Actualités muséologiques
Patrimoine culturel sibérien
May 10
Inventaire sur le Patrimoine culturel sibérien dans les musées : ICOM - France soutient l'initiative.
« Les cultures circumpolaires dans les musées à travers le monde : passé, présent et avenir »
Dans le cadre du programme de l’UNESCO pour la préservation des objets culturels mobiliers en danger et pour le développement des musées, sous la patronage de l’UNESCO et du Conseil international des musées (ICOM), et conformément au Mémorandum sur la coopération dans les domaines de la culture, des sciences et de l’éducation entre l’UNESCO et la République de Sakha (Yakoutie), une conférence scientifique internationale « Les cultures circumpolaires dans les musées à travers le monde : passé, présent et avenir » s’est déroulée du 29 juillet au 1er août 2009 à Iakoutsk, République de Sakha (Yakoutie), Fédération de Russie.
La conférence a abordé les questions relatives à la promotion de la diversité culturelle, au développement du dialogue interculturel et au renforcement des partenariats entre les musées, en tant que garants du patrimoine culturel de la civilisation circumpolaire.
La conférence a marqué également le lancement du portail Internet en langues anglaise et russe.
« Civilisation circumpolaire au sein des musées de Yakoutie : hier, aujourd’hui, demain », a été organisée avec le soutien du bureau de l’UNESCO à Moscou et en coopération avec l’Artic State Universtiy of Arts and Culture.
Prés de 100 représentants de 14 pays du monde et 13 régions de la Fédération de la Russie, ainsi que la République Sakha (Iakoutie) ont participé à la conférence.
Au cours de deux séances plénières et de trois sections thématiques (77 exposés), ont été abordés :
1. La civilisation arctique : le dialogue des cultures dans le contexte de la variété culturelle,
2. « Les problèmes de la préservation et la retransmission d`héritage ethnoculturel des peuples de l'Arctique. Les télématiques dans l'affaire de musée »,
3. « Le rôle des musées du monde dans l'élargissement et l'approfondissement des connaissances sur la civilisation circumpolaire ».
Les buts du projet International :
L'objectif à court terme du projet International est la consolidation des efforts de la communauté mondiale sur la collecte, le traitement et la préservation des pièces et les collections sur l'héritage culturel des peuples de l'Arctique qui se trouvent dans les musées du monde.
L'objectif à long terme du projet International est la diffusion des connaissances sur la variété culturelle et la vision intégrée de l'héritage culturel des peuples des zones circumpolaires, qui aujourd'hui se trouvent en état de la perte de leur originalité culturelle et de leur identité.
Le projet vise à l'"animation" de cet héritage culturel pour les générations modernes et futures des peuples du monde circumpolaire et l'introduction des connaissances anciennes et des modèles de la culture spirituelle et financière aux aspects modernes des civilisations.
Les taches du projet International :
· la tenue des expéditions locales pour la collecte des objets dans les pays partenaires ;
· la publication de la série des DVD avec les dépliants en russe, en anglais et aux langues des peuples arctiques ;
· la rédaction et l'édition du catalogue général sur le patrimoine culturel des peuples du monde circumpolaire ;
· la tenue des séminaires, des conférences, des présentations sur la problématique du projet :
· la création des vidéos sur la présentation de la culture des peuples arctiques en russe, en anglais et aux langues des peuples des pays partenaires ;
· la tenue des activités finales du projet dans l'UNESCO. ICОМ et dans les pays partenaires.
En raison de relations anciennes, les organisateurs de la conférence ont demandé mon aide gracieuse pour rassembler l’information sur le patrimoine culturel sibérien dans les musées français, suisse, italien....à partir des inventaires des musées. Ce travail est grandement facilité par les études de Sylvie Devers, Alix Claire, Yves Back et Gwénaële Guigon. Cependant, des établissements auraient pu échapper à leur recensement,. C’est pourquoi les musées français, suisses, italiens, belges…. qui ont des collections venant de l’arctique sibérien sont invités à prendre contact.
gpacaud(at)wanadoo.fr
Gilles PACAUD
Conservateur en chef honoraire des Musées d’Histoire naturelle
et des Musées d’établissements d’enseignement supérieur.
Pour tout renseignement complémentaire sur la conférence :
Mme Elizaveta Sidorova The National Committee of the Republic of Sakha (Yakutia) for UNESCO unesco@mail.sakha.ru; unesco@sakha.ru
Haïti, l'action du Bouclier Bleu
Apr 10
Le Comité français du Bouclier Bleu, association régie par la loi de 1901, a été créé le 15 juin 2001. Ses membres fondateurs sont :
- le Conseil International des Archives(ICA),
- le Conseil International des Musées (ICOM),
- le Conseil International des Monuments et des Sites(ICOMOS),
- la Fédération Internationale des Associations de Bibliothécaires et des Bibliothèques (IFLA).
Le rôle du Comité français du Bouclier Bleu est d'être le relais en France du Comité International du Bouclier Bleu, ou pour les actions de celui-ci hors de France.
Les actions du Bouclier Bleu en Haïti
Dès le 13 janvier, au lendemain du tremblement de terre en Haïti, le Comité International du Bouclier Bleu est à pied d’œuvre : un communiqué est publié sur son site Internet, une page Facebook est créée, un site web est mis en ligne pour que les bénévoles puissent se déclarer (750 personnes inscrites à ce jour, principalement des professionnels du patrimoine).
Des missions d’évaluation sont effectuées rapidement sur place et des fiches de situation pour les institutions endommagées sont rédigées et mises à jour. Un plan d'action international permet ensuite le signalement des sites fléchés contre des travaux de terrassement intempestifs : des boucliers bleus sont apposés sur les bâtiments à protéger.
Un centre mobile de traitement des biens culturels sinistrés sera installé sur un terrain de 3.000 m2 mis à disposition par une association locale appelée FOKAL, près de l’aéroport de Port au Prince : il s’agira d’une base de vie et d’une base de travail qui pourront accueillir 30 bénévoles internationaux et 30 volontaires haïtiens, pour des missions d’une durée de deux semaines, qui s’étaleront sur environ 10 mois. Le site sera sécurisé par la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti) et la logistique sera assurée par l’armée américaine (tentes et conteneurs).
Une coopération internationale avec les collectivités territoriales est envisagée : la ville et le port autonome de Bordeaux ont par exemple proposé leur aide pour trouver des conteneurs maritimes.
Le Comité International du Bouclier Bleu travaille étroitement avec les ONG compétentes et coordonne leurs actions : l’ICA (Conseil International des Archives), l’IFLA (Fédération Internationale des Associations de Bibliothécaires et des Bibliothèques), l’ICOM (Conseil International des Musées), le Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS) et le CCAAA (Archives Audiovisuelles).
Liens utiles :
- Comité international du Bouclier Bleu
- Comité français du Bouclier Bleu
Le Serment des Ancêtres restauré par le C2RMF
Lors de cette réunion, Christiane Naffah a évoqué la restauration du « Serment des Ancêtres » par les soins du C2RMF. Ce tableau de grande taille, peint en 1822 par Guillaume Guillon-Lethière, artiste né en Guadeloupe, a été retrouvé après le séisme sous les décombres du Palais présidentiel. Il représente le serment solennel, sous l'œil de Dieu, du général noir Jean-Jacques Dessalines, lieutenant de Toussaint Louverture et du chef des mulâtres Alexandre Pétion, une rencontre qui est le symbole de la marche d’Haïti vers l’indépendance. Une mission de restauration sur place est envisagée par le C2RMF, comme les Haïtiens le souhaiteraient, si cela est possible.
Patrimoine et communautés savantes
Jan 10
Sous la direction de Soraya Boudia, Anne Rasmussen et Sébastien Soubiran
Cet ouvrage propose une large réflexion sur les rapports entre patrimoine, savoirs et communautés savantes. Il restitue l'histoire et les enjeux de la préoccupation patrimoniale dans les lieux de production de savoirs (universités, laboratoires, observatoires ou hôpitaux universitaires). Comment ces communautés constituent-elles un ensemble de traces qu'elles jugent nécessaires de préserver, de transmettre et de donner à voir publiquement? Comment d'autres s'en emparent-ils et en multiplient les usages, contribuant ainsi à une inscription des savoirs dans la sphère culturelle?
Hommage à Marcel Evrard
Dec 09
Hommage paru dans la revue du CILAC n°55 L'Archéologie industrielle en France, décembre 2009.
Actes de la table-ronde "Musées et Tourisme"
Oct 09
Assemblée générale ICOM-France, Caen, juin 2009
Consommation culturelle ou projet éducatif, ouverture vers de nouveaux publics et fidélisation des visiteurs, qu’est-ce qu’un « touriste » aujourd’hui dans un musée, un monument, un site, quelle charte du tourisme culturel durable faudrait-il redéfinir ?
Intervention et débat sur ces thèmes de la Journée internationale de l’ICOM 2009 avec :
- Catherine Bertho Lavenir, Professeure à l’Université Paris III,
- Stéphane Grimaldi, Directeur du Mémorial de Caen
- Jean-Yves Marin, Directeur du Musée de Normandie
- Bernard Pouverel, Directeur EPCC Pont du Gard
- Patrick Ramade, Directeur du Musée des Beaux-Arts, Caen
Télécharger les actes :
Dialogues franco-allemands des musées de sciences
Sep 09
Médiation et communication scientifique.
Perspectives dans le domaine de la formation.
Apprendre au musée.
Dialogues franco-allemands des musées de sciences. 3èmes Rencontres.
Berlin, 14 - 16 octobre 2007
Après Munich (Deutsches Museum, 2003) et Dijon (Université de Bourgogne, 2005), la 3ème édition des rencontres franco-allemandes de professionnels de musées de sciences s’est déroulée à Berlin, au Deutsches Technikmuseum, du 14 au 16 octobre 2007.
Initiés par le Haut Conseil culturel franco-allemand et précédemment mis en œuvre par l’OCIM (Office de Coopération et d’Information Muséographiques), ces Dialogues franco-allemands ont été organisés par ICOM Allemagne et par ICOM France avec, à Berlin, le Deutsches Technikmuseum. La poursuite de cette initiative a montré que la coopération culturelle entre nos deux pays correspondait à un besoin profond, de même l’attention portée à la langue du partenaire. La traduction simultanée a permis à chacun de s’exprimer dans sa langue mais aussi de promouvoir l’écoute et l’apprentissage de l’autre langue. Bien entendu, la relation culturelle franco-allemande n’exclut pas d’autres formes de coopération, mais elle a sa vie propre et le succès de ces troisièmes rencontres en est un signe fort. C’est pourquoi l’Ambassade de France à Berlin a souhaité s’engager auprès des organisateurs et partenaires allemands. Nous remercions tous les partenaires pour leur soutien indispensable et pour l’intérêt qu’ils portent aux thèmes des Rencontres. Y a-t-il une spécificité du musée de sciences ? A travers les communications et les échanges de ces deux journées orientés sur la transmission du savoir dans les musées ainsi que sur l’éducation par et pour le musée, plusieurs faits sont apparus.Les débats ont montré tout d’abord une profonde transformation du panorama classique des musées de sciences dans nos deux pays. La distinction entre le « musée/objet » fondé sur une collection, le « musée-idée » reposant sur un parcours et des expériences, le « musée social » préoccupé davantage par les rapports entre sciences et société, se révèle non pertinente aujourd’hui. Le musée de sciences est profondément multidisciplinaire, attaché à la mise en valeur d’un patrimoine matériel et immatériel, ouvert à toutes les formes de responsabilité sociale, celle du chercheur-citoyen comme celle des visiteurs pour qui le musée est un lieu de référence plus reconnu que l’école ou que les autres modes d’information et de transmission des savoirs (presse, télévision, Internet).De même les anciennes catégories (musée de sciences naturelles, musée technique et industriel, science center, musée d’ethnographie) ont fait place à une conception du musée « global » où la relation arts/sciences/nature est souvent au cœur du projet scientifique et culturel (un bon exemple de ce musée « global » est le nouveau musée des sciences de Barcelone, CosmoCaixa créé par le physicien Jorge Wagensberg). Cette approche globale peut s’exprimer par la réalisation d’une exposition permanente de synthèse et de référence (projet Musée des Confluences à Lyon) ou par la juxtaposition dans un même lieu de différents types de musée (Les Champs libres à Rennes, nouvel équipement culturel qui réunit le Musée de Bretagne, l’Espace des sciences et la Bibliothèque de Rennes). Ce nouveau modèle de musée fait appel à toutes sortes de techniques muséographiques (objets sous vitrines, animés ou non, audiovisuel, mise en spectacle, présence du vivant, nouvelles pratiques numériques) mais l’important est de préserver ou de renforcer la singularité d’un lieu, d’une collection, d’un parcours en faisant de l’émotion partagée le premier vecteur d’une curiosité nouvelle. Ainsi, les parcours seront davantage mémorisés et cette « mémoire de la visite » est le vrai critère du succès d’une présentation, d’un musée nouveau ou rénové.L’architecture du musée est aussi au cœur de débats qui rappellent l’importance du lieu, de la collection, dans certains cas du territoire ou de la ville que le musée contribue à « fabriquer ». Ainsi Phaeno construit par Zaha Hadid à Wolfsburg est un bon exemple des liens tissés entre l’architecture et le quotidien du musée, non seulement pour les visiteurs, mais aussi pour les habitants et bien sûr pour les professionnels qui ont en charge le mode d’existence de ce nouveau centre de sciences. Les débats ont également permis la confrontation des différents rôles du musée de sciences : conserver, éduquer, chercher, communiquer. Les tâches sont multiples, et les attentes des visiteurs variées et précises.Ainsi les métiers des musées ont du évoluer et les modes de formation des professionnels également. A cet égard, de nombreuses différences existent entre la France et l’Allemagne. En particulier, le statut du volontariat qui existe en Allemagne est mal défini en France ; par contre les carrières des « conservateurs » et des « restaurateurs » dans les musées de France se déroulent dans un cadre mieux défini, par filières et par type d’établissements. La France et l’Allemagne participent à l’élaboration d’un référentiel des professions muséales conduit par l’ICTOP, le Comité international de l’ICOM pour la formation des personnels. Les échanges de professionnels entre nos deux pays devraient être facilités par l’adoption de ce référentiel commun qui devrait pouvoir être appliqué à tous les types de musées. La primauté au musée du projet scientifique et culturel reste cependant une affirmation essentielle. Si l’on définit la culture comme le partage d’un ensemble de traditions vivantes, la science a plus que jamais sa place dans ce partage et dans le projet culturel de nos musées. Au moment où s’opposent les défenseurs d’une « science citoyenne » et les tenants d’une « marchandisation de la science », il importe que l’action culturelle des musées soit bien orientée au service de nos sociétés et de leur développement. A cet égard, de nombreuses initiatives peuvent être conduites dans un cadre franco-allemand, en France et en Allemagne mais aussi, conjointement, dans d’autres parties du monde. La poursuite des Dialogues franco-allemands de professionnels des musées de sciences trouve ici sa pleine justification. C’est dans cette perspective, et avec le concours constant de jeunes professionnels, que seront préparées les prochaines Rencontres qui devraient avoir lieu à Paris, à l’automne 2009. La Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris et le Deutsches Historisches Museum à Berlin seront associés à cette réflexion. Ces deux institutions réalisent en ce moment une exposition qui témoigne de l’importance de la relation franco-allemande dans l’histoire et dans l’avenir des migrations ainsi qu’au niveau de la construction européenne.Dans ses différents statuts (universitaire, associatif, national, régional, local) et sous ses différentes formes (collections d’étude, centre de culture scientifique et technique, musée pour enfants, etc.), le musée de sciences reste, pour tous les publics, le ferment actif d’une culture partagée dans lequel les sciences et les techniques ont toute leur place. Ses expositions illustrent l’aventure de la connaissance qui définit l’homme. Les débats sur les questions de sciences au musée permettent l’exercice d’une pratique citoyenne dont nos sociétés constatent au quotidien l’impérieuse nécessité. Face à ces enjeux, les professionnels des musées ressentent toujours davantage le besoin de confronter leurs expériences, leurs doutes, leurs ambitions. En permettant de tels échanges, ces Rencontres de Berlin ont été un moment précieux qui nous permettra d’enrichir nos pratiques et notre réflexion pour mieux remplir le rôle de développement culturel et de transmission de savoirs partagés qui est au cœur de notre mission.
Dominique Ferriot
Présidente d’ICOM-France
Du folklore à l'ethnologie
Sep 09
Du folklore à l'ethnologie
Sous la direction de
Jacqueline Christophe
Denis-Michel Boëll
Régis Meyran
LE PASSAGE des études de folklore à l’ethnologie en France s’est fait dans la période troublée
qui va du Front populaire à la Libération. Le folklore scientifique se construit de manière
ambivalente, dans le cadre d’ une politique culturelle qui fait la part belle aux traditions
régionales : à la fois ouverte sur la modernité, et fascinée par un passé volontiers idéalisé. Avec
l’ avènement du régime de Vichy, le folklore devient l’instrument de la politique culturelle du maréchal
Pétain et de sa Révolution nationale. Mais, en même temps, de vastes enquêtes scientifiques,
extensives et collectives voient le jour.
Cet ouvrage, qui fait suite à un colloque international tenu en 2003 au musée national des
Arts et Traditions populaires (MNATP), apporte une réponse collective à des questions restées
longtemps floues, voire taboues : comment apprécier les activités du MNATP, créé en 1937, et
celles de son directeur, Georges Henri Rivière, sous le régime de Vichy ? Quelles continuités, quelles
ruptures apparaissent entre la période du Front populaire et Vichy ? Jusqu’où les folkloristes se
sont-ils compromis ? Une nouvelle discipline était-elle déjà en germe ou le folklorisme sombrait-il
totalement dans l’exaltation passéiste du monde paysan ? Ce regard en arrière s' avère nécessaire à
l’heure où l’ ethnologie s’affranchit des barrières nationales – et alors qu’un nouveau musée, le musée
des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), vient remplacer le MNATP.
L.Abrate, A. Bleton-Ruget, R. De Bont, D-M. Boëll, C. Bromberger, J. Christophe, I. Chiva,
M. Colardelle, A. Décoret-Ahiha, M-N. Denis, A. Desvallées, L. S. Fournier, F. Gétreau,
N. Gorgus, M-H. Guyonnet, A. De Jong, A. Korganow, G. Laferté, D. Lassaigne (†), H. Lebovics,
D. Le Couédic, É. Lynch, F. Maguet, R. Meyran, B. Müller, T. K. Schippers, M. Segalen,
D. Sérena-Allier, O.Sirost, P. Soulier, A-M. !iesse, C. Velay-Vallantin, F. Weber.
Éditions de la Maison des sciences de l’homme – 54, bd Raspail – 75006 Paris
Tél. : 01 49 54 26 38 –
15 x 23 cm - 404 pages
ISBN : 978-2-7351-1233-3
37 €
Les Cahiers du musée des Confluences
Jul 09
La revue thématique Sciences et Sociétés du musée des Confluences
Le musée des Confluences ouvrira prochainement à Lyon. Ce musée se caractérisera par une approche pluridisciplinaire des sciences et des sociétés. Il s’efforcera de donner des clés pour mieux comprendre la complexité de la société en soulevant les grandes questions qui préoccupent tout un chacun et en éclairant les réponses que les sciences apportent. Ce musée s’appuiera sur ses collections d’objets de sciences naturelles, d’ethnologie, de sciences et techniques pour argumenter son discours.
La revue Les Cahiers du musée des Confluences permettra à chaque numéro de rassembler des textes d’auteurs de disciplines différentes sur une thématique clé qui sera reprise dans le musée.
- Volume 3 : Les Échanges La généralisation des échanges tend à banaliser le fait d’échanger en nous faisant oublier que l’échange n’est pas simplement utile et aujourd’hui particulièrement efficace, mais constitue une dimension essentielle de l’existence de l’homme[…]
- Volume 2 : L'expérimentation Le musée des Confluences, musée de sciences et sociétés, entend aborder la science en train de se faire, pas seulement ses résultats. D’où l’importance d’approfondir la notion d’expérimentation, constitutive de la démarche des sciences modernes.[…]
- Volume 1 : La Référence […] Ce premier numéro porte sur « la référence », notion au coeur même de la démarche spécifique du futur musée tant au niveau de son contenu que du rapport aux publics. Le musée des Confluences inaugurera un nouveau type d’expositions dites de « synthèse et de référence ». Le défi est le suivant : par un langage et des modes d’expression ouverts à tous, présenter les références constitutives des savoirs et de leurs histoires en ayant le souci de les rendre accessibles à un public pluriel. Non pas de manière cumulative mais en incitant les différentes disciplines à sortir d’elles-mêmes pour prendre en compte d’autres approches possibles.
Les 3 volumes sont téléchargeables à l'adresse :
Au sommaire du Volume 3 : un article de Dominique Ferriot, Présidente d'ICOM - France, sur L’ICOM, un réseau de partage et d'échanges pour les professionnels de musées.
Muséologies n° 6
Jun 09
Le nouveau numéro de la revue Muséologies vient de sortir.
Réalisé en collaboration avec l’École du Louvre, ce numéro spécial collige les actes du séminaire « Les missions du musée : entre contemplation et éducation » qui s’est tenu à l’automne 2008, à Paris. Cette édition présente une entrevue avec le directeur de la célèbre École Philippe Durey, et les textes d’un nombre de professionnels qui ont particpé au séminaire, dont Claire Merleau-Ponty, Élizabeth Caillet, Alain Batifoulier et Jack Guichard.
Muséologies, Les cahiers d’études supérieures, est la première publication universitaire en muséologie au Québec. Elle a pour mission la diffusion et la promotion des travaux issus des programmes supérieurs en muséologie afin d’assurer une meilleure visibilité à la recherche dans cette discipline.
Pertinente et novatrice, la revue Muséologies, Les cahiers d’études supérieures, est l’outil de référence en muséologie tant pour les jeunes chercheurs qui souhaitent s’initier à la discipline que pour les professionnels désireux de rester informés.
Publication - Patrimoine et mondialisation
Jan 09
Ouvrage collectif par le Groupe de Recherches sur les Musées et le Patrimoine (GRMP)
Préface de Jean-Pierre Warnier
Collection « Administration et aménagement du territoire »
Cet ouvrage collectif qui réunit douze contributions a pour objet la relation patrimoine-mondialisation. Elle est explorée sous de multiples facettes qui évitent certains écueils : l'écueil d'une définition du patrimoine uniquement matériel puisque le patrimoine immatériel et la question de la numérisation sont largement abordés ; l'écueil d'un traitement limité aux seules grandes institutions internationalisées puisque les musées et patrimoines locaux ont toute leur place dans l'analyse ; l'écueil de la réduction du monde aux seuls pays industrialisés du Nord puisque des exemples issus des pays du Sud sont également intégrés ; l'écueil, enfin, d'une appréhension de la mondialisation uniquement par les flux ou par des processus désincarnés et subis puisque les acteurs, leurs représentations et leurs stratégies sont au centre des réflexions.
La relation patrimoine-mondialisation est ensuite travaillée dans ses multiples dimensions, conduisant certains auteurs à préférer la penser en termes d'internationalisation lorsqu'elle suppose de nouvelles formes de collaborations entre Etats par exemple, quand d'autres préfèrent l'analyser en termes de globalisation lorsqu'elle suppose l'émergence d'une pensée globalisée du patrimoine à l'échelle mondiale.
La relation patrimoine-mondialisation conduit également les auteurs à s'emparer de notions et concepts devenus incontournables dans les débats actuels : diversité culturelle, patrimoine mondial, homogénéisation du monde, marchandisation de la culture. Par la variété et l'originalité de leurs contributions, ils en proposent des approches renouvelées, avec le souci d'ancrer la réflexion dans des exemples empiriques et des cas concrets.
Coordination éditoriale : Fabrice Thuriot et Geneviève Vidal, avec la collaboration de Mathilde Gautier, Anne Hertzog et Frédéric Poulard.
Comité de pilotage : Mathilde Gautier, Anne Hertzog, Julien Mahoudeau. Emmanuel Paris, Frédéric Poulard, Martine Regourd, Estrella Rojas, Fabrice Thuriot et Geneviève Vidal.
Avec également des contributions de David Alcaud, Marie-Cécile Bruwier, Jennifer Donnelly, Anne Gagnebien, Anne Gombault, Aurélie Gosselin, Annie Héritier, Sophia Labadi, François Mairesse, Christine Petr, Vladimir Rojanski, Jean-Michel Tobelem, Bertrand Wert et Stéphanie Wintzerith, et la préface de Jean-Pierre Warnier, ethnologue, Centre d'Etudes Africaines, Paris.
Librairie l’Harmattan : 16, rue des Ecoles 75005 Paris
www.editions-harmattan.fr
Publication - Les dépôts de l'État au XIXème siècle : politiques patrimoniales et destins d'œuvres
Jan 09
Actes du colloque organisé sous la direction de Chantal Orgogozo et Yannick Lintz du service du récolement des dépôts antiques et des arts de l’Islam du musée du Louvre, le 8 décembre 2008.
Actes publiés en janvier 2009 par la Direction des musées de France et le Musée du Louvre.
En 1997, la commission de récolement des dépôts d’œuvres d’art a entrepris le recensement et l’étude de toutes les œuvres déposées – c’est-à-dire prêtées à plus ou moins long terme – par l’Etat depuis deux siècles, tant en France qu’à l’étranger. Tout autant que l’impossibilité matérielle de conserver à Paris la totalité des œuvres accumulées depuis la Révolution, c’est la volonté politique d’en assurer la transmission et le partage avec l’ensemble de la Nation qui a motivé la répartition de ces collections sur le territoire français. Cette intention pédagogique explique en partie la nature des envois et leur caractère massif : mentionnons notamment les 60 000 objets déposés par le musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye et les 15 000 pièces antiques déposées par le Louvre et par l'Etat. Mais il faut aussi souligner l’étonnante variété des objets déposés (peintures, sculptures, objets d’art, collections ethnographiques) et des conditions de dépôt, qui correspond à la diversité des institutions déposantes (musées nationaux, Fonds national d’art contemporain, Mobilier national).
On comprend l'intérêt d’une enquête qui analyse la distribution des collections nationales dans les musées de région et hors de nos frontières. Elle permet de repérer les œuvres qui, ne correspondant plus au programme scientifique des musées dépositaires, sont à présent conservées dans des lieux souvent inaccessibles au public, pour concevoir des projets de répartition mieux adaptés. Elle apporte un éclairage nouveau sur les politiques culturelles et patrimoniales menées au cours des deux derniers siècles, les échanges internationaux, les modalités de diffusion et de réception des œuvres d’art.
Ce colloque fut l’occasion de dresser un premier bilan des connaissances sur l’histoire de ces envois, au moment où entre en vigueur la loi permettant le transfert de propriété des dépôts les plus anciens aux collectivités territoriales.
Publication - De nouveaux modèles de musées
Jan 09
Sous la direction de Anne-Solène Rolland et Hanna Murauskaya
DE NOUVEAUX MODÈLES DE MUSÉES ?
Formes et enjeux des créations et rénovations de musées en
Europe
XIXe – XXIe siècles
Partout dans le monde sont créés ou rénovés de grands musées qui allient souvent
un geste architectural fort, une approche renouvelée des collections et une vision plus
sociale du musée. Cette actualité des musées est l’occasion de revenir sur leur nature et
leurs définitions, pour mettre en lumière les éléments de nouveaux modèles qui
apparaissent aujourd’hui.
Quels sont les modèles de musées existants ? Comment les créateurs de musées
utilisent-ils ces modèles ? Comment, le cas échéant, inventent-ils de nouvelles formes de
musées ?
Réunissant des études de musées de toute l’Europe, cet ouvrage tente de répondre
à ces questions, afin de déterminer ce qui, dans les grands projets de musées d’hier et
d’aujourd’hui, constitue un apport réel à un ou de nouveau(x) modèle(s) du musée. Il
replace les projets actuels dans la perspective de l’histoire complexe de l’institution
muséale. Il éclaire aussi bien les ruptures souvent soulignées que les continuités parfois
négligées dans l’étude des musées.
Avec Les musées de la Nation, créations, transpositions, renouveaux, Europe,
XIXe-XXIe siècles, cet ouvrage porte un regard neuf sur l’univers des musées.
Anne-Solène Rolland est ancienne élève de l'ENS, conservatrice du patrimoine au musée du quai Branly.
Hanna Murauskaya est ancienne pensionnaire étrangère de l'ENS, allocataire-monitrice à l'Université Paris I
Panthéon-Sorbonne.
Ouvrage coordonné par Anne-Solène Rolland, Mathilde Labbé et Sarah Legrain (ENS).
Ont participé à cet ouvrage :
Sylvie Acheré, Nicolas Coutant, Véronique Dassié, Francesca De Micheli, Tomasz De Rosset,
Yves Gagneux, Caroline Girard, Johanna Heinen, Anne Hertzog, Lysa Hochroth,Céline Hullo-
Pouyat, Chantal Lafontant-Valloton, Claire Maingon, Anne-Doris Meyer, Emilia Philippot, Alain
Quemin, Nathalie Simonnot, Mary Stevens, Julie Verlaine.
Librairie l’Harmattan : 16, rue des Ecoles 75005 Paris
www.editions-harmattan.fr
Publication - Les musées de la nation. Créations, transpositions, renouveaux.
Jan 09
Sous la direction de Anne-Solène Rolland et Hanna Murauskaya
LES MUSÉES DE LA NATION
Créations, transpositions, renouveaux
Europe, XIXe – XXIe siècles
Cet ouvrage analyse les musées et leur histoire à travers quatre mots :
“généalogies”, “modèles”, “transformations”, “influences”.
Du Louvre au musée de l’Europe de Bruxelles, existe-t-il des modèles de musées
ou des musées modèles ? Quels en sont les éléments constitutifs? Comment et pourquoi
se sont-ils diffusés et comment ont-ils été reçus ? De nouveaux modèles sont-ils créés
aujourd’hui ou assiste-t-on à une réutilisation de modèles plus anciens ?
Ces questions se posent en particulier pour les musées qui incarnent et
construisent l’identité d’une nation. Musées de beaux-arts, d’histoire ou encore
d’archéologie selon les cas, ces « musées de la nation » sont en effet l’un des modèles
prégnants de l’histoire des musées en Europe et interrogent les grands enjeux de
définition du musée.
Complétant De nouveaux modèles de musées ? Formes et enjeux des créations et
rénovations de musées en Europe, XIXe – XXIe siècles, cet ouvrage porte un regard neuf
sur l’univers des musées et met en lumière la permanente évolution du monde muséal et
le dynamisme de ces institutions parfois bicentenaires.
Anne-Solène Rolland est ancienne élève de l'ENS, conservatrice du patrimoine au musée du quai Branly.
Hanna Murauskaya est ancienne pensionnaire étrangère de l'ENS, allocataire-monitrice à l'Université Paris I
Panthéon-Sorbonne.
Ouvrage coordonné par Anne-Solène Rolland, Mathilde Labbé et Sarah Legrain (ENS).
Librairie l’Harmattan : 16, rue des Ecoles 75005 Paris
www.editions-harmattan.fr
Information - Souscription nationale en faveur du Palais de la Découverte
Dec 08
La Société des Amis du Palais de la Découverte (SAPADE) a lancé un appel pour une souscription nationale en faveur de l'aménagement de nouvelles salles du Palais de la Découverte.
Société des Amis du Palais de la Découverte - Avenue Franklin Roosevelt -75008 Paris - Tél : 01 40 74 81 08
Publication - Quai Branly : un miroir aux alouettes ?
Oct 08
André Desvallées
Quai Branly : un miroir aux alouettes ? À propos d'ethnographie et d'"arts premiers"
André Desvallées s'interroge à contre-courant sur la nécessité d'avoir dépouillé le musée de l'Homme pour créer le musée du Quai Branly, en isolant les objets les plus spectaculaires et en abandonnant toutes les collections qui représentent avec beaucoup plus de détails toutes ces cultures que nous connaissons mal. A une époque où les peuples revendiquent la restitution des biens culturels dont ils ont été dépouillés, sont évoquées les expériences muséales qui répondent le mieux à ces revendications identitaires.
L'Harmattan - Collection PATRIMOINES ET SOCIETES
ISBN : 978-2-296-06253-5 • octobre 2008 • 198 pages • 18,5 €
Librairie l’Harmattan : 16, rue des Ecoles 75005 Paris
www.editions-harmattan.fr
Publication - L'aventure d'une exposition. Sur les traces du serpent...
Feb 08
Sous la direction de Marie Gautheron
et de Claire Merleau-Ponty
Coédité par l’École normale supérieure Lettres et sciences humaines, l’École du Louvre et le musée du quai Branly, cet ouvrage propose le carnet de bord d’une exposition présentée au musée des Confluences de Lyon en 2008, exposition consacrée à la figure du serpent, de l’observation du réel à la production des formes symboliques.
Conçu et réalisé dans un cadre pédagogique, ce projet a permis à près de trente étudiants de devenir les « jeunes commissaires » d’une exposition, par l’exploration d’une question croisant art, anthropologie, et muséologie, à travers un parcours théorique et pratique, en termes à la fois d’initiation à la recherche, et de formation professionnalisante. Ce parcours est restitué dans l’introduction du livre.
L’ouvrage donne à lire une série d’entretiens approfondis (dont le travail des étudiants s’est nourri) avec des chercheurs de diverses disciplines – histoire de l’art, anthropologie, sciences naturelles en particulier – mais aussi avec des peintres et des écrivains. On peut ainsi découvrir les contributions de Georges Bohas, Xavier Bonnet, Georges Condominas, Henri Cueco, Sylvie Deswarte-Rosa, Barbara Glowczewski, Henri Gougaud, Gérard Haddad, Philippe-Alain Michaud, Jean-Claude Rage, Philip Taaffe, Anne-Christine Taylor, et Denis Vialou.
S’appuyant sur une riche iconographie, les "portraits de serpents" proposés dans la partie suivante présentent une exposition virtuelle, un projet d'exposition idéale. Dans une perspective anthropologique, ils éclairent une sélection d'objets, serpents naturalisés, ou artefacts issus de nombreuses cultures des cinq continents. Ces objets, remarquables tant par leur intérêt intrinsèque et leur beauté que par leur valeur patrimoniale, proviennent des collections du musée du quai Branly et du musée des Confluences.
À ces portraits fait suite une anthologie d’œuvres évoquant le serpent. Dans la forêt des contes, des mythes, des textes scientifiques ou littéraires, cette collecte d' « histoires de serpents » est un hommage anachronique et poétique aux multiples cultures habitées par l'imaginaire du serpent.
Collection : Tohu-Bohu • Novembre 2008 • 168 pages • 20 x 23 • ISBN 978-2-84788-139-4 • 20 euros
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