schématiques concernant :

    a) Les organes généraux de production et de distribution d'électricité haute et basse tension ;

    b) L'emplacement des compteurs de gaz et le cheminement des canalisations générales d'alimentation ;

    c) L'emplacement des chaufferies, leurs dimensions, leurs caractéristiques principales compte tenu de l'encombrement des chaudières ; l'emplacement des conduits d'évacuation des produits de combustion, d'amenée de l'air frais, d'évacuation des gaz viciés ; l'emplacement et les dimensions des locaux destinés au stockage du combustible et le cheminement de ce combustible depuis la voie publique ;

    d) Les moyens particuliers de défense et de secours contre l'incendie.

    Ces plans et tracés de même que leur présentation doivent être conformes aux normes en vigueur.

    La commission consultative départementale de la protection civile est l'organe technique d'étude, de contrôle et d'information du représentant de l'Etat dans le département et du maire. Elle assiste ces derniers dans l'application des mesures de police et de surveillance qu'ils sont appelés à prendre en vue d'assurer la protection contre l'incendie et la panique dans les établissements soumis au présent chapitre.

    Elle est chargée notamment :

    D'examiner les projets de construction, d'extension, d'aménagement et de transformation des établissements, que l'exécution des projets soit ou ne soit pas subordonnée à la délivrance d'un permis de construire ;

    De procéder aux visites de réception, pour la délivrance de l'autorisation d'ouverture des établissements ;

    De procéder, soit de sa propre initiative, soit à la demande du maire ou du représentant de l'Etat dans le département, à des contrôles périodiques ou inopinés sur l'observation des dispositions réglementaires.

    La commission départementale propose au représentant de l'Etat dans le département le renvoi au ministre de l'Intérieur des dossiers pour lesquels il apparaît opportun de demander l'avis de la commission centrale de sécurité.


    Les constructeurs, installateurs et exploitants sont tenus, chacun en ce qui le concerne, de s'assurer que les installations ou équipements sont établis, maintenus et entretenus en conformité avec les dispositions de la présente réglementation. A cet effet, ils font respectivement procéder pendant la construction et périodiquement en cours d'exploitation aux vérifications nécessaires par les organismes ou personnes agréés dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l'Intérieur et des ministres intéressés.

    Le maire, après avis de la commission de sécurité compétente, peut imposer des essais et vérifications supplémentaires.

Au cours de la construction ou des travaux d'aménagement, des visites peuvent être faites sur place par la commission de sécurité compétente.

    Avant toute ouverture des établissements au public ainsi qu'avant la réouverture des établissements fermés pendant plus de dix mois, il est procédé à une visite de réception par la commission.

    Le maire autorise l'ouverture par arrêté pris après avis de la commission.

    Les exploitants sont tenus d'assister à la visite de leur établissement ou de s'y faire représenter par une personne qualifiée.

    A l'issue de chaque visite, il est dressé un procès-verbal. Le maire notifie le résultat de ces visites et sa décision aux exploitants soit par la voie administrative, soit par lettre recommandée avec accusé de réception.
Les services de police et de gendarmerie peuvent, pendant les heures d'ouverture, vérifier la régularité de la situation administrative des établissements recevant du public et relever les infractions aux règles de sécurité.

    Dans les établissements soumis aux prescriptions du présent chapitre, il doit être tenu un registre de sécurité sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité .


II ) Allier la sécurité et la sûreté


La protection des biens culturels contre le vol et la malveillance dans les musées se distingue par la variété de deux missions complémentaires mais non contradictoires :

  1. la conservation du patrimoine.
  2. la sécurité du public.


Il s'agit bien d'assurer la protection des biens culturels  tout en maintenant la sécurité des personnes. Ce dernier point impose une évacuation rapide du public en cas de sinistre.
La valeur et l'efficacité de la prévention ont pour base la conciliation des nécessités de la protection incendie avec les impératifs de toute nature qui lui sont étrangers ( coût, esthétique, sécurité vol, facilité d'exploitation etc..).

Il ne faut donc  pas opposer les deux missions. Il faut éviter que les mesures spécifiques prises dans un domaine soient incompatibles avec les mesures de l'autre. Aussi, eu égard à cette problématique vol malveillance, bien plus sensible dans les établissements de type Y, le législateur autorise des aménagements puisque le préventionniste ne peut pas oublier, voire négliger, cet aspect.

La seconde différence entre les deux genres de prévention provient du fait que la prévention incendie dans les ERP est réglementée par des textes précis, contrairement à la prévention vol malveillance dénuée de toute réglementation.

En ce qui concerne l'intrusion, peu de contradiction oppose les deux aspects. Dans ce  domaine il faut   prendre principalement des mesures de prévention contre le vol et la malveillance, sachant que les seules exigences «incendie» consistent à permettre l'accessibilité de l'établissement aux engins d'incendie et réaliser (parfois) des baies accessibles aux sapeurs-pompiers.
 La  problématique de la prévention incendie reste la sortie du public et pas son entrée.
 
Quoiqu'il en soit, il s'agit de maintenir la sécurité en générale dans chaque établissement, tant celle du public que celle des œuvres.

Les principales actions menées conjointement.

moyens humains
L'efficacité des agents de surveillance repose sur la qualité de leur formation. Dans la majorité des établissements, les agents assurent conjointement la sureté et la sécurité des personnes.
Cependant l'évacuation du public en cas de sinistre reste la priorité.
En revanche, rien n'exclut la surveillance en cas d'évacuation, surtout lorsqu'elle n'est pas massive.

moyens techniques
Pour ce qui concerne les dispositifs techniques, le législateur autorise la temporisation dans le domaine de l'alarme incendie générale après déclenchement d'une  détection incendie. Cela permet de pouvoir lever le doute.

Par ailleurs, le principe des unités de gestion centralisée des issues de secours (UGCIS) allie également l'aspect sécurité du public et sûreté puisqu'il permet une double temporisation. Cette double temporisation  n'est admise que dans les établissements qui disposent de personnels qualifiés SSIAP 2 et SSIAP 1 (Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes). De plus, ce dispositif comporte une surveillance vidéo et/ou visuelle et des détecteurs volumétriques et/ou à l'ouverture.

La sauvegarde des oeuvres constitue également une mission conjointe en cours de développement.      

 III ) Plan de sauvegarde pour la protection des collections.

En France, au cours des dernières années, des sinistres sont survenus dans les musées et ont provoqué la destruction partielle ou totale de certaines collections. les œuvres sont atteintes, les dégâts causés par un sinistre dans un musée peuvent être irréparables et les pertes inestimables.

Certes, la priorité dans un établissement recevant du public (E.R.P) reste l’évacuation du public, mais dans les établissements spécifiques que sont les musées de France, la seconde priorité est la sauvegarde du patrimoine.

Dans le cadre du principe de précaution, il importe de faire face à de tels événements en mettant en place une organisation et des mesures pour en atténuer les méfaits.

Existant déjà dans certains établissements, mais non imposé par le règlement de sécurité relatif aux établissements recevant du public, il est indispensable pour chaque musée, de réaliser un plan de sauvegarde. Cet outil sera une aide précieuse pour les services de secours et les responsables des musées, en cas de sinistre, tels qu’incendie, inondation, dégâts des eaux, etc.

En s’appuyant sur la réglementation traitant des plans d’organisation de la réponse de la sécurité civile (ORSEC), sa conception doit être le fruit d’un travail collégial entre tous les acteurs de l’établissement complété par l’appui et les conseils des acteurs du secours.

Ce plan s’organise selon le schéma suivant :

Recenser les œuvres, les archives administratives et les documents relatifs aux inventaires (le récolement est en cours dans de nombreux musées), sans omettre les réserves.

Déterminer un ordre de priorité pour l’évacuation des œuvres et préciser celles à protéger sur place.

Réaliser des plans reportant les emplacements des œuvres à évacuer et/ou à protéger. Ils seront mis à la disposition des services de secours en cas d’intervention.

Élaborer un dossier synthétique, également destiné aux services de secours, comprenant une fiche par œuvre destinée à être évacuée ou protégée (descriptif sommaire, photo, localisation).

Déterminer un lieu de stockage d’urgence dans des dépendances immédiates de l’établissement et en prévoir la garde par les agents du musée ou les forces de l’ordre, éventuellement.

Aménager un système de pointage et de recensement des œuvres et objets à leur sortie du musée, à leur embarquement dans les véhicules de transport et à leur réception dans un lieu de stockage (départ – transit – arrivée).

Prévoir les moyens et le matériel de transport adaptés pour évacuer les objets.

Répertorier un lieu de repli fiable où seront entreposées les œuvres évacuées. Il devra répondre à des impératifs de conservation et se situer dans une zone non soumise aux risques naturels (inondation).

Aménager un local destiné à l’entreposage des matériels nécessaires à la protection ou à l’évacuation des objets.


Ce plan de sauvegarde pourrait être réalisé avec la collaboration des sapeurs-pompiers, ou au moins être porté à leur connaissance, ce qui à l’évidence faciliterait leur intervention. Il nécessitera une mise à jour régulière, tant pour la pertinence du plan proprement dit, que pour la liste des œuvres détenues.

Enfin, l’existence d’une chaîne d’alerte fiable destinée à avertir les responsables des musées est nécessaire.

Conclusion

     Dans un contexte atypique alliant l’implication  de nombreux intervenants, les contraintes liées  à la notion de sûreté et à la conservation du patrimoine, la mise en œuvre de la prévention et sécurité incendie dans les établissements du ministère de la culture nécessite une totale coopération de l’ensemble des acteurs.
Notre patrimoine exceptionnel doit être préservé.

ICMEMO - Musées à la mémoire des victimes de crimes publics

Du 14/09/2009 au 16/09/2009

14 - 16 septembre 2009
Terezín, République tchèque
Réunion ICMEMO 2009

UMAC - Musées et collections universitaires

Du 10/09/2009 au 13/09/2009

10 - 13 septembre 2009
Berkeley, California, Etats-Unis
Thème : Putting University Collections to Work in Teaching and Research

CIMUSET - Musées et collections de sciences et techniques

Du 07/09/2009 au 13/09/2009

7 - 13 septembre 2009
Belgrade, Serbie
Thème : Imaginer votre musée...

CIMCIM - Musées et collections d'instruments de musique

Du 06/09/2009 au 12/09/2009

6 - 12 septembre 2009
Florence et Rome , Italie
Réunion annuelle de CIMCIM, réunion conjointe avec AMIS, Galpin et Historic Brass Society
Thème : Patrimoine organologique : situation et préservation

MPR - Marketing et relations publiques dans les musées

Du 21/08/2009 au 26/08/2009

21 - 26 août 2009
Moscou et Iasnaïa Poliana (Domaine de Tolstoy), Russie
Thème : Musées et Tourisme

ICOFOM - Muséologie

Du 01/07/2009 au 05/07/2009

1er - 5 juillet 2009
Liège, Belgique
Thème : Projet de Dictionnaire encyclopédique de muséologie

 

La 32ème réunion annuelle du comité international pour la muséologie (ICOFOM) s’est tenue à Liège et Mariemont (Belgique) du 1er au 5 juillet 2009. Le thème retenu était une discussion autour du projet de Dictionnaire encyclopédique de muséologie, sur la base de 20 termes majeurs, rédigés par Bernard Deloche, André Desvallées et François Mairesse, et proposés préalablement à la réunion pour commentaires écrits de la part des membres du comité et communications orales de la part de  conférenciers invités venant des Pays-Bas (Peter Van Mensch), de Suisse (Pascal Griener), de Belgique (Michèle Antoine), de France (Jean Davallon), du Québec (Raymond Montpetit).
Regroupés en cinq sessions étalées sur seulement cinq demi journées, la durée de la réunion obligeant à faire de larges regroupements, les termes devant engager les débats avaient été ainsi répartis : à Peter Van Mensch, muséologie et muséographie ;  à Pascal Griener, musée, muséal et institution ; à Michèle Antoine,  exposition, éducation, architecture et communication ; à Jean Davallon,  patrimoine,  préservation,  recherche,  objet, collection et muséalisation ; à Raymond Montpetit, gestion, profession, public, société et éthique.
Les débats ont été l’objet de riches discussions, mettant, comme toujours en évidence le décalage entre les fidèles des réunions et des publications du comité et les assistants occasionnels. Mais il ont aussi permis de préciser certains points dont pourront tirer parti les rédacteurs du dictionnaire. En dehors des deux directeurs de la publication (André Desvallées et François Mairesse) qui ont fait une brève communication pour introduire le symposium les auteurs sont volontairement restés très discrets au cours des débats.
La première journée de travail avait eu le privilège de la présence de Julien Anfruns, le directeur général de l’ICOM. Sa présence permettra d’apprendre que l’Icom prendra en charge la publication et les traduction du dictionnaire en préparation.
Une journée pratique a permis de visiter le Préhistosite de Ramioul, tout à  fait remarquable par la diversité de ses expressions (exposition interactive, auto-animations-démonstrations, interprétation du site).
Un compte-rendu de la réunion, avec détail des conférences et débats figure sur le site d’ICOFOM, dans les trois langues officielles :
 http://www.icofom.com.ar/
à la rubrique Événements // sous rubrique Synthèse des sessions // Baissez le document ICI

André Desvallées